Breno Freitas













un regard sur les arts et les lettres













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La villa de Christian Dior
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Buste de Christian Dior dans la roseraie du parc
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Granville, mai 2026
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Paris été 1991,
Villa mauresque est un livre mélancolique. Sans doute parce que c'est le fantôme de Somerset Maugham, qui errant dans sa chère maison nous raconte sa vie, en commençant par son enfance.
Je n'ai jamais rencontré Somerset Maugham. Je ne suis pas plus allé me promener du coté de sa villa mauresque pourtant j'ai l'impression de l'avoir connu tant Edouard Mac Avoy dans son atelier du cherche midi à l'ombre des grands ficus qui s'y épanouissaient dans l'entêtante odeur de la peinture. Je ne doute pas qu'également le fantôme du peintre y règne encore.

Somerset Maugham photographié en 1951 par Edward Quinn devant son portrait par Mac Avoy


avec Alan Searle en 1953 à la villa Mauresque
En 1946, le peintre écrivait à propos de l'homme de lettre: << Somerset Maugham me reçoit à 11 heures ce matin, vieilli, c'est à dire embelli. Il y a six ans, j'avais constaté déjà une mystérieuse influence asiatique qui prenait possession de ce visage de grand seigneur anglo-saxon. Aujourd'hui, je retrouve un masque bouddhique pur. Sagesse, renoncement, paix profonde née d'une désillusion entière. Et cette gaieté qui est la gaieté du scepticisme. >> plus loin dans son livre de mémoire, « Le plus clair de mon temps » Mac Avoy écrit: << La mauresque, où Somerset reçoit comme un maharadjah: le confort, le luxe, la beauté, les tableaux rares, les jardins, la piscine bleue. Maugham, parfaitement nu, et sa souveraine aisance, plongeant tel un jeune homme...>>. Presque vingt ans plus tard Mac Avoy à une de ses (sa?) dernières visite à la Mauresque: << Ai-je vu tout à l'heure Somerset pour la dernière fois? Alan est bouffi, grossi, triste. Il voit décliner Willy. Il sait qu'au lendemain de sa mort, il sera chassé par Lady Hope de la Mauresque. Somerset ressemble à un très vieil aigle déplumé, qui se traine. Il est sourd. Je hurle en anglais. Il me semble qu'il comprend mieux. Il montre à Lillian Kaufmann le portrait que je peignais en 1947 et qui est exactement le Somerset d'aujourd'hui. Il dit le bien que Braque pense de ce portrait. Son charme singulier subsiste, mais le bégaiement est devenu terrible.>>.

Mac Avoy lui aussi a résidé souvent sur les bord de la Méditerranée le jardin de sa maison dégringolait dans les flots. Son corps repose dans un petit cimetière tout près de là...
Cocteau disait de son confrère anglais: << Il y a chez Maugham un besoin extraordinaire de duchesses et un besoin extraordinaire d'assassins... Alors il mélange: ses ladie sont des voleuses.>>.
Villa Mauresque est aussi un beau film de Patrick Mimouni, que presque personne a vu. Mimouni a fait dans un remarquable documentaire le portrait d'une autre villa remarquable de la côte; la villa de Noaille que Mallet-Stevens a érigée à Hyères pour les Noaille. Mac-Avoy dans sa jeunesse était un des obligés du couple de mécènes... Floc'h a croqué leur villa...
Je ne sais pas si on lit encore beaucoup Somerset Maugham. Je ne le crois pas, en France tout du moins. J'ignore tout de son statut actuel en Grande Bretagne, pays dans lequel en définitive il n'aura que peu vécu.
J'ai pour ma part un grand souvenir de la lecture d'un roman de cet écrivain. C'était « Le fil du rasoir » lu un été de mon début d'adolescence, étendu sur le sable de la plage de La Baule. Il me semble que Somerset Maugham est un auteur à lire au bord de la mer... Depuis cette lecture j'associe toujours Maugham, sans doute abusivement, avec son confrère allemand Hermann Hesse qui connaissait dans les année 60 une grande vogue.
Somerset Maugham rêvait de« voyager et de devenir le plus célèbre écrivain vivant », il y a presque réussi mais la villa Mauresque a été le port d'attache de la longue vie de ce grand errant qu'était Somerset Maugham. Philip Kerr a fait de la villa mauresque le décor de ce que je tiens pour son meilleur livre: "Les pièges de l'exil". Ainsi Bernie Gunther y aurait joué au bridge avec le maitre des lieux...
