Sur les plages de Lagos
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un regard sur les arts et les lettres
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C'est lors d'une de mes errances à la FNAC des Halles à Paris, librairie où je traine plus que je n'achète, préférant pour mes emplettes des librairies d'une taille plus humaines et plus compétentes, que j'ai découvert un album sur un peintre dont à ma grande honte j'ignorais tout. Le livre, qui est bien nommé, est "Mathurin Méheut, voyage d'un peintre breton au Japon", le titre ne ment pas sur la marchandise. L'album se compose essentiellement des croquis que notre Mathurin Méheut (1882-1958) a pris sur le vif lors de son voyage et des reproductions des toiles, que bien après son périple, il a réalisées en France se souvenant des paysages japonais. Malheureusement son escapade japonaise a été écourtée par la guerre de 14 et l'artiste a du quitter l'archipel pour combattre en France, ce qui nous prive de ses images sur Tokyo où il n'a pas eu le temps d'aller. Méheut a donc principalement croqué Nara, Kyoto et Miya Jima. Notre peintre avant ce voyage, réalisé grâce au mécénat, n'était jamais sorti de France, ce qui nous vaut des considérations d'une grande fraicheur sur le pays qu'il découvre. Maleureusement les descendants de l'artiste, grâce leur soit rendue pour avoir exhumé les merveilles de leur aïeul, n'ont pas laissé toute la place qu'ils auraient pue aux lettres illustrées que le peintre envoyait à ses proches. Ils ont trop souvent pris cette précieuse place pour raconter leurs recherches et comme ils ne semblent pas avoir inventé le chouchen, cela n'a strictement aucun intérêt. Il n'en reste pas moins que ce superbe album est indispensable à tous les amoureux du Japon et de la peinture, ce qui devrait faire pas mal de monde.
Le livre m'a d'autant touché que Méheut a peint des lieux où je me suis rendu presque un siècle après lui et que j'ai photographiés parfois presque du même angle qu'il les a peints. Un bel album à ranger entre ceux de Florent Chavouet (voir ce billet et de Rémi Maynègre.



sanctuaire Yasaka à Kyoto

le port d'Osaka

teinturiers à Osaka

escaliers bordés de lanternes de pierre à Kasuga, Nara

torii et lanternes de pierre à Kasuga, Nara

galerie rouge à Nara

Kongo, gardien de gauche de l'entrée sud du Todai-ji, Nara

fontaine du temple de Miyajima

Torii dans la mer à Miyajima

















Je réitère mon appel. Si vous avez des informations sur Karel Egermeier soyez assez aimable pour me les communiquer. Si vous avez une idée sur les lieux et la datation éventuelle des photos ci-dessus n'hésitez pas à m'en faire part.
Commentaires lors de la première parution du billet:
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Après Pompei j'ai continué mon immersion dans la culture régressive du péplum gore avec 300, naissance d'une nation qui était plus ou moins annoncé comme la suite de 300, en fait ne se déroule pas après, mais pendant ce qui s'est passé durant le premier film.
Avant d'aller plus loin, pour ceux qui aurait oublié leurs cours d'Histoire, petit rappel historique: Les "Guerres Médiques" sont la résistance des cités grecques, menée par Athènes et Sparte, face aux tentatives d'invasion par l'Empire perse. Il y eut deux Guerres Médiques. La Première (- 490 avant JC) qui fut menée par l'empereur perse Darius en réponse au soulèvement des Grecs (la révolte de l'Ionie) qui cherchaient à contrecarrer l'expansionnisme perse et la domination de leur empire sur les productions de blé de bois. La Seconde Guerre fut commandée coté perse par Xerxès (Rodrigo Santoro), devenu empereur à la mort de son père. Il y eu deux batailles capitales : celle des Thermopyles (voir le film « 300 » mise en scène par Zack Snyder en 2006, dont « 300 la naissance d'un empire » est à la fois une préquelle et une sorte de suite. Les deux sont des adaptations des romans graphiques de Frank Miller ) et la Bataille de l'Artémision (dans le film les batailles navales d'Artémision et de Salamine sont quasiment fondue en une seule). La première fut terrestre avec le sacrifice légendaire du roi Léonidas ; la seconde s'est déroulée majoritairement sur mer (dans le détroit de l'Artémision), les grecs étaient menés par le général athénien Thémistocle. Les deux batailles se déroulèrent à la même époque (- 480 avant JC).

