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Sur la plage d'Hendaye

3 Juin 2025, 08:16am

Hendaye, mai 2025, photo B.A

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PASCAL C.

3 Juin 2025, 06:50am

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La Varenne, mars 1984

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UNE JOURNÉE À ROLAND GARROS 2011, 3

3 Juin 2025, 06:46am

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Comme très souvent lorsque j'ai des billets lors de la première semaine du tournoi, ce ne sont pas les rencontres sur les courts principaux qui m'intéresse le plus. Aujourd'hui je commence par le court n° 7 où joue Nishikori le grand espoir japonais. L'année dernière dans une rue de Kyoto, j'avais croisé son portrait géant. Il est opposé à Starkhovsky l'ukrénien qui est doté d'un beau touché.

 

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Comme on le voit sur une de mes images le court n°7 est près du deuxième plus grand court du site, le court Suzanne Lenglen dont on entend un peu trop les annonces. Le match fut plaisant entre ces deux joueurs qui ne sont pas des cogneurs. J'ai rarement vu dans une rencontre autant d'amortis surtout réalisé par Starkhovsky. Nashikori pourtant bien soutenu par une colonie japonaise qui dès l'ouverture des portes s'était installée sur le court. Les japonais ont une façon discrète mais constante de soutenir leur joueur, bien à eux.

 

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Nashikori m'a un peu déçu, car c'est un des joueurs qui a le plus progressé dans le classement l'année dernière mais il a perdu en quatre sets. Il me parait manquer un peu de puissance pour jouer les premiers rôles sur le circuit en particulier sur terre. Les japonais espère qu'il deviendra le joueur de leur pays le mieux classer de l'histoire du tennis. Il y a quelques semaines il pointait à la cinquantième place. Jusqu'à maintenant c'est Matsuoka, spécialiste de l'herbe qui évoluait il y a une dizaine d'années qui a été le tennisman japonais le mieux classé, à la 49 ème place.

 

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Et toujours les ramasseurs de balles, après ce beau match et une visite au restaurant du lieu, moins joli que les années précédentes mais néanmoins agréable, direction le central où malheureusement est programmé un match entre français indigne des lieux, Ruffin-Monfils. J'ai du mal en voyant le jeu peu inspiré et brouillon de ce dernier que ce soit le meilleur français quant à Ruffin, je ne comprend pas bien ce qu'il fait là, son jeu se résumant à son seul service!

 

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La suite est plus intéressante avec l'opposition Djokovic - Hanescu. Le roumain a un superbe service. Malheureusement après un beau premier set, il se blesse au début du deuxième set et abandonne au début du troisième. Je ne vois pas qui pourrait battre Djokovic cette année.

 

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Watchmen un film de Zack Snyder

3 Juin 2025, 06:43am

Watchmen un film de Zack Snyder

 

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Avec “Watchmen”, au bout de son troisième film adapté d’une bande dessinée, après Sin city et 300, Zack Snyder a enfin réussi à animer les images de son film qui n’est plus comme c’était le cas dans les deux précédents une sorte de diaporama, une suite de cases de bande-dessinée. Dans “Watchmen”, on bouge beaucoup dans le cadre qui reste néanmoins bien construit. Autre grand avantage par rapport aux deux autres films est son scénario ébouriffant, une uchronie barge. Nous sommes en 1985, Richard Nixon a été élu une troisième fois à la présidence des Etats-Unis. Son pays a gagné la guerre du Viêt-nam grâce à l’aide des supers-héros en particulier du Docteur Manhattan, un savant physicien qui a été irradié dans un accident ce qui l’a transformé en une sorte de dieu invincible. La fugitive image, tout à fait croquignolesque, des faces de citron vietmins prosternées devant le super-héros d’un beau bleu musculeux la bite au vent me parait être le fantasme type du pédé fasciste. Les mêmes super- héros ont liquidé les journalistes Woodward et Bernstein du Washington Post d’où l’absence dans cet univers parallèle d’affaire Watergate. Sous la pression populaire, l’administration américaine a fait une loi interdisant dorénavant les supers-héros de se mêler des affaires publiques. Et c’est bien le problème auquel doit faire face Nixon au début du film, toute l’histoire antérieure nous est narrée au moyen d’habiles flash-backs, est que les soviétiques menacent les Etats -Unis d’une guerre nucléaire, à cause du conflit afghan. Les américains ne peuvent éviter la guerre sans l’aide des super-héros qui dans le même moment se font décimer par un tueur mystérieux.
Voilà de quoi ne pas s’ embêter, les rebondissements sont permanents. Mais le plus intéressant de “watchmen” se trouve dans les interstices des péripéties du scénario, comme de faire du méchant (enfin ce n’est pas si simple que cela) un pédé maniéré qui s’est fait la tête du Bowie peint par Pellaert. On peut aussi se réjouir de l’image de New-York qui est la toile de fond de toute cette histoire abracabrantesque, avec les deux tours jumelles et les putains mammaires de la 42 ème rue.
Je ne vais pas vous dire que “Watchmen” va vous plonger dans des abîmes de réflexion mais c’est un véritable plaisir pour les yeux... et puis je me serais bien vu vivre dans cet occident alternatif.
La B.O. du film est tout a fait passionnante par sa qualité et aussi par le choix inattendu des morceaux qui la compose qui n’est pas vraiment au diapason de la morale que l’on pourrait tirer de Watchmen puisque l’on y retrouve Léonard Cohen, Simon and Garfunkel, Bob Dylan...   

