Avinoff





















un regard sur les arts et les lettres





















Ludovic Thiriez est un artiste français qui vit et travaille à Budapest en Hongrie.
Il est principalement peintre mais, souvent, il associe installations et objets à des peintures. Ses principales recherches ces dernières années se développent autour du thème de l'enfance : il explore cette période de la vie, ses contrastes, ses émotions, ses transitions et ses passions qui reflètent notre condition d'être humain.
Sa peinture est comme une accumulation d'expériences, d'images et d'idées ; un mélange que l'artiste organise de manière simple et chaotique. Décrivant son travail, il aime parler de collages, d'éléments superposés qui racontent des histoires qui oscillent entre réalité, conte de fées et surréalisme. Sur la toile, la composition est construite sur le contraste des coups de pinceaux abstraits avec l'élément figuratif.
La vie apparaît comme un oxymore, une contradiction romantique qui crée un équilibre fragile.
La nature et les plantes sont des présences constantes mais c'est après son voyage au Brésil que l'utilisation de l'élément naturel est davantage soulignée dans ses peintures. Dans une sorte de magie, les arbres et les plantes trouvent leur chemin vers un parfait équilibre visuel.


/image%2F7109717%2F20260608%2Fob_300670_capture-d-ecran-2026-06-08-a-18-58.png)


/image%2F7109717%2F20260109%2Fob_7be624_capture-d-ecran-2026-01-09-a-17-57.png)










Il serait injuste de désespérer de l’édition française, en témoigne cette inattendue découverte lors d’une de mes musarderies dans une librairie parisienne où j’ai eu la surprise de tomber sur un livre sur le peintre Patrick Procktor. Artiste de grand talent mais quasiment inconnu (sauf pour les visiteurs de ce blog) de ce coté ci de la Manche. Le livre se veut une biographie du peintre doublée d’un essais gonzo (entendez par là que l’essayiste, Fabrice Gaignault, se met en scène dans son ouvrage) tentant de démontrer que Procktor aurait grandement influencé les débuts de son ami David Hockney.
Patrick Procktor
1967, Nicholas and Keith
Le livre aurait du être illustré par des reproductions de tableaux des deux artistes pour corroborer cette intuition, pour démontrer la proximité du style et de l’inspiration des deux peintres. Mais un avant propos nous révèle qu’au dernier moment les ayants-droits de David Hockney et de Patrick Procktor ont retiré leurs autorisations de reproductions des oeuvres. Ce dont se plaint amèrement l’éditeur dans cette préface. Editeur assez benêt à cette occasion, car il aurait bien du se douter qu’une thèse rabaissant l’originalité de l’oeuvre de David Hockney ne pouvait pas plaire à son marchand pas plus qu’aux acquéreurs privés ou public de la dite oeuvre. Elle ne pouvait pas non plus être apprécier par la galerie de toujours de Procktor, qui gère toujours les oeuvres de l’artiste, quand le livre rend responsable la dite galerie de la relative obscurité dans laquelle se trouve aujourd’hui le travail de Procktor. Or donc nous avons entre les mains un ouvrage sur un peintre dans lequel on ne voit aucune de ses peintures. Les seules illustrations consistent en quelques photos de Procktor à différents stades de sa vie. Certes les oeuvres de Procktor sont facilement visibles sur la toile mais c’est tout de même dommage. Je pense qu’avec un peu d’habileté l’éditeur aurait pu s’éviter le camouflet des ayants-droit, ce qui ampute le livre qu’il édite.
Par ailleurs, Fabrice Gaignault a bien travaillé et à force de rencontre documente bien ce que fut le monde de la peinture anglaise dans la deuxième moitié du XX ème siècle. La thèse comme quoi Procktor aurait aidé Hockney à accoucher de son oeuvre est défendable même si elle n’est pas évidente. Il reste que ce livre est salutaire pour la mise en lumière de Procktor, artiste qui n’est pas actuellement à sa juste place dans l’histoire de l’art. Le livre est écrit d’une plume élégante même si je reproche le ton souvent trop péremptoire des propos et si je ne suivrais pas Gaignault dans son mépris pour Stephen Tennant.
1968
Procktor Ronnie Cohen (1967)
Hockney and Procktor Playing Chess (1967) photographiés par John Kasmin
David hockney et patrick procktor en 1969 à st tropez
Hockney and Amaya, Lucca (1967) Patrick Procktor
/image%2F7109717%2F20250603%2Fob_6d6ece_capture-d-ecran-2025-06-03-a-07-37.png)
Il est amusant de penser que la référence de la virilité américaine élégante et un rien machiste, c’est en tout cas ainsi qu’aujourd’hui on peut l’interpréter, soit l’oeuvre d’un gay, le dessinateur Leyendecker qui prit pour cela comme modèle son ami.
Si vous demandez à la plupart des gens (y compris américains) qui ont quelque culture, c’est à dire bien peu, de citer l’ illustrateur américain le plus significatif de la première moitié du 20e siècle, qui était à la fois un artiste de formation classique et un maître artisan, qui a été en grande partie responsable de l'image que nous avons du père noel, qui a eu l’idée d'utiliser un bébé pour représenter la Nouvelle Année dans les illustrations, dont la production s'étend sur plus de 50 ans, la réponse sera toujours Norman Rockwell, une réponse qui est fausse. C’est Leyendecker qu’il aurait fallu nommer.
Joseph Christian (Joe) Leyendecker est né le 23 mars 1874 à Montabour en Allemagne . Sa famille émigre aux USA alors qu’il a 7 ans et s’installe à Chicago.