Si le héros du livre est o combien singulier, l'aspect de l'album l'est tout autant. Il ressemble a un livre illustré pour enfant de naguère, ce qui renforce le coté nostalgique de l'ouvrage, où au détour d'une page on découvrirait une « frontal nudity » masculine...
C'est peut-être l'anglomanie partagée qui rend la symbiose entre Rivière et Floc'h aussi parfaite depuis... quarante ans.
Dés les premières pages de Villa Mauresque, le lecteur sait qu'il est autant chez François Rivière que chez Somerset Maugham. On admire la légèreté, l'élégance du style de François Rivière bien en accord avec celui très « café society » de l'anglais dans un texte où tout est plus suggéré que dit. L'ellipse est je crois la marque des grands biographes qui ne nous encombrent pas de détail superfétatoires, en la matière Rivière est un maitre. Pourtant la vie extraordinaire de Maugham incite au profus. Il a parcouru la terre entière et y a même un peu espionné (en particulier dans la Russie de 1917 après avoir connu le front de la Grande Guerre!) dans la grande tradition des lettres anglaise de Burton à Graham Green en passant par Ian Fleming. Il est d'autant difficile de ne pas être disert que sa fabuleuse villa reçu entre autres Churchill, le duc de Windsor et sa duchesse (ceux probablement pas ensemble en regard à leurs détestations mutuelles), Lord Beaverbrook et l'Aga Khan, ou encore T. S. Eliot, Cocteau, Virginia Woolf, Wells, Kipling, Fleming. J'ajouterais à cette liste non exhaustive que Maugham a rencontré et parfois bien connu dans ses multiples pérégrinations et son exil américain durant la seconde guerre mondiale D. H. Lawrence, Noël Coward, Cecil Beaton, Henry James, Joseph Conrad, Arnold Bennett, Lytton Strachey, Charlie Chaplin, Aldous Huxley, Christopher Isherwood, Eric Ambler et beaucoup d'autres qui eux ne passent pas dans la biographie de François Rivière.
Je rectifie ou plutôt complète ce que j'écrivais au début de mon billet. Le je du livre n'est pas seulement celui du fantôme de l'illustre écrivain. Rivière fait habilement alterné la voix de Somerset Maugham avec celle de ses ami(e),employée, amants, frère... Ceux qui dresse un portrait contrasté de Maugham ne sont pas de pâles potiches mais eux aussi de sacrés numéro comme son neveu Robin, lui aussi écrivain, auteur entre autres de The servant dont Losey tira son fameux film avec Dick Bogarde.
Si la biographie de Rivière est elliptique, le portrait de Somerset Maugham, lui, ne cesse de gagner en complexité et en nuances, au fil des témoignages: « petit homme contrefait mais charismatique, réputé pour ses bons mots vachards et son bégaiement »pour l'un, mais pour une autre, plus tendre, un « homme contrarié depuis toujours, et qui, quelle que fût sa posture, attirait les sarcasmes des gens si prompts à juger ». Un « heureux hédoniste », concluait-il lui-même...
A l'émotion qu'étreint le lecteur à la lecture des dernières pages du livre s'ajoute celle de l'annonce que cet ouvrage serait le point final de la collaboration de Floc'h et Rivière, l'un des plus célèbres duos de la bande dessinée depuis le milieu des années 70. Espérons qu'il n'en sera rien, il y a eu déjà par le passé des déclarations de l'un et l'autre dans ce sens. Ce serait bien dommage qu'une telle association meurt d'autant qu'elle ne les empêche pas de mener chacun de leur coté une brillantes carrière sous leur seul nom.
A la fin de l'album, qu'il faut reprendre depuis le début pour bien apprécier les dessins de Floc'h, traités uniquement en noir et blanc, on ne peut être que jalous de la vie de Somerset Maugham (du moins celle racontée par François Rivière) qui portant n'a pas été que pur sucre.
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Maugham photographié par Platt-Lynes
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Paris, été 1989
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L’AIR DE PARIS, France, de Marcel Carné, 110 mn, 1954
Producteur: Robert Dorfmann, scénario: Jacques Viot, Marcel Carné et Jacques Sigurd, Directeur de la photographie: Roger Hubert, Décors: Paul Bertrand, Musique: Maurice Thiriet
avec: Jean Gabin, Arletty, Roland Lesaffre, Marie Daems, Jean Parédès, Maria Pia Casillo, Simone Paris, Ave Ninchi
Résumé
A Paris, en 1954, un ancien boxeur,Victor Le Garrec (Jean Gabin, prix de la meilleure interprétation masculine au Festival de Venise en 1954) qui eu une carrière très brêve, dirige une salle de boxe. Il rencontre un jeune homme, André Ménard (Roland Lesaffre) qui a fait un peu de boxe. Victor s’intéresse à lui. Il l’entraine pour en faire le champion qu’il n’a jamais été. Bientôt il l’installe chez lui. On ne s’explique pas l’attitude de Victor s’il n’est pas l’amant d’André. Carné s’est cru obligé d’ajouter une ridicule histoire d’amour entre le jeune boxeur et une non moins jeune...antiquaire. La femme de Victor, Blanche (Arletty) jalouse le jeune homme. Elle reproche à son mari son engouement pour André. Quant à Victor il reproche a André sa liaison avec la jeune antiquaire. La jeune femme ayant conscience qu’elle entrave la carrière d’André s’éloigne. Le jeune homme retrouve Victor et se consacre entièrement à la boxe.
