Konstantin Somov
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Né d'un père historien de l'art et conservateur au musée de l'Ermitage, il s'intéresse très tôt à l'art et à la musique du xviiie siècle. La famille de Konstantin Somov. Le jeune homme reçoit à un age précoce une formation artistique. Il reçoit des leçons de chant, de piano et de peinture. Dés sa prime enfance il cotoie la crême du monde artistique de la Russie tsariste qui fréquente la maison familiale.
Somov était ami d'enfance avec Alexandre Benois. Chez ce dernier il rencontre Serge de Diaghilev, le futur producteur des ballets russes et le peintre et décorateur Léon Bakst.
Alors qu'il est étudiant il a une liaison avec un autre étudiant Dmitry Filosofov qui deviendra plus tard un essayiste et un militant politique.
Entre 1888 et 1897, il étudie la peinture à l'Académie impériale des beaux-arts et fréquente pendant trois ans l'atelier d'Ilya Repine. Il affectionne en particulier à l'art rococo, à la manière de Fragonard et de Watteau, et privilégie la peinture à la gouache. Il fait également de nombreuses aquarelles. Souvent également dans une même oeuvre il utilise gouache et aquarelle. Avec Alexandre Benois, Serge Diaghilev et Léon Bakst et se rend avec eux à Paris en 1897. Somov fréquente alors les ateliers de Whistler et de l'Académie Colarossi.
En 1898, il revient à Saint-Pétersbourg où il fonde, en 1899, avec l'aide de Sergei Diaghilev, la Société mondiale de l'Art (Mir Iskousstva). Cette société et son journal feront appel aux jeunes et aux artistes de Saint-Pétersbourg et de Moscou et ont joué un rôle majeur dans le développement de l'art russe du début des années 20.
Pendant les années 1910, Somov illustre les œuvres d'Alexandre Blok et réalise notamment une série de personnages de la commedia dell'arte. Ses peintures sont exposées en France, au Salon d'automne de 1906, et en Allemagne, où une première monographie lui est consacrée en 1907. Il devient membre de l'Académie impériale en 1913 et il est nommé professeur à l'École des beaux-arts de Saint-Pétersbourg en 1918.
Konstantin Somov est surtout portraitiste et paysagiste. Il peint également des scènes érotiques, et d'amour homo-érotique, où son talent se libère. Les critiques d'art à la veille de la révolution russe le considèrent comme un des peintres académiques de premier plan de l'école symboliste russe.
En 1923, il émigre aux États-Unis, mais ne reste qu'un an dans ce pays qu'il déclare incompatible avec son tempérament artistique. Il s'installe alors à Paris, où il illustre entre autres Manon Lescaut, Daphnis et Chloé et les poèmes de Pouchkine. Vers la fin de sa vie, il peint surtout des portraits. Il peint aussi plusieurs tableaux ou sa sensualité homosexuelle se libère. À sa mort en 1939, il est inhumé au cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Somov a commencé à travailler sur ce portrait en 1932 et l’a achevé en 1933.
« ... il y a deux jours, j'ai terminé un portrait à l'huile, un «nu» (demi-longueur), et ensuite j'ai peint "une nature morte " à côté de lui: un miroir, derrière lui une commode, sur laquelle reposait sa chemise et sa veste, avec une paire de gants de boxe accroché au mur ... la peinture n'est pas mauvaise.
Lettre datée du 28 Février 1933, p. 400
Enfin, le troisième jour, je finis le portrait du «nu» de Daphnis (ndlr : le modèle). Il paraissait meilleur, et Daphnis dit, en plaisantant, qu'il était mieux que ceux de Rembrandt et Ribera, dont je me souviens quand je peins la forme humaine. »
Lettre datée du 30 Mars 1933, p. 401
Ce tableau est issu d'une série intitulée "Les Bouchers (ndlr : le peintre) masculins" que Somov conçut et commença à travailler en mai 1933:
Lettre datée du 7 mai 1933, p. 401-402
Cauchemar de la fièvre brulante , 1937A propos de cauchemar de fievre brulante
Les amis de Somov, les artistes Nikolai Milioti et Alexandre Benois, n'étaient pas indifférents à son travail:
« ... et Milioti est arrivé vers 6 heures ... Je lui ai montré mes tableaux, comme il l'avait pas vu tout ce que j'avais. Il a été complètement surpris. Il a été enchanté par mes nus et aquarelles érotiques ... Il a été profondément impressionné par "Cauchemar de La Fièvre Brulante ". »
Extrait du journal en date du 8 avril 1938, p. 429
« J'ai montré les tableaux qu'il n'avait pas déjà vu à Shur [Alexandre Benois]. "Fièvre brulante" fait rire: "C'est le vrai Somov! at-il dit. " »
Extrait du journal en date du 14 avril 1938, p. 429-430
Extrait du journal du 25 Mars 1938, p. 428
J'ai décidé de peindre la femme debout dans ma peinture [L'apparition]. La peinture s’en fut trouvée améliorée et de plus son visage a changé - elle a l’air maintenant plus terrible que jamais.
Extrait du journal en date du 28 avril 1938, p. 430
Ma dernière peinture aussi lui plaisait [Benois], et il fait des remarques utiles sur le terrain: les personnages de la vision doivent être faits, comme je l'avais pensé, d'une manière plus transparente et moins corporelle. Aussi, je dois refaire l'ombre absurde sur le mur et dans le miroir - c'est facile à corriger. Il a dit que j'avais des couleurs étonnantes ... »
Extrait du journal en date du 14 avril 1938, p. 430
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Les peintures de Constantin Somov connaissent un regain de popularité au début du xxie siècle et leur valeur sur le marché de l'art s'est en conséquence beaucoup accrue.





























