UN JEUNE CYCLISTE À CHOISY LE ROI
Choisy le roi, France, aout 1983
un regard sur les arts et les lettres
Choisy le roi, France, aout 1983
Le Bayon (ou Bayuan, khmer : ប្រាសាទបាយ័ន) est situé au centre de l'ancienne ville d'Angkor Thom, capitale des souverains khmers xiie siècle, au début xiiie siècle.
Prasat Bàyon fut construit, tout comme les temples Ta Prohm, Banteay Kdei ou Neak Pean, sous le règne du roi khmer Jayavarman VII adepte du bouddhisme mahāyāna, connu comme étant le dernier grand roi de l'Empire Khmer, né vers 1150 et qui régna jusqu'en 1218.
L'architecture du Bayon est de type temple-montagne tout comme le Bakong, Baphûon, Pre Rup, Ta Keoet Angkor Vat. Le temple-montagne donne une représentation symbolique du mythique Mont Meru, qui offre une visualisation terrestre des dieux, centre du monde, aussi bien dans la mythologie Hindou que Bouddhiste1.
Le style du Bayon comporte des tours de pierre symbolisant des visages monumentaux du BodhisattvaAvalokiteśvara, bouddha de la compassion ultime.
Angkor, Cambodge, février 2023
A Bruxelles, en 1942, le journal Bravo, demande à P. E. Jacobs de réaliser une Bande-dessiné dans l'esprit et la manière de Flash Gordon car l'occupant allemand a interdit de publier des bandes-dessinées américaine. Jacobs s'exécute et ainsi nait la première bande-dessinée du futur père de Blake et Mortimer: Le rayon U qui est donc un pastiche de flasg Gordon. Comme le Rayon U parait une page à la fois. On a demandé à Jacobs qu'il y ai un suspense dans chaque dernière case d'une page. En raison de cette contrainte il a du inventer les péripétie les plus gratuite et rocambolesque, au point que Jacobs a fini par perdre le fil de son histoire mais à la fin le contrat était tout de même rempli.
En 2022 soit 80 ans après la première planche du "Rayon U" Van Hame à l'extravagante idée dans écrire la suite en faisant comme ci cette suite avait été écrite en 1943. La flèche ardente est ainsi un pastiche de pastiche. Avec au dessin Christian Cailleaux et Étienne Schréder qui ont parfaitement joué le jeu.
On y retrouve l’infâme empereur d’Austradie, Babylos III, réplique du Ming de Flash Gordon, qui ordonne l’invasion des Îles Noires par général Robioff, son chef des armées. L’objectif est de s’emparer des ressources d’uradium qui s’y cachent pour confectionner le "Rayon U" qui sera une arme de destruction massive et donnerait une vistoire totale de l'Austradie. Le parallèle entre la course que se faisaient durant la Seconde Guerre mondiale d'un coté les signataires de l’axe (Allemagne, Italie, Japon...) et de l'autre les américains pour maîtriser la bombe atomique, est parfaitement évident.
Le résultat est kitsch. D'autant que Le Rayon U était déjà désuet à l’époque de sa création. Une SF antimoderne très inspiré de la Science-fiction de la fin du XIXème siècle. Le décor mele un univers mi-futuriste mi-"retro atlantide" avec les Iles Noires mixant le monde Aztèque et l'îles de Pâques. Van Hamme dans son scénario n'a rien oublié dans La Flèche ardente on a droit à une guerres entre deux société, les volcans en éruption, des animaux préhistoriques, des cités souterraines... le tout agrémenté de mésaventures sentimentales. Dans les interview le scénariste dit qu'il s'est beaucoup amusé, cela se sent mais le lecteur d'aujourd'hui s'amusera moins que le scénariste ne pouvant plus avoir la naiveté (supposée) du lecteur de 1942, il sera incapable de lire cette histoire au premier degré. Il s'amusera donc que s'il a bien conscience qu'il est devant un pastiche et aussi faudra-t-il qu'il ait lu auparavant le Rayon U.
Naples, aout 1985
La Varenne, septembre 1985
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GayHF.com
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Le Centre Georges Pompidou s’honore à juste titre de rendre un hommage à un artiste vivant, mais cette exception devrait être la règle, en espèce à Jacques Villeglé, né en 1923. Villeglé s’exprime en décollant des affiches lacérées sans autre intervention de sa part, même s’il avoue avoir donné quelques “coups de pouces” par ci par la, pour rendre plus belle ou plus intelligible quelques unes de ses oeuvres. Celles-ci se composent toujours d’affiches de différentes tailles, collées les unes sur les autres et dont les nombreuses déchirures font apparaître les affiches en dessous de celles immédiatement visibles. Ces couches sont ensuite maroufler sur toile.
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L’art de Villeglé est un art de chasseur d’images qui s’apparente à celui du photographe. L’artiste n’invente pas une image mais s’empare de celles qui lui sont proposées et qu’il découvre lors de ses errances urbaines, fruits de multiples interventions avant la sienne, sans les modifier sinon en les sortant du contexte qui les ont vue naître. Il les décolle pour les fixer sur une toile. Cette dernière opération s’ appelle le marouflage.
Les habitués du blog auront sans doute croisé dans ces page ce que je nomme, avec impudence, des hommages à Villeglé lorsque je cadre puis photographie un rectangle d’affiche qui m’a séduit, c’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai abordé la rétrospective d’un des artistes qui m’aura le plus façonné l’oeil.
On peut constater aussi comme dans l'exemple immédiatement ci-dessous que l'artiste sait faire passer toujours avec humour sa sensibilité politique...