Comme plusieurs de ses contemporains, il fait preuve d’un talent de dessinateur précoce qu’encouragent ses parents; mais ceux-ci, modeste ne peuvent financer les études artistiques de leur fils. En 1889, à 15 ans, Joe entre en apprentissage chez J. Manz et Cie., une firme de gravure de Chicago. Le soir, il suit des cours de dessins à l'institut d'art de Chicago. Un de ses professeurs est John H. Vanderpoel, dont les livres sur l'anatomie sont recherchés encore aujourd'hui. Vanderpoel a étudié en France et en a rapporté les techniques classiques du dessin d'Academie qu’il enseigne à ses élèves. Ses efforts doivent avoir été efficaces, car Leyendecker a rapidement de l’ avancement chez son employeur, de garçon de courses il devient illustrateur. J. Manz et Cie. n’ était pas seulement une maison d'impression souvent ses clients lui demandait de fournir des illustrations. Ainsi bientôt Leyendecker conçoit des affiches et des publicités. À l'âge de 19, il est chargé de créer 60 illustrations pour une édition de la bible que Manz doit produire.
En 1896, il a gagne un concour de couverture de magazine (le 2ème est Maxfield Parrish !). Cela apporte à son travail une reconnaissance nationale et l’amène à réaliser des illustrations et couvertures de magasines nationaux.

Une certaine aisance lui permet de partir à Paris en compagnie de son jeune frère, Francis Xavier lui aussi un artiste très doué. Ils parcourent la France à l’automne 1896. Puis, les frères étudient à la célèbre Académie Julian sous la tutelle de Jean-Paul Laurens. William Bouguereau en est alors son directeur. Les Leyendeckers sont considérés comme les élèves les plus doués de leur classe. Joe a eu une exposition individuelle de son travail au Salon de Mars.
Ils rentrent Amérique à l’ automne de 1898 et ouvrent un studio à Chicago qui travaille rapidement pour des publications importantes comme Colliers. En 1900 Leyendecker transfert son studio à New York. Il est situé à l’angle de Bryant Park et de la 41 ème rue, à Manhattan.

La rapide renommée Leyendecker est sans doute venu de sa capacité d’avoir un dessin spécifiques et dont la signature est facilement identifiable. Dés cette époque, son travail, se caractérise par un discret homoerotisme . La figure centrale de ses images est souvent un beau jeune homme, surtout des athlètes, des soldats, des marins et des ouvrier faisant un travail de force. Ces hommes sont des figures héroïques, rappelant les idéaux classiques de l'Académisme français. Son style alors, utilise aussi parfois les sinuosités de l'Art Nouveau.

