Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

grande exposition

Icones américaines au Grand Palais

29 Août 2025, 06:36am

Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Calder

Calder

Je n'avais pas gardé un grand souvenir de ma visite au musée d'art moderne de San Francisco, il est vrai qu'il y a près de trente ans. Je me souviens néanmoins de ma surprise d'y découvrir une exposition Bernard Faucon. Depuis un couple de collectionneurs américains les Fisher ont généreusement déposé leur collection dans ce musée.  Ce qui nous est montré actuellement au Grand Palais est pourtant de grande qualité. L'exposition présente sous ce titre assez curieux un petit choix de tableaux de grands noms de l'art moderne, Calder, Dan Flavin, Philip Guston, Kelly, Lichtenstein, Twombly, Warhol. Je ne m'attendais guère à y faire de découvertes et pourtant, mon ignorance aidant, les oeuvres de Chuck Close furent une révélation. Ce peintre, né en 1940, réalise des portraits d'artistes qui sont ses ainés comme Rauschenberg, Lichtensen ou Agnes Martin. Il représente aussi ses amis et les membres de sa famille. Close commence par prendre des photos de son modèle. Il en choisit une. Puis il subdivise en une multitude de cellules à l'aide d'une grille. Enfin il peint le portrait à partir de cette grille.

Icones américaines au Grand Palais
Ellsworth Kelly

Ellsworth Kelly

Cy Twombly

Cy Twombly

Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Philip Guston

Philip Guston

Lichtenstein

Lichtenstein

Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Chuck Close

Chuck Close

Lichtenstein

Lichtenstein

Warhol

Warhol

Warhol

Warhol

Dan Flavin

Dan Flavin

Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Brice Marden

Brice Marden

Icones américaines au Grand Palais
Icones américaines au Grand Palais
Diebenkorn

Diebenkorn

Agnes Martin

Agnes Martin

Paris, mai 2015

Paris, mai 2015

Commentaires lors de la première édition du billet:

 

 

Voir les commentaires

Bonnard au Musée d'Orsay

27 Août 2025, 06:47am

Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay

L'exposition Bonnard au Musée d'Orsay devrait mettre chaque visiteur en joie. Voila une peinture facile et décorative qui peut que plaire. Facile et décorative ne veulent pas dire bête et peu sensible. Bonnard tout simplement pensait, à juste titre, qu'il n'est pas necéssaire de faire moche pour paraitre profond. Quand il se mettait devant la toile, il avait la particularité de se passer de chevalet, il fixait son support directement sur le mur, c'était pour faire partager ce qu'il aimait, un jardin au soleil, une femme à la toilette, la quiétude d'une matinée lorsque le soleil pénètre dans la maison, une réunion de famille sympathique, peut être aussi pour oublier ses ennuis. Devant ses tableaux on pourrait croire que l'artiste a connu qu'une vie de bonheur. Des joies il en a eu bien sûr, des malheurs aussi, mais il ne voyait pas pourquoi il aurait tartiné ses avanies. A ce déboutonnage, il préférait peindre un coin de Normandie avec des lumières de Grèce... Un gentleman en somme qui a épousé sa femme près de trente ans après leur rencontre, lorsqu'il ne l'aimait plus et que la muse s'était transformée en fieffée emmerderesse...

En admirant cette peinture pourtant très personnelle le visiteur s'apercevra de réminiscences et d'anticipations de nombreux artistes contemporains de Bonnard ou non, en premier lieu Vuillard bien sûr, l'ami de toujours, mais aussi de Degas, Monet, Renoir, Manguin, Dufy, Matisse, Sam Francis (certaines petite toiles de Bonnard ressemblent au tachisme joyeux de l'américain), Hockney...

La rétrospective ne se préoccupe guère de chronologie, ce qui tombe bien car la peinture de Bonnard n'a que peu évoluée avec le temps. Les tableaux sont classés par grandes familles, "Un nabi très japonard", "Faire jaillir l'imprévu", "Intérieur", "Histoire d'eau", "Clic clac Kodak, "Portraits choisis", Le jardin sauvage"... Le commissaire aurait pu éviter ces jeux de mots pénibles mais l'accrochage est très réussi. Seul regret l'absence total des carnets de croquis alors que ce peintre de la touche était aussi un fin dessinateur. Si vous visitez cette rétrospective accompagné d'un enfant vous pourrez toujours, pour l'amuser, lui demander de compter les chats. Il y en a presque  un par toile et jusqu'à trois! 

P.S. Mes photos ne sont absolument pas le reflet de l'exposition car si les photographies sont autorisées, en réalité elles sont interdites pour les meilleures oeuvres qui proviennent en général d'Amérique. 

Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay
Bonnard au Musée d'Orsay

Voir les commentaires

Doisneau au Musée Maillol (2 et fin)

26 Août 2025, 06:29am

 

Henri Héraut. C'est avec émotion que j'ai reconnu Henri Héraut que j'ai bien connu. Il avait été le découvreur de Bernard Buffet. C'était un remarquable critique d'art et un peintre intéressant qui ne reculait pas devant la polémique. C'était aussi un homme charmant dont la fréquentation était parfois difficile en raison d'une hygiène aléatoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris aout 2025, 

 

Voir les commentaires

Doisneau au Musée Maillol (1)

25 Août 2025, 06:40am

 

Il est toujours un peu ridicule de photographier des photos. Si je l'ai fait c'est que dans cette belle et complète rétrospective, il se trouve qu'il y a de nombreuses photographies rares. Et puis cela me permet de faire une sélection dans les images de Doisneau dont je n'aime pas beaucoup l'univers. Je m'explique je déteste toutes ses images de bistroquets et de trognes avinées. C'est sans doute mon ancrage un peu inexplicable à droite même si je ne sais pas bien ce que cela veut dire sinon que je n'aurais pas voté la mort du roi. Disons que je préfère Lartigue à Doisneau. Comprenne qui peut.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Léonor Fini

 

Poliakoff

 

Paris, aout 2025

Voir les commentaires

Hockney à la Fondation Vuitton (5 et fin)

24 Août 2025, 07:49am

 

 

 

 

Hockney s'est aussi intéressé à la vidéo

 

 

L'exposition offre à ses visiteur dans une salle une projection mise en musique des décors d'opéra réalisés par l'artiste.

 

 

 

 

 

 

 

Paris, juillet 2025, photo B.A

Voir les commentaires

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)

23 Août 2025, 06:56am

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
(détail)

(détail)

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (2)
autoportrait

autoportrait

Commentaires lors de la première parution du billet

 

 

 

Voir les commentaires

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)

22 Août 2025, 06:41am

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)

 

Comme vous l'avez sans doute remarqué si vous êtes un ou une fidèle de ce blog, j'ai une préférence pour les artistes gays, gais d'où ma gourmandise envers les oeuvres de Pierre et Gille. Télémaque est seulement gai, du moins sa peinture et c'est très bien comme cela. Je réitère une fois de plus que l'on est pas obligé en peinture comme ailleurs, sous le prétexte que l'on aborde des sujets graves de faire sinistre ou moche. On sortira donc de la rétrospective Télémaque avec le sourire.

L'artiste natif d'Haiti s'est surtout formé à New-York ce qui explique certaines réminiscences de Rauschenberg dans une partie de son oeuvre mais il a assez rapidement quitté la grosse pomme pour s'établir en France où il a rallié la mouvance de la figuration narrative. On peut ainsi déceler dans certains de ses tableaux des ressemblances avec ceux de Fromanger ou d'Erro. Le fond de son oeuvre est autobiographique comme cet autre haïtien qu'était Basquiat.

Il m'arrive souvent de trouver les rétrospectives trop longue et redondantes, ce n'est pas le cas cette fois. Dans cette présentation strictement chronologique, bel accrochage, bien aéré, il y a quelques trous, même si l'essentiel y est. On aurait aimé que le menu soit un tout petit peu plus copieux.  

rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)
rétrospective Télémaque au Centre Pompidou (1)

 

 

Voir les commentaires

Pour se souvenir de Gourmelin au Centre Pompidou

15 Août 2025, 07:35am

IMG_3148
Petit coup de gueule concernant la misère de certaines des expositions du centre Pompidou, si ses expositions vedettes sont très médiatisées et parfois, mais pas toujours, sont luxueusement présentées comme "Traces du sacré" les présentations du deuxième rang se déroule dans un anonymat complet, aucune affiche, rien dans la presse, même pas dans les revues spécialisée, aucune invitation envoyée ou tout du moins elles évitent consciencieusement ma boite aux lettres. C'est le cas de l'exposition Gourmelin dont j'ai découvert l'existence en visitant "Trace du sacré". J'ai un peu de mal a écrire exposition en parlant de la présentation des oeuvres deGourmelin  qui ressemble plus à ce que l'on pouvait voir dans les MJC des années 70, celà ne doit plus exister ces machins là, tant de nos jours sont antinomique les mots jeune et culture, qu'à ce que l'on s'attend à voir dans un musée à la stature internationale. 
IMG_3133
IMG_3132 IMG_3140
Avant d'aller plus loin voici une rapide biographie de l'artiste:Jean Gourmelin est né à Paris le 23 novembre 1920. Enfant unique, il commence à dessiner avec passion dès l’âge de cinq ans. A 15 ans, sa famille quitte Paris pour Vendôme, où deux ans plus tard, le  peintre Charles Portel l’initie à la technique du papier peint, un domaine où il commencera à se faire un nom. À 20 ans il retrouve Paris et se perfectionne dans le dessin aux Arts Décoratifs et à l’Académie de la Grande Chaumière. En 1945, il intègre l’atelier du célèbre maître verrier Max Ingrand. Il y restera vingt-trois ans et travaillera, entre  autres, sur les vitraux de la cathédrale de Rouen. Les rencontres avec Maximilien Vox, Jacques Sternberg, Louis Pauwels, l’inciteront à s’orienter vers le dessin de presse. Ses dessins sont parus dans Bizarre, Planète, Plexus, Hara-Kiri mensuel, Pilote, Elle, Le Monde, Le Figaro et Le Point, où il dessinera pendant plus de 13 ans. 
IMG_3134
IMG_3135
Gourmelin  aurait mérité un hommage d'une autre ampleur que celle-ci. Les oeuvres que l'on peut y voir sont néanmoins remarquables mais n'appartiennent presque exclusivement qu' à la période 70-90. Beaucoup de personnes de ma génération ont une dette envers Gourmelin. Ses intrigants dessins étaient disséminés dans de nombreux journaux et revues de qualité à commencer par Pilote et surtout Planète, revue dont je vous ai déjà souvent parlé et sur laquelle je reviendrai bientôt. Gourmelin signa la couverture du "Matin des magiciens" lors de sa réédition chez Folio. 
IMG_3137

IMG_3139 IMG_3149
IMG_3142
La main de dieu. 
Ses paradoxes graphiques me permirent de gouter un parfum de surréalisme qui me donna l'envie d'aller vers d'autres arômes. C'est Gourmelin  qui m'amena à Escher, à Dali, et puis tout le surréalisme et l'étrange ont suivi... Combien de ses images furent un ferment aux rêves et à l'imaginaire. Si des études sur Planète commence à surgir, il me semble qu'on minimise  son impact comme éveilleur. Sur la mezzanine du centre Pompidou on peut voir des originaux de l'artiste, gravures, dessins, aquarelles mais aussi plusieurs feuilles de croquis. Sont présenté également plusieurs journaux et livres illustrés par Gourmelin ainsi que différentes affiche qu'il a réalisée. 
IMG_3141
L'adoption
IMG_3151 IMG_3152
 
J'ai choisi délibérément d'illustrer cet articles par uniquement mes propres photos malgré leurs imperfections qui montrent bien la gène pour le visiteurs des nombreux reflets parasites.
Un catalogue rassemble les dessins exposés. Il est beau et clair, façon revue et coute 20€ 
Que la médiocrité de l'exposition, mais elle est gratuite, ne vous empèche pas d'allez admirer les oeuvres d'un des plus grands et étranges dessinateurs français. 
IMG_3143
IMG_3144

Paris, septembre 2011, photo B.A

 

Voir les commentaires

LA FRANCE EN RELIEF DANS LA NEF DU GRAND PALAIS

12 Août 2025, 06:33am

Numeriser.jpeg

 

DSC03066.JPG

 

DSC03068.JPG

 

La première exposition de la Maison de l'histoire de France (qui risque, au train où vont les choses, d'être la seule) est une belle réussite. Elle présente seize plans-reliefs de villes. Ils proviennent des réserves du musée des Invalides. Ils font partie des 260 plans en relief, dont il demeure une centaine. Ils ont été réalisés entre 1668 et 1873. En 1668, Louvois, ministre de la guerre de Louis XIV passe commande du plan relief de Dunkerque. Cette commande fera école jusqu'à l'époque de Napoléon III. Les villes ainsi transformées en maquette au 1/600 ou au 1/400, sont essentiellement des cités fortifiées qui sont situées aux frontières de la France, parfois ce sont des conquêtes récentes. Certaines ne sont plus aujourd'hui dans le territoire nationale. Ces maquettes permettaient de voir les points faibles des défenses des villes et ainsi de les renforcer. Elles nous racontent deux siècles d'architecture militaire.

On est éberlué par la qualité d'exécution de ces objets qui en fait des oeuvres d'art. L'équipe qui s'attelait à leur élaboration ne semblait pas avoir de limites dans la reproduction des détails, par exemple y sont figurées les cabanes de jardin dans une propriété! Pour une fois la maniaquerie militaire a eu du bon car si elle n'a pas beaucoup fait avancer, par sa soif absurde de détails, l'efficacité des fortifications, elle a légué à la postérité ces merveilles.

Avant de fabriquer la maquette on envoyait des ingénieurs militaires et des topographes faire des relevés précis mais aussi des dessins des façades des bâtiments bordant les rues, ainsi il ne manque pas une fenêtre aux maisons. En témoignent quelques reproductions, trop rares à mon goût, de ces travaux préparatoires. On voit même des aquarelles faites avec beaucoup de talent destinées à renseigner les artisans qui vont fabriquer les plan-relief sur la couleur par exemple des montagnes. On leur fournissait également des échantillons de terre! Sont figurées avec beaucoup de minutie les cultures, il ne manque pas un cep de vigne, car celles-ci pouvaient aider l'ennemi à tenir le siège.

On peut voir les plans-reliefs des villes suivantes: Fort-Barraux, Montmélian, Exilles, Fenestrelle, Embrun, Grenoble, Briançon, Mont-Dauphin, Besançon, Neuf-Brisach, Strasbourg, Luxembourg, Berg-op-Zoom, Saint-Omer, Cherbourg et Brest.

Les plans sont composés de tables en bois de chêne qui s'ajustent comme un puzzle. Des lames de bois, de différentes épaisseurs, restituent les accidents du relief, qui est ensuite affiné à l'aide de papier mâché. L'eau est figurée par des aplats de peinture à l'huile. La surface des sols est obtenue par pulvérisation de sable fin sur un lit de colle. Pour la végétation a été utilisée de la soie, finement hachée pour les prairies ou en fines chenilles enroulées autour de fils de fer pour les arbres et autres bouchures. Les maisons sont taillées dans du bois de tilleul. A l'entrée de l'exposition on voit dans une vitrine, burins et emporte-pièces nécessaires pour ces opérations de sculpture. Chaque maison est ensuite peinte ou recouverte de papier gravé. Afin que les raccords entre les tables ne soient pas trop visibles, les contours des différentes tables épousent les lignes des éléments paysagers, routes, rivières...

Certains plans comme celui de Strasbourg a été actualisé jusqu'en 1870. On y voit la gare... Certaines "miniatures" sont immense, celle de Cherbourg fait 160 m2. 

On est particulièrement ému devant les représentationss de villes presque complètement détruites lors de la seconde guerre mondiale comme Cherbourg et Brest. Au niveau de ces villes l'exposition est sonorisée par des bruits de bombardement. Sur un écran sont projetées des images d'avions pilonant la ville.

Un système de miroirs et de passerelles, des longues vues permettent une vision globale et en détail des plans. Les cartels qui racontent l'histoire des plans et par la même occasion celle des villes et des guerres qui ont amené à ces fortifications, sont clairs et concis. Lors du vernissage les photographies étaient autorisées, j'espère qu'il en sera de même ensuite. La boutique vend de beaux catalogues et de jolies cartes postales.

 

 

 

DSC03069.JPG

Montmélian

 

DSC03070.JPG

 

DSC03071.jpg

Fenestrelle

 

DSC03072.jpg

Fenestrelle

 

DSC03073.jpg

 

DSC03074.JPG

 

DSC03075.JPG

 

DSC03076.JPG

 

DSC03077.JPG

 

DSC03079.jpg

 

DSC03080.JPG

 

DSC03081.JPG

 

DSC03082.jpg

 

DSC03083.JPG

 

DSC03084.JPG

 

DSC03085.JPG

 

DSC03086.JPG

 

DSC03087.JPG

 

DSC03088.jpg

 

DSC03090.JPG

Embrun

 

DSC03091.JPG

Embrun

 

DSC03092.JPG

 

DSC03093.JPG

 

DSC03094.JPG

Mont-Dauphin

 

DSC03095.JPG

Mont-Dauphin

 

 

 

DSC03097.JPG

Grenoble

 

DSC03098.JPG

Grenoble

 

DSC03099.JPG

Grenoble

 

DSC03100.JPG

Neuf-Brisach

 

DSC03101.jpg

Strasbourg

 

DSC03103.JPG

Strasbourg    

 

 

DSC03105.JPG

 

DSC03106.jpg

Luxembourg

 

DSC03107.JPG

 

DSC03108.JPG

 

DSC03109.JPG

Saint-Omer

 

DSC03110.JPG

Saint-Omer

 

DSC03111.JPG

 

DSC03112.JPG

 

DSC03114.JPG

 

DSC03115.JPG

Cherbourg

 

DSC03116.JPG

 

DSC03117.jpg

 

 

 

DSC03119.JPG

 

DSC03120.JPG

Brest

 

DSC03121.JPG

Paris, janvier 2012

 

Voir les commentaires

HEY! MODERN ART & POP CULTURE À LA HALLE SAINT PIERRE

9 Août 2025, 07:00am

hey-pop-culture-halle-st-pierre-paris-600x596.jpg

 

 

Après la visite de l'exposition Marcel Storr dont je vous ai parlé récemment (Marcel Storr, bâtisseur visionnaire ) , il ne faudrait pas croire que tous les marginaux qui ont passé leur vie à remplir des feuilles de papier dessin ou a confectionner des choses étranges, difficiles à nommer entre sculpture et installation, ont du génie ou même du talent l'exposition de la revue Hey! à la Halle Saint Pierre en est une bonne démonstration. En revanche il est extrêmement rare que dans une telle manifestation, disons d'art brut ou d'art modeste (pour reprendre la dénomination du fort intéressant musée qui porte ce nom et qui est situé à Sète, on ne tombe pas sur un travail époustouflant dont on avait jamais entendu parler, l'exposition de la revue Hey ne fait pas exception à cette heureuse règle en plus elle permet pour je crois la troisième fois en France de voir des dessins de Darger (la première fois c'était il y a quelques années au forum des halles et la seconde à La Maison Rouge) et merveille des merveille donne l'ocasion de voir, ce qui n'arrive pas tous les jours même pour l'arpenteur invétéré de musées et de galeries quatre tableaux de Clovis Trouille. Il faut donc se précipiter Halle Saint Pierre avant le 4 mars.

Prévenons tout de même que de nombreuses pièces relèvent d'un art morbide et de la fascination pour la tripaille sanglante largement étalée, ne goutant pas particulièrement ces deux spécialités, elles ne sont pas présentes dans cet article. Mais les amateurs de cabinets de curiosités baroques devraient être comblés. Certaines de choses qui m'ont mis mal à l'aise ne sont pas pour autant dénué de talent, comme les toiles de Chris Mars, un exemple de ses tableaux immédiatement ci-dessous.

 

 

DSC03025.JPG

 

 

L'intérêt et le défaut de cette exposition est d'être une auberge espagnole. Les oeuvres viennent des quatre coins du monde avec une représentation importante d'artistes français et américains mais il y a aussi des méxicains, taiwanais, coréens, suisses, hollandais... Les exposants sont issus de différents horizons artistiques, art brut, tatouage (Guy LE TATOOER), la photographie (Pierre MOLINIER), street art, bande-dessinée (David B.)... Chronologiquement on va du début du XX ème siècle jusqu'à hier. La variété des supports est incroyable : des outils de tatouage, des tasses, des figurines en porcelaine, des bras tatoués... Il y a aussi des supports plus traditionnels comme la toile et le papier qui accueille par exemple les beaux et énigmatiques dessins de Jean-Luc Navette. 

 

Capture-d-ecran-2012-01-12-a-08.23.50.jpg

Jean-Luc Navette

 

 

 

Jeff Sotto

 

On ne voit pas très bien ce que fait là Erro (voir immédiatement ci-dessus) même si je suis toujours heureux de voir de ses oeuvres, pas plus que DiRosa ou Combas qui auront du mal à passer pour des artistes marginaux. Le second est représenté par une toile très forte (c'est en dessous à la droite on voit deux toiles d'Anne Van der Linden ) presque entièrement en noir et blanc.

 

 

DSC03038.JPG

 

L'exposition est clairement scindé en deux. Pour accéder à la partie sombre dans tous les sens du terme, c'est au rez de chaussée, il faut passer une petite porte protégée par un rideau et immédiatement le visiteur pénètre dans l'étrange. Le premier étage sous la belle verrière de cette halle de Baltard, présente des pièces plus lumineuse mais tout aussi bizarres.

 

DSC03009.jpg

 

 

La revue Hey! comme l'exposition est l'oeuvre d'Anne & Julien qui travaillent en binôme. HEY! est une revue objet créée par ces deux activistes des milieux culturels. 

 

 

Capture-d-ecran-2012-01-11-a-17.51.46.jpg

 

Ce qui m'a fait sortir de ma tanière c'est il faut dire la possibilité de voir des oeuvres d'Henry Darger. Aurons nous la chance un jour de voir à Paris un plus grand nombre de ses dessins. Sans aucun complexe voilà ci dessous l'article de Wikipédia sur Henry Darger (un peu augmenté tout de même), je n'aurais pa pu écrire mieux que j'ai illustré de reproductions captées sur la toile:

 

Du témoignage même de Darger, il fut bien traité par son père avec lequel il vécut jusqu'en 1900. Dans les temps précédents sa mort, ce dernier était trop faible pour s'occuper de son fils qui est pris en charge par l'établissement catholique qu'il fréquentait alors. Son comportement perturbe ses camarades qui ne tardent pas à le traiter de fou. Il parle seul, de manière irrépressible et inopinée. Il est probablement affecté par le syndrome Gilles de la Tourette. Persuadé d'avoir un don lui permettant de savoir quand les adultes lui mentent, il se montre très rétif à toute forme d'autorité. Sa pratique ponctuelle mais récurrente de l'onanisme en public (self-abuse comme le diagnostiquent pudiquement les docteurs qui l'examinent) finira par le faire interner en 1905. Il séjournera plus de 7 ans à l'Institut Lincoln (Illinois), réputé pour la sévérité des traitements que les internés y reçoivent. Il tenta de s’en évader à plusieurs reprises. C'est lors d'une de ces fugues, en 1908, qu'il est témoin d'une puissante tornade qui ravage alors le Comté de Brown dans l'Illinois. Ce cataclysme laisse des traces prégnantes dans l’imaginaire de Darger comme en témoigne le motif récurrent de la tempête à l’intérieur de ses tableaux.

 

 


 


 



 




 





 

À 16 ans, lors de sa troisième tentative d'évasion, il parvient à regagner Chicago. Il y trouve l'aide et le réconfort de sa marraine. Elle lui trouve un emploi de portier dans un hôpital catholique où il travaillera jusqu'à sa retraite, en 1963. Il commence alors à régler sa vie selon un emploi du temps immuable. Catholique dévot, il assiste à la messe jusqu'à cinq fois par jour. Il collectionne pour les amasser des détritus de toutes sortes (jouets, figurines religieuses, images de saints, chaussures, pelotes de ficelles, magazines et bandes-dessinées). Il consignait quotidiennement, dans un journal, l'état de l'atmosphère et les erreurs commises par les météorologues dans leