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photo b.a.

CHEFS-D'OEUVRE DE LA COLLECTION RALPH LAUREN AU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

26 Juillet 2025, 10:09am

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Les vernissages hormis le fait qu'ils flattent les égos des bénéficiaires procurent peu d'avantages à ceux-ci. Néanmoins ils permettent presque toujours aux invités de faire des photos, alors qu'ensuite, cette benoite activité sera rigoureusement interdite. Ce fut le cas mercredi dernier pour la présentation de la collection de belles voitures sportives, qui semblent toutes neuves, du couturier Ralph Lauren, j'ai profité de cette autorisation et je suis heureux de vous en faire profiter.

 

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Paris, avril 2011

 
 

 

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UN GARÇON EN SLIP AU BORD DU BASSIN DU TROCADÉRO L'ÉTÉ 1992

26 Juillet 2025, 10:07am

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Paris, Trocadéro, été 1992

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LES DEUX SAINT JEAN-BAPTISTE DE LA CATHÉDRALE DE GRENADE

26 Juillet 2025, 10:06am

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Grenade, Espagne, avril 2011

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Skate au Palais de Tokyo

25 Juillet 2025, 06:40am

Paris, février 2020 photo B.A

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Stonewall

25 Juillet 2025, 06:39am

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Fiche technique :

Réalisation : Nigel Finch. Scénario : Rikki Beadle-Blair & Nigel Finch. Images : Chris Seager. Montage : John Richard. Musique originale : Michael Kamen. Décor : Charles Ford.
        Durée : 98 mn. Disponible en VO et VOST.

Avec: Guillermo Diaz, Frederick Weller, Brendan Corbalis, Duane Boutte, Bruce Mac Vittie, Dwight Ewell, Luis Guzman et Gabriel Mann.       

Résumé :
      1969 : le jeune Matty Dean (Frederick Weller) venant de son Middle-west natal débarque à New York où il espère pouvoir vivre son homosexualité de manière plus épanouissante que dans sa province. Dès son arrivée il rencontre, dans les jours qui précèdent les événements de Stonewall, deux hommes que tout oppose : La Miranda (Guillermo Diaz), une drag queen portoricaine flamboyante, et Ethan un activiste gay quelque peu coincé. Ces deux personnes vont devenir ses amants et changer sa vie.

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L’avis critique
      Pour commencer, un peu d’histoire communautaire : à New York, dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, dans le cadre d’une vaste opération contre les bars liés à la mafia, la police fait une descente au Stonewall, 53 Christopher Street, dans le quartier de Greenwich village, un bar où les gays se rassemblent car ils ne sont pas acceptés dans les autres établissements. Pourtant, en 1966, les tribunaux new-yorkais ont reconnu aux homosexuels le droit de se rassembler dans des débits de boisson.
Le Stonewall comme bon nombre de bars est géré par la pègre locale, lointain héritage du temps de la prohibition. Son patron, Tony Lauria « Fat Tony », paie sa dîme aux « œuvres » de la police locale et reverse les recettes du soir au parrain de New York, Matty The Horse. Le Stonewall cible volontairement la clientèle gay, car elle est d’un bon rapport. Le bar accueille plusieurs centaines de personnes le week-end mais il ne possède pas de licence. Le patron est obligé de graisser la patte des officiers de police du 6e district pour ne pas voir son établissement fermer. Outre des gays et des travestis, sa clientèle comprend de nombreux émigrés clandestins, autant de raisons pour que les autorités s’y intéressent.

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Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, vers deux heures du matin, huit officiers du New York Police Department pénètrent dans le Stonewall. Ils effectuent un contrôle d’identité musclé de la clientèle, majoritairement afro-américaine et portoricaine, qui résiste. Ce raid était différent des interventions précédentes. Habituellement, les propriétaires étaient prévenus à l’avance par un informateur au sein même de la police qu’une descente aurait lieu. Ces « visites » avaient souvent lieu assez tôt dans la soirée pour permettre une réouverture rapide du bar.
Mais cette nuit-là, les policiers ferment l’établissement et jettent les clients un par un à la rue après avoir procédé au contrôle des identités. Deux cents jeunes gens sont expédiés sur le pavé. Au lieu de se disperser dans la nuit comme d’habitude, ils se massent sur les trottoirs aux alentours. Un barman, le portier, et trois travestis sont arrêtés et traînés vers un fourgon de police. Un petit groupe de travestis se lance à leur rescousse. La tension monte. Des bouteilles de bière et des briques volent en direction des policiers. L'histoire veut qu'un travesti, Sylvia Rivera, ait jeté la première bouteille sur les policiers. Les travestis, blacks, latinos, prostitués, étudiants, gays et lesbiennes du quartier sont rameutés. Ils contre-attaquent et disputent le terrain à une police en difficulté. Surpris, les policiers battent en retraite et, comble de l’ironie, se réfugient dans l’établissement. La foule, qui dépasse les 400 personnes, hurle des injures et tente d’enfoncer la porte du bar. Un manifestant essaie de mettre le feu à l’établissement, sans succès. Un parcmètre est arraché et vient coincer la porte du bar, bloquant plusieurs officiers à l’intérieur. La foule continue à grossir. Un feu de rue éclate. Treize personnes sont arrêtées et seront déférées devant la justice. Les renforts demandés sont accueillis par des jets de bouteilles. Des homosexuels prévenus qu’il se passe quelque chose au Stonewall arrivent de toute part. Au petit matin, la foule atteint 2 000 personnes. Elle lance des bouteilles et des pierres aux 400 policiers arrivés sur place. La police finit par envoyer la Tactical Patrol Force, une unité de police anti-émeute, alors habituée à lutter contre les opposants à la guerre du Vietnam. Ces hommes parviennent à disperser les manifestants.

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Craig Rodwell, qui avait créé en 1967 dans la Christopher Street la première librairie d'auteurs gays au monde, la Oscar Wilde Memorial Bookshop, a ameuté la presse. Les journalistes assisteront à plusieurs jours de combats, qui se poursuivront dans la rue. En effet, si le 28 juin, l’émeute se calma, la foule revint les jours suivants. Le soir du 29, un groupe de 500 personnes descend Christopher Street en chantant des slogans pro-pédés. La police anti-émeute charge à la matraque avec une extrême violence et fait de nombreux blessés. Le 9 juillet a lieu le premier « Gay Power Meeting ». Au total, les échauffourées durèrent cinq jours, toutes les brimades dont les homosexuels avaient été victimes précédemment refaisant surface. Mais comme le dit un des personnages du film : « À chacun sa légende de Stonewall... »

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Retour au calme : la dernière fois que je suis passé dans le Village, en septembre 2007, la lumière du printemps irisait les trottoirs proprets de Christopher Street que bordaient de coquets commerces arborant presque tous sur leur vitrine le « rainbow flag ». L’Oscar Wilde bookshop qui a déménagé au n°15 de la rue offre, dans sa tortueuse caverne, toujours autant de trésors que naguère. Ce jour-là, les gardiennes du temple étaient deux charmantes et compétentes lesbiennes qui étaient en âge d’avoir connu les horions de la police dans cette même rue. Le quartier, tout en étant resté gay-friendly, n’a plus grand-chose à voir avec celui du temps des émeutes. Il s’est embourgeoisé et policé comme le reste de New York, aujourd’hui une des villes les plus sûres du monde depuis les actions de son maire Guiliani à la fin des années 90. Guiliani, encore un Républicain atypique (du Great Old Party), dirige la ville depuis 1994, alors qu’aux élections présidentielles de 2004 le candidat démocrate, John Kerry, a obtenu 74 % des voix.

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Du coté de Christopher street en septembre 2007 (photos B.A)

Depuis, ces événements sont considérés comme l’acte fondateur de la libération des gays. Ils sont commémorés de par le monde, le dernier samedi de juin, le Christopher Street Day, par une gay pride.
Aujourd’hui, peu sont parmi ceux qui se trémoussent en suivant les chars de la gay pride parisienne savent que c’est l’anniversaire d’une révolte de gays quelque part dans le sud de Manhattan qu’ils honorent. Pourtant cette geste n’est pas complètement oubliée, même parmi ceux qui n’étaient pas encore nés alors, comme en témoigne cet extrait de l’excellent blog de Matoo : «  (…) Je sais que je suis un peu le seul à le penser (arf), il s’agit de la commémoration des événements de Stonewall de 1969. Et au-delà, j’y vois la célébration de l’activisme gay depuis 1968 en France. En se pavanant librement et fièrement sur le goudron, on rend finalement hommage à tous ces hommes et femmes qui ont lutté pour notre affranchissement. Et ce ne sont pas les « look hétéros » qui ont été les plus en verve, mais certainement les premiers à en bénéficier aujourd’hui. » ou encore ces phrases       signées Conrad sur un site en déshérence depuis 2002 : « Si vous êtes de ceux qui regrettent la présence des travelos aux marches, souvenez-vous qu'ils ont ouvert la voie. Si vous regrettez qu'on ne voit qu'eux à la télé, souvenez-vous que les médias montrent ce qu'ils veulent, ils n'ont pas besoin de nous pour mentir. Le travail de tolérance et de respect doit se faire tous les jours et par tous, travestis ou non. Je ne suis pas out, au boulot. Mais j'admire la force de ces gens qui ont le courage de s'exposer au jugement d'autres gens qui ne les comprennent finalement pas. Je ne suis ni travesti, ni drag-queen et je n'en ai jamais connu d'assez près ni assez bien pour en parler, je pourrais écrire des pages entières à les idéaliser, mais à quoi bon ? Pensez ce que vous voulez, habillez-vous comme vous voulez, moi, le 1er juin 2002, je marche. »

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En France, il faudra attendre le printemps 1971 pour que soit créé le FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) et c’est seulement le 25 juin 1977 qu’eut lieu la première gay pride parisienne.
      Le film, qui d’ailleurs devrait plutôt s’appeler Avant Stonewall car seulement les dix dernières minutes relatent en une remarquable synthèse l’émeute, présente habilement mais trop brièvement le contexte historique de cette période : celui international, la guerre du Vietnam mais aussi interne au mouvement gay. Celui-ci était alors représenté par la Mattachine Society qui est montrée ironiquement au travers des réunions auxquelles assistent Matty, le héros du film. Ce groupe œuvrait discrètement pour donner plus de droits aux gays. Le mouvement voulait que les homosexuels se fondent dans la société, s’intègrent et ne soit en rien discernables des hétérosexuels, un peu l’équivalent de ce qu’était en France Acady.
Il faut savoir que si l’intervention de la police a provoqué de telles réactions, c’est certes que Judy Garland venait de mourir mais que surtout cette descente de police inopinée était comme un retour aux années précédentes. En effet, la tendance était à la tolérance envers les gays depuis l’élection en 1965 à la mairie de New York de John Lindsay, un Républicain qui présentait un programme de réformes, et celle de Dick Leitsch comme président de la Mattachine Society à New York. La police diminua sensiblement ses descentes à partir de 1965. Petite précision, le Parti Républicain était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui sous la présidence de Bush, en particulier à New York où il était alors dominé par deux libéraux : John Lindsay et Nelson Rockefeller.
Au moins depuis Alexandre Dumas et Walter Scott on sait que la fiction est le meilleur moyen pour immortaliser des jours que l’on veut fameux. Mais pour que le roman ou le cinéma fasse de beaux enfants à l’Histoire, faut-il encore que la fiction soit puissamment incarnée par des héros auxquels le lecteur ou le spectateur puissent s’identifier. C’est ce qu’a imparfaitement réussi Nigel Finch.       

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        Le film démarre sur des témoignages, ce qui est une bonne idée qui malheureusement ensuite sera abandonnée, puis il nous entraîne très vite dans l’histoire de Matty qui débarque de sa lointaine province et qui tombe amoureux de la première personne qu’il rencontre, un joli travesti latino qui va lui servir de guide dans ce gay New York de 1969, où comme par hasard il va rencontrer immédiatement un échantillonnage de la communauté gay. La ficelle scénaristique est un peu grosse et par conséquent, on a bien du mal à s’identifier à Matty.
Le scénariste ne fait entrer véritablement le romanesque que dans la dernière demi-heure de son film, ce qui est beaucoup trop tard.
        Stonewall hésite constamment entre le film militant et sociologique, la comédie romantique et le musical. Cette absence de choix déconcerte le spectateur, le réalisateur ne parvenant jamais à mêler harmonieusement les trois veines de son inspiration. Le choix d’inclure des interviews de témoins des événement était judicieux. Ce procédé a fait flores depuis. Les frontières entre fictions et documentaires tendent à se brouiller. Il était très novateur en 1996 et on ne peut que regretter que Finch ait abandonné cette tentative et ne soit pas allé au bout de son idée. Pas plus qu’il soit allé au bout de sa volonté de transformer ce film historique en musical, ce qui aurait encore plus dynamisé Stonewall dans lequel les morceaux chantés s’intègrent mal. On voit bien que le modèle est Torch Song         Trilogy (1988) mais jamais Finch, comme le fait Fierstein, nous prend aux tripes avec son histoire d’amour entre le gay candide et le travesti romantique et blessé par la vie. Il ne parvient pas complètement non plus à mêler analyse sociologique et historique avec ses histoires d’amour. Les personnages sont trop archétypaux pour nous émouvoir. Ils sont cependant servis par des comédiens de grand talent.

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        On comprend bien que le réalisateur a voulu dépeindre les émeutes par le biais de la vie de ces quelques personnes mais cela manque terriblement de chair. En revanche, il est juste historiquement d’avoir donné le premier rôle à une drag-queen portoricaine car ce sont elles qui furent en première ligne face à la police. Comme de bien montrer l’implication de la mafia dans ce monde de la nuit ainsi que la corruption de la police.
Il est indéniable que le film est parcouru d’une énergie et d'une force de conviction qui ne se démentent jamais. Il ne tombe jamais non plus dans le glauque et le misérabilisme, bien que le film comporte quelques scènes dramatiques.
Il est paradoxal qu’un grand événement de l’histoire américaine, cette prise de la Bastille gay, comme le qualifie Edmund White, soit transposé au cinéma par un cinéaste britannique, tout comme l’un des épisodes du 11 septembre le fut par Paul Greengrass dans Vol 93.

