Je pense que l'on se trouve en présence d'une flagrante malhonnêteté très courante de commissaire priseur qui dote un tableau d'une attribution flatteuse sans document le prouvant et précédent le nom du peintre du fameux "attribué à" ce qui ne mange pas de pain et empêche tout recours.
Quand je vois un portrait d'un jeune homme du temps jadis, je ne peux m'empécher de me demander: qu'est-il devenu? Grâce à la diabolique toile, on a parfois la réponse, comme ici:
Auguste Richard de La Hautière est né le à Paris dans une famille originaire du Vendômois, il étudie à l'Institution Saint-Victor (aujourd'hui lycée Chaptal), fondée en 1820 par Prosper Goubaux, et obtient le second prix de version latine au Concours général de 1828. À cette occasion, Eugène Delacroix réalise son portrait. Licencié en droit en 1835, il s'inscrit au barreau de Paris. Mais, attiré par le socialisme, il se lance dans le journalisme.
Rédacteur à L’Intelligence, journal de la réforme sociale, dirigé par Albert Laponneraye, il collabore également à L’Égalité, revue démocratique mensuelle, qui a une existence éphémère. Après L'Égalité, revue démocratique mensuelle (1839), il fonde en son propre journal, La Fraternité, journal moral et politique, dont il est rédacteur en chef. Après l'Égalitaire, cette publication est pendant quelques mois l'organe du courant plus révolutionnaire du communisme français néo-babouviste, le courant plus pacifique et spiritualiste s'exprimant dans le Populaire d'Étienne Cabet.
Il est surtout connu pour De la loi sociale (1841), ouvrage dédié à Pierre Leroux.
Retiré de la vie politique sous le Second Empire, il reprend ses activités d'avocat à Vendôme, avant d'être nommé, par décret impérial du , avoué près le tribunal de première instance de Vendôme en remplacement de M. Jourdain, décédé, puis rejoint le barreau de Blois en 1866. Par ailleurs, il se consacre à la poésie.
Richard Auguste de La Hautière est mort le à Vendôme.
Lors de ma visite au musée Delacroix sur la belle place Furstenberg, derrière l'église Saint Germain des prés l'accrochage du musée était centré sur le rapport de Delacroix avec l'antiquité. Curieusement cet amoureux des antiques gréco-romains n'a jamais fait le voyage vers la Grèce et l'Italie alors qu'il en avait les moyens. Il a en revanche beaucoup copié des antiques.
Je souscris à tout ce qu'écrit Angelo Rinaldi sur Tournier, je le trouve même un peu trop bienveillant sur son Vendredi. Cet article est paru dans l'Express le 3 janvier 1986.