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photo b.a.

RESSASSER?

25 Avril 2025, 06:36am

 

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Paris, printemps 1986

 

 

 

Même dans un mauvais livre tel que « L'homme de peine » de Claire Gallois on peut trouver une phrase qui justifie et illustre parfaitement une de vos actions; ainsi si je publie sur ce blog des photos où parmi elles se trouvent certains de mes anciens amis c'est comme l'écrit Claire Gallois que l' << on a un devoir de mémoire envers les gens qui vous on été proches et, par la même occasion, envers soi. >> et non comme m'écrit un des trop rares commentateurs de ce blog (qu'il soit remercié pour ses interventions) pour ressasser le passé. Il me semble que pour qu'il y ait ressassement du passé, il faudrait que mon présent soit vide et que je demande aux souvenirs de combler cette béance. Force est de constater, et dans une certaine mesure le blog en témoigne, que ce n'est pas le cas. Outre le devoir de mémoire que j'évoque précédemment, il y a moult raisons pour que je publie des images des garçons (entres autres) qui ont traversé ma vie, certains quelques secondes et d'autres plusieurs années. D'abord (ou enfin) ces images sont un peu comme des bouteilles à la mer. J'espère un peu follement que l'intéressé, par delà l'abîme des ans, se reconnaitra (cela est arrivé une fois) ou qu'un proche du modèle, se souvenant de lui me contactera, pour me donner de ses nouvelles. Ce cas s'est produit pour deux personnes.

Je crois que j'ai toujours photographié en ayant l'idée absurde, qu'en figeant un être dans une fraction de seconde de sa vie, si possible un moment heureux, j'arrêtais le temps et en quelque sorte pérennisais son bonheur...

J'ai toujours d'autre part considéré les passants de mon existence, comme des romans que les hasards et les circonstances m'avait empêché de lire jusqu'au bout. Je voudrais tant connaître les chapitres suivants de chaque être; surtout lorsque ma maladresse m'a fait refermer le livre brusquement. Alors j'espère toujours que ces images sur la toile me permettront d'ouvrir de nouveau ces livres dont je n'ai pas toujours su bien lire les incipits.

Mon presque grand âge m'a peut être conduit vers l'altruisme par des chemins bien tortueux ainsi j'aime aussi faire partager les beaux visages et les beaux corps que j'ai eu la chance d'admirer et parfois ne pas savoir bien voir ni bien aimer. Par devoir envers eux, mes billets sont un sursaut naïf contre l'oubli.

J'ai pu aussi constater en faisant défiler les images de garçons que j'ai prises (vous n'en connaissez qu'une petite partie, pour la raison principale, mais pas la seule, que beaucoup d'entre elles n'ont pas été encore numérisées) qu'au fil des années j'ai emmagasiné tout un corpus d'images qui montre les changements dans leur aspect et leur environnement des adolescents d'ici et d'ailleurs. Sans pour cela, avoir jamais eu comme but une quelconque exhaustivité sociologique dans ma démarche, choisissant mes modèles que d'après mes goûts du moment.

Je m'aperçois aussi, avec le recul, que ces photos ( je parle de celles de garçons) et toutes les autres étaient une manière de documenter ma vie. Si le numérique avait existé; j'aurais fait beaucoup plus d'images; d'une part parce que l'argentique était beaucoup moins souple d'utilisation que le numérique, les appareils étaient plus gros (donc moins discret) et la prise de vue nécessitait plus de lumière et, que d'autre part, pour les photos intimes elles étaient soumises au regard des développeurs et tireurs...

Et puis pour en revenir au partage en un temps où il m'est impossible d'exposer mes images en France dans une galerie (Si vous avez des cimaises et êtes un peu suicidaire pensez à moi), la rubrique "images volées des temps enfuis" est une manière d'exposer mes photographies.   

 

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Bonheur et volupté

25 Avril 2025, 06:31am

 
(...) et qu'est la volupté elle-même, 
sinon un moment d'attention passionnée du corps ?
Tout bonheur est un chef-d’œuvre : la moindre erreur le fausse, 
la moindre hésitation l'altère, la moindre lourdeur le dépare, 
la moindre sottise l'abêtit.
Marguerite Yourcenar - Mémoires d'Hadrien
 

 

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Herbin au Musée de Montmartre

25 Avril 2025, 06:29am

Paris, mars 2024

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Museo Egizio de Turin

25 Avril 2025, 06:27am

Le Museo Egisio de Turin est peut être le plus beau musée au monde consacré à l'Egypte pharaonique.

Turin, novembre 2023

 

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Un mardi à Roland Garros sous la pluie

25 Avril 2025, 06:23am

Machac

Borges

Interruption de la rencontre par la pluie

Victoire de Machac en 3 sets

Paris, mai 2024

 

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Roland Garros aux couleurs de l'olympisme

24 Avril 2025, 15:29pm

Roland Garros aux couleurs de l'olympisme (1)

Bublik et Nedovyesov

Bublik

Le double brésilien

Belle victoire des brésiliens

Rencontre historique pour le tennis probablement la dernière confrontation, la soixantième entre Nadal et Djoko.

