Escher à la Monnaie de Paris (1)
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Paris, décembre 2025
un regard sur les arts et les lettres
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Paris, décembre 2025
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Paris, décembre 2025
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Auparavant lorsque l'on voyait les images de Crewdson on se demandait depuis combien de temps les martiens avaient débarqué dans ses photos d'extérieur ou lorsqu'il photographiait des intérieur où était caché le cadavre. Dans sa nouvelle série ce serait plutôt dans combien de temps les protagonistes vont se suicider.
Il a fallu deux ans au photographe pour élaborer les seize photos de sa nouvelle série "An eclipse of moth". Ce qui ne parait pas trop pour ce maitre de la mise en scène photographique pour concocter ses désespérants panoramiques. On songe au travail virtuose de repérage guidé par la présence d'un lampadaire, une fixette de Crewdson et au labeur de l'accessoiriste avec son camion plein de vieux téléviseurs, de caddys amputés et de frusques en fin de vie.
Chaque photo déploie sa vision désespérée de l'Amérique sur environ 2 mètre sur 1. Chacune raconte une histoire (même plusieurs que l'on pourra se raconter en se remémorant ces envoutantes images, des histoires de misère sous de beaux ciels. Plutôt que le titre poétique "An Eclipse of Moths" l'exposition aurait du s'appeler: Misère noire dans un bled paumé de Nouvelle Angleterre. Il est difficile en voyant ces images de ne pas penser à David Linch.
Vous voudrez bien excuser la médiocrité de mes photos, c'est toujours, outre que c'est un peu ridicule, une gageure de photographier des photographies d'autant qu'elles sont généralement sous verre, ce qui occasionne de nombreux reflets parasites. Plus que de reproduire les panoramiques de l'artiste, j'ai voulu quand la lumière le permettait, isoler des détails dans ces compositions qui demandent de s'attarder devant elles tant elles fourmillent de détails significatifs.
J'intitulerais bien cette photo dépucelage tardif.
L'artiste a donné une interview fort instructive et quelque peu en décalage avec ce que l'on voit dans l'exposition, dans le numéro de Transfuge daté de janvier 2021.
La photo immédiatement ci-dessus est ma préférée. Je la trouve encore plus "réjouissante" que les autres. Elle a été prise dans une annexe d'un cimetière où l'on remise les pierres tombales et autres caveaux lorsque la concession de la place de cimetière est arrivée à son terme et qu'il faut laisser la place à un nouveau défunt. On "relève" alors le corps et l'on fait le ménage. On y voit une jeune fille faire ses ablutions dans un ancien caveau rempli d'eau que l'on peut imaginer croupie, tandis que son petit ami (?) l'oeil morne se désintéresse de la scène. Un beau moment d'intimité.
J'ai réalisé toutes les photos sauf celles immédiatement ci-dessous qui est une capture d'écran
Paris, janvier 2021
Une surprise nous attendait en arrivant à Okayama, un inhabituel comité d'accueil, dés le hall de la gare, deux lycéens vociféraient pour attirer le chaland, pratique courante au Japon, vers ce que leurs camarades vendaient. Immédiatement à la sortie de la gare des stands tenus par des lycéens et des lycéennes, en uniforme, proposaient divers articles, principalement de la nourriture, différents produits, des plats parfois confectionnés par ces jeunes gens. Il s'agissait d'une vente de charité organisée par un lycée de Okayama pour aider un autre lycée situé dans la zone dévastée par le tsunami.
La rentrée des classes se fait au Japon au début du mois d'avril. Les jeunes japonais travaillent plus que leurs homologues français, même si la journée d'un lycéen japonais est généralement plus courte que celle d'un français, mais les jeunes nippons ont moins de vacances, 1 mois en été, 3 semaines au printemps et 2 semaines en hiver, dernière semaine de décembre et première de janvier auxquels il faut ajouter quelques jours dans l'année pour des fêtes souvent locales.
Pour la rentrée il faut renouveler sa garde-robe scolaire. En mars, dans les vitrines des magasins fleurissent les branches de sakura mais brillent aussi les boutons des uniformes pour les lycéens.
La philharmonie vous invite, invitation à honorer expressément, à une immersion dans le monde de David Bowie. L'exposition nous vient de Victoria & Albert Museum après escales à Berlin, Sao Paulo, Melbourne. Victoria Broackes le commissaire de l'exposition a réussi à rendre vivant et beau ce qui pourrait être qu'un fatras d'objets. Dans un ordre qui mêle harmonieusement thèmes et chronologie on découvre des babioles ayant appartenues à David Bowie, des vêtement qu'il a porté à la ville et surtout à la scène, certains créés par lui même, d'autres par de célèbres couturier (Yamamoto, Alexander McQueen), des maquettes pour la scénographie des différents spectacles de la star, des manuscrits des chansons qu'il a écrites... Broackes a été bien aidé par Bowie lui même qui garde tout, il a un achiviste personnel, depuis ses débuts. Voilà un joli garçon qui croyait en lui, ce qui ne l'empêcha pas de travailler d'arrache pies pour se hisser au sommet. On vous munie à l'entrée gracieusement d'un"audio guide" qui lorsque vous vous approcherez d'un pole d'intérêt vous diffusera, musique ou interview, c'est selon. L'exposition se compose d'ébouriffantes installations sur lesquelles sont projetées des images se rapportant aux costumes ou aux objets qui y sont montrés. Mais c'est une des formes de présentation parmi beaucoup d'autres. La scénographie faisant preuve d'une constante invention jusqu'à la dernière salle. Un espace est réservé à l'activité de Bowie comédien, aussi bien au théâtre qu'au cinéma. Dans cette pièce ne manquez pas la projection d'une extraordinaire prestation de Bowie en mime, rien à envier à Marceau qu'il admirait. Le film est en noir et blanc et dure une dizaine de minutes et date du début des années 70. Je vous conseille de réviser votre Bowie avant de vous plonger dans cette mer de musique.
P.S. Les photos sont interdites mais comme vous pouvez le constater, avec un peu de discrétion...
immeuble à Berlin dans le quartier de Schoenberg où se trouvait le nid d'amour de Bowie et d'Iggy Pop (photo B.A Berlin, avril 2015)
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Berthe Weill par Kars
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Paris, décembre 2025
Est ce qu'un tryptique exceptionnel de Gilbert & George; deux oeuvres de Basquiat non moins exceptionnelles et quelques Warhol peu vus font ils une exposition, je passe sous silence par charité en cette période, les quelques installations vidéo indigentes qui les accompagnent. La réponse est oui si on mesure le plaisir à voir ou revoir des pièces majeures de Gilbert et George et Basquiat mais force est de constater qu'une telle manifestation est très loin d'être à la hauteur des cimaises qui l'accueille. La Fondation Vuitton étant certainement actuellement le plus beau lieu d'exposition de Paris. Monsieur Arnault est encore loin de se isser à la qualité des expositions proposées par Monsieur Pinault à Venise...
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Paris, janvier 2014