.
Parallèlement à sa fructueuse carière de publicitaire il fait preuve dès 1895, d’ une grande activité en tant d’illustrateur de livres.


.
Joseph Leyendecker devient rapidemment l'un des créateurs publicitaires les plus célèbre du 20ème siècle. Sa capacité de travail incroyable et sa dextérité dans le dessin et la peinture, illuminées par sa sexualité gay, ont introduit une nouvelle esthétique dans la publicité. Il travaille essentiellement pour des marques de grand luxe.
Avant même l’existence du cinéma, Leyendecker dans ses illustrations invente une mise en scène que l’on peut qualifier de cinématographique.

En 1905, il est embauché par Cluett, Peabody & Co. pour promouvoir leur marque Arrow . C’est cette campagne qui assoit définivement sa réputation. Son homme, habillé de la chemises Arrow devint pour longtemp l’archétype et l’épitomé du mâle américain urbain et prospère. Cette publicité a propulsé Arrow comme la plus grande marque de chemises en Amérique. Leyendecker a fourni la majeure partie de la publicité de la marque jusqu'en 1930.

Cette image de l'homme idéal reçut plus de demandes en mariage que son contemporain Valentino! Ses admiratrices ne surent jamais que le modèle en était Charles Beach l’amoureux du dessinateur! Charles Beach, est devenu l'équivalent masculin de la Gibson Girl, un idéal de beauté à suivre par tous les hommes américains.

Leyendecker aurait rencontré Charles Beach en 1901. Lorsque jeune modèle venant de Cleveland il pose pour lui. L'artiste aurait été impressionné non seulement par le beau visage de Beach, mais aussi par sa capacité à tenir la pose pendant un long temps. Ils ont vécu ensemble cinquante ans! Si Beach était à l'origine un modèle, il est bientôt devenu pour Leyendecker en plus de son amant, son indispensable collaborateur. Leyendecker a tiré un voile efficace sur sa vie privée. Il est significatif qu’en 1974 quand Schau écrit son livre sur l’artiste (aujourd’hui épuisé et difficilement trouvable), il peut seulement remplir que 22 pages sur la vie de son modèle et presque la moitié de celles-ci sont consacrées à la vie de Leyendecker avant son installation à New York.

Si l’on fait la nomenclature de ses très nombreuses illustrations on constate que beaucoup ont trait au sport, ce qui lui permet de rendre un bel hommage à la beauté masculine. Il peint de nombreuses affiches pour promouvoir la Ivy League de football, de baseball. Elles sont largement diffusées dans le monde étudiant.


.
Leyendecker, en compagnie d’autres artistes importants comme Gibson, Christie, Flagg et Wyeth, réalise des affiches de propagande pendant la Première Guerre mondiale, pour encourager les gens à acheter des obligations de guerre.

Au début des années 20 Il a eu une brouille avec son frère. Ce dernier lui même un excellent artiste a du constamment lutter contre l’étiquette de “frère” de Joe Leyendecker; il meurt d’une overdose en 1924 à l’age de 47 ans, alors que Joe Leyendecker atteint l'apogée de sa gloire et de sa productivité.
Si la mode masculine est probablement l'aspect le plus significatif des publicités signées Leyendecker, son travail ne se limite pas à ce seul domaine. Il a été aussi utilisé pour promouvoir une foule d'autres produits, notamment du savon, des automobiles, des cigarettes...

Il semble bien que l’ambition secrète de Leyendecker était de s’imposer dans le monde de l’art, ce qu’il ne parvint jamais à faire; sans doute trop marqué par ses succès dans la publicité. Il reste néanmoins que son influence a été considérable, en particulier sur Norman Rockwell qui deviendra un ami et qui prononcera l’oraison funèbre à ses obséques. Leyendecker est inhumé au Woodlawn Cemetery du Bronx à New York. C’est d’ailleurs grâce au livre de souvenirs de Norman Rockwell que l’on connait quelques rares anecdotes sur la vie privée de Leyendecker.