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Il est dommage que les commissaires de cette exposition, comme ceux de presque toutes, se sentent obligé de faire un accrochage thématique à la place d’une simple installation chronologique. En grande partie parce que une disposition thématique est plus valorisante pour leur ego et aussi sans doute parce qu’ils jugent les visiteurs incapable de faire la démarche de synthèse que nécessite une présentation chronologique, sans oublier que cette dernière demande des talents d’accrocheur bien supérieur à une installation thématique. Une chance pour Villeglé le thématique épouse presque toujours le chronologique.
La visite de l’exposition est autant une plongée dans l’art de la deuxième moitié du XX ème siècle que dans l’histoire, la sociologie, l’esthétique urbaine, la politique en France (mais pas seulement) de cette même période.

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Avec la première période, l’immédiate après guerre, on s’aperçoit combien la lettre dominait plus nos murs que l’image. Cette réalité est encore renforcée par l’influence qu’avait à ce moment là sur l’artiste, à la fois le lettrisme et les collages surréalistes. C’est par ces entrelacs de fragments de caractères que commence l’exposition.

Le décollage ci dessus, m'a rappelé les affiches de cinéma de mon enfance. Elle étaient invariablement comme celles-ci rouges et bleues et tout aussi invariablement collées sous le pont de chemin de fer. Elles étaient collée chaque mercredi et étaient grosses, pour moi de plaisirs futurs et d'espoir que l'on memmènerait voir le film convoité, presque toujours à la première séance du dimanche après-midi...
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Puis les grandes surfaces colorées apparaissent avec leurs déchirures comme des fenêtres sur le monde. Cette esthétique ne fut possible que jusqu’au début des années 60 lorsque les affiches étaient collées sur de grandes bandes de couleur unie qui ainsi formaient le pourtour de l’affiche.

Certaines pièces au contraire ne sont que juxtaposition d'une multitude de déchiquetis minuscules qui de loin évoque la matière d'une toile de Leroy et dont aucune forme n'émerge.



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La section suivante voit apparaître la figure à la fois sous l’inffluence du pop art, j’ai immédiatement pensé aux oeuvres de Richard Hamilton, et en réaction aux critiques d’alors qui ne voyaient dans les travaux de Villeglé qu’une variation abstraite des collages cubistes. Par ces travaux il est proche de son confrère italien Rotella.
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Il me semble que c’est la décennie 60 qui donne les plus belles oeuvres, d’abord parce que l’affiche est encore principalement à base de dessins et non de photographies et que c’est cette période qui verra le plus pulluler l’affichage sauvage nourri autant par l’ émergence de la société de consommation que par les luttes politiques. Mais peut être aussi l’intérèt que je porte aux lacération de cette période vient de la recherche d’images jadis familières et oubliées depuis et qui resurgissent à l’occasion de cette belle exposition qui parlera à la mémoire de chacun en ressuscitant noms et formes qui étaient enfouis dans notre mémoire. Cette “comédie urbaine”, sous titre de la rétrospective invite plus à la nostalgie qu’au rire...