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        Pour son premier film Nigel Finch s’est entouré de solides professionnels, ce qui n’empêche pas la flamboyance comme en témoigne la vie de son scénariste, Rikki Beadle-Blair (le créateur de l’incroyable série Metrosexuality), qui est un véritable roman. Il naît en 1962 à Bermondsey, au sud de Londres. Il est élevé par une mère célibataire, Monica Beadle, conseillère sociale et lesbienne. Originaire de Jamaïque, elle émigre à l’âge de 12 ans en Angleterre, où elle sera la première enfant noire dans son école à Peckham. À 16 ans, enceinte de Rikki, et alors que sa mère vient juste de mourir, elle est jetée à la rue par sa sœur. Rikki entre à l’école alternative de Bermondsey où les enfants étudient uniquement les matières qui les intéressent. Rikki se consacre exclusivement au cinéma et au théâtre. Il existe dans les actualités télévisées de la BBC un documentaire qui traite de Rikki enfant acteur à Bermondsey dans les années 70. À 17 ans, il donne des concerts a capella dans une librairie gay, The Word, dans le quartier de Londres de Bloomsbury. À la fois danseur, artiste de cabaret, musicien rock, acteur, chorégraphe, metteur en scène, scénariste, il parcourt le monde, danse et monte des shows dans des cabarets, présente une chorégraphie de strip-tease à... Bagdad. Il sera même assistant dans un spectacle de serpents. Il se fixe ensuite à Londres où il dirigera nombre de mises en scène en marge des circuits traditionnels. Il interprète Hamlet, mais son rôle préféré restera Blue, un punk junkie héroïnomane de Liverpool dans le film Sirens au début des années 90. Il obtient le prix du meilleur scénario         pour celui de Stonewall. Ensuite, il se consacre essentiellement à l’écriture de scénarios pour la BBC, Radio 4 et Channel 4, de courts métrages et pièces radiophoniques dont il interprétera lui-même certaines. Il participe aussi à des projets en collaboration avec le Théâtre national de la jeunesse. En 1998, Rikki travaille avec le cinéaste David Squire pour Captivated, film à un seul rôle qu’il écrit et interprète, puis A Dog’s Life, un court métrage qui remporte de nombreux prix. L’année suivante il crée         Metrosexuality (DVD édité par BQHL), une série en six épisodes pour Channel 4. Il est à la fois scénariste, metteur en scène, premier rôle et compose aussi la musique avec Mark Hawkes. En 2001, il adapte Take it Like a Man, une biographie de Boy George dirigée par Kfir Yefét pour la BBC.
Nigel Finch n’aura pas vu terminé son premier film pour le cinéma. Il meurt du sida avant qu’il soit complètement finalisé. Sa post-production est assurée par sa productrice, Christine Vachon. Cette dernière est une figure importante de la cinématographie gay. Elle a également produit entre autres : Poison, Swoon, Postcards From America, Go Fish, Safe,         Kids, I Shot Andy Warhol,  Kiss Me, Guido. Auparavant Finch a été monteur et         producteur de la série Arena pour la BBC 2. Arena lui valut cinq Oscars anglais de la télévision et de nombreuses citations internationales. Dans cette série, il réalisa des         films sur l'hôtel Chelsea, le photographe Robert Mappelthorpe et une biographie en cinq parties des Rolling Stones. The Vampyr : A Soap Opera fut récompensé par le Prix Italia en         1993. Stonewall est donc son premier et dernier film pour le cinéma.
        Chris Seager, le directeur de la photo est aussi, entre autres, celui de Beautiful Thing et d’Indian Summer (deux excellents films gays).

Le film a reçu le premier prix du Festival du film à Londres et le prix du public au Festival du film gay et lesbien de San Francisco.
        Stonewall, que l’on doit considérer comme inachevé, est un hymne à la tolérance et au courage de s’affirmer. Malgré ses imperfections, c’est un spectacle agréable et surtout indispensable pour la connaissance de l’histoire de la communauté gay.
                     

       

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Les dieux nus de Claude Michel Cluny

25 Juillet 2025, 06:36am

 

 

 

Je vais essayer dans ce billet de me conformer aux désirs de l’auteur: << qui est un bon lecteur, est aussi, ce qui ne doit pas être si aisé, l'interlocuteur rêvé : tour à tour chaleureux, ironique sans agressivité, connaissant le texte, frayant à l'auteur la voie étroite de l’auto-commentaire. >>. C’est ainsi que Claude Michel Cluny défini le « bon lecteur ». Tentons d’en être un.