Aujourd’hui on trouve des réminiscences du trait de Leyendecker dans des domaines où à première vue on ne le soupçonnerait pas comme dans les jeux vidéo par exemple par l’intermédiaire de Terese Nielsen. Jusqu’en France où l’on retrouve sa marque comme dans le dessin d’un Le Gac ou chez un jeune créateur de Bandes dessinée comme Mathieu Lauffray...
Si sa vie privée reste un mystère ses motivations artistiques ne sont guère plus claires. On sait qu’il voulut, sans doute par intermitance réussir dans la peinture de chevalet, mais dans le même temps il a refusé des commandes prestigieuses de fresques murales, très en vogue dans l’ Amérique de l’entre deux guerres, sans qu’on en comprenne complètement la raison. Est-ce sa formation à l’académie Julian qui pronait un art “populaire” qui l’expliquerait? Se voyait il comme un artiste créant style d’art pour les masses à travers les magazines et les affiches tout en étant bien payés pour son travail?
Sa réussite financière est telle que dés 1914 il se fait construire un manoir à New Rochelle une élégante banlieue de New York fréquentée par les artistes. Le batiment a trois étages et est de style anglo-Normand (il existe toujours). Il y avait deux grands ateliers pour chacun des frères, deux salles de réception, sept chambres, cinq salles de bains, et quatre cheminées... Leyendecker y habitera jusqu’à sa mort en 1951 avec son ami qui fut aussi son modèle, son cuisinier et son directeur commercial... Cette maison était richement meublée dans un style vaguement Renaissance française, à la mode peu de temps après 1900. Des photographies rendrent bien l’ opulence évidente du décor. Elle semble avoir été conçu pour recevoir. Frank quittera la maison en 1923 de même que sa sœur Augusta suite à une querelle familiale dont on ne sait rien.

illustration de Frank.
Beach déclara dans une interview juste après la mort de Joe, qu'ils recevaient souvent dans les premières années quand Joe était au sommet de son succès. C’est ensuite qu’ils vivront en quasi reclus. Beach explique que Joe refusait de laisser les engagements de la vie sociale dévorer son temps voué à sa peinture.
Il semble néanmoins qu’ils participaient, au moins en partie, à la vie sociale locale dans un petit cercle d’ artistes voisins.
Il faut noter que de 1919 à 1930 les illustrateurs récurrents des grandes revues étaient des personnages très “people”, un peu comme le furent les grands photographes dans les années 80. Dans ce contexte, le curieux manque de photographies de Leyendeckers et de Beach est extrêmement étrange, pour un artiste aussi connu qui se devait d’être aussi une personnalité publique...

Pendant plus de quarante ans, Leyendecker a une relation privilégiée avec le populaire hebdomadaire Saturday Evening Post dont il réalise la plupart des couvertures et toutes celles des numéros spéciaux. Au total, il a produit plus de 300 illustrations pour la revue. Aucun autre artiste, jusqu'à l'arrivée de Norman Rockwell , deux décennies plus tard, sera autant identifié à une publication.

Pour ses illustrations il aurait travaillé en plusieurs étapes. Il peint d’abord à petite échelle des études préparatoires à l’huile et sur toile; Ensuite il les transfère, toujours à l’huile et sur toile, en plus grand utilisant pour cela la classique technique du carreau. Il a presque toujours pris soin de signer les différentes étapes de son labeur; malheureusement à sa mort la plupart de ses études ont été découpé façon puzzle par Charles Beach...


Son travail d’illustrateur a beaucoup influencé les campagnes publicitaires photographiques qui peu à peu remplacèrent les beaux dessins de Leyendecker.