Nostalgie de mes années à l'école primaire dont le souvenir a surgi lorsque je fus face au marouflage ci-dessus. L'image du bambin rose et souriant étant celle des timbres que l'école laique nous faisait vendre de porte à porte, l'argent de ce colportage étant destinée à offrir des vacances au bon air à des enfants deshérités. Mais comme j'étais trop timide, comme la plupart de mes camarades, pour quémander c'est ma famille qui payait la totalité du carnet de timbres... Vous en souvenez vous?
Le passé resurgit avec encore plus de vigueur dans la salle vouée à l’affichage politique. Villeglé s’est intéressé autant à celles des élections nationales, ou se rapportant à la politique gouvernementale qu’aux placard locaux parfois clochemerlesque. Et l’on a la surprise de voir réapparaître des nom de bateleur des estrades hier fameux, aujourd’hui oublié de tous sinon de leur famille. L’oeuvre de Villeglé devrait être une leçon pour nos sémillants hommes politiques de tous les bord et leur rappeler que leur gloire médiatique est bien éphémère. Cette partie de l’exposition est un magistral rappel de l’histoire politique de la France sur plus d’un demi siècle. La profusion de matière pour Villeglé se tarira avec au milieu des années 80 la loi Rocard qui interdit l’affichage politique sauvage. Mais auparavant l’intrusion du bombage aura enrichi l’affiche politique d’ajouts critiques souvent vengeurs.


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L’art de Villeglé est un art du flâneur qui fait son miel de tous les impondérables et fait fructifier les accident de la nature sur l’humble matière de l’artiste que sont les affiches. Ainsi la pluie à la longue peut créer des transparences qui laissent apercevoir d’autres images ou un décollage peut laisser une fine pellicule de colle sur les affiches sous-jacentes, atténuant les teintes et donnant à l’ensemble un aspect vaporeux.
Le cueilleur d’images doit être chanceux. Villeglé le fut lorsqu’il rencontra les affiches annonçant l’exposition sur L’Hourloupe de Jean Dubuffet en 1975 au Centre National d’Art Contemporain. L’hourloupe est le nom de la série d’ oeuvre de Dubuffet qui se caractérise par de grands aplats dans trois couleurs blanc, bleu et rouge. La collecte de ces images de l’hourloupe fut une des plus fructueuse. Elle témoignait aussi de la présence des artistes dans l’espace urbain à la fin du XX ème siècle.


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Au début des année 90 la réglementation de l’affichage fait que Villeglé ne trouve plus sa matière première sur les murs de Paris. Il se tourne vers la province comme il l’explique: << Dans les années 1980, l’affichage sauvage ayant fortement concurrencé l’affichage professionnel, les afficheurs ont fait cause commune avec les édiles pour que les lois soient appliquées dans la capitale. Ma décentralisation se systématisa donc à partir de 1991. C’est en 1997 qu’est créé l’Atelier d’Aquitaine, une structure informelle qui aide Villeglé pour l’arrachage des affiches car il faut beaucoup de forces pour cette opération. Il n’y a qu’à essayer pour s’en convaincre et notre artiste n’est plus tout jeune. La petite équipe écumera diverses villes de France et poussera même jusqu’à Barcelone. On s’aperçoit que la plupart des visuels collectés dans cette période se rapporte à des groupes musicaux qui sont les principaux pourvoyeurs de l’affichage sauvage. Je dois dire que c’est la partie du travail de Villeglé qui me parle le moins, la photo ayant presque partout remplacé le graphisme et aussi sans doute parce que je suis peu amateur de ce genre de musique, mais pour un autre visiteur, il se peut que ce soit cette salle, la 9, qu’il préfère. En 2003 l’équipe ira jusqu’à Buenos Aires pour une dernière campagne d’arrachage d’affiches lacérées. Villeglé se consacre désormais presque exclusivement au graphisme socio-politique. Cette partie de son oeuvre est également présente au Centre Pompidou.