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SERGEY NABOKOV, LE FRÈRE GAY DE L'AUTEUR DE LOLITA

3 Juin 2025, 06:40am

 

 

 

L'histoire littéraire est riche de personnage qui ont oeuvré ou on été écrasé par le grand homme de la famille plus ou moins récemment des films ou des livres se sont penchés sur quelques cas emblématique comme les enfants de Thomas Mann ou madame Freud. Aujourd'hui je voudrais vous parler de ce que l'on pourrait appeler le frère caché de Nabokov, Sergei Nabokov dont un roman de Paul Russell paru cet hiver à Londres ( roman qui espérons sera bientôt traduit en français) retrace la vie tragique; c'est le premier roman historique de Russell. Paul Russell est un spécialiste de Nabokov auquel il a consacré sa thèse de doctora Le livre de Russell est très largement inspiré de l'essai deLev Grossman, paru en 2000 « The Gay Nabokov". Il me semble qu'il est utile de rappeler que Paul Russell est l'auteur du scénario de GODS AND MONSTERS. Petite incise à propos de l'édition du livre de Russell qui ne parait pas chez son éditeur habituel, ce qui est surprenant pour un auteur connu et reconnu mais chez  Cleis Press , une maison d'édition indépendante qui est spécialise dans les ouvrages gay. Est-ce que cela voudrait dire que les grands éditeurs n'aurait pas voulu éditer l'ouvrage?

 

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Sergei n'était, jusqu'à ces ouvrages, pour bon nombre de nabokoviens, que le jeune homme en noir que l'on voit dans une photo assez connue des enfants de la famille Nabokov. Elle date de 1918, soit un an après la Révolution russe, Vladimir Nabokov et ses quatre frères et sœurs posent pour la photo ce serait un cadeau pour leur mère. Les enfants étaient à Yalta, en exil de leur pays natal, et de leur bien aimé Saint-Pétersbourg. Sur la photo, le parfum de la fabuleuse richesse et du monde de privilège dans lesquels Ils ont grandi semblent encore s'accrocher à eux. Les filles portent des costumes de marins fort prisés à l'époque pour les jeunes personnes. Elena, la sœur cadette de Vladimir, serre un animal de compagnie, un teckel contre son giron.

 

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Young Vladimir Nabokov, 1907. Photo by Karl Bulla.

 

Au second plan se tient un beau jeune homme grave, habillé entièrement en noir. Son regard intense fixe la caméra à travers un exquis pince-nez. Tandis que Vladimir, qui porte un nœud papillon semble déjà plein de Lui-même. Le garçon à l'arrière de la photo est Sergei Nabokov. Il est né 11 mois après son célèbre et son frère. La vie lui réservera un sort bien différent de lui.

C'est une question digne d'un roman de Nabokov: Comment les conditions de vie des deux frères, tous deux brillants et talentueux, à la fois riches et beaux, ont conduit à deux de ces endroits différents: l'un à l'immortalité littéraire, l'autre à l'enfer d'un camp de concentration nazi ?

Sergei est né le 12 mars 1900 à Saint-Pétersbourg. . La famille Nabokov est une des familles de la haute société russe. Elle comptait dans ses rangs des généraux et des ministres du tsar. Son père est un homme politique et un avocat réputé en droit criminel. Les enfant grandissent dans l'immense propriété rurale qu'elle possède. Ils sont entourés de nombreux domestiques dont des précepteurs qui veillent à leur fournir une brillante instruction. Leur vie studieuse est entrecoupée de séjour à Biarritz et sur la Riviera française et italienne.

Sergei a vécu un peu exclu de la famille. Il n'était pas le préféré de ses parent. Peut être que le bégaiement dont il souffrait était la cause de ce désamour. Les relations avec son frère ainés était tumultueuses, comme l'illustre un épisode qui n'est pas à la gloire de l'illustre écrivain. Alors qu'il avait 16 ans, Vladimir ayant découvert le journal intime de son frère l'a lu puis l'a apporté à son précepteur qui à son tour l'a porté au père pour qu'il le lise. Ce journal devait contenir des passages relatif au goût de Sergei pour les garçon. Cette lecture aurait donné à son père des explications sur certaines attitudes, pour lui bizarres de son fils comme son retrait d'une école huppée l'école Tenishev probablement en raison d'amitiés particulières...

 

Alors que Vladimir était l'aîné et le centre de l'attention, Sergei a grandi dans son ombre, timide et malheureux, un peu bizarre. Elena Sikorski, née Nabokov, la jeune fille avec le teckel sur les genoux de la photo, avait 93 ans en 2000 lorsque Lev Grossman écrit son livre et était la dernière survivante des frères et sœurs de Nabokov, mais lorsque l'essayiste l'interviewe elle se souvient sa jeunesse aristocratique russe, avec une clarté absolue. Grossman se souvient: elle parlait de Sergei avec tendresse, mais non sans regret. Sa voix étonnamment profonde, avec cet élégant accent qu'ont les européens apatrides. "Il n'était pas le favori de la famille», se souviait-elle. "Je pense qu'il a été un peu malheureux pendant son enfance."

Dans le « roman » de Russell, l'auteur imagine la première expérience sexuelle de Sergei avec un vieux soldat, à l'instigation d'un ami gay plus expérimenté.