A partir des années 40 la photo concurence gravement les illustrateurs. Malgrè sa célébrité, Leyendecker en est lui aussi victime. S’il continue à avoir des commandes, comme cette série de portraits de grands militaires, il doit réduire son train de vie. Il garde son manoir mais doit se séparer de ses nombreux domestiques...

En dépit de sa renommée la vie de Leyendecker est mal connue. Il a vécu discrètement mais sa sexualité et sa vie privée le contraignait à cela; un coming out aurait à l’époque signifié pour lui la ruine. En outre il aurait été très timide et aurait parlé avec un léger bégaiement. Il a vécu dans quasi-solitude, enfermé la plupart du temps, dans dans la tour d'ivoir qui était son atelier. A sa mort son ami a détruit beaucoup dessins, de correspondances ainsi que ses journaux intimes. On ne sait pas s’il agissait de son propre chef ou s’il suivait le désir de l’artiste. Il faut aussi avoir présent à la mémoire la période, l’apogée du Macarthisme, alors être convaincu d’homosexualité pouvait conduire en prison. Il est pourtant évident que l’on ne pouvait pas ignorer l’homosexualité de Leyendecker mais se dernier ne l’ayant jamais revendiqué il ne risquait pas grand chose. Dans cette société américaine hypocrite, le crime est dans le dire plus que dans le faire! Beach suivit son ami dans la mort de quelques mois.

En 2000 la poste américaine a émis un timbre à l’ effigie d’ “Un couple de danseurs” de JC Leyendecker dans sa série the American Illustrators commemorative. L’original de cette image a été vendu aux enchère la même année pour 50 000 $

Bien qu’aujourd’hui, il n’y ait seulement que quelques personnes, même aux Etats unis, qui connaissent le nom Leyendecker, mais cela est en train de changer car recemment plusieurs musées (Fullerton, Stockton...) ont organisé des expositions Leyendecker, son travail a été parmi les plus populaires de son époque, en raison de sa capacité à transmettre l'essence à la fois la vie quotidienne en Amérique et des événements internationaux par le biais de peintures qui reflètent son sens unique de l'art dramatique mélant romantisme et humour . Son travail a aidé à définir l’image de l’Amérique autant que le cinéma.
À bien des égards, les images de JC Leyendecker furent la personnification de l'Amérique, elles en sont venus à symboliser la culture, et la civilisation américaine.

Dino Valls est un artiste malfaisant à l'instar d'un Rustin cette fois non du coté de la France et de l’expressionnisme comme Rustin, mais de l’Espagne et de sa peinture mystique du XVII ème siècle.
Dino Valls est un peintre espagnol né en 1959 à Saragosse. Actuellement il vit et travaille à Madrid. il est aujourd'hui l'un des représentants espagnols de l'avant-garde de l'art figuratif.
Dino Valls est un artiste autodidacte, avant de se lancer dans une carrière artistique, il a préalablement obtenu son diplôme de médecin et de chirurgien.
Il a commencé à peindre en 1975 au cours de ses études de médecine à l'Université de Saragosse à l’époque il participe à de nombreuses exposition de groupe en Espagne et en France, où il reçoit plusieurs prix.

Sa première exposition personnelle a lieu à Saragosse en 1981. L'année suivante, il a reçu le San Jorge récompense pour la première place dans la peinture espagnole. Après avoir reçu son diplôme en médecine et de chirurgie en 1982, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture. lIl déclare que sa peinture s’inscrira dans une perspective humaniste influencée par son l'étude de l'homme. Cette d'attitude n'est pas sans rappeler celle de nombreux peintres de la Renaissance.

Il semble avoir garder de ses études médicale un penchant pour la dissection et une fascination pour les cire anatomiques. Ses toiles sont peuplées de personnages des deux sexes d’age divers, mais tous semblent sous l’emprise d’une taraudante souffrance intérieure qui rappelle celle que l’on peut lire dans les portraits des grands mystique dans la peinture espagnole de la renaissance.
Sa peinture s'élaborer et se développer selon les méthodes et techniques des maîtres du passé.
L’art de Valls est centré sur la psyché humaine. Sa technique figurative est au service d’un concept qui prend en charge les plus obscurs des pulsations qui habitent l’esprit humain par le biais de processus symboliques et intellectuelle.