Villeglé a fort malicieusement intitulé l'arrachage ci-dessus "La sainte famille".
Avec l’exposition Villeglé, pour peu qu’il ait arpenté, ou habité, Paris ou une grande ville française, chaque visiteur se transformera en archéologue de sa propre vie.
Un morceau d’une image publicitaire vous fera vous souvenir du dessin du tout, qui vous rappellera une marque, qui vous mettra en tête la musique de la réclame de cette firme que vous entendiez à la radio, qui vous fera vous remémorer vos amours, vos espoirs ou vos dépits d’alors. Vous aurez voyagez, presque toujours vers le meilleur, car la mémoire bonne fille retient rarement le pire, bien loin de ce morceau d’illustration murale devant lequel vous êtes resté planter beaucoup plus longtemps que vous ne l’imaginez.
Et puis vous vous avancerez vers le petit cartouche qui sous chaque oeuvre indique la rue et la date à laquelle elle a été prélevé et vous repartirez vers une nouvelle errance dans vos souvenirs. Probablement, comme moi, vous vous demanderez, où étiez vous ce jour là, avec qui, peut être même que vous vous souviendrez d’être passé par là, un peu plus tôt ou un peu plus tard que le cueilleur d’affiches...
Il ne faut pas manquer le petit film, projeté à la fin de l’exposition, dans lequel Jacques Villeglé explique avec beaucoup de modestie et de précision sa pratique. J’ai surtout retenu de ce documentaire l’image de ce petit homme cheminant de par les rues, ployant sous le fardeau de l’énorme rouleau d’affiches qu’il venait de décollé et qu’il avait mis à grand peine sur son épaule.
J’aimerai qu’il sache que ses efforts et l’acuité de sa perception du monde m’ont apporté bien du bonheur et cela depuis longtemps, bien avant cette rétrospective que j’attendais depuis longtemps, et qui n’a qu’un seul défaut: être trop courte.

Paris, octobre 2008
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La Varenne, 1981
Paris, aout 2013
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Voyageant, en Angleterre, le couple travaille bientôt pour le Vogue anglais et rencontre Cecil Beaton. La longue association de Horst avec Vogue a commencé en 1931, quand une de ses photographies est publiée dans l'édition française du magazine. Il est engagé par Vogue en 1935, après que Hoyningen-Heune ait quitté le magazine pour s'installer à Hollywood. Hoyningen-Heune étant jalous du succès de Horst. Le départ de Hoyningen-Heune, coincide avec le début de la relation de Horst avec Luchino Visconti.


Gertrud Stein et Horst, 1936
Première exposition personnelle de Horst a été montée à Paris en 1932, et reçoit une élogieuse critique dans The New Yorker magazine ce qui le rendit immédiatement célèbre. Dans les trois ans qui suivent il photographie de nombreuses stars d'Hollywood, les notables de la haute société américaine et divers membres des noblesses et royautés européennes. À l'âge de trente et un ans Horst prend un appartement à New York, où il rencontre Coco Chanel. Il a été à partir de là, le fidèle photographe des créations de la couturière pour les décennies à venir.

Ginger Roger, 1936
Horst a rencontré le diplomate britannique Valentine « Nicholas » Lawford (1911-1991) et les deux hommes devinrent amants dans une relation qui a duré jusqu'à la mort de Lawford. Nicholas devait devenir biographe de Horst (« Horst, son travail et son monde » 1984) et ensemble, ils ont adopté un fils, Richard J. Horst, qui est aujourd'hui le gestionnaire et archiviste de l'oeuvre de Horst. En 1943, Horst est devenu citoyen américain sous le nom de Horst P. Horst, abandonnant son nom de naissance de Horst Paul Albert Bohrmann, bien que depuis le début de sa carrière, il ait utilisé que son prénom pour signer ses photographies. Il servit dans l'armée américaine en tant que photographe et devint un ami du président Truman, qu'il photographie en 1945. Peu de temps après, Horst a commencé une série de portraits de première dame pour Vogue, de Mamie Eisenhower (1957) à Nancy Reagan (1981).