Lorsque la révolution éclate en 1917, la famille Nabokov fuit la Russie. Le père, reste derrière pour continuer à travailler. Il envoie sa famille de la Crimée puis les rejoint. De là, il parviennent à s'échapper avec une partie de leur fortune sur un cargo grec chargé de fruits secs. Ni Vladimir, ni Sergei ne reviendront jamais dans leur patrie. Après de brèves escales à Athènes et à Paris, Vladimir s'inscrits à l'Université de Cambridge; Sergei lui entre à Oxford, mais rejoint son frère à Cambridge un semestre plus tard. Là, ils ont joué au tennis ensemble, Sergei manquait ses revers, mais faisait jamais une double faute. Ils traîne avec le même groupe de Russes exilés. Dans les lettres de Sergei de cette époque à ses parents qui se sont installés à Berlin, elles n'ont jamais été traduites ou publiées, traitent pour la plupart de ses soucis d'argent.

 

 

Les deux frères font des études parallèles, ils parlent parfaitement le russe, le français et l'anglais, mais à tous autres égards Sergei et Vladimir étaient tout à fait différents. "Il n'y a pas deux frères qui auraient pu être moins semblables», a écrit Lucie Lion Nohl, un autre émigré ami des Nabokov, dans ses mémoires:Vladimir était le jeune homme du monde type, un beau jeune homme au regard romantique, un peu snob et charmeur - Serge était le dandy, esthète et balletomane ... Il était grand et très mince. Il était très blond et une mèche de ses cheveux filasse cachait généralement son œil gauche. Il souffrait d'un bégaiement terrible... Il assistait à toutes les créations de Diaghilev portant lorsqu'il allait au théâtre une cape noire et arborant une canne pommeau. Le compositeur Nicolas Nabokov, cousin de Vladimir et de Sergei, peint un portrait assez semblable des deux frères: << J'ai rarement vu deux frères aussi différents que Volodia et Sérioja. L'aîné, l'écrivain et poète, était maigre, sombre, beau, sportif, avec un visage ressemblant à celui de sa mère. Sérioja n'était pas sportif. Ses cheveux étaient blancs-blonds, son visage avait une teinte rougeâtre et il avait un bégaiement incurable. Mais il était gai, un peu indolent, et très sensible (et donc une proie facile pour les taquineries).

 

En 1922 après avoir reçu leur diplôme, ils rejoignent leur famille à Berlin, qui était devenue le centre social et culturel de la diaspora russe dans la capitale allemande. Sergei s'insère facilement dans la communauté gay berlinoise qui est en pleine croissance. il devient l'ami avec Magnus Hirschfeld l'activiste gay, fondateur de la première organisation mondiale gay. Sergei et Vladimir sont allé travailler dans une banque, mais la routine horaire 9 heure 17 heure ne leur convenait pas: Sergei quitte son emploi après une semaine. Vladimir reste à Berlin, où il a rencontre sa futur femme, Vira. Sergei migre à Paris.  

 

Paris dans les années 20 pour Sergei est le légendaire Paris, celui des expatriés, le Paris du modernistes et de l'avant-garde, de Joyce, d'Hemingway, de Gertrude Stein, Picasso et des surréalistes. Sergei allait y passer les deux prochaines décennies. Alors que Vladimir n'a jamais cessé de pleurer la Russie de sa jeunesse, Sergueï s'est probablement senti pour la première fois chez lui dans une ville qui célèbre l'art et la musique et qui dans ces milieux tout du moins où son homosexualité ne pose pas de problème.

Il devient à partir de cette époque plus difficile de suivre Sergei alors que son frère n'a cessé de documenter sa vie de manière exhaustive. Nous connaissons néanmoins certains détails de sa vie à Paris. Nous savons que durant l'hiver de 1923 il fait la connaissance du peintre Pavel Tchelitchev, dont on peut voir le travail maintenant par exemple au Musée de New York d'Art Moderne et qui a peint des décors pour Serge de Diaghilev. Tchelitchev était aussi gay et aussi un Russe émigré, les deux hommes partage un appartement avec aussi l'amant de Tchelitchev, Allen Tanner.

<< Nous vivons dans une maison de poupée >>, écrivait Sergei dans une de ses lettres. L'appartement était minuscule. Il n'y avait pas d'électricité et pas de baignoire. Ils devait se laver dans une bassine en zinc avec de l'eau chauffée sur une cuisinière à gaz. Sergei a survécu en donnant des leçons d'anglais et se russe. Selon Andrew Field, le premier biographe de Nabokov, Sergei était un bons amis de Jean Cocteau, une amitié alimentée en partie par l'opiomanie. Il a également été relié, par Tchelitchev et par son cousin Nicolas, à Diaghilev, et au compositeur Virgil Thomson. Il fréquentait aussi ces aristocrates esthètes, qu'étaient les Sitwell et le salon légendaire de Gertrude Stein et Alice B. Toklasau 27 rue de Fleurus.

 

Sergei était un incorrigible dandy, il portait un nœud papillon en toutes occasions. Selon celui qui deviendra archevêque de San Francisco et qui l'a côtoyé à Paris, il était connu pour assister à la messe complètement maquillé. Nicolas, le fils d'Ivan se souvenait que sa mère disait de Sergei qu'il était "le plus beau de tous les Nabokov ... un bonbon, un homme drôle ... beaucoup plus agréable, beaucoup plus fiable et beaucoup plus drôle que tout le reste de la famille." 