« Les dieux nus » est le tome V du journal de l’auteur. Il couvre les années 1978 et 1979. Cluny est né en 1930, il a donc 48 ans quand commence ce tome du journal qui n’a été publié qu’en 2006, ce qui a laissé le temps à C.M.C de l’émonder, ce qu’il n’aura pas manqué de faire…

Chaque volume de ce journal de C.M.C est une invitation au voyage. Cette fois ce sont les Etats-Unis qu’il parcourt, principalement en train. De la Nouvelle Orléans à la Floride, de Seattle à Chicago. Un peu plus tard il nous emmènera avec lui dans un ubuesque périple au Soudan pour un improbable projet cinématographique. Le temps de vaquer à ses occupations parisiennes, dont beaucoup restent floues pour le lecteur, il repartira pour une escapade vénitienne puis sans trop s’attarder sur les rives de la Seine il repartira pour les Etats-Unis cette fois pour sillonner l’ouest américain, la Californie, le Nouveau Mexique, Las Vegas…

Une fois de plus, il montre dans ses récits de voyage qu’il est un des plus grands écrivains paysagistes de langue française, l’égal d’un Nicolas Bouvier, mais en ce domaine c’est surtout à paul Morand, qu’il cite à plusieurs reprises, qu’il fait penser par sa façon de voyager, par ses réflexions sur les manières de vivre et sa détestation du tourisme de masse.

Jamais notre diariste, même s’il en a la tentation, s’abstrait de la rumeur du monde dans ces années là c’est la révolution iranienne et le génocide au Cambodge qui le préoccupe.

Le journal pour C.M.C est aussi le journal de ses amours, en l’occurrence, au début de 1978, celui qu’il éprouve pour un garçon de 17 ans, Dominique que CMC surnomme « l’escholier »*. Il réapparaitra de façon sporadique dans les tomes suivants du journal. L’escholier est bientôt supplanté par un Thierry du même âge. A ce propos, je m’interroge sur les rapports amoureux de l’auteur. Il semble beaucoup s’investir dans ceux-ci jouant volontiers les pygmalions ce qu’il fait pour l’escholier, comme il le fera plus tard pour « les Dioscures ». L’escholier est encore lycéen et visiblement issu d’un milieu modeste et doté de parents accommodants (il semble vivre seul avec sa mère). Je constate que lorsque le sujet a pris de l’âge, C.M.C s’en désintéresse, sa sollicitude s’évapore et il garde que des relations distendues avec celui qui a pourtant, durant quelques temps, été le réceptacle de son savoir et de sa sollicitude. Peut être ai-je pratiqué ainsi, mais je ne m’en souviens plus, à moins que je veuille l’oublier… C’est du moins ainsi que j’analyse les pratiques amoureuses de l’auteur. Mais il est vrai que l’on ne connait pas de quelle manière évolueront ses rapports avec « les Dioscures » puisque, hélas l’édition du journal s’est arrêtée au tome X alors que les quatre autres tomes suivants étaient prêt à être édités.  Mais il y a des exceptions au relative désintérêt de C.M.C pour ses amours anciennes, par exemple envers Béto, son ami brésilien, qui, en 1978, a trente ans et lui rend visite ce dont C.M.C. est très heureux, il l’emmène chez sa mère qui est ravie de le revoir**… Par ailleurs on comprend, à demi mot qu’il lui est arrivé d’user de gigolos, cela sans doute exceptionnellement. Ce n’est pas moi qui lui jetterait la pierre.

Chez C.M.C le poète est toujours présent ce qui nous vaux presque à chaque page des bonheurs de style, des accouplements inattendus de mots, des images qui nous font nous envoler loin de la page, comme ici: << La sérénité de Goa et les splendeurs du Rajasthan, ce rêve d’architectes qui auraient frotté sur leur coude la lampe d’Aladin, des couleurs du ciel empire Moghol, les ocres, les pourpres, les ors, les crépuscule jade et turquoise…>>.

