JOE COLEMAN
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Joe Coleman est un artiste atypique que l'on peut classer dans la catégorie de l'art brut. Joe Coleman est né le 22 novembre 1955 à Norwalk, dans le Connecticut, à proximité d’un cimetière, seul panorama visible depuis sa chambre d'enfant. Son père est un ex-Marine, alcoolique et brutal, et peintre du dimanche. Une vocation qu’il a encouragée chez Joe, qui lui doit son goût antagoniste de la violence et de l’art. De son grand-père maternel, boxeur, il a hérité l’énergie et l’instinct de survie. Il a été placé chez les attardés alors qu'il avait 6 ans. À dix ans, il faisait de l'art avec des ordures. À douze ans, il a mis le feu à son école et à vingt il a été renvoyé de l'école d'art parce qu'il refusait de peindre de l'abstrait. Il dit avoir tué plusieurs personnes dans sa jeunesse mais ils il n'y a pas de preuves.
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Maintenant c'est un artiste reconnu, il peint des maladies, des portraits de serial killers, de criminels de guerre, etc. Influencé autant par la peinture de la Renaissance, les enluminures du moyen-âge que par les «crime comics» des années 50, l’artiste remplace des images de saints par celles de personnages contemporains à la "sainte folie" trash. Son travail se situe dans la tradition de peintres comme Bosch, Bruegel, Otto Dix, Grünewald, ou Goya, qui s’inspiraient aussi de la folie, du traumatisme ou de la souffrance. À cette sensibilité pour la perte et la peur humaine, Coleman ajoute une dimension d’humour ainsi qu’une intensité picturale qui tend vers l’hallucination. Les magazines populaires de BD, “Mad” (l’humour de Harvey Kurtzman), “E.C. Comics” (histoires d’horreur, de fantastique et de SF) et l’art forain (affiches de train-fantôme, cirques...) sont ses autres influences majeures. La haute et la basse culture ont irrigué définitivement l’inconscient artistique de Joe Coleman. En 1976, il se fait remarquer à la “School Of Visual Art” par Will Eisner (le créateur de la BD du “Spirit”). Ses premières BD sont publiées dans “Bizarre Sex”, “Dope Comics” (“Pleure, crétin, pleure”).

“The mystery of Wolverine Woo-Bait”, Coleman

Joe Coleman est aussi un performer. Il a commencé très tôt à perturber le
quotidien de ses contemporains. Quand, adolescent mal dans sa peau il ne pouvait communiquer ni sa colère, ni ses frustrations, il se baladait en voiture, choisissait un endroit, une fête où exposer ses sentiments refoulés. Il provoquait les gens, verbalement, ou en se mutilant, puis en écrivant en lettres de sang sur son front “Donnez le Christ aux Martiens”.
L’effet était imparable. Au moment où la menace de représailles était trop forte, Joe faisait exploser des énormes pétard dissimulés sous sa chemise. La surprise était totale. Les réactions oscillaient entre l’hébétude, la confusion et la terreur. Rassurons les esprits: Coleman n’a jamais blessé personne, ni eu de gros pépins. Plus tard, les clubs musicaux ont accueilli ses angoissantes performances et Coleman se calme peu à peu. Dans les années 90, il ne fait plus que trois shows par an environ, plus quelques interventions spontanées dans la rue. A présent, il se concentre sur ses peintures et ses BD maniaques, surchargées de détails, prêtes à imploser et à sortir du cadre.

Mais si le fond de l'oeuvre et la personnalité de l'artiste ne vous paraissent pas très ragoutant, on peut s'intéresser davantage à la forme, et c'est de cela que j'ai plutôt envie de vous entretenir ici.
Le travail de Joe Coleman est fortement "encadré". Il peut y avoir un cadre externe fait de pièces de métal assemblées (Indian Larry's wild ride, 2006, en haut) qui repoussent, défendent et délimitent comme des fortifications avancées (ou emprisonne le sujet, pour peut-être empécher un serial killer de sortir de son cadre?). Ensuite le cadre même de la toile est non seulement peint, comme ci-dessous, mais souvent orné de figurines, autant de guerriers en armes gardant les marches (The Big Bang Theory, 1999, ci-contre).
Et à l'intérieur même de la toile, chaque image est à son tour encadrée, enfermée, compressée à l'intérieur d'un cadre fait d'un trait épais, de texte ou d'autres images. Les mots sont omniprésents, envahissant l'espace dans une écriture minuscule, minutieuse de maîtresse d'école. Il faut remplir le vide, aucun espace de la toile ne doit rester vierge, le peintre doit tout occuper, marquer tout son territoire. Tout doit être obsessionnellement compartimenté, fragmenté, maîtrisé (Tenebrae for Carlo Gesualdo, 2004).
En 2007 une exposition lui a été consacrée au Palais de Tokyo à Paris et j'ai pu voir quelques unes de ses oeuvres dans les différentes FIAC que j'ai arpentées.