Selon Ledkovsky, Sergei était profondément un gentleman. Il se passionnait pour la musique, mais aussi pour la poésie russe, française et anglaise - toutes langues qui, avec l'allemand, il parlait couramment. << Il pouvait réciter tout par cœur, et quand il récitait de la poésie, il ne bégayait pas du tout. Il a également été poète lui-même, à son avis, un bon, même si aucun de ses travaux ont survécu. C'était un homme très talentueux, et brillant, s'il n'avait pas été si timide, si il s'était senti à sa place, qui sait? Il aurait pu être l'égal de Vladimir. >>.

 

Au début des année 30, Sergei Nabokov tombe amoureux d'un riche, aristocrate autrichien, Hermann Thieme. Il est charmant et beau et quelque peu dilettante. Hermann Thieme est le fils d'un magnat de l'assurance. Sa famille possédait (et possède toujours) Schloss Weissenstein, un château du 12èm siècle dans le magnifique petit village alpin de Matrei im Osttirol près d'Innsbruck, en Autriche. Au cours des années 30 Hermann et Sergei se sont souvent réfugiés au château de Weissenstein. Iva Formigoni, la nièce d'Hermann qui vit actuellement à Milan, se souvient encore des deux hommes se prélassant ensemble dans les jardins du château et jouant au tennis. Lorsque Sergei se déplaçait, il plaçait une photo d'Hermann sur sa table de nuit.

Dans une lettre que Sergei a écrit à sa mère, il décrit le bonheur que sa relation avec Hermann lui donne. "C'est toute une histoire si étrange, que parfois même je ne comprends pas comment c'est arrivé ... Je suis juste suffocant de bonheur."Il semble que la timidité de Sergei l'ait enfin quitté. "Il y a des gens, qui ne comprendrait pas cela, à qui de telles choses serait complètement incompréhensible. Ils préfèrent me voir à Paris, survivre à peine en donnant des leçons, et à la fin être une créature profondément malheureuse. On parle de ma «réputation» et ainsi de suite. Mais je pense que vous comprendrez, que tous ceux qui n'acceptent pas et ne comprennent pas mon bonheur sont des étrangers pour moi. " écrivait-il. Après que Vladimir Nabokov eut rencontré Hermann pour la première fois, il décrit la scène à sa femme dans une lettre: "Le mari, je dois l'avouer, est très agréable, calme, visage attrayant et de bonnes manières. pas du tout le type du pédéraste.Tout de même je ne me sentait plutôt mal à l'aise, surtout quand un de leurs amis aux lèvres rouges et frisés est venu. ". 

Curieusement le livre de Russell ne sattarde pas sur cette période de la vie de Sergei Nabokov qui fut la seule heureuse de sa vie.

Selon Andrew Field, le premier biographe de Nabokov, écrit qu'il considérait l'homosexualité comme une maladie héréditaire. D'où vient ce préjugé chez un homme qui parlait avec véhémence à la fois contre le racisme et l'antisémitisme (sa femme était juive)? Le père de Nabokov était un homme politique. Il a été profondément impliqué dans les débats législatifs sur l'homosexualité. En Russie pré-révolutionnaire les rapports homosexuels même consentis étaient considéré comme un crime (ce qui n'empêchait pas des proches du tsar, comme Youssoupof d'être ouvertement homosexuel). VD Nabokov était connu pour avoir plaidé pour la dépénalisation de la sodomie, son attitude envers l'homosexualité était compliqué: Il disait très clairement que ses arguments étaient fondés par des raisons purement constitutionnelles, sur des notions abstraites de liberté de la vie privée, et que personnellement il considérait l'homosexualité comme «profondément répugnant" pour tout être "sain et normal". VD Nabokov est mort en 1922 à Berlin, une balle dans la poitrine. Dans le journal de Nabokov on apprend que dans sa dernière conversation avec son père, la veille de la mort de ce dernier, ils avaient discuté de Sergei et de ses « étranges, inclinations anormales ».

Nabokov a également eu pas moins de deux oncles homosexuels. Konstantin Nabokov, frère de son père, était chargé d'affaires à l'ambassade de Russie à Londres. Vasily Rukavishnikov, son oncle maternel, était aussi un diplomate, mais dont la carrière fut moins brillante. Il a réussi, cependant, à faire une impression indélébile sur son jeune neveu.

Oncle Ruka, comme il a été universellement connu, grâce aux écrits de son neveu de prédilection, était un riche dilettante excentrique, et il y a toutes les indications qu'il était amoureux du jeune Vladimir; certainement son attachement à son neveu préféré est allé au-delà de ce qui était autorisé. Il semble avoir soumis Nabokov à une forme bénigne de relation sexuelle. Dans ses mémoires Nabokov écrit: «Quand j'avais huit ou neuf ans, oncle Ruka me prenait toujours sur ses genoux après le déjeuner et tandis que deux jeunes valets de pied débarrassaient la table dans la salle à manger vide, il me caressait, avec des sons de crooner >>. Le biographe de Nabokov suggère que la désapprobation pour l' homosexualité et sa sollicitude pour toutes les innocences de l'enfance chez l'adulte Nabokov peuvent avoir leurs origines dans ce souvenir d'enfance. Comme Serge, oncle Ruka était gai et bégayait... Quand il mourut en 1916, il a laissé tous ses biens, une maison de maître, 2.000 acres de terre et une fortune en roubles, à son neveu préféré, Vladimir, qui était à 17 ans un jeune homme riche, un an avant la révolution russe. Pour autant oncle Ruka ne se désintéressait pas complètement de Sergei puisqu'il lui auraitenseigné à « bégayer mieux » et comment le faire avec élégance.