Sa passion pour la peinture ancienne lui fait faire de nombreux voyages pour aller étudier sérieusement les techniques des maîtres anciens dans les grands musées européens.
Entre-temps, il a continué à participer à de nombreuses expositions de groupe.
En 1991, Valls étudie l'art de la tempera à l'œufs et la technique des maîtres italien et flamands des 16e et 17e siècles; cette technique reste sa favorite aujourd’hui.
En 1993, Valls a commence à participer à diverses foires d'art aux États-Unis à Miami, New York et aussi en Amérique du Sud en Australie et en Europe.
/image%2F7109717%2F20250511%2Fob_2c9ab0_capture-d-ecran-2025-05-11-a-10-09.png)

Le peintre, sculpteur et graveur américain Jasper Johns, considéré par le New York Times comme « le plus grand artiste américain vivant ».

Jasper Johns est né le 15 mai 1930 à Augusta, en Géorgie, peintre, dessinateur, sculpteur et graveur son oeuvre est associée au pop art, à l’expressionnisme abstrait et au néo-dadaïsme.
Il est célèbre pour ses séries de peintures représentant des drapeaux américains et d’autres sujet en rapport avec les états-Unis. Il a aussi pris pour sujet des objets de la vie quotidienne, ustensiles, couverts ou boîtes de conserve, traités comme des pièces détachées qu’il intègre à ses travaux.
Ses oeuvres se vendent régulièrement aux enchères pour des millions de dollars; en 2017, sa toile intitulée « False Start », vendue 80 millions de dollars et devint alors l’oeuvre d’art d’un artiste vivant la plus chèrement payée de toute l’histoire.

Au cours de sa longue carrière, Jasper Johns a été honoré maintes fois pour son talent, notamment aux états-Unis, par la Médaille Nationale des Arts en 1990 et la Presidential Medal of Freedom en 2011.
En 2007, il a été élu membre de la prestigieuse American Philosophical Society.
En 2018, le New York Times estimait qu’il était le « plus grand artiste vivant » des états-Unis.
<< A Augusta, en Géorgie où je vivais étant enfant, il n’y avait pas d’artiste et il n’y avait pas d’art, aussi n’avais-je aucune idée de ce dont il s’agissait ».
Ado, Jasper Johns étudie à l’Université de Caroline du Sud de 1947 à 1948, où décelant son immense talent, ses professeurs l’incitent à partir pour New York, ville internationale où il pourra déployer ses ailes. Il s’y rend et étudie brièvement à la Parsons New School for Design en 1949.
Ensuite le jeune homme accomplit son devoir militaire pendant la Guerre de Corée, servant deux ans (1951-1952), stationné en Caroline du Sud puis à Sendai au Japon. Lorsque Jasper rentre à New York en 1953, il a 23 ans.
C’est à New York qu’il rencontre en 1954 Robert Rauschenberg, Merce Cunningham et John Cage, avec qui il va travailler et explorer la scène de l’art contemporain dans les années et décennies suivantes. Mais les quatre hommes commencent à développer leurs propres idées sur l’art dès les années 1950.
En moins d’une décennie, Jasper Johns peint les oeuvres légendaires « Flag » puis « White Flag » et quatre de ses toiles entrent dans la collection permanente du MOMA.

En 1954 Jasper Johns a 24 ans tombe amoureux de son confrère artiste Robert Rauschenberg, son aîné de 5 ans, qui commence déjà à se faire connaître pour ses toiles monochromes. Rauschenberg devient l’amant de Jasper et une inspiration pour son oeuvre.
Les deux hommes se stimulent l’un l’autre en matière de création; sous l’influence de Rauschenberg, Jasper Johns crée des toiles où figurent des objets familiers, des signes tels que des chiffres, des lettres, des cartes géographiques et des drapeaux, oeuvres qui fascinent le monde de l’art, alors que New York est au centre du monde artistique.
Johns et Rauschenberg furent amants de 1955 à 1961, une époque où ils produisirent leurs oeuvres les meilleures et les plus significatives. Les deux hommes étaient propriétaires dans le même immeuble de 2 lofts où ils vivaient et qui leur servaient aussi d’ateliers, et allaient librement d’un loft à l’autre. Bien que les deux artistes travaillaient et vivaient ensemble, c’était Jasper Johns qui était alors le plus connu.

