un regard sur les arts et les lettres
Brett Charles Seiler, Temps ensemble, loin l'un de l'autre (Jonas et Willem) , 2025.
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Retour à Brideshead d'Evelyn Waugh
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mon volume présenté par mes Aloysius à moi
Il y a des livres mères à la façon des mères vinaigrières que l'on entretient précieusement pour qu'elles nous fournissent un vinaigre de vin maison et de qualité; pour cela mieux vaut la nourrir de bons crus plutôt que de piquettes. Il est difficilement contestable que nombre de romanciers britanniques ont versé leur talent, plus ou moins grand, sur « la mère » qu'est « Retour à Brideshead » (prononcer brailledzhède) d'Evelyn Waugh (1903-1966) pour produire leur roman. Je n'en citerais que deux (en raison de ma mémoire défaillante et de ma culture bien limitée en ce qui concerne les lettres anglaises modernes et contemporaines), récemment commentés sur ce même blog. Je veux parler de Graveney hall de Linda Newberyet L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst. Je ne condamne pas d'emblée cette forte influence, pour ne pas dire plus, sur certaines oeuvres, surtout lorsqu'elles sont supérieures à leur modèle. C'est le cas de L'enfant de l'étranger d'Alan Hollinghurst dont la construction par exemple est très supérieur avec le romande Waugh.
Tous ces livres ont de nombreux points communs; tout d'abord celui d'être plus ou moins centrés sur l'histoire d'amour entre deux jeunes hommes, d'avoir pour protagonistes des membres de la gentry anglaise et surtout d'être hantés par la présence d'une vaste demeure. On peut remarquer que les vénérables logis ont une grande importance dans la littérature anglaise que l'on pense par exemple à la saga des Forsyte de Galsworthydont un des tomes s'appelle « Le propriétaire »...
Il est également intéressant de noter que la posture du narrateur par rapport à la famille Flyte est assez comparable à celle d'un des personnages de « L'enfant de l'étranger », Paul Bryanvis à vis de la famille Valance et à celle du héros de La ligne de beauté du même Alan Hollinghurst avec la famille qui l'accueille. Posture pas si éloignée de celle du narrateur dans "La recherche". D'ailleurs un des personnages du roman, l'efféminé et extravagant, Anthony compagnon d'étude et surtout de plaisir de Charles et Sebastian à Oxford, n'est pas sans rappeler Charlus (qui est cité par un autre protagoniste de l'histoire).Cet Anthony est ouvertement homosexuel. Il se révèlera le seul personnage lucide et vraiment sincère. On le suit lui aussi à travers les années . Cest le seul qui ne change pas vraiment et qui reste fidèle à lui-même. Il y a néanmoins de la part de Waught dans ce personnage, pourtant très réussi, une incohérence d'écriture qui le rend un peu improbable. Pendant toute la partie qui se déroule à Oxford on peut supposer, par les réaction des autres étudiants envers lui et les aventures cosmopolites véritables ou fantasmé qu'il est juif et puis bien des années après, lors d'une soirée (excellemment décrite) dans un bar interlope fréquenté par des gigolos et leurs michetons, Anthony se présente à Charles comme un métis d'indien, ce qui ruine l'image que l'on c'était faite jusque là de ce protagoniste.
Le point de départ du livre est le remémoration des souvenirs de Charles Ryder, 39 ans qui se souviens de sa jeunesse et de son amour pour Sebastien Flyte, lorsque le hasard de la guerre fait qu'il se retrouve en cantonnement, nous sommes en 1943 ou 44 et Ryder et ses camarades s'apprètent probablement à participer au débarquement en Normandie, même si ce n'est pas clairement précisé, aux abords de Brideshead le chateau de la famille deson ami, propriété qui l'avait ébloui lorsqu'il l'avait découverte en compagnie de Sebastian.
Même si le narrateur est Charles, les personnages les plus saillants de ce roman sont les membres de la famille Marchmain (Marchmain est le nom du lieu où est érigé le château, leur nom de famille est Flyte): les deux soeurs, Julia et Cordelia, les deux frères Sebastian et Bridey et leurs deux parents.