 

Lorsque la question du rapport à l'homosexualité de l'auteur de Lolita fut posé, son fils Dimitri réagit vivement et déclara: Mon père avait un grand sens de la justice, un frère homosexuel, et non pas un mais deux oncles homosexuels. Parmi les écrivains qu'il admirait, il y avait beaucoup d'homosexuels, de Proust à Edmund White et il avait un certain nombre d'amis homosexuels.>>. Ce qui est indéniable. Dans un texte publié dans le New Yorker Nabokov parle de son frère comme un homme "à la dérive dans une brume hédoniste, parmi la foule cosmopolite qui hantait Montparnasse et qui a été si souvent représenté par un certain type d'écrivains américains, ses dons linguistiques et musicaux dissous dans l'indolence de sa nature. ". Il faut se souvenir que Nabokov  a omis de mentionner l'existence de Sergey jusqu'à ce que la troisième version de Speak, Memory!

Au printemps de 1940, Hitler envahit la France, et en mai, les Allemands ont bombardé Paris. Vladimir et sa famille partit pour l'Amérique sur le dernier bateau à partir de Saint-Nazaire, mais Sergei à la campagne était absent de la capitale. A son retour à Paris il trouve l' appartement de son frère vide. Sergei choisit de rester en Europe avec Hermann. Les nazis pourchassait déjà activement les homosexuels. Pour éviter d'attirer les soupçons Sergei et Hermann se voyaient que très rarement. Sergei a pris un emploi en tant que traducteur à Berlin, mais il n'avait pas l'estomac pour la guerre, et les bombardements alliés lui faisait une peur affreuse. Sergei avait presque pas d'argent.

En 1941, la Gestapo arrête Sergei sur des accusations d'homosexualité. Il est libéré quatre mois plus tard, mais est placé sous une surveillance constante. Il est ironique de constater qu'après une vie de la timidité et de bégaiement, Sergei n'a pas pu garder le silence. Il a commencé à parler avec véhémence contre les injustices du IIIe Reich à ses amis et collègues. Le 24 novembre 1943, il assiste comme témoin au mariage de Ledkovsky. Trois semaines plus tard, il est arrêté pour la deuxième fois. Après son arrestation, Sergei est envoyé à Neuengamme, un camp de travail près de Hambourg, où il devient le prisonnier n ° 28631. Les conditions de vie y étaient très dures. Le camp a été un centre d'expérimentation médicale; les nazis ont utilisé les prisonniers pour mener des recherches sur la tuberculose. Sur les quelque 106 000 détenus qui sont passés par Neuengamme, moins de la moitié ont survécu, et en règle générale, les gardes réservaient aux homosexuels un traitement particulièrement dur.

Selon les registres du camp, "Sergej Nabokoff" est décédé le 9 janvier 1945, d'une combinaison de la dysenterie de faim et d'épuisement. Neuengamme a été libéré quatre mois plus tard.

La conduite de Sergei dans le camp aurait été rien moins qu'héroïque. Nicolas Nabokov, le fils Ivan dit que, après la guerre, les survivants de Neuengamme téléphonait à sa famille, sur l'annuaire téléphonique, ils étaient les seuls Nabokov, juste pour parler de Sergei. Ils disaient tous qu'il était extraordinaire. Il donnait beaucoup de colis qu'il recevait, des colis de vêtements et de nourriture, à des gens qui étaient vraiment démunis. Pendant ce temps, Hermann avait également été arrêté. Il a été envoyé se battre sur les lignes de front en Afrique. Il allait survivre à la guerre. Il a passé la suite de sa vie au château de Weissenstein, sans autres occupations que de prendre soin de sa sœur malade. Il est décédé en 1972.      

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Joseph Christian Leyendecker

3 Juin 2025, 06:36am

 


Image_8Il est amusant de penser que la référence de la virilité américaine élégante et un rien machiste, c’est en tout cas ainsi qu’aujourd’hui on peut l’interpréter, soit l’oeuvre d’un gay, le dessinateur Leyendecker qui prit pour cela comme modèle son ami.
Si vous demandez à la plupart des gens (y compris américains) qui ont quelque culture, c’est à dire bien peu, de citer l’ illustrateur américain le plus significatif de la première moitié du 20e siècle, qui était à la fois un artiste de formation classique et un maître artisan, qui a été en grande partie responsable de l'image que nous avons du père noel, qui a eu l’idée d'utiliser un bébé pour représenter la Nouvelle Année dans les illustrations, dont la production s'étend  sur plus de 50 ans,  la réponse sera toujours Norman Rockwell, une réponse qui est fausse. C’est Leyendecker qu’il aurait fallu nommer.
Joseph Christian (Joe) Leyendecker est né le 23 mars 1874 à Montabour en Allemagne . Sa famille émigre aux USA alors qu’il a 7 ans et s’installe à Chicago.

