Le roi d'AragonJacques Ier le Conquérant, après avoir repris l'archipel des Baléares aux musulmans, décide de faire démolir l'ancienne grande mosquée de Medina Mayurqa(Palma) pour édifier en lieu et place une grande cathédrale dédiée à la Vierge Marie.
Réalisateur: Bruce La Bruce, Scénario : Bruce LaBruce et Daniel Allen Cox, d'après une histoire de Bruce LaBruce, Photographie : Nicolas Canniccioni, Montage : Glenn Berman, Musique : Ramachandra Borcar
Tout d'abord un peu de vocabulaire: Rappelons nous que le mot Gerontophilia se compose de géronto (vieux) +philia (amour): soit l' amour pour les personnes âgées.
Le film parle d'un jeune homme à peine sorti de l'adolescence qui est intéressé à avoir des relations avec des hommes âgés et même très âgés. Lake a dix-huit ans. Il sort avec une fille de son âge, mais se découvre une préférence sexuelle pour les hommes âgés : il tombe sous le charme d'un vieil homme de quatre-vingt-deux ans, M Peabody, un résidant dans la maison de retraite où Lake a été embauché comme aide soignant pour l'été.
Pourtant si Lake a pris cet emploi c'est parce qu'il pense que la fixation sur des hommes âgés peut être quelque chose de malsain et contre nature, qu'il a donc décidé d'accepter un poste d'aide soignant dans une maison de retraite pour se le prouver. Lake s'aperçoit que le personnel bourre les pensionnaires de médicaments pour les rendre plus dociles. Révolté par cette méthode, il incite monsieur Peabody, un vieil homme de 82 ans, à refuser son traitement. Mais la complicité qui les unit va bientôt se transformer en un sentiment qui les dépasse.
Pourtant très vite Lake commence à ressentir une attirance très forte pour les hommes âgés de l'asile, ce qu'il cachent à sa petite amie , Desiree.
En particulier, Lake tombe amoureuse d'un vieil homme nommé Peabody, un homme de plus de 80 ans. Ils vont dormir dans le même lit. Lake prodigue à Peabody les soins avec toute la délicatesse dont il est capable. Il va même offrir son beau corps au vieil homme...
Dire que je n'attendais rien de Bruce Labruce est encore en dessous de la vérité. Il était jusqu'à ce film, le type même du cinéaste encensé par une petite coterie d'ignares agissants. Le genre de personnage qui se persuade et persuade les autres qu'il fait de l"Art", alors qu'il n'est qu'un amateur libidineux et puis voilà le miracle, comme quoi il ne faut jamais désespérer de l'humanité: Gérontophilia, certe un film comme à l'habitude du réalisateur qui traite d'un thème scabreux mais réalisé avec une délicatesse et une justesse extrêmement rare au cinéma. C'est bien cadré, bien éclairé et très bien joué par des acteur à peu près inconnu.
Le film Gerontophilia montre que l' amour et la passion ne disparaît pas avec l' âge et que les personnes âgées peuvent encore profiter des beaux garçons!