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Le lycéen un film de Christophe Honoré

21 Octobre 2025, 06:32am

 

Je me demande si je n’en ai pas assez de passer tout un film, celui-là dure deux heure, à essayer de m’empêcher de pleurer. Peut-être qu’il faudrait que je me laisse aller et accepter que mes larmes coulent sur mes joues ou que je n’aille plus voir que des comédies. Et « Le lycéen », assurément n’en est pas une. C’est mélodrame qui ressemble à la vie. En réalisant le Lycéen film que l’on pourrait qualifier d’autofictionnel, Christophe Honoré a essayé de guérir la plaie en lui que lui a laissé, il y a une trentaine d’années, la mort de son père dans des conditions proches de celle de la mort du père de son héros, Lucas qui voit par se drame son adolescence fracassée. La grande idée est d’avoir transposé son drame à l’époque actuelle ce qui lui évite la reconstitution d’époque toujours couteuse et problématique et surtout fait que le spectateur rentre plus facilement en empathie avec Lucas, le double du cinéaste. Comme onguent réparateur Christophe Honoré a choisi de filmer un bel adolescent homo comme lui, l’était alors, Lucas, joué par Paul Kircher qui a un merveilleux sourire et un beau cul ce qui est bien, mais surtout beaucoup de talent ce qui est encore mieux. Christophe s’autorise toutes les l’audaces tant sur le fond que sur la forme. La première qui peut paraitre anecdotique mais qui l’est moins qu’on pourrait le penser dans le climat de frilosité actuel, est de faire fumer ses personnages comme des pompiers ce qui est déjà téméraire mais surtout de pimenter son film par une scène d’amour physique entre deux garçons de 17 ans, pour être plus précis une scène de sodomie et pas du tout filmée dans une chaste obscurité mais dans une lumière douce, aimante des corps. C’est magnifique. C’est à la fois érotique, sensuel, pudique, réaliste et tendre; un exploit cinématographique tant pour le chef opérateur et le metteur en scène que pour les deux acteurs Paul Kircher et Adrien Casse qui joue Oscar le tendre copain de classe de Luca. Les audaces formelles de Christophe Honoré ne s’arrête pas là: Pendant les trois premiers quarts du film, le spectateur est laissé dans une incertitude chronologique, flou temporel qu’indique discrètement des faux raccords signifiants. Très osé également l’utilisation à plusieurs reprises du filmage de Lucas de face, en gros plans, devant un décor neutre, avec regard caméra, qui commente, en voix off, une des scènes que l’on vient de voir. Cette voix off est sa voix intérieure A la fin du film on entendra également la voix intérieure de la mère de Lucas. Juliette Binoche est poignante dans le rôle. Ces monologues théâtraux viennent tout droit de l’expérience de Christophe Honoré au théâtre comme également la scène particulièrement malaisante mais qui hélas sonne tellement vrai, du repas de famille qui suit l’enterrement du père qui semble sorti tout droit de sa pièce, également autobiographique « Le ciel de Nantes ». Dans cette scène Christophe Honoré montre combien les idée politiques simplistes sont présent à k’esprit de beaucoup même dans des moment ou elles sont particulièrement inappropriées comme dans ce repas funéraire. 

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A l’exception du moment parisien de Lucas où, pour essayer de lui changer les idées son frère  (Vincent Lacoste) l’emmène à Paris pour une semaine, la plus grande partie du film a été tourné du coté de Chambéry, l’hiver; choix de lieux de tournage judicieux. La montagne semble écraser de sa masse les personnages accablés par le malheur.  Le dérivatif parisien ne fera qu’aggraver les choses. L’épisode dans la capitale permet à Vincent Lacoste dans un registre différent de ses rôles habituels de montrer une fois de plus l’étendue de son talent. Lucas tombera amoureux de Lilio (Erwan Kepoa-Falé parfait de justesse qui laisse passer une riche intériorité), le co-locataire trentenaire de son frère un artiste en échec qui se prostitue occasionnellement. Cette histoire d’amour impossible sauvera néanmoins Lucas du désespoir.