Sebastian est au centre de la narration, même s'il n'est plus présent après la première moitié du récit (ce qui fait que je préfère le début du livre lorsque Sebastian et Charles découvre la liberté d'exister dans l'ambiance bien particulière des collèges d'Oxford). Sebastian nous est décrit ainsi à la page 59: << Il était magnifiquement beau, de cette beauté épicène qui, dans l'extrême jeunesse, appelle à voix haute l'amour et se flétrit à la première bise (...) Je connaissais Sebastian de vue bien avant de le rencontrer. C’était inévitable car, dès la première semaine de son séjour, il apparut comme l’homme le plus remarquable de son année, en raison de sa beauté, qui saisissait, et des excentricités de sa conduite qui semblaient sans limites. Je l’aperçus pour la première fois sur le seuil de Germer ; ce jour-là, je fus frappé non tant par sa mine que par le fait qu’il portait un énorme ours en peluche.>>.
La religion catholique, qui était celle du romancier, occupe une place importante dans le roman. Elle semble influer considérablement sur la destinée des membres de la famille Marchmain, qui s’en éloignent ou s’en rapprochent tout au long du récit. Cette appartenance très minoritaire dans la gentry anglaise fait qu'ils vivent dans un tout petit monde, presque sectaire. On comprend qu'à travers ses personnages Evelyn Waugh règle ses comptes avec sa religion pour laquelle, il est peu amène montrant combien elle peut entraver la vie. Sur ce point on peut encore voir la similitude avec Graveney hall de Linda Newbery.Le rigorisme extrême par exemple de la mère de Sebastian et de Julia est en contradiction avec l'esprit de l'époque à laquelle se déroule la majeure partis des péripétie du roman, celui des années folles, donc avec une ambiance assez particulière, où l'art de vivre et les mœurs de l'aristocratie anglaise tentent de s'adapter sans y parvenir tout à fait.
Il est toujours un peu puéril, mais tentant, de chercher les clés de personnages de romans. Mais il est admis que c'est l'honorable Hugh Lygon, second fils de William Lygon, 7e comte Beauchamp qui fut le modèle de Sebastian Flyte, le catalyseur de "Retour à Brideshead". Le peintre William Bruce Ellis Ranken (1881-1941) fit le portrait du père et du fils, et comme ilne faut pas oublier que le narrateur du roman, Charles Ryder, est peintre, on peut subodorer qu'il pourrait emprunter certains de ses traits à Ranken. Dont quelques tableaux pourrais être signé Ryder d'après les descriptions des toiles du narrateur qu'en fait Evelyn Waugh. Ce dernier à croisé Hugh Lygon à Oxford. A. L. Rowse croit que les deux être amoureux), où tous deux étaient membres du Club des Hypocrites. Hugh Lygon fut tué par un homme ivre. Il mourut d'une fracture du crâne alors qu'il assistait aux Jeux olympiques de Berlin en 1936 avec son ami, l'artiste Henry Treuil, fils de Dame Newborough. On se croirait dans un roman de Philip Kerr! (mais il y a d'autres versions de la fin du jeune homme...). La maison familiale de Lygon, Madresfield, a été appelée la Brideshead « réel>> Comme dans le roman le père d'Hugh a été contraint de quitté l'Angleterre non pour avoir une relation extraconjugale affichée mais parce qu'il était menacé d'être accusé de sodomie. Ce serait la cause pour laquelle, son fils aurait sombré dans l'alcoolisme.
Dans sa biographie de Waugh parue en 2009 - Mad World : Evelyn Waugh et les Secrets de Brideshead - Paula Byrne affirme qu'elle a mis au jour des preuves concluantes que Waugh a eu une relation physique avec Hugh Lygon, y compris une lettre écrite à Oxford. Waugh a ouvertement reconnu qu'il avait eu plus d'une relation homosexuelle à Oxford...
Le contexte de l'écriture de ce roman n'est pas anodin. Il a été composé en sixmois entre décembre 1944 et juin 1945alors qu'Evelyn Waugh, s'était fracturé le péroné lors d'un entraînement de parachutisme. Il profita de sa convalescence pour écrire ce qu'il appelait son magnum opus. Cependant, en 1950, il écrivit à Graham Greene: << J'ai relu Brideshead Revisited et suis horrifiée >>.Rédigé en pleine guerre, en un temps de privation, on sent constamment dans le livre, la nostalgie pour un temps où il était facile de s'amuser et de vivre en esthète désenchanté comme le fait le père de Julia et de Sébastian et surtout pour une époque qui ne connaissait les restrictions alimentaires. Il y a de nombreuses scènes de repas dans lesquelles on sert des mets fins accompagnés de grands vins dans « retour à Brideshead ». Il est certain que l'auteur en écrivant ses passages essayait de se consoler de la frugalité de ses menus du moment. Mais à part ce sentiment de regret d'un temps révolu, il y a curieusement peu d'allusions aux événement de l'époque sinon dans les quatre vingt dernières pages. On voit bien que Rex (Rex comme rexisme?) emprunte certains traits à Oswald Mosley, le chef des fascistes anglais, mais sur ce sujet c'est beaucoup moins convaincant que dans « Contrepoint » d'Aldous Huxley... D'autant qu'à la fin de l'histoire Rex a complètement changé de bord...