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Comme plusieurs de ses contemporains, il fait preuve d’un talent de dessinateur précoce qu’encouragent ses parents; mais ceux-ci, modeste ne peuvent financer les études artistiques de leur fils. En 1889, à 15 ans, Joe entre  en apprentissage chez J. Manz et Cie., une firme de gravure de Chicago. Le soir, il suit des cours de dessins à l'institut d'art de Chicago. Un de ses professeurs est John H. Vanderpoel, dont les livres sur l'anatomie sont recherchés encore aujourd'hui. Vanderpoel a étudié en France et en a rapporté les techniques classiques du dessin d'Academie qu’il enseigne à ses élèves. Ses efforts doivent avoir été efficaces, car Leyendecker a rapidement de l’ avancement chez son employeur, de garçon de courses il devient illustrateur. J. Manz et Cie. n’ était pas seulement une maison d'impression souvent ses clients lui demandait de fournir des illustrations. Ainsi bientôt Leyendecker conçoit des affiches et des publicités. À l'âge de 19, il est chargé de créer 60 illustrations pour une édition de la bible que Manz doit produire.
En 1896, il a gagne un concour de couverture de magazine (le 2ème   est Maxfield Parrish !). Cela apporte à son travail une reconnaissance nationale et l’amène à réaliser des illustrations et couvertures de magasines nationaux.

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Image_7Une certaine aisance lui permet de partir à Paris en compagnie de son jeune frère,  Francis Xavier lui aussi un artiste très doué. Ils parcourent la France à l’automne 1896. Puis, les frères étudient à la célèbre Académie  Julian sous la tutelle de Jean-Paul Laurens. William Bouguereau en est alors son directeur. Les Leyendeckers sont considérés comme les élèves les plus doués de leur classe. Joe a eu une exposition individuelle de son travail au Salon de Mars.
Ils rentrent Amérique à l’ automne de 1898 et ouvrent un studio à Chicago qui travaille rapidement pour des publications importantes comme Colliers.  En 1900 Leyendecker transfert son studio à New York. Il est situé à l’angle de Bryant Park et de la 41 ème rue, à Manhattan.

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La rapide renommée Leyendecker  est sans doute venu de sa capacité d’avoir un dessin spécifiques et dont la signature est facilement identifiable. Dés cette époque,  son travail, se caractérise par  un discret homoerotisme . La figure centrale de ses images est souvent un beau jeune homme, surtout des athlètes, des soldats, des marins et des ouvrier faisant un travail de force. Ces hommes sont des figures héroïques, rappelant les idéaux classiques de l'Académisme français. Son style alors, utilise aussi parfois les sinuosités de l'Art Nouveau.

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Parallèlement à sa fructueuse carière de publicitaire il fait preuve dès 1895, d’ une grande activité en tant d’illustrateur de livres.

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.
Joseph Leyendecker devient rapidemment l'un des créateurs publicitaires les plus célèbre du 20ème siècle. Sa capacité de travail incroyable et sa dextérité  dans le dessin et la peinture, illuminées par sa sexualité gay, ont introduit une nouvelle esthétique dans la publicité. Il travaille essentiellement pour des marques de grand luxe.
Avant même l’existence du cinéma, Leyendecker dans ses illustrations invente une mise en scène que l’on peut qualifier de cinématographique.

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En 1905, il est embauché par Cluett, Peabody & Co. pour promouvoir leur marque Arrow . C’est cette campagne  qui assoit définivement sa réputation. Son homme, habillé de la chemises Arrow devint pour longtemp l’archétype et l’épitomé du mâle américain urbain et prospère. Cette publicité a propulsé Arrow comme la plus grande marque de chemises en Amérique. Leyendecker a fourni la majeure partie de la publicité de la marque jusqu'en 1930.

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Cette image de l'homme idéal reçut plus de demandes en mariage que son contemporain Valentino! Ses admiratrices ne surent jamais que le modèle en était Charles Beach l’amoureux du dessinateur! Charles Beach, est devenu l'équivalent masculin de la Gibson Girl, un idéal de beauté à suivre par tous les hommes américains.

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Leyendecker aurait rencontré Charles Beach en 1901. Lorsque jeune modèle venant de Cleveland il pose pour lui. L'artiste aurait été impressionné non seulement par le beau visage de Beach, mais aussi par sa capacité à tenir la pose pendant un long temps. Ils ont vécu ensemble cinquante ans! Si Beach était à l'origine un modèle, il est bientôt devenu pour Leyendecker en plus de son amant, son indispensable collaborateur. Leyendecker a tiré un voile efficace sur sa vie privée. Il est significatif qu’en 1974 quand Schau écrit son livre sur l’artiste (aujourd’hui épuisé et difficilement trouvable), il peut seulement remplir que 22 pages sur la vie de son modèle et presque la moitié de celles-ci sont consacrées à la vie de Leyendecker avant son installation à New York.

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Si l’on fait la nomenclature de ses très nombreuses illustrations on constate que beaucoup ont trait au sport, ce qui lui permet de rendre un bel hommage à la beauté masculine. Il peint de nombreuses affiches pour promouvoir la Ivy League de football, de baseball. Elles sont largement diffusées dans le monde étudiant.

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Leyendecker, en compagnie d’autres artistes importants comme Gibson, Christie, Flagg et Wyeth, réalise des affiches de propagande pendant la Première Guerre mondiale, pour encourager les gens à acheter des obligations de guerre.

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Au début des années 20 Il a eu une brouille avec son frère. Ce dernier lui même un excellent artiste a du constamment lutter contre l’étiquette de “frère” de Joe Leyendecker; il meurt d’une overdose en 1924 à l’age de 47 ans, alors que Joe Leyendecker atteint l'apogée de sa gloire et de sa productivité.
Si la mode masculine est probablement l'aspect le plus significatif des publicités signées Leyendecker, son travail ne se limite pas à ce seul domaine. Il a été aussi utilisé pour promouvoir une foule d'autres produits, notamment du savon, des automobiles, des cigarettes...