 

 

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Musée de Pergame à Berlin

21 Octobre 2025, 06:31am

La porte d'Ishtar

La porte d'Ishtar

Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
marché de Milet

marché de Milet

Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Musée de Pergame à Berlin
Berlin, avril 2015

Berlin, avril 2015

 

 

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Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

21 Octobre 2025, 06:30am

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

L'homme qui meurt

 

Je dois l'idée de ce billet à Xristrophe, qu'il en soit remercié, lorsqu'il a mentionné, dans un de ses commentaires, l'excellente photographe qu'est Sophie Bassouls. On peut voir une quantité extraordinaire de ses clichés sur son site: http://www.sophiebassouls.com/

En voyant toutes ces images d'écrivains, il m'est venu l'idée de faire figurer la photographie de ceux qui avait écrit au moins un livre qui avait compté pour moi (et qui somnole dans une de mes bibliothèques) et d'incrire son titre sous la photo de son auteur. Peut-être que cela vous incitera à la lecture...

 

Alain Finkielkraut en 1979

Alain Finkielkraut en 1979

La défaite de la pensée

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Le monde vert

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Becket

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Moon palace

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

L'empire du soleil

J'ai un peu connu ce grand lettré...

J'ai un peu connu ce grand lettré...

Sparte et les sudistes

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Ravage

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

L'empire des signes

J'ai eu la chance de rencontrer cet homme à l'exquise élégance...

J'ai eu la chance de rencontrer cet homme à l'exquise élégance...

A l'épreuve du temps

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Le fils du consul

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

La peau des zèbres

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Les diaboliques

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Le jour où Gary Cooper est mort

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Conrad

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Chroniques japonaises

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Le livre de John

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Le baron perché

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Les ritals

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Le sixième jour

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Cahiers

Sophie Bassouls illustre ma bibliothèque (1)

Ce soir on soupe chez Pétrone

Chez Jean-Claude Farjas j'ai eu la chance de diner quelque fois avec ce grand anglophile

Chez Jean-Claude Farjas j'ai eu la chance de diner quelque fois avec ce grand anglophile

Les forêts de la nuit

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Dédales de Charles Burns

20 Octobre 2025, 06:40am

 

Les scénario de Charles Burns sont toujours opaques. Je dirais même plus, ils le sont de plus en plus. En cela, la série Dédale ne déroge pas par rapport au reste de son oeuvre. Elle porte bien son nom. Nous sommes comme toujours entre songe  rêve et réalité. Essayons de suivre le fil dans ce dédale. Brian 17, 18 ans avec son copain Jimmy tourne depuis leur enfance des petits films horrifiques. Ils ont le projet un peu plus ambitieux de tourner un film montrant l’invasion de la terre par des extraterrestres prédateurs. Jimmy pour le rôle principale a recruté une belle jeune fille rousse, Laurie. Le courant passe immédiatement entre Brian et Laurie. Brian invite Laurie à aller au cinéma voir « Invasion of the body snatchers » de Don Siegel (1956)… Dans ce film les êtres humain sont remplacés par des extra-terrestre qui prennent possession de leur corps, alors les nouvelles créatures n’éprouvent plus aucune émotion. Ce qui peut renvoyer au caractère de Brian, dont l’attitude est parfois, et de façon totalement imprévisible, bizarrement détachée de ce et de ceux qui l’entourent. 

 

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Alors que le premier tome était centré sur la rencontre entre Brian,dans le deuxième tome nous assistons au tournage du film et ainsi nous découvrons de nouveaux personnages . Le site choisi est la montagne. La petite équipe de tournage vit dans un confortable chalet isolé. La grande idée de Burns est de présenter les rapports entre ses adolescents ou jeunes adulte d’une façon très naturaliste alors qu’il tourne une histoire fantastique. 

 

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Brian est le geek type façon années 70, période pendant laquelle semble se situer l’histoire mais ni les dates ni les lieux, nous sommes bien sûr en Amérique, sont indiqués. C’est un garçon très introverti et quelque peu perturbé, contrairement à Laurie, qui est peut être un peu plus âgés que lui et qui est plutôt extravertie et équilibrée. Le passe-temps de Brian est le dessin. Passionné par le cinéma d’horreur, c’est un dessinateur compulsif,  dont les oeuvres représentent souvent des formes organiques inquiétante…  Au point de vue rationnel de Laurie Burns oppose les pensées, les rêves ou les idées de films de Brian dont l’imaginaire est torturé.

 

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Nous voyons tantôt cette histoire à travers les yeux de Brian, tantôt à travers ceux de Laurie. Le changement de « je » se fait sans transition. Si dans la plupart des cas, comme classiquement dans la bande dessinée nous voyons les personnages agir dans d’autres cases nous somme en « caméra subjective » nous est proposé ce que voit un personnage. A ces types de cases Burns mêle des images des dessins de Brian, des films que Jimmy et Brian ont tourné et des transcriptions des plans d’« Invasion of the body snatchers » (le cinéma revient comme un leitmotiv dans Dédales). Pourtant si le lecteur est loin de comprendre tout, il ne se perd pourtant pas dans ce dédales.