Djoko

un jeune spectateur fatigué

facile victoire de Djoko

Paul - Fritz contre

Raonic-Augier Alliassime

Fritz

Fritz face à Raonic

Augier Aliassime

Victoire de Paul et Fritz potentiels vainqueur du tournoi de double.

Paris, lundi 29 juillet 2024

 

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JEUNES BAIGNEURS NAPOLITAINS (4)

24 Avril 2025, 15:22pm

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Naples, Italie, aout 1985

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Une visite à Art Paris 2025 (3)

24 Avril 2025, 14:23pm

 

Ernest Pignon Ernest

Bioules

Enki Bilal

Paris, avril 2025, photo B.A

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Je me souviens de Roland Garros

24 Avril 2025, 14:16pm

 

Depuis plus de quarante ans, chaque année, avec de rares impasses forcées, je ressens une bouffée de plaisir en arrivant au sommet de l'escalier de la station de métro de la Porte d'Auteuil, premiers pas vers le stade Roland-Garros où je vais rituellement assister aux internationaux de France de tennis. Cette année, je n'ai pas fait exception à la règle. Une fois franchi le barrage des parasites cosmopolites aux trognes patibulaires qui, depuis près de vingt ans, escroquent le chaland (souvent étranger) en leur proposant dans un sabir interlope des places au marché noir, je me retrouve marchant au milieu d'une foule pressée composée d'habitants des beaux quartiers qui ressemblent à ces braves gens de La Varenne que chante Charles Trenet et qui furent mon seul horizon humain pendant mes toutes premières années.
Roland-Garros est un des rares lieux, avec ma chère plage de La Baule où je peux jouer (mais est-ce transmissible, éclairez moi sur la question) au jeu du génial Perec : JE ME SOUVIENS.

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Nalbandian sur le court n°3.

Je me souviens ainsi d'un soir, dans une lumière crépusculaire, sur le central, qui ne s'appelait pas encore Philippe-Chatrier, de Ramirez, le sombre et moustachu mexicain qui n'en finissait pas de battre l'élégant chilien Gildemeister... Je me souviens, ces années-là, en ces heures tardives, du bruit des canettes en verre (pas encore interdites de crainte de jets intempestifs) qui, poussées par le pied maladroit d'un spectateur qui se résignait a quitter l'enceinte avant le dénouement final, dévalaient les gradins avant de se briser en un bruit cristallin qui serait aujourd'hui totalement incongru au royaume de l'ocre...

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Parfois il pleut sur Roland Garros

 

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Et il faut enlever l'eau.

Je me souviens d'avoir vu le jeune et très long Ivasinevic, lors de sa première prestation Porte d'Auteuil, sur un petit court à la campagne (entendez par là un terrain excentré par rapport au central) se faire étriller par le roux australien Woodforde qui était, avec son compatriote, le bien mignon Woodbridge, une paire fameuse dont j'essayais de ne pas manquer les apparitions et que j'ai par conséquent admiré bien souvent, même si elle ne parvint jamais à ravir dans mon coeur la place tenue par un autre duo fameux celui des sud-africains Mac Millan, toujours coiffé de sa casquette plate, et Hewitt... Je me souviens d'un Roland-Garros sans ahanement... Je me souviens du premier joueur qui osa une chemisette de couleur. Elle était d'un beau vert jardin, alors que tous ses camarades se présentaient dans des tenues, de la tête aux pieds, d'un blanc immaculé. Il s'appelait Van Dilen. Je me suis empressé de l'imiter et pour cette raison, je fus renvoyé chez moi par mon entraîneur pour me changer. On ne plaisantait pas en ce temps-là avec la tenue au country club de La Baule... Je me souviens d'un après-midi caniculaire, pendant lequel je suis resté debout, sur la passerelle en ciment qui surplombe le court trois, voir le hollandais Haarhuis battre au courage le triste et vindicatif argentin Mancini que l'on présentait, cette année-là, comme le grand favori car il venait de remporter le tournoi de Monte-Carlo... Je me souviens qu'en 1974, j'ai acheté mon billet pour la finale trente minutes avant le début de la rencontre ; pendant celle-ci, il resta plusieurs places vides sur les gradins et pour la première fois, Borg brandit le trophée...

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Avant les parties.

Je ne me souviens plus en quelle année, les jeunes et jolis manipulateurs des numéros qui affichaient le score sur les courts annexes furent remplacés par des tableaux lumineux... Je ne me souviens plus quand le court, bordé par une charmante et incongrue maison normande, sur lequel par une tiède après-midi j'ai soutenu Alexander, a été supprimé... Ne croyez pas que je ne me rends à Roland-Garros que par nostalgie. La veille de ma première visite de l'année au stade, je suis aussi fébrile que la lointaine première fois. Le souvenir n'est pas une déploration, c'est au contraire conforter les plaisirs à venir en les asseyant confortablement sur le socle de la mémoire.

Et puis il y a toujours les ramasseurs de balles

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Toutes les photos de cet article ont été prises durant Roland Garros 2008.

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Angkor Wat (3 et fin)

24 Avril 2025, 09:18am

Cambodge, février 2023, photo B.A

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