Johns et Rauschenberg se séparèrent car ils étaient mal à l’aise que leur relation homosexuelle soit connue en dehors de leur entourage proche. A ce sujet Rauschenberg a déclaré : « Notre histoire était tendre et délicate, et elle s’est transformée en sujet de commérage. » Jasper Johns se souvient qu’alors qu’il lisait « L’autobiographie d’Alice B.Toklas » par Gertrude Stein, Rauschenberg lui fit la prédiction : « Un jour ils parleront de nous comme ils parlent d’elles… » et Jasper fut vexé que son amant fasse ce parallèle entre leur couple et le fameux couple de lesbiennes.
La séparation des deux hommes se passa si mal qu’ils quittèrent tous deux New York et ne se parlèrent pas pendant plus d’une décennie… En 1961, alors que leur couple était en train de se défaire, Jasper peignit une toile qu’il intitula « In Memory Of My Feelings, Frank O’Hara », cette toile étant son interprétation du poème de Frank O’Hara sur l’amour gay et le prix à payer pour l’éliminer, poème dont la première ligne est :
« Il y a un homme dans ma tranquillité. »

Jasper Johns : « Je ne veux pas étaler mes sentiments dans mon oeuvre. »
Johns peignait des sujet conventionnels qui laissaient les critiques perplexes sur son travail avec les mystérieux reliefs contenues dans son oeuvre… Un critique déclara: << Son oeuvre est pleine de tension, entre savoir et ne pas savoir, dit et non-dit, expliqué et non-expliqué. Ses toiles contiennent des secrets.>>.
Par exemple, son oeuvre « Target With Plaster Casts » (« Cible et plâtres ») réalisée en 1955, contient 9 boîtes en bois avec portes à charnière, chaque boîte contenant une partie de corps humain. Dans l’une d’elles, se trouve un pénis plus vrai que nature. Lorsqu’un représentant du Musée d’Art Moderne de New York demanda à l’artiste s’il serait acceptable que cette boîte particulière reste fermée, Jasper répondit qu’il serait bien qu’elle reste fermée parfois mais pas tout le temps…


A New York, Jasper Johns travailla aussi avec le compositeur de musique John Cage et de son partenaire chorégraphe Merce Cunningham, contributeurs importants au monde de la danse contemporaine. Jasper Johns collabora aux spectacles de danse chorégraphiés par Cunningham et mis en musique par John Cage, pour lesquels il créa des décors et costumes, et il devint conseiller artistique de la Compagnie de Danse Merce Cunningham. Les trois hommes, bien que tous gay, ne faisaient apparaitre aucun contenu explicitement homosexuel dans leurs oeuvres.
Jasper Johns avec les années, il est devenu de plus en plus reclus.
En 1999, il a en quelque sorte, refait surface, jouant dans un épisode du dessin animé Les Simpsons son propre rôle (un artiste nommé Jasper Johns).
Dans ses dernières années il a vécu seul dans un palais dans la campagne du Connecticut, accordant très rarement des interviews. Sa liaison avec Rauschenberg fut la plus profonde et la plus importante de toute la vie de chacun des deux hommes.
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_c79131_img-3580.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_1671c9_img-3581.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_7bdf03_img-3582.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_1635af_img-3583.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_70b393_img-3584.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_c45982_img-3585.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_da06d4_img-3586.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_79df8a_img-3587.jpeg)
/image%2F7109717%2F20250506%2Fob_3f05ad_img-3588.jpeg)
Paris, septembre 2024