un regard sur les arts et les lettres
photo b.a.
Istanbul, la mosquée de Soliman le magnifique
Deux jolis vélocypédistes visitent Berlin
Bonnard au Musée d'Orsay
L'exposition Bonnard au Musée d'Orsay devrait mettre chaque visiteur en joie. Voila une peinture facile et décorative qui peut que plaire. Facile et décorative ne veulent pas dire bête et peu sensible. Bonnard tout simplement pensait, à juste titre, qu'il n'est pas necéssaire de faire moche pour paraitre profond. Quand il se mettait devant la toile, il avait la particularité de se passer de chevalet, il fixait son support directement sur le mur, c'était pour faire partager ce qu'il aimait, un jardin au soleil, une femme à la toilette, la quiétude d'une matinée lorsque le soleil pénètre dans la maison, une réunion de famille sympathique, peut être aussi pour oublier ses ennuis. Devant ses tableaux on pourrait croire que l'artiste a connu qu'une vie de bonheur. Des joies il en a eu bien sûr, des malheurs aussi, mais il ne voyait pas pourquoi il aurait tartiné ses avanies. A ce déboutonnage, il préférait peindre un coin de Normandie avec des lumières de Grèce... Un gentleman en somme qui a épousé sa femme près de trente ans après leur rencontre, lorsqu'il ne l'aimait plus et que la muse s'était transformée en fieffée emmerderesse...
En admirant cette peinture pourtant très personnelle le visiteur s'apercevra de réminiscences et d'anticipations de nombreux artistes contemporains de Bonnard ou non, en premier lieu Vuillard bien sûr, l'ami de toujours, mais aussi de Degas, Monet, Renoir, Manguin, Dufy, Matisse, Sam Francis (certaines petite toiles de Bonnard ressemblent au tachisme joyeux de l'américain), Hockney...
La rétrospective ne se préoccupe guère de chronologie, ce qui tombe bien car la peinture de Bonnard n'a que peu évoluée avec le temps. Les tableaux sont classés par grandes familles, "Un nabi très japonard", "Faire jaillir l'imprévu", "Intérieur", "Histoire d'eau", "Clic clac Kodak, "Portraits choisis", Le jardin sauvage"... Le commissaire aurait pu éviter ces jeux de mots pénibles mais l'accrochage est très réussi. Seul regret l'absence total des carnets de croquis alors que ce peintre de la touche était aussi un fin dessinateur. Si vous visitez cette rétrospective accompagné d'un enfant vous pourrez toujours, pour l'amuser, lui demander de compter les chats. Il y en a presque un par toile et jusqu'à trois!
P.S. Mes photos ne sont absolument pas le reflet de l'exposition car si les photographies sont autorisées, en réalité elles sont interdites pour les meilleures oeuvres qui proviennent en général d'Amérique.
Street art du coté de Beaubourg
Doisneau au Musée Maillol (2 et fin)
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Henri Héraut. C'est avec émotion que j'ai reconnu Henri Héraut que j'ai bien connu. Il avait été le découvreur de Bernard Buffet. C'était un remarquable critique d'art et un peintre intéressant qui ne reculait pas devant la polémique. C'était aussi un homme charmant dont la fréquentation était parfois difficile en raison d'une hygiène aléatoire.
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Paris aout 2025,
Doisneau au Musée Maillol (1)
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Il est toujours un peu ridicule de photographier des photos. Si je l'ai fait c'est que dans cette belle et complète rétrospective, il se trouve qu'il y a de nombreuses photographies rares. Et puis cela me permet de faire une sélection dans les images de Doisneau dont je n'aime pas beaucoup l'univers. Je m'explique je déteste toutes ses images de bistroquets et de trognes avinées. C'est sans doute mon ancrage un peu inexplicable à droite même si je ne sais pas bien ce que cela veut dire sinon que je n'aurais pas voté la mort du roi. Disons que je préfère Lartigue à Doisneau. Comprenne qui peut.
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Léonor Fini
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Poliakoff
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Paris, aout 2025
Jolis garçons sur le sable de La Baule
une visite à la fondation Vuitton
Hockney à la Fondation Vuitton (5 et fin)
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Hockney s'est aussi intéressé à la vidéo
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L'exposition offre à ses visiteur dans une salle une projection mise en musique des décors d'opéra réalisés par l'artiste.
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Paris, juillet 2025, photo B.A
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