Charles Manson
Joe Coleman est aussi devenu une icône de la jet set. A son dernier mariage il y a 4 ans à Baltimore, tous les damnés d’Hollywood étaient présents, comme Denis Hopper ou John Waters. Leonardo Di Caprio et Johnny Depp collectionnent ses tableaux.
Joe fait un détour par le cinéma et incarne dans un film underground un serial killer, son personnage favori.
Son appartement à New York est un vrai musée de l’épouvante, entre chambre des tortures du Moyen-âge et cabinet du Dr Frankenstein. En 1972, sous le sobriquet de Professeur Mombooze-o, Joe conçoit ses premières performances appelées "Party explosions".
Quand on lui demande pourquoi il peint ses scènes apocalypse quoeil aime accrocher sur ses murs, il répond qu'uil lui semble plus facile de « vivre avec ses démons, d'en faire ses amis » quand on les a sous les yeux, « ça permet de les apprivoiser »

“Behold Eck” (2006).










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http://www.avionslegendaires.net/snecma-c-450-coleoptere.php
Ceci explique peut-être cela.
Bon, en même temps, il m'a encore moins donné envie de le lire, même si ce n'était pas son but, mais comme je ne connais absolument rien de l'histoire d'Algérie (je suis Belge, et c'est un épisode de l'histoire qui est tout simplement passé sous silence sur les bancs de l'école), ni de l'histoire du rock avant les années 80 (je suppose que de connaître les Beatles, les Pink Floyd, les Doors, les Rolling Stones et Bowie n'est pas suffisant pour comprendre la chose ^_^) et je ne suis pas vraiment attirée par ce sujet au départ, bien qu'aimant les uchronies. Du coup, je sens que je vais être perdue dans les aspects historiques et frustrée par les références que je ne comprendrais pas...
On verra si un jour je le lirai quand même, qui sait. Mais pas tout de suite en tout cas...
réponse à Cachou
Je regrette de n'avoir pas pu vous entrainer à la lecture de ce livre rare. Et puis c'est toujours ce qu'il faut chercher d'être perdu et frustré dans les références d'un livre, je crois que c'est aussi comme cela qu'on apprend et en plus en se distrayant ah quelle belle chose que la lecture et être appelé par un gros livre lorsque l'on musarde dans une librairie, on ne voudrait pas l'acheter parce que ce n'est pas raisonnable, et puis d'un coup on le saisi brusquement comme si on le volait, on le serre contre soi et coure presque jusqu'à la caisse et on va se perdre dans ses fameuses références...
J'aime à me perdre dans des livres, même si je ne maîtrise pas leur sujet, mais à condition que celui-ci me tente (astrophysique, pays asiatiques, etc.). Ici, c'est différent, parce qu'à la base, ce roman n'a rien pour me plaire, c'est juste sa réputation qui m'a intriguée. Mais j'ai un "mauvais feeling" à son sujet, du coup je vais attendre d'arrêter d'en entendre parler à tout va, de ne plus être dans la folie "RDG", d'autant plus que les deux précédents livres lus de l'auteur n'ont pas été des "révélations" en ce qui me concerne.
Mais c'est amusant, parce que dès que j'émets des doutes quand à mon envie de lire ce livre, la première réaction des gens, c'est d'essayer de me persuader de le faire. RDG rend prosélyte on dirait ;-p.
C'est vrai que je me veux prosélyte en ce qui concerne ce livre qui est le premier que je lis de son auteur dont honte à moi je n'avais jamais entendu parler. Ce qui m'a attiré vers ce livre c'est que ce soit une uchronie sur la guerre d'Algérie et mon père ayant fait, un peu malgré lui d'ailleurs le putch des généraux félon cela devrait bien sûr me parler même si je n'ai pas du tout trouvé ce que j'attendais...