Ses bonheurs d’écriture touches parfois des sujets inattendus: << Les W.C. dans le jardin, guérite d’où voir venir de loin les temps modernes.>>

Le temps comme il l’est toujours dans les grandes oeuvres est une interrogation majeure de l’écrivain: << Les ombres s’allongent terriblement, qui font nos amours si belles, nos désespoirs si nets, notre temps si compté.>>, << Tu voudrais arrêter le temps prendre le visage aimé entre tes mains, le confier à l’heure qui passe afin qu’elle s’arrête, qu’elle fixe à jamais la perfection du bonheur d’aimer - qu’elle admette cette illusion du temps suspendu, des amours parfaites, des erreurs effacées, des déchirements aussi anciens que l’amour d’aimer.>>

L’amitié tient une grande place dans la vie de C.M.C. Dans ce tome il fréquente particulièrement Guibert et Zouc, Alice Sapritch et aussi Jean-Louis Bory broyé par la dépression qui lui sera fatale. Il tient une sorte de journal du naufrage de Jean-Louis Bory.

Plus par obligations professionnelles que par gout, il côtoie le milieu littéraire, artistique et journalistique parisien ce qui lui donne l’occasion de brosser des portraits souvent cruels: << Jean d’O, le zéro des 40.>>, << Chéreau, un petit maitre à talons rouges se déhanchant pour faire croire qu’il pense.>>, << Mary Marquet, un mètre quatre vingts et des pieds qui entraient en scène deux alexandrins avant elle.>>, mais aussi de faire de fines analyses: << Il m’a toujours paru qu’il y avait quelque chose de faussé, voire de faux dans le rapport de Barthes à l’écriture: il ne lui fait pas confiance, il la craint pour ce qu’elle révèle en dépit de soi. Il est un voyeur des textes, et la passion, fut-elle une passion froide, qui anime tout véritable écrivain lui fait peur.>>, << Guitry, Anouilh, théâtre de répliques sans personnages, où des pantins échangent des mots comme autrefois les cocus échangeaient des balles.>>.

Un peu comme les carnets de Montherlant, C.M.C. parsème son journal d’aphorismes et de réflexions morales: << Séparer la sexualité de l’amour: une manière de donner du temps au bonheur.>>, << Le nationalisme n’est souvent que la réduction du politique à une pulsion primaire, dont les foules aiment à s’aveugler.>>

C.M.C n’est pas sans s’interroger sur le fait de tenir un journal en se référant à d’autres prestigieux pratiquants de cette discipline: << Pour Green et pour Gide à ses débuts, le journal s’irriguait à la source du non dit. Une oeuvre, fut-elle de nature romanesque, se fortifie de ses réserves qui le jour venu, en se révélant emportera l’obstacle du doute, emportera les hésitations. >>. Cette intéressante remarque donne un alibi au diariste pour ne pas tout révéler, ce qui n’est en général pas le projet de celui-ci… Ou encore sur le même sujet: << C’est une discipline qu’un journal, mais je m’y astreins non sans plaisir. C’est Gide qui avec Léautaud, a fait du « journal » le miroir du temps et le miroir intérieur.>>.  Son intérêt s’étend bien sûr à d’autres modes littéraires: << Savoir en quelques lignes, le temps d’un oeuf à la coque et d’un toast avec le thé du matin, boucler un destin ou défaire sans y toucher un noeud gordien romanesque, voila bien à quoi excellent les nouvellistes anglo-saxons.>>

