Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Une visite à ART Paris 2025 (4 et fin)

25 Avril 2025, 13:57pm

Magnelli

Bretécher

Dubien

Dubuffet

Valmier

Erro

Poliakoff

Di Rosa

Alex Barbier

Paris, avril 2025, photo B.A

Voir les commentaires

Bataille de chats d'Eduardo Mendoza

25 Avril 2025, 13:50pm

Bataille de chats d'Eduardo Mendoza

 

J'aime que l'on me raconte des histoires. Pour cette raison je fréquente peu la littérature française contemporaine car elle est pauvre en imaginaire. Je préfère voir ailleurs.

C'est une joie lorsque je découvre, comme ici avec Eduardo Mendoza, un vrai conteur. Au delà du livre que je suis en train de lire, j'espère avoir trouvé une source de romans qui m'entraineront loin dans l'espace et le temps. Dans « Bataille de chats » c'est à Madrid en 1936 à la veille de la guerre civile que le lecteur est projeté. Le chaudron politique qu'est le Madrid d'alors est vu par Anthony Whitelands, un expert en peinture espagnole, trentenaire aux amours en déshérence et dont la carrière piétine. Il débarque dans la capitale espagnole pour expertiser la collection de la famille du duc de La Igualada. Il y débusque un Velasquez inconnu. Cette découverte peut être la chance de sa vie. Ce qu'il ne sait pas, c'est que l'on fait pression sur le duc pour vendre le tableau pour financer une insurrection de la Phalange. Le gouvernement Républicain qui a eu vent de l'affaire veut empêcher cette vente, de même que les rouges instrumentalisés par Moscou. Certains militaires dont Franco regroupés autour du général Mola voudrait que la vente leur profite et non à la phalange. Quand au gouvernement anglais il verrait bien le tableau à la National Gallery... Si Antony est un expert en peinture classique espagnole, il ne comprend à un peu près rien à la politique du pays ou deux camps s'opposent absolument mais ces deux partis adverses sont eux mêmes divisés en factions antagonistes... Notre amoureux de Velasquez l'est aussi des dames, ce qui va compliquer considérablement sa situation déjà fort inconfortable. Le bel Anthony s'amourache de la fille du duc qui elle, est amoureuse de Primo de Rivera, le fondateur de la Phalange. Elle profite du coeur d'artichaut d'Anthony pour le manipuler, mais pas forcement dans la même direction que celle de son père, de sa mère ou de son frère, un proche de Primo de Rivera ce dernier trouvant l'anglais sympathique... Pour se simplifier encore la vie Whiteland a des sympathies pour une très jeune prostituée. Cette dernière le colle avec pugnacité espérant que ce gentleman l'emmènera en Angleterre. On apprendra que la jeune fille est en contact avec un agent soviétique qui ne veut pas du bien à Anthony... Je ne voudrais pas tout dévoiler des avanies déboires et calamités qui fondent sur le naïf britannique pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture. Au fur et à mesure du récit Antony devient un peu moins naïf . Excédé d'être le jouet des uns et des autres, il décide de passer à l'action...

La grande originalité du roman, outre qu'il est passionnant (Anthony va-t-il se sortir du guêpier dans lequel il s'est précipité?) est de présenter différents protagonistes de la futur guerre d'Espagne sous un jour nouveau et sans manichéisme. Mendoza, comme par exemple Philip Kerr, parvient à faire parler ces personnages historiques d'une manière crédible. Ainsi passe, José Primo de Rivera (le fondateur de la phalange), Azana, le président de la République espagnole, le général Franco, le général Mola (qui fut le véritable préparateur du soulèvement), le général Sanjurjo et quelques autres*. Tous ces gens qui sont présentés ici ou là comme des imbéciles ou des monstres sanguinaires sont montrés ici plutôt comme des hommes de bonne volonté et intelligents mais incapables de trouver une solution au délitement de leur pays. Ils semblent résigner à se précipiter dans l'abime, prenant les plus mauvaises décisions aux pires moments. Il ne faut pas oublier que d'une part l'effondrement de la République espagnole trouve sa première cause dans le désir d'émancipation de la Catalogne et non plus que c'est le général Mola qui lui portera le coup de grâce en refusant la main tendu d'Azana, qui lui proposait rien de moins que le ministère de la guerre. Ce refus jettera la République espagnole dans les bras de l'extrême gauche. Le lecteur d'aujourd'hui connait la suite, une guerre civile qui fera des milliers de morts et ruinera le pays pour des années. La plupart des protagonistes que l'on rencontre dans le roman trouveront la mort dans cette guerre sanglante*.

C'est avec beaucoup de pédagogie que Mendoza parvient à nous présenter l'inextricable situation de l'Espagne au début de l'année 1936 et cela sans jamais alourdir son roman qui est paradoxalement en regard des temps tragiques qu'il décrit parfois très drôle. Les scènes très réussies de vaudeville ne manquent pas.

Avec la même légèreté que Mendoza nous explique l'inextricable imbroglio politique ibère, il réussit à immiscé dans son récit un véritable exposé sur la vie et l'oeuvre de Vélasquez.