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Il semble bien que l’ambition secrète de Leyendecker était de s’imposer dans le monde de l’art, ce qu’il ne parvint jamais à faire; sans doute trop marqué par ses succès dans la publicité. Il reste néanmoins que son influence a été considérable, en particulier sur Norman Rockwell qui deviendra un ami et qui prononcera l’oraison funèbre à ses obséques. Leyendecker est inhumé au Woodlawn Cemetery du Bronx à New York. C’est d’ailleurs grâce au livre de souvenirs de Norman Rockwell que l’on connait quelques rares anecdotes sur la vie privée de Leyendecker.

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Aujourd’hui on trouve des réminiscences du trait de Leyendecker dans des domaines où à première vue on ne le soupçonnerait pas comme dans les jeux vidéo par exemple par l’intermédiaire de Terese Nielsen. Jusqu’en France où l’on retrouve sa marque comme dans le dessin d’un Le Gac ou chez un jeune créateur de Bandes dessinée comme Mathieu Lauffray...
Si sa vie privée reste un mystère ses motivations artistiques ne sont guère plus claires. On sait qu’il voulut, sans doute par intermitance réussir dans la peinture de chevalet, mais dans le même temps il a refusé des commandes prestigieuses de fresques murales, très en vogue dans l’ Amérique de l’entre deux guerres,  sans qu’on en comprenne complètement la raison. Est-ce sa formation à l’académie Julian qui pronait un art “populaire” qui l’expliquerait? Se voyait il  comme un artiste créant style d’art pour les masses à travers les magazines et les affiches tout en étant bien payés pour son travail?
Sa réussite financière est telle que dés 1914 il se fait construire un manoir à New Rochelle une élégante banlieue de New York fréquentée par les artistes. Le batiment a trois étages et est de style anglo-Normand (il existe toujours). Il y avait deux grands ateliers pour chacun des frères, deux salles de réception, sept chambres, cinq salles de bains, et quatre cheminées...  Leyendecker y habitera jusqu’à sa mort en 1951 avec son ami qui fut aussi son modèle, son cuisinier et son directeur commercial...  Cette maison était richement meublée dans un style vaguement Renaissance française, à la mode peu de temps après 1900. Des photographies rendrent bien l’ opulence évidente du décor. Elle semble avoir été conçu pour recevoir.  Frank  quittera la maison en 1923 de même que sa sœur Augusta suite à une querelle  familiale dont on ne sait rien.

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illustration de Frank.

Beach déclara dans une interview juste après la mort de Joe, qu'ils recevaient souvent dans les premières années quand Joe était au sommet de son succès. C’est ensuite qu’ils vivront en quasi reclus. Beach explique que Joe refusait de laisser les engagements de la vie sociale dévorer son temps voué à sa peinture.
Il semble néanmoins qu’ils participaient,  au moins en partie, à la vie sociale locale dans un petit cercle d’ artistes voisins.
Il faut noter que de 1919 à 1930 les illustrateurs récurrents des grandes revues étaient des personnages très “people”, un peu comme le furent les grands photographes dans les années 80. Dans ce contexte, le curieux manque de photographies de Leyendeckers et de Beach est extrêmement étrange, pour un artiste aussi connu qui se devait d’être aussi une personnalité publique...

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Pendant plus de quarante ans, Leyendecker a une relation privilégiée avec le populaire hebdomadaire Saturday Evening Post dont il réalise la plupart des couvertures et toutes celles des numéros spéciaux. Au total, il a produit plus de 300 illustrations pour la revue. Aucun autre artiste, jusqu'à l'arrivée de Norman Rockwell , deux décennies plus tard, sera autant  identifié à une publication.

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Pour ses illustrations il aurait travaillé en plusieurs étapes. Il peint d’abord à petite échelle des études préparatoires à l’huile et sur toile; Ensuite il les transfère, toujours à l’huile et sur toile, en plus grand utilisant pour cela la classique technique du carreau. Il a presque toujours pris soin de signer les différentes étapes de son labeur; malheureusement à sa mort la plupart de ses études ont été découpé façon puzzle  par Charles Beach...

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Son travail d’illustrateur a beaucoup influencé les campagnes publicitaires photographiques qui peu à peu remplacèrent les beaux dessins de Leyendecker.

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A partir des années 40 la photo concurence gravement les illustrateurs. Malgrè sa célébrité, Leyendecker en est lui aussi victime. S’il continue à avoir des commandes, comme cette série de portraits de grands militaires, il doit réduire son train de vie. Il garde son manoir mais doit se séparer de ses nombreux domestiques...

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En dépit de sa renommée la vie de Leyendecker est mal connue. Il a vécu discrètement mais sa sexualité et sa vie privée le contraignait à cela; un coming out aurait à l’époque signifié pour lui la ruine. En outre il aurait été très timide et aurait parlé avec un léger bégaiement. Il a vécu dans quasi-solitude, enfermé la plupart du temps, dans dans la tour d'ivoir qui était son atelier. A sa mort son ami a détruit beaucoup dessins, de correspondances ainsi que ses journaux intimes. On ne sait pas s’il agissait de son propre chef ou s’il suivait le désir de l’artiste. Il faut aussi avoir présent à la mémoire la période, l’apogée du Macarthisme, alors être convaincu d’homosexualité pouvait conduire en prison. Il est pourtant évident que l’on ne pouvait pas ignorer l’homosexualité de Leyendecker mais se dernier ne l’ayant jamais revendiqué il ne risquait pas grand chose. Dans cette société américaine hypocrite, le crime est dans le dire plus que dans le faire! Beach suivit son ami dans la mort  de quelques mois.