C.M.C rend compte, mais assez brièvement de ce que l’on pourrait appeler sa vie culturelle, cinéma bien sûr puisqu’il est partie prenante dans le dictionnaire du cinéma qu’édite Larousse, mais aussi théâtre, il n’est pas tendre avec les mises en scènes de Vittez et comme il se doit pour un écrivain, la littérature, s’il lit constamment ses lectures ont relativement peu d’échos dans son journal. Les dieux nus me font entrevoir ce que je pensais déjà. C.M.C au fond n’aime pas le roman, même s’il lit avec plaisir certains romanciers comme Graham Green, mais il n’aime pas ceux de Modiano: << Les roman de Modiano sont des meringues nappées de brouillard.>>. Cette constatation m’amène à m’apercevoir que pour être un grand diariste, et même un moins grand, on ne peut pas être vraiment un romancier. Pour tenir son journal, il faut être empli de soi-même, il n’y a plus de place pour les personnages d’un roman. Vous me rétorquerez qu’il y a des exceptions mais elles sont rares, Julien Green certainement et peut être Gide; mais oncle André n’a selon son propre aveu, écrit qu’un roman, « Les faux monnayeurs » mais est-ce vraiment un roman ? N’est-ce pas plutôt une auto-fiction dans laquelle la fiction aurait pris le pas sur l’autobiographie, contrairement à la plupart des auto-fictions que l’on peut lire aujourd’hui dans lesquelles la fiction n’a qu’une minime part.

Un journal est surtout le portrait de son auteur mais celui de C.M.C fait un peu exception à la règle, bien des pans du personnage reste dans l’ombre; pourtant j’ai déjà lu plusieurs centaine de pages de « L’invention du temps », titre générique qui coiffe tous les volumes du journal de C.M.C. Je commence donc à connaitre un peu le personnage, d’autant que dans « Les dieux nus », une fois n’est pas coutume, notre diariste laisse entrevoir quelques fragments triviaux de son quotidien. Oh rassurez vous rien des épanchements hypocondriaques d’un Amiel ou d’un Renaud Camus, très peu de choses sur ses soucis de trésorerie, on n’est pas chez Brenner mais tout de même une légère ouverture sur le quotidien prosaïque de l’auteur. Malgré cela je ne comprend toujours pas comment financièrement il parvient à faire autant de voyages et en plus presque toujours en première classe. Ceux qui verront dans cette interrogation un soupçon de jalousie n’auront pas forcément tort… Et puis il ne descend presque que dans des hôtels de première catégorie. Ce que j’approuve complètement. Pourquoi en voyage être plus mal que chez soi? Mais justement nous apprenons que C.M.C habite un studio rue de La Harpe et cela depuis douze ans. Il me semble qu’il y a un hiatus entre habiter un studio et retenir des suites dans les hôtels mais à la fin du volume notre globe-trotter se rend acquéreur d’un appartement plus vaste avenue Parmentier…

Mais au delà de mon verbiage ce qui fait l’immense qualité du journal de Cluny c’est, que comme Flaubert, il hausse la prose à la hauteur de la poésie. Cluny est l’héritier à la fois de Flaubert et de Morand.

 

  • On peut espérer que l’ « escholier » et Thierry soient toujours de ce monde, ils seraient aujourd’hui aux abords de la soixantaine. Si par miracle ils lisaient ces lignes j’aimerais beaucoup avoir leurs témoignages sur Claude Michel Cluny. Cet appel s’étend à tous ceux qui ont connu l’écrivain.

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CHAT ET STREET ART À GRENADE

25 Juillet 2025, 06:35am

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Grenade, Espagne, avril 2011

 

 

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Sur les plages de Naxos

24 Juillet 2025, 06:35am

Naxos, juillet 2020, photo B.A

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Hockney à la Fondation Vuitton (1)

24 Juillet 2025, 06:34am

Portrait de son père, Premier tableau vendu par David Hockney alors qu'il n'avait pas encore 20 ans.

Paris, juillet 2025, photo B.A.

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LES JARDINS DU GÉNÉRALIFE À GRENADE

24 Juillet 2025, 06:33am

Le plus grand plaisir que peut offrir l'Andalousie est à mon sens celui de se perdre dans ses jardins. Ci-dessous vous trouverez quelques images, j'espère évocatrices, de ceux du Généralife qui se trouvent dans l'ensemble de l'Alhambra ( la rouge en arabe) de Grenade.

 

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Grenade, Espagne, avril 2011

 
 

 

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