A l'époque à laquelle a été rédigé le livre, il était quasiment impossible de mettre en scène d'une manière frontale l'homosexualité si bien que les rapports entre Sebastian et Charles paraissent étranges, mais c'est justement la description de ces chastes rapports amoureux (bien qu'on puisse les imaginer autre) qui font en partie le charme des premiers chapitres dans lesquels on ne peut, comme tous ceux qui l'approchent, qu'aimer Sebastian qui promène partout son grand ours en peluche, nommé Aloysius avec lequel il des conversations des plus sérieuses. Une de mes grandes angoisses une fois arrivé à la fin du roman, est que l'on ne sait pas ce qu'est devenu Aloysius...
Dès le début par le ton de ces mémoires de Charles Ryder on sent que cette histoire finira mal mais on veut néanmoins espérer, lorsque tout va bien entre Charles et Julia, que cela va durer, même si les personnages eux mêmes ont le sentiment que leur bonheur sera éphémère... Charles est hanté par le passé, sa nostalgie tourne à la mélancolie: << Ces souvenirs, qui sont toute ma vie, car nous ne possédons rien de certain, à part le passé-, étaient toujours avec moi.>>.
L'écriture de Waugh, bien traduit par Georges Belmont est fluide tout en réservant de grands plaisirs de lecture. L'auteur fait évoluer la personnalité de ses personnages. C'est particulièrement le cas avec celle du narrateur, heureusement pour l'intérêt du livre car il aurait été difficile de rester en empathie avec Charles, ce qu'on parvient parfaitement à faire, s'il était resté le benêt du début du récit. Malheureusement les variations des caractères de certains autres acteurs paraissent assez peu crédibles. C'est le cas notamment de celui de Julia dont les revirements sont assez inexplicables et surtout de celui de son père, lord Marchmain qui passe soudainement d'esthète libertin à vieillard atrabilaire.
Le magazine Time a classé ce livre parmi les 100 meilleurs romans de tous les temps. Cela aurait pu être vrai si la première moitié du roman avait tenu dans sa seconde partie les espoirs que l'on pouvait mettre en elle.
Nota:
1- Le livre a fait l'objet en 1981 d'une adaptation en mini série TV de 11 épisodes (interprétée, entre autres, par Jeremy Irons) qui a connu un grand succès en Angleterre. Cette mini série, renommée en français, « Retour au Château »a la bonne idée d'insister sur la joyeuse première année de Charles et de Sebastian à Oxford et surtout de développer leur voyage à Venise chez le père de Sebastian. Elle globalement très bien jouée et fidèle au roman. En 2008 Julian Jarrold a adapté le roman pour le cinéma en un film d'un peu plus de deux heures avec Emma Thompson, Matthew Goode et Ben Whishaw entre autres. Initialement le film devait être mis en scène par David Yates. Le réalisateur anglais a finalement dû se désengager du projet pour réaliser Harry Potter et l'Ordre du Phénix. C'est alors Julian Jarrold qui a prit sa place à la tête du film. On ne retrouve pas du tout l'esprit du livre dans ce film qui met en scène une sorte de ménage à trois entre Charles, Julia et Sebastian et montre qu'il y a inceste entre Sebastian et Julia; ce qui n'est absolument pas dans le livre, même si on peut envisager que la faute qu'évoque Julia lors d'une soirée capitale avec Charles pourrait être celle là...
Je conseillerais, comme presque toujours, de lire le roman avant de regarder les adaptations qui en ont été faites.