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En 2000 la poste américaine a émis un timbre à l’ effigie d’ “Un couple de danseurs” de JC Leyendecker dans sa série the American Illustrators commemorative. L’original de cette image a été vendu aux enchère la même année pour 50 000 $

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Bien qu’aujourd’hui, il n’y ait seulement que quelques personnes, même aux Etats unis, qui connaissent le nom Leyendecker, mais cela est en train de changer car recemment plusieurs musées (Fullerton, Stockton...) ont organisé des expositions Leyendecker, son travail a été parmi les plus populaires de son époque, en raison de sa capacité à transmettre l'essence à la fois la vie quotidienne en Amérique et des événements internationaux par le biais de peintures qui reflètent son sens unique de l'art dramatique mélant romantisme et humour . Son travail a aidé à définir l’image de l’Amérique autant que le cinéma.
À bien des égards, les images de JC Leyendecker furent la personnification de l'Amérique, elles en sont venus à symboliser la culture, et la civilisation américaine.

 


 

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UNE JOURNÉE À ROLAND GARROS 2011, 2

1 Juin 2025, 07:25am

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Il y a des années à Roland Garros, on semble abonné à un court. Cette année, c'est le numéro 3 pour voir Ljubicic, qui revient de blessure mais qui fut il y a quelques années dans le top ten, comme l'on dit, contre un jeune indien qui commence à faire parler de lui Devvarman. Il y a trente cinq ans que je n'avais pas vu jouer un indien en simple à Roland Garros... Le jeune homme ne fit illusion qu'un set devant la puissance et l'expérience du croate qui mit néanmoins plusieurs jeux à se régler.

 

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Cette fois ayant des places de central, ce qui est beaucoup plus confortable que de n'avoir en poche qu'un billet ne donnant droit qu'aux courts annexes, je migre vers le "Chatrier" pour voir une fois de plus Nadal qui a un premier tour assez difficile en la personne du géant américain John Isner, le serveur le plus puisant du circuit.

 

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Nadal s'installe méthodiquement comme toujours...

 

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Isner, dans ce qu'il sait le mieux faire, servir. Mais il va montrer à Nadal durant cinq sets qu'il ne sait pas faire que cela. Avec un peu plus d'assurance et moins la paradoxale peur de gagner, quel coup de tonnerre sur le tournoi serait été que l'élimination du tenant du titre dès le premier tour, le match n'aurait pas du lui échapper.

 

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Tout en haut, depuis le dernier rang de la tribune Brugnon, le ballet toujours recommencé des ramasseurs de balles...

 

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Les ramasseurs sont également aux petits soins avec les champions notamment lors de la rituelle "cérémonie" de la serviette qui se reproduit après presque chaque échange des deux cotés du filet, une habitude qui n'est pas si ancienne mais dont je ne parviens pas à dater la naissance...

 

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Nadal, soulagé de s'être sorti de cette rencontre piège...

 

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Mon perchoir me donnait une vue imprenable sur les courts n° 2 et 3

 

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Cette position élevée m'a permis de suivre "en stéréo" une autre rencontre qui se déroulait sur le court n° 2, où il était très difficile d'accéder en raison de la foule qui se pressait à sa porte, entre l'italien Volandri et le français Arnaud Clément dans sa probable dernière participation à Roland Garros.

 

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Au courage, au métier et surtout au talent Clément a battu Volandri avec de superbes coups comme cette amorti rétro dans la balle de set de la troisième manche... Sur le court 2, aussi, les ramasseurs de balles se démenaient...

 

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Paris, mai 2011

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La chartreuse de Pavie, l'intérieur de l'église

1 Juin 2025, 07:21am

La chartreuse de Pavie, l'intérieur de l'église

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Petit préambule à ce billet pour vous informer que toutes les photos à l'intérieur de la Chartreuse sont interdites. J'ai donc pris ces images clandestinement. Ce n'est pas trop difficile dans l'église mais avec une contrainte supplémentaire est que toutes les magnifiques fresques se trouvent non dans la nef mais dans les chapelles latérales. Chaque chapelle étant fermée par des grilles il faut passer le téléphone appareil photo entre les barreaux pour pouvoir faire des images; ce qui explique certains angles de prises de vues bizarres. J'ajoute que les nefs ne sont pas éclairées. Si bien que toutes les images que vous voyez ont été rétouchées à l'aide d'un logicielle, ce qui fait que j'ai découvert beaucoup de ces beautés seulement en améliorant mes photos. 

La visite ne peut se faire qu'en groupe. Le groupe est piloté par un moine qui est très vigilant pour que l'on ne prenne pas de photos. Il faut donc faire des photos avant d'être pris en main par ce cerbère ensoutané.

 

 

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L'église est dotée d'une nef et de deux bas-côtés, ouverts sur quatorze chapelles latérales, entièrement peintes à fresque.

 

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Pavie, mai 2022

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TENTATIVE D'ÉPUISEMENT PHOTOGRAPHIQUE DES PÊCHERIES DE SAINT MICHEL CHEF CHEF AU COUCHÉ DU SOLEIL

1 Juin 2025, 07:15am

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Saint Michel Chef Chef, France, juillet 2012

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ROLAND GARROS 1984

1 Juin 2025, 07:12am

 

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Il n'y avait pas cette année là à Roland Garros que de jolis ramasseurs, il y avait aussi de belles créature dans le public...

 

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Paris, mai, juin 1984

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