L’avis du critique
L’air de Paris n’est pas un film gay à proprement parlé, disons que c’est un film crypto gay. En politique, comme en dessin industriel il y a une vue de droite et une vue de gauche et bien je vais vous donner une vue ”de gay” d’Un air de Paris.
Deux passionnés de boxe Marcel Carné et son scénariste Jacques Viot décident de traiter le sujet en mettant en évidance l’arrière plan social de ce sport. Jean Gabin est dès le début associé au projet. Dans son autobiographie, La vie à belles dents, Marcel Carné explique ses motivations: << Ce qui m’intéressait, en plus de l’atmosphère particulière du milieu, c’était d’évoquer l’existence courageuse des jeunes amateurs qui ayant à peine achevé le travail souvent pénible de la journée, se précipitent dans une salle d’entraînement pour ”mettre les gants” et combattre de tout leur coeur, dans le seul espoir de monter un jour sur le ring...>>. Plus prosaiquement on peut penser que la possibilité d’offrir un premier rôle à son jeune ami Roland Lessaffre n’a pas été pour rien dans le choix du sujet. Les deux hommes se sont rencontré par l’intermédiaire de Jean Gabin qui a présenté Roland Lesaffre en 1949 au cinéaste qui aussitôt le fait débuter dans La Marie du port. Mais nous ne sommes plus au temps du Front Populaire, les producteurs se défilent les uns après les autres. Robert Dorfmann se laisse convaincre mais il amène avec lui comme financier principal, le très conservateur Cino Del Duca. Ce dernier alors spécialisé dans la presse du coeur et les romans à l’eau de rose, il publiera une novellisation du film encore trouvable chez les bons bouquinistes, veut une vraie histoire d’amour. Il pousse le cinéaste à développer une liaison entre Lesaffre et une jeune femme Corinne, ce qui renvoie Gabin dans son coin, et le film aux plus banales conventions. Jacques Viot se retire du projet. Jacques Sigurd le remplace et remanie l’histoire dans le sens demandé par Del Duca. Le nouveau traitement augmente l’importance du rôle de Lesaffre mais diminue celui de Gabin ce dernier ronchonne mais reste à bord. L’air de Paris, tel qu’il était écrit avant que ces changements de dernière heure ne modifie l’histoire, etait centré sur le développement d’une relation affective profonde entre deux hommes et se rapprochait d’un contexte homosexuel. Carné doit subir une autre avanie. Il a destiné le personnage de Corinne à Agnes Delahaie à la ville madame Dofmann mais celle-ci se dispute avec l’ épouse du co-producteur italien, engagée elle aussi dans le film! Qui exige son remplacement. Carné engage ainsi Marie Daems à quelques jours du premier clap.
Le tournage a été houleux car si le scénario de Jacques Viot faisait la part belle à Gabin, les dialogues de Jacques Sigurd, sur la demande de Carné, mettent en évidence le rôle de Roland Lessafre, l’ami de coeur de Marcel Carné, ce que n’appréciait pas du tout Gabin. Lessaffre comédien médiocre est pourtant dans ici convaincant, bien que trop agé pour le rôle, il a alors 27 ans, il est choisi entre autres parcequ’il a été lui même, boxeur amateur. Il y a aussi dans Lessaffre quelque chose du Gabin jeune de ses grands films d’avant guerre, Le jour se lève, Pépé le mocko... où il incarnait les fils du peuple.
En outre Gabin ne voulait pour rien au monde que l’on pense qu’il jouait un homosexuel, même refoulé, comme le confiait Marcel Carné à Jacques Grant (l’habituel directeur de casting de Téchiné) pour le défunt Masque: <<Gabin avait une peur terrible de ça. Quand à la fin du film, il venait retrouver le jeune boxeur, je lui dis: Tu lui passes la main autour du cou et tu l’emmènes: Pas question je ne veux pas avoir l’air d’un pédé. Il n’était pas content du tout.>>. En tout état de cause L’air de Paris marquera la rupture définitive entre Carné et Gabin.