Dans « 300 » de où l'on avait vu la phalange des amis des vaillant spartiate massacré par les odieux perses qui n'avait du leur victoire qu'à la traitrise d'un scrofuleux spartiate qui aurait du par bon sens esthétique être éliminé dès sa naissance. Cette fois ces barbares de perses (qui ont tout de même une bien belle capitale tout en ayant un goût sur question mobilier, je suis très envieux du page de Darius) veulent débarquer, façon Normandie 44, à Athènes pour réduire les athéniens en esclavage et détruire la perle de l'occident. Heureusement Thémistocle (Sullivan Stapleton) à la tête d'une poignée de trirènes va dans une colossale bataille navale à Salamine réduire en buchettes l'armada perse conduite pourtant par la courageuse et très cruelle Artémise (Eva Green) qui si j'ai bien compris n'était pas tout à fait perse mais avait du sang grec, bon sang ne saurait mentir... Néanmoins les perses emmenée par le dieu-roi Xerxès réussissent à détruire Athènes.
Je suis sortie de cette boucherie en 3 D comblé. Tout d'abord j'ai eu mon compte d'enslipés musculeux et glabres. Je vous recommande particulièrement le jeune Calisto, joué Jack O'Connell qui a dix sept ans (dans le film) arbore des bras qui ressemblent aux cuisses d'un sprinter du tour de France et des abdos en barres de chocolat qui devraient repaitre jusqu'à satiété les plus gourmands en la matière. C'est la plus grosse surprise de la distribution car il y a quelques années dans la série Skins, dans le rôle de James Cook, il ne laissait pas augurer une telle métamorphose. Sa plastique m'a ravi jusqu'à la dernière image, car, bonheur, la jeune belle plante survit au carnage. Autre motif de satisfaction voir ces enturbannés de perses (qui allez savoir pourquoi m'ont rappelé nos perfides irakiens ou afghans de nos actualités télévisées) prendre une palanquée de talmouses dans le burnous. Je sors de ces représentations de roustées de bistres, repu, et ainsi, je n'ai pas besoin de voter Front National le lendemain, d'où l'intérêt républicain d'un tel film; ce qui n'a peut être pas sauté aux yeux de nos critiques circonscrits dans le centre de la capitale. Et puis pour les amateurs de péplums dont vous avez du comprendre que je suis du nombre, « 300, la naissance d'un empire » est une immense nouveauté, nous avons là le premier péplum maritime (si un spécialiste peut m'en indiquer d'autres je suis preneur) car à part la scène des galériens dans « Ben-hur » je ne me souviens pas d'avoir vu de batailles ou de séquences maritime se déroulant dans l'antiquité sur un écran.

Ce deuxième volet des 300 s'inscrit dans le nouveau courant du péplum gore lancer par la série Spartacus.
Les acteurs qui ne sont pas que des gros bras tiennent très correctement leur partition. C'est d'autant plus méritoire qu'en raison des effets spéciaux, ils jouent le plus souvent sur fond de toiles vertes pour permettre les incrustations des décors antiques à l'image. Les personnages manquent un peu d'épaisseur d'ou une difficulté à s'identifier à eux et à vibrer à leurs malheurs. Clairement la psychologie est sacrifiée au profit du spectaculaire guerrier. Si Eva Green est parfaite, Sullivan Stapleton manque un peu de Charisme pour incarner Thémistocle.

Cinématographiquement la continuité avec « 300 » est parfaite. On retrouve dans « 300, La naissance d'un empire » tout ce qui a fait le succès du premier, sa photographie si particulière, ses ralentis et accélérations.
Contrairement à ce que l'on pourrait penser de prime abord le film n'est pas si éloigné de la réalité historique. La seule grosse entorse par rapport à la réalité est que Thémistocle n'a pas tué Artémise (et ne l'a probablement pas sodomisée comme on le voit dans le film!). Elle a survécu bien des années à la bataille de Salamine. Bon le scénario du à Zack Snyder et Kurt Johnstad fait de Thémistocle un chantre de la démocratie alors qu'il est plutôt connu historiquement pour ses penchants tyranniques et son absence total de scrupule mais ses talents de stratège sont bien mis en valeur.
Les amoureux des bateaux et de l'antiquité seront subjugués par toutes les séquences de batailles navales. L'apparition de l'armada perse au somment de la vague est un grand moment de cinéma.
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Guatemala City, aout 1989, photo B.A


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Vincennes, avril 1990, photo B.A
Bruno24/11/2014