 

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Alors que son dessin est très personnel, reconnaissable au premier coup d’oeil, avec ses ombres franches d’un noir profond, Charles Burns est certainement le dessinateur américain le plus influencé par la bande-dessinée franco-belge et en particulier par la ligne claire d’Hergé même si son univers est bien différent de celui de Tintin. On peut déceler néanmoins chez lui d’autres influences, celle du manga japonais pour sa lenteur à présenter les rapports entre les êtres et le comics américain, celui des années 60 et 70 par son choix de couleurs franches mais plutôt douces. Une des particularité du dessin de Burns réside dans les cadrages de ses personnage souvent en gros plan. Il y a peu de représentations en pieds des personnages qui paraissent statiques, un peu comme chez Jacobs.

Les planches sont peu découpées, le plus souvent en trois bandes horizontales ne contenant qu’une ou deux cases. Il y a aussi quelques belles pleines pages.

Comme toujours chez Cornélius les album sont soignés avec leur dos toilé. L’éditeur français est le premier éditeur au monde à publier cette œuvre de l’un des maîtres de la bande dessinée alternative américaine. Quatre ou cinq volumes seraient prévus.

 

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Hommage à Claude Michel Cluny par Christopher Gérard 

20 Octobre 2025, 06:38am

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Pour saluer un maître de style et de vie, cet extrait de ce que j'écrivais sur Claude Michel Cluny dans Quolibets. Suivi d'un entretien avec l'écrivain.

 

"Un pessimisme allègre, une vision machiavélienne de la politique comme exercice de la puissance, une misanthropie affirmée  (...)  Un style cristallin, décanté à coups de rasoir, épuré sans jamais verser dans la géométrie. Une férocité hautaine quand il s’agit de sabrer des gloires qu’il juge usurpées. (...)Autre leitmotiv, une réflexion philosophique menée depuis les débuts littéraires, aux antipodes de « l’affreuse métastase venue de Judée », libérée des dogmes abrahamiques et ressourcée dans la Grèce de Pindare ».

 

  

 

Entretien avec Claude Michel Cluny

 

L’Invention du Temps, votre Journal, illustre un permanent exercice de gnôthi seauton. Ma première question sera donc : qui êtes-vous ? Comment vous définiriez-vous ? Pour ma part, j’ai envie de dire un Solitaire. Ne dites-vous pas dans Moi qui dors toujours si bien : « Seul et heureux de l’être sans oubli ni abandon, sans relâchement de la vigilance d’être moi » ?

 

À l’éveil de l’adolescence, passage d’un monde flou dans la vie consciente, je me suis fait une amie de la solitude, dès lors qu’elle se confond avec la liberté d’être. Liberté de rêver, de choisir, de lire, d’inventer voyages et aventures − un peu la cachette dans l’arbre des récits de jeunesse. Non que j’eusse été sauvage : j’eus la chance de fidèles amitiés. Mais je préfère la solitude aux importuns, et ne m’ennuie jamais. J’ai pu vérifier au long de ma vie qu’on ne voyage jamais mieux que seul, que la solitude m’est une force, un temps de ressourcement, une indépendance.

 

Libre, non pas misanthrope ; lorsque mon Journal littéraire,L’Invention du temps, a commencé d’être publié, le peu d’amis anciens que l’âge ne m’a pas ravi s’étonnèrent de ce goût pour la solitude que jamais ils n’avaient décelé au fil des années. Et puis, la vie que j’ai choisie très tôt, animée par les activités diverses, les rencontres, les voyages, exigeait des moments de retrait dus à l’écriture aussi bien qu’à la vie privée. La solitude élue − un luxe rare − vaut une thérapie, bénéfique à l’équilibre de l’esprit comme à celui du corps la pratique d’un sport.

 

Quelles ont été pour vous les grandes lectures ? Vos maîtres ?