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Le film tombe dans le ridicule et l’incompréensible pour n’avoir pas voulu rendre explicite la liaison entre Victor et André. Pourtant l’image de Victor la main tendrement passée dans la ceinture de la culotte de son protégé au moment de la minute de repos entre deux rounds... Il est amusant, mais pas vraiment surprenant, tant l’homosexualité irrigue tout le cinéma de Melville, de retrouver la même scène, avec un cadrage presque identique, dans L’aîné des Ferchaux , Belmondo est le boxeur et Andrex remplace Gabin. Mais la scène la plus torride est celle dans laquelle le manager masse son poulain vêtu que d’un mini slip. La caméra s’attarde longuement sur le corp imberbe de Lesaffre, Marcel Carné n’avait pas toujours mauvais goût!
Arletty, qui avec L’air de Paris retrouvait Gabin quinze ans après Le jour se lève), dans les années 80 voyait très lucidement la faiblesse du film: << Il aurait fallu aller très loin dans le film. Je pense que Gabin ne voulait pas passer pour un homo; au fond en réalité, il aurait dû se taper Lessaffre ouvertement, l’aimer d’amour. Tandis que là, c’est pas dit, c’est pas fait. Fallait faire L’escalier, des mecs qui sortent ensemble. Je crois que ça enlève beaucoup.>>.
Carné qui n’était pas le courage même au sujet de ses moeurs, c’est un euphémisme. Le film a aussi un intérêt historique pour le spectateur gay d’aujourd’hui. Le petit rôle caricatural joué par Jean Paredes illustre bien comment le cinéma français d’alors voyait l’homosexualité masculine. Que le rôle soit tenu par le délicieux Jean Parédes ne change rien à l’affaire. Il refera son numéro de folle de contrebande dans Fanfan la tulipe. Il faut lire l’émouvant portait de ce comédien qu’en dressent Olivier Barrot et Raymond Chirat dans leur indispensable Noir & blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1950 (ed. Flammarion).
On peut également voir une touche de lesbianisme dans la relation entre Corinne et sa protectrice Chantal (exellente Simone Paris) paralléle pas assez développé avec le duo Gabin – Lessaffre.
Techniquement le film est parfait. Carné a soigné particulièrement l’aspect documentaire, pour cela il a engagé trois boxeurs: Séraphin Ferrer, Legendre et Streicher, l’entraineur Roger Michelot ainsi que les speakers et les soigneurs du Central Sporting Club de Paris. On doit se régaler du beau noir et blanc qui balaye toute la gamme des gris et des cadrages soignés qui échappaient alors à la dictature actuelle et de la caméra portée et de son trops fréquent corollaire: le bord du cadre tremblotant. La lourdeur des caméras de 1954 n’avait pas que des inconvénients. Admirons les décors d’une parfaite justesse tant pour la salle de boxe que pour l’appartement petit bourgeois du couple Aletty – Gabin sans oublier l’intérieur bien dans le goût de l’époque de l’antiquaire.
Curieusement Carné, cinéaste de plateau par exellence, a utilisé des images complémentaires tournées par André Dumaitre pour rendre l’atmosphère de Paris, celle-ci est très documentaire de première partie dans le style Plaisir de France.
Si on replace le film dans l’histoire du cinéma français on peut y voir les derniers feux du néo populisme d’après guerre où pointe déjà le psychologisme qui triomphera avec Claude Sautet.
Mais ne cherchons pas Carné où il n'est pas : dans le le lieu clos factice où un ouvrier soudeur marqué par le destin attend que le jour se lève, ou parmi les masques en liesse du Boulevard du Crime. Face à la vulgate il est urgent de le situer à sa vraie place un petit maître des faubourgs, une sorte d’Utrillo de la caméra, entraîné à son corps défendant dans des entreprises trop grandes pour lui dont on le crédite abusivement. C'est le moment de reposer la vieille question : qui est le véritable auteur d'un film ?
L’air de Paris est le type même du film d’un réalisateur qui n’a jamais eu le courage et la lucidité de sortir son homosexualité de la clandestinité. Cette attitude timorée explique en partie le naufrage du deuxième volet de la carrière de Marcel Carné, après sa brouille avec Prévert. Elle explique aussi peut être l’abandon de La fleur de l’age, son projet sur la révolte du bagne de jeunes de l’ile de Ré. Le tournage sera abandonné au bout d’une semaine. On retrouvera ce thème dans le beau téléfilm Alcyon de Fabrice Cazeneuve...
Un air de Paris est édité en DVD par Studio Canal dans une bonne copie mais avec seulement pour bonus les filmographie sélective de certains protagonistes du film.
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Berretini battra Cerundolo
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Paris, mai 2026
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