J'ai déjà écrit plusieurs fois que je divisais les romanciers en deux catégories: les historiens ou les géographes. Mendoza parvient à être les deux à la fois. Car si l'auteur nous brosse un tableau historique très convaincant, il nous promène également dans le Madrid des années 30 et l'on peut suivre aisément les pérégrination du héros sur carte de la ville. Le Madrid que nous décrit le romancier est une ville où il fait frisquet et ou il neige (il est vrai que la dernière fois que je suis allé à Madrid, c'était en février et il y faisait un froid de gueux. Les churros trempés dans le chocolat chaud chez san Gines étaient les bienvenus.). Peut être une pique malicieuse contre la capitale espagnole du barcelonais Mendoza...

Le mélange d'humour d'Histoire et d'espionnage ainsi que la naïveté du héros font penser à d'autres livres comme « Le tailleur de Panama » de John Le Carré, à « Notre agent à La Havane » de Graham Greene ou encore « L'innocent » de Ian Mc Ewan.

 

 

* José Primo de Rivera sera fusillé par les républicains, les généraux Mola et Sanjurjo mourront chacun en 1937 dans des accidents d'avion. Azana décédera en exil en France en 1940

 

Commentaires lors de la première parution de ce billet

 

ismau28/03/2015 15:18

Juan Marsé m'a été vanté à de nombreuses reprises par une amie grande spécialiste de la littérature hispanique ( c'est elle également qui m'avait fait découvrir Mendoza ) . De Marsé, je ne connais que « Boulevard du Guinardo », qui se passe comme ses autres romans dans les bas-fonds de Barcelone où il a passé son enfance . On y retrouve également une évocation intéressante de la période franquiste, et des particularités politiques de la Catalogne … avec ce qu'il faut d'ironie - ex. dans cet autre livre : http://www.babelio.com/livres/Marse-Lamant-bilingue/54621
Marsé a eu plusieurs prix littéraires en Espagne .

lesdiagonalesdutemps28/03/2015 17:48

Merci voilà qui va augmenter ma liste de livres à me procurer.

ismau24/03/2015 18:42

Je ne connais pas Zafon, et bêtement de Maspero juste la petite bibliothèque … encore des lacunes que je me ferai un plaisir de combler si je trouve le temps, ou la capacité de lire plus vite !
Mais je connais un peu Juan Marsé - compatriote barcelonais de Mendoza - écrivain de grande valeur, également à découvrir .

lesdiagonalesdutemps24/03/2015 21:55

C'est à mon tour de confesser mon ignorance, le nom de Juan Marsé ne m'évoque rien pourriez vous m'en dire un peu plus.

ismau24/03/2015 16:20

J'ai lu de Mendoza un petit livre extrêmement drôle et très bien écrit «  Sans nouvelle de Gurb » paru en français en 94 . C'est histoire d'un extraterrestre parti sous diverses apparences aussi discrètes qu'inattendues, à la recherche de son coéquipier disparu dans Barcelone ( lui simplement dissimulé sous les traits de Madonna ) Il découvre notre monde et tient un journal de toutes ses observations, prétexte à une satire délirante – réjouissante ! - de notre modernité … Voilà qui m'avait donné envie de lire un autre Mendoza . Votre billet relance mon projet, d'autant que « Bataille de chats » semble avoir l'avantage supplémentaire d'apporter des connaissances historiques fort intéressantes .

lesdiagonalesdutemps24/03/2015 16:33

C'est en effet un livre fort intéressant et agréable à lire. J'ajouterais à mon billet que Mendoza d'après ce livre, j'ai envi d'en lire d'autres dont celui dont vous me parlez, a des points communs avec son compatriote Zafon même sens du suspense mais aussi les défaut d'avoir des personnages secondaire un peu stéréotypés et de brusquer la conclusion de son ouvrage en revanche comme zafon il bénéficie de la traduction de François Maspéro et ce n'est pas rien (avez vous lu Le sourire du chat de Maspero, où il n'y a pas plus de chats que chez Mendoza mais qui est une merveille).

Voir les commentaires

Le jardin des orchidées dans le jardin botanique de Singapour (5 et fin)

25 Avril 2025, 12:34pm

Singapour, mars 2025, photo B.A.

Voir les commentaires

RESSASSER?

25 Avril 2025, 06:36am

 

PICT0195

Paris, printemps 1986

 

 

 

Même dans un mauvais livre tel que « L'homme de peine » de Claire Gallois on peut trouver une phrase qui justifie et illustre parfaitement une de vos actions; ainsi si je publie sur ce blog des photos où parmi elles se trouvent certains de mes anciens amis c'est comme l'écrit Claire Gallois que l' << on a un devoir de mémoire envers les gens qui vous on été proches et, par la même occasion, envers soi. >> et non comme m'écrit un des trop rares commentateurs de ce blog (qu'il soit remercié pour ses interventions) pour ressasser le passé. Il me semble que pour qu'il y ait ressassement du passé, il faudrait que mon présent soit vide et que je demande aux souvenirs de combler cette béance. Force est de constater, et dans une certaine mesure le blog en témoigne, que ce n'est pas le cas. Outre le devoir de mémoire que j'évoque précédemment, il y a moult raisons pour que je publie des images des garçons (entres autres) qui ont traversé ma vie, certains quelques secondes et d'autres plusieurs années. D'abord (ou enfin) ces images sont un peu comme des bouteilles à la mer. J'espère un peu follement que l'intéressé, par delà l'abîme des ans, se reconnaitra (cela est arrivé une fois) ou qu'un proche du modèle, se souvenant de lui me contactera, pour me donner de ses nouvelles. Ce cas s'est produit pour deux personnes.