 

Celles, en vérité, qui instruisent par le plaisir. Je leur dois le goût de l’histoire et la passion des voyages, les joies du langage et la soif du beau. Les personnages de Dumas me menèrent aux grands historiens, ceux de Verne à la connaissance du monde. L’adolescence me fut une fête de découvertes. Je sais combien je dois à ces émerveillements en vrac, dont les désordres m’apprirent aussi qui j’étais. Trop indépendant, je ne crois pas avoir eu des « maîtres », plutôt des curiosités, des engouements, et des admirations raisonnables : le sage scepticisme de Montaigne, la cruauté sublime de Racine, l’intelligence créatrice de Valéry m’accompagnent encore. Et la leçon politique de Gide, la société moribonde de Proust… Il est vraisemblable que si vieillir renforce nos racines culturelles cela nous rend moins enclins à prêter attention à tant de déjà vu, mais aussi moins d’énergie à lutter contre un déclin de civilisation organisé et consenti. De l’alliance du doute avec la passion, cet inceste, naît peut-être une forme de stoïcisme.

Quelles ont été vos grandes rencontres littéraires?

 

Les années 50 révélèrent à ma génération tout ce que la guerre avait occulté. Une floraison d’ « ismes » en art, musique, littérature. Des plus dommageables de ces doctrines, les religieuses et les politiques, nous sommes loin à ce jour d’être débarrassés.  À vingt ans, de qui se croire ou se vouloir le disciple ? J’eus quelques rencontres de curiosité − Cocteau, bien sûr, Montherlant −, mais je compris très tôt que le temps qu’un écrivain nous donnait était pris sur son travail. Les véritables rencontres ont lieu dans les livres. Quant aux « Lumières » de l’époque, elles se barbouillaient par trop d’idéologies, aveugles, menteuses, meurtrières, pour subvertir mon scepticisme. Je n’ai jamais pratiqué le culte des « Grands hommes », et n’eus pas non plus de rencontre « fondatrice »  − tel front de Claudel avec un pilier de Notre-Dame −, mais des amitiés et la passion de la jeunesse.        

 

Il y a chez vous comme un dégoût très sûr pour « la fallacieuse musique des mots non exacts ». Puis-je dire que votre voie en littérature est la voie sèche et décantée, celle d’un Léautaud ?

 Ce que vous entendez par « écriture sèche » − Stendhal, Léautaud, Valéry ? −, celle de mon Journal littéraire, ou de mes essais critiques, souvent de mes poèmes, de mes aphorismes, tend au plus juste rapport du verbe à l’idée. Une écriture décantée du flou, de l’imprécis, donc de l’inutile par la logique. Soit (j’en accepte le compliment !). Pourtant, l’expression logique n’affronte pas l’indicible − ce qui reste à dire au-delà du dit. D’où les fabuleuses interrogations de la poésie, ce langage dans le langage.    

 

Si l’écriture de mon Journal favorise cette concision que vous remarquez, mes ouvrages de fiction font appel à bien d’autres registres. Je crois qu’une œuvre romanesque suscite son propre langage autant que son rythme et son climat.  Mes romans, de fait, ni mes nouvelles ne se « ressemblent ». Chaque livre exige son espace et son écriture propres.

 

Pourrais-je vous qualifier de libertin du siècle ?

 

Faut-il encore savoir ce que le mot veut dire aujourd’hui. Le sens a passé de la liberté de penser à celle des mœurs. Rien d’illogique dans cet appauvrissement. Il ne subsiste de ces péchés de l’esprit d’analyse et de ceux du désir qu’un inoffensif relent de soufre. Un colloque en Sorbonne, il y a peu, me reconnut comme « poète païen ». J’en suis fier. Le divin est en nous, ou il n’est pas. Si j’avais une religion elle serait solaire ; je hais l’obscurantisme des dogmes qui nous menacent plus que jamais. Le politiquement correct de la « pensée » dominante est tel que les libertés naturelles, à commencer par celle de l’esprit, sont mises en procès ; il écrase jusqu’au langage.  Or, un peuple qui a peur des mots est un peuple asservi.

 

J’eux la chance de la plus grande liberté pour diriger la collection de poche de poésie « Orphée » ; soit quelque deux cent trente titres. Classiques, oubliés ou inconnus. Les poètes donnent une leçon : ceux qui chantent juste demeurent à la marge des modes, et les plus grands s’élèvent toujours contre les interdits de leur temps.

 

Propos recueillis par Christopher Gérard, avril 2011.

