Vu de la hune
un regard sur les arts et les lettres
David Hockney au Musée de l'Orangerie (2 fin)
un samedi après-midi dans le quartier de Minami, Osaka, Japon
Dans le quartier de Minami, le grand lieu de rendez-vous de la jeunesse est le pont Ebisu-bashi d'où l'on peut voir le célèbre coureur lumineux (la nuit) de la firme de gâteaux Glico, une des images emblématique d'Osaka.




Tout près de là la rue Dotombori n'est qu'une suite de restaurants aux enseignes les plus curieuses les unes que les autres. Pour faire venir des chalands dans leurs établissements ceux-ci emploient crieurs et distributeurs de prospectus. Ils sont souvent jolis à regarder...








Osaka, octobre 2011
Jos Le Doaré (3)
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Jos Le Doaré est né à Châteaulin (département du Finistère) en 1904. Après des études d'histoire à Paris. Il y découvre la peinture dans les grands musées. il entre en 1927 à l'école de photographie Louis Lumière. Jos, âgé de 26 ans, en 1930 entre dans l’entreprise de photographie créé par son père en 1880. Il a auparavant réalisé ses premières cartes postales éditée par le mouvement scout en 1928. Ces photographies sont très factuelles. Elles se veulent avant tout descriptives et informatives sur le mouvement scout. Elles ont moins le souci d'être artistique qu'auront celles réalisées quelques années plus tard par Masson et d'Egermeier dont il est le précurseur. Jos Le Doaré revient en Bretagne. Il sy'investit dans le scoutisme.













Dans le même temps, il constitue une collection de photographies sur la Bretagne, et fonde à Châteaulin les Éditions JOS. Il devient le spécialiste de l'illustration photographique et de la carte postale en Bretagne. Il a épousé madame Lefèvre Utile (une héritière des petits beurres LU) avec qui il a eu un fils qui reprendra ensuite l'entreprise, et cinq filles. Il lance à Châteaulin le mouvement scout, le cercle celtique tout en participant au Bleun Brug. Passionné par la Bretagne, il donnera, au début des années cinquante, des conférences sur l’art breton et l’environnement dans les rencontres de la Jeunesse Agricole Chrétienne (JAC)... Et il photographie les garçons. Mais je subodore que la maison Le Doaré est assez peu friande des clichés garçonniers du père Jos. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle ne met pas en avant cette production. Il est même possible que la descendance du photographe ait fait disparaitre photos et négatifs sur ce thème. Ce n'est qu'une supposition mais cela ne serait pas la première fois que le puritanisme va à l'encontre de l'art et du savoir... Jadis un de mes amis m'a dit qu'il était un peu, au pays bigouden ce que Von Gloeden avait été à Taormina !! Ce qui m'avait fait beaucoup rire. Jos Le Doaré meurt à Châteaulin en 1976.
J'ai découvert les photographies de Jos Le Doaré, Robert Manson, Egermeier et de quelques autres dans une librairie de la rue Saint Sulpice, à l'enseigne du Signe de Piste, si je me souviens bien, en fouillant dans des boites où étaient rangées des photos de garçons, principalement des scouts, boites qu'il fallait demander aux tenancières du lieu, deux vieilles filles sèches et fières que l'on n'aurait pas supposé détentrices d'un tel trésor. Si un des passants du blog est passé dans cette antre et a encore dans ses archives des exemplaires de cette aubaine, cela serait très sympathique de m'en envoyer les scans pour enrichir mon article qui ne rend pas hommage dans l'état, à la sensualité des photos garçonnières de Jos Le Doaré.
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David Hockney au Musée de L'orangerie (1)
jeune saltimbanque
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Merci à Bertrand T. pour ce bel envoi
Le corbeau bouquiniste
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Paris, décembre 2025
Lucien CLERGUE (1934-2014) El Cordobes dans sa chambre Hôtel Imperator Nîmes 1963
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Fred, Arles, 1977
Hugh Steers à la galerie David Zwirner
Bonnard au Musée d'Orsay
L'exposition Bonnard au Musée d'Orsay devrait mettre chaque visiteur en joie. Voila une peinture facile et décorative qui peut que plaire. Facile et décorative ne veulent pas dire bête et peu sensible. Bonnard tout simplement pensait, à juste titre, qu'il n'est pas necéssaire de faire moche pour paraitre profond. Quand il se mettait devant la toile, il avait la particularité de se passer de chevalet, il fixait son support directement sur le mur, c'était pour faire partager ce qu'il aimait, un jardin au soleil, une femme à la toilette, la quiétude d'une matinée lorsque le soleil pénètre dans la maison, une réunion de famille sympathique, peut être aussi pour oublier ses ennuis. Devant ses tableaux on pourrait croire que l'artiste a connu qu'une vie de bonheur. Des joies il en a eu bien sûr, des malheurs aussi, mais il ne voyait pas pourquoi il aurait tartiné ses avanies. A ce déboutonnage, il préférait peindre un coin de Normandie avec des lumières de Grèce... Un gentleman en somme qui a épousé sa femme près de trente ans après leur rencontre, lorsqu'il ne l'aimait plus et que la muse s'était transformée en fieffée emmerderesse...
En admirant cette peinture pourtant très personnelle le visiteur s'apercevra de réminiscences et d'anticipations de nombreux artistes contemporains de Bonnard ou non, en premier lieu Vuillard bien sûr, l'ami de toujours, mais aussi de Degas, Monet, Renoir, Manguin, Dufy, Matisse, Sam Francis (certaines petite toiles de Bonnard ressemblent au tachisme joyeux de l'américain), Hockney...
La rétrospective ne se préoccupe guère de chronologie, ce qui tombe bien car la peinture de Bonnard n'a que peu évoluée avec le temps. Les tableaux sont classés par grandes familles, "Un nabi très japonard", "Faire jaillir l'imprévu", "Intérieur", "Histoire d'eau", "Clic clac Kodak, "Portraits choisis", Le jardin sauvage"... Le commissaire aurait pu éviter ces jeux de mots pénibles mais l'accrochage est très réussi. Seul regret l'absence total des carnets de croquis alors que ce peintre de la touche était aussi un fin dessinateur. Si vous visitez cette rétrospective accompagné d'un enfant vous pourrez toujours, pour l'amuser, lui demander de compter les chats. Il y en a presque un par toile et jusqu'à trois!
P.S. Mes photos ne sont absolument pas le reflet de l'exposition car si les photographies sont autorisées, en réalité elles sont interdites pour les meilleures oeuvres qui proviennent en général d'Amérique.
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