Je crois que j'ai toujours photographié en ayant l'idée absurde, qu'en figeant un être dans une fraction de seconde de sa vie, si possible un moment heureux, j'arrêtais le temps et en quelque sorte pérennisais son bonheur...

J'ai toujours d'autre part considéré les passants de mon existence, comme des romans que les hasards et les circonstances m'avait empêché de lire jusqu'au bout. Je voudrais tant connaître les chapitres suivants de chaque être; surtout lorsque ma maladresse m'a fait refermer le livre brusquement. Alors j'espère toujours que ces images sur la toile me permettront d'ouvrir de nouveau ces livres dont je n'ai pas toujours su bien lire les incipits.

Mon presque grand âge m'a peut être conduit vers l'altruisme par des chemins bien tortueux ainsi j'aime aussi faire partager les beaux visages et les beaux corps que j'ai eu la chance d'admirer et parfois ne pas savoir bien voir ni bien aimer. Par devoir envers eux, mes billets sont un sursaut naïf contre l'oubli.

J'ai pu aussi constater en faisant défiler les images de garçons que j'ai prises (vous n'en connaissez qu'une petite partie, pour la raison principale, mais pas la seule, que beaucoup d'entre elles n'ont pas été encore numérisées) qu'au fil des années j'ai emmagasiné tout un corpus d'images qui montre les changements dans leur aspect et leur environnement des adolescents d'ici et d'ailleurs. Sans pour cela, avoir jamais eu comme but une quelconque exhaustivité sociologique dans ma démarche, choisissant mes modèles que d'après mes goûts du moment.

Je m'aperçois aussi, avec le recul, que ces photos ( je parle de celles de garçons) et toutes les autres étaient une manière de documenter ma vie. Si le numérique avait existé; j'aurais fait beaucoup plus d'images; d'une part parce que l'argentique était beaucoup moins souple d'utilisation que le numérique, les appareils étaient plus gros (donc moins discret) et la prise de vue nécessitait plus de lumière et, que d'autre part, pour les photos intimes elles étaient soumises au regard des développeurs et tireurs...

Et puis pour en revenir au partage en un temps où il m'est impossible d'exposer mes images en France dans une galerie (Si vous avez des cimaises et êtes un peu suicidaire pensez à moi), la rubrique "images volées des temps enfuis" est une manière d'exposer mes photographies.   

 

Voir les commentaires

Bonheur et volupté

25 Avril 2025, 06:31am

 
(...) et qu'est la volupté elle-même, 
sinon un moment d'attention passionnée du corps ?
Tout bonheur est un chef-d’œuvre : la moindre erreur le fausse, 
la moindre hésitation l'altère, la moindre lourdeur le dépare, 
la moindre sottise l'abêtit.
Marguerite Yourcenar - Mémoires d'Hadrien
 

 

Voir les commentaires

Herbin au Musée de Montmartre

25 Avril 2025, 06:29am

Paris, mars 2024

Voir les commentaires

Museo Egizio de Turin

25 Avril 2025, 06:27am

Le Museo Egisio de Turin est peut être le plus beau musée au monde consacré à l'Egypte pharaonique.

Turin, novembre 2023

 

Voir les commentaires

Un mardi à Roland Garros sous la pluie

25 Avril 2025, 06:23am

Machac

Borges

Interruption de la rencontre par la pluie

Victoire de Machac en 3 sets

Paris, mai 2024

 

Voir les commentaires

Roland Garros aux couleurs de l'olympisme

24 Avril 2025, 15:29pm

Roland Garros aux couleurs de l'olympisme (1)

Bublik et Nedovyesov

Bublik

Le double brésilien

Belle victoire des brésiliens

Rencontre historique pour le tennis probablement la dernière confrontation, la soixantième entre Nadal et Djoko.

Djoko

un jeune spectateur fatigué

facile victoire de Djoko

Paul - Fritz contre

Raonic-Augier Alliassime

Fritz

Fritz face à Raonic

Augier Aliassime

Victoire de Paul et Fritz potentiels vainqueur du tournoi de double.

Paris, lundi 29 juillet 2024

 

Voir les commentaires

JEUNES BAIGNEURS NAPOLITAINS (4)

24 Avril 2025, 15:22pm

PICT0099.JPG

 

PICT0100.JPG

 

PICT0101.JPG

 

PICT0107.JPG

 

PICT0108.JPG

 

PICT0116.JPG

 

PICT0117.JPG

 

PICT0118.JPG

 

PICT0119.JPG

 

PICT0133.JPG

 

PICT0134.JPG

 

Naples, Italie, aout 1985

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>