 

C'est un exemple de ce que l'on trouve dans le merveilleux et érudit  blog de Christopher Gérard: http://archaion.hautetfort.com/

 

 
Commentaires lors de la première édition de ce billet:
 

 

 

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Sur un plot, un soir de mai à Versailles

20 Octobre 2025, 06:38am

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Versailles mai 1985

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La collection Torlonia au Louvre (2)

20 Octobre 2025, 06:37am

 

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street art crétois

20 Octobre 2025, 06:36am

Heraklion

Heraklion

Heraklion

Heraklion

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Rethymnon

Agios Nikolaos

Agios Nikolaos

Heraklion

Heraklion

Icare et Dédale sur le mur d'un parking à Héraklion

Icare et Dédale sur le mur d'un parking à Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion

sur la jetée du port d'Héraklion, mai 2016

sur la jetée du port d'Héraklion, mai 2016

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Hernan Bas, Creature Comforts, à la Galerie Perrotin en 2020

19 Octobre 2025, 07:30am

 

Un sentiment de tension poétique imprègne les travaux de Bas, réalisés à différentes échelles, de formats plus grands que nature à des dimensions intimistes, reflétant la vaste palette d’émotions éprouvées par leurs protagonistes. Figures récurrentes de l’univers fastueux assumé de l’artiste, de jeunes hommes adultes peuplent des mises en scène presque surréalistes, empreintes des vestiges d’une angoisse adolescente et d’une fragilité face à la masculinité imminente. Ces dandys blasés à la rémanence et la délicatesse invariables exécutent avec prudence des actes extravagants : ils flirtent avec le danger, valsent avec la mort et se drapent dans la douleur.

 

 

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Peints par Hernan Bas depuis presque vingt ans, ces Ganymède, Tadzio et Elio des temps modernes incarnent aujourd’hui la transition vers la maturité, symbolisée par leurs gestes d’une abnégation et d’une générosité fatales. Ces jeunes hommes s’exposent aux risques au détriment de leur beauté, qui était jusqu’alors à la fois leur armure et leur parure. Auparavant esthètes indulgents et romantiques mélancoliques, ils sacrifient désormais leurs fluides vitaux ou leurs demeures, en tentant d’assurer le confort de créatures qu’ils chérissent courageusement.

 

Dans Adult Security Blanket, l’un d’entre eux orne sa tenue entièrement noire d’une pièce de tissu bleu roi portant l’inscription : « Adult security blanket. If lost return to D. Bell » (Doudou pour adulte. En cas de perte, merci de le retourner à D. Bell). Cet élément est inspiré d’une trouvaille en friperie appartenant à la collection de l’artiste depuis plus de dix ans. La boîte du doudou original, qui n’est pas représentée dans le tableau, indique : « When all seems to fail, try this ‘true companion’ for comforting consolation… » (Quand rien ne va, faites appel à ce ‘vrai compagnon’ pour vous réconforter…).

 

 

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Dans Hot Seat, un long serpent sus-pendu au plafond vient se lover autour du cou d’un jeune homme, dans une atmosphère sous haute tension. Baignée de tonalités rouges, la pièce contient en arrière-plan un terrarium empli de reptiles. Une lampe incandescente et la chemise assortie du jeune homme complètent cette fournaise, que Bas illumine en s’inspirant de l’Autoportrait en enfer de Munch (1903).

 

 

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Élégance et morbidité se répondent dans Dinner hour at the Little Shop of Horrors, où l’on voit un jeune homme équipé de gants verts hisser la carcasse d’un animal à l’aide d’une chaîne en métal, dans une serre peuplée de plantes carnivores. L’appétit délicatement barbare des plantes est ainsi apaisé, non pas grâce à l’énorme bloc de viande, mais aux mouches attirées par l’odeur de la chair crue, qui est représentée à la manière de Chaim Soutine.

 

 

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How Best to Suffer Swamp Life at Dusk montre un autre gentleman s’abritant derrière un voile transparent qui, retombant d’un parapluie, masque ses yeux bleus et le protège de moustiques voraces. Résistant malgré sa légèreté, le voile est déjà constellé d’insectes assoiffés du sang du jeune homme. Comme les autres sujets de l’exposition, ce personnage adopte une attitude entre inconfort et posture, assumant délibérément sa position précaire dans un duel avec des créatures naturelles.

 

 

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 L'atelier de l'artiste 

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skate, un matin à Agios Nikolaos

19 Octobre 2025, 07:28am

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skate, un matin à Agios Nikolaos
 
 
 
 
skate, un matin à Agios Nikolaos
 
 
 
 
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Agios Nikolaos, Crète, mai 2016

Agios Nikolaos, Crète, mai 2016

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