une image de la série avec à gauche Jeremy Iron










Aime t-on les livres que l'on lit toujours pour de bonnes raisons? (Ou autrement dit nos misérables contingences influent elles sur notre jugement littéraire ) Sans doute pas et je pense que c'est mieux ainsi... J'aime Retour à Brideshead pour des raisons qui seront irrecevables pour beaucoup... Lorsqu'en passant les grilles de mon jardin, j'eusse aimer écrire celle du parc mais ma demeure est bien plus modeste que celle des Flyte, je suis confronté à des faciès peu ragoutants d'indigènes venus d'une planète ignorée du temps de mon enfance, il m'est donc agréable de fréquenter durant 600 pages des membres de la gentry anglaise dont certains possèdent cette carnation du visage d'un rose nacré qui n'appartient qu'à eux et que rehausse le cendré des cheveux dont souvent une mèche ombre leur front... L'inconvénient avec les résidents et les passants de Brideshead est qu'Evelyn Waugh les fait agir souvent comme des imbécile qu'il ne sont pas. Cette incohérence est a rajouter à d'autres qui troublent le portrait psychologique que ce fait le lecteur des protagonistes. Là encore me vient une réflexion essentiellement dictée par mon début de sénilité: Quand l'âge venant, vous vous apercevez que vous avez côtoyer durant l'essentiel de votre vie une majorité de bas de plafond (et encore regardant autour de moi (et en arrière) je n'ai pas trop à me plaindre) et vous avez encore plus tendance qu'en votre jeunesse à chercher entre les pages des romans des êtres d'une hauteur de vue que vous n'auriez que peu de chance de croiser dans votre marigot quotidien. En cela « Retour à Brideshead » ne m'a pas complètement comblé... En revanche j'ai eu l'émotion d'y découvrir que j'avais eu mon Sebastian. Il est même présent sur ce blog puisque je l'ai photographié à plusieurs reprises. Je vous laisse à vos supputations à propos de son identité. Inutile de m'interroger, je ne vous donnerai pas la réponse...
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La leçon de musique. 1866. Alexandre Eugène Castelnau. 1827-1894.
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une visite à l'aquarium de Bangkok
Hans Frohne (1905 - 1955)
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Frans Oscar Teodor Berg (1839-1914), « Modellerande Gosse » - 1878 - « Garçon modelant »
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William Bruce Ellis Ranken
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Il était bien joli William Bruce Ellis Ranken lorsqu'il était un jeune garçon puis un jeune homme. Est-ce pour cela que chez ce peintre très prolifique, il y ait autant de beaux jeunes gens? Il y a aussi des hommes que l'on devine sensible. A lire sa biographie, je l'imagine comme un personnage d'Evelyn Waugh...
autoportraits 1901 et 1902
William Bruce Ellis Ranken est né à Édimbourg en 1881, le deuxième fils de Robert Burt Ranken, un avocat prospère et son épouse Mary. Il a fait ses études à Eton et à la Slade School of Art avec comme professeur Henry Tonks
Adam’s Work,.
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Cocher des Royal Horse Guards en tenue de sortie : William Bruce Ellis Ranken, vers 1915
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William Bruce Ellis Ranken a été un artiste très prolifique, il a travaillé également à l'huile et à aquarelle et son travail comprenaient des portraits, des portraits d'intérieurs, des paysages et des natures mortes. Parmi ses modèles figuraient des membres de la famille royale britannique et l'aristocratie. Tout au long de sa vie il a voyagé; La France étant une destination particulièrement prisée. Il expose dans pratiquement toutes les grandes galeries et les grands salons de Grande-Bretagne. Il est devenu membre de la société nationale de Portrait, The Royal Institut of Oil Painters, The Royal Institute of Painters en aquarelles, The Royal Society Portrait Painters et la société de Pastel. En 1921, il avait acquis grâce à son succès en Amérique, Warbrook House à Eversley, dans le Hampshire, une propriété du XVIIIe siècle d'un cout substantielle. Il est retourné aux États-Unis dans les années 1920. Il a une exposition personnelle chez Wildenstein & Co., Inc. à New York en janvier 1931 et une exposition de portraits à Knoedler & Co, New York en 1933. Touchés par la crise économique, il retourne en Angleterre et a été contraint de vendre son bien-aimé Warbrook. Il déménage dans l'aile sud de la voisine Farley Hill Place, une autre grande maison de la campagne anglaise, la maison est celle d'une de ses sœurs qui avaient épousé le comtes d'Elgin
son dernier atelier 14 Cheltenham Terrace, Chelsea, London
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un château du Hampshire où il recevait ses amis élégants, comme ce jeune homme représenté dans Hall at Warbrook en 1933 portant le spencer de dragon.
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Comme Sargent, Ranken ne s'est pas mariée. Il mourut subitement à Londres en 1941. Il a été enterré dans le cimetière de l'église Eversley. En janvier 1943, ses mécènes américains et ses amis, qui comprenaient des gens comme Mme Lars Anderson, Mme Otto Kahn, Mme Dave Hennen Morris, Mlle Anne Morgan, Elsie de Wolfe et Mme Ector Munn, organisent une exposition rétrospective de ses oeuvres à la galerie Ferargil à New York. Le contenu de ses ateliers à New York et à Londres, contenaient une centaine de œuvres. L'ensemble n'est pas dispersé qu'en 1946, alors, selon ses souhaits, ils ont été distribués aux musées de Grande-Bretagne par sa soeur, Janette qui avait épousé ami fidèle de Ranken, l'acteur Ernest Thesiger (1879-1961) qui a eu son portrait dessiné par Sargent en 1911. Malgré une vie très active dans la société et les milieux artistiques, le nom de Ranken est à peine connu aujourd'hui, et cela se reflète peut-être le très triste constat que seulement un de ses tableaux est visible pour le public en Grande-Bretagne, son Olga Alberta, baronne de Meyer qu'il a peint à Venise en 1907. C'est à la Leeds City Art Gallery.

Ernest Thesiger par Sargent
1926: 'The garden door.'
1933: 'Hall at Warbrook.'
Ca. 1922: 'Hibicus Flower' and 'An Anglo-Indian Student.' quel est ce jeune homme?
Ca. 1933: Cole Porter,
Comme Sargent, Ranken n'était pas mariée. Comme Ranken, son ami et mentor, John Sargent, était probablement gay. Car il est difficile de croire que c'est un hasard qu'un bon nombre de ses amis soient gay. On peut citer le compositeur Cole Porter, l'écrivain Violet Keppel Trefusis, Mlle Anne Morgan, fille du célèbre banquier, la décoratrice Elsie de Wolfe, son amante, l'agent littéraire dynamique Elizabeth Marbury, Henry Davis Sleeper, le collectionneur, l'acteur Ernest Thesiger qui épousa la soeur de Ranken Janette sur l'instance de Ranken et plus important encore, William Lygon, Earl Beauchamp et son second fils, l'honorable Hugh Lygon, le modèle de Sebastian Flyte, le catalyseur du plus célèbre roman d'Evelyn Waugh. Il ne faut pas oublier que le narrateur du roman est doué pour la peinture. Emprunterait-il certains de ses traits à Ranken?
Violet Keppel. peinte en 1917 par Ranken Fille de la maîtresse du roi Edward VII, elle devient l'amante inconsidérée de Vita Sackville-West. Sa petite-fille est l'actuelle duchesse de Cornouailles.
En 1924 Ranken a peint Lord et Lady Beauchamp et leur famille sont réunis dans le hall de Madresfield.
peint par Ranken en 1927 : L'honorable Hugh Lygon, le modèle de Sebastian Flyte, favori de son père, il fut tué par un homme ivre. Il mourrut d'une fracture du crâne alors qu'il visitait les Jeux olympiques de Berlin en 1936.
1936
jeune joueur de polo, 1920
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Oliver Messel, 1921
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Olivier Messel
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Oliver Messel à dix-sept ans.
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Ils étaient les fils du lieutenant-colonel Leonard Charles Rudolph Messel et de Maud Frances Sambourne ; elle était la fille de Linley Sambourne, l'éminente illustratrice et collaboratrice du magazine Punch. Ces aquarelles de 19 x 14 pouces étaient deux des trois de Ranken soumises à la Royal Society of Portrait Artists pour exposition en 1921. Un troisième croquis - dont on ne sait plus où il se trouve aujourd'hui - représentait leur sœur, l'enfant du milieu, Anne Messel (8 février 1902, Londres - 3 juillet 1992, Nymans). Dès son premier mariage, Anne Messel était la mère d'Antony Armstrong-Jones, Lord Snowdon. Ranken semble avoir été un favori de la famille Messel, peignant non seulement les trois frères et sœurs mais aussi leur père, ainsi qu'un autre portrait d'Anne après son deuxième mariage avec le 6e comte de Rosse.
Oliver Messel dans son atelier - par Angus McBean
Cette photographie montre Oliver Messel dans son studio de Pelham Place à Londres, prise par Angus McBean. Angus McBean était l'un des photographes de portrait les plus importants du XXe siècle et était connu comme photographe de célébrités. McBean est né au Pays de Galles et était le fils d'un arpenteur de mine de charbon.
Portrait of Soldier Study, 1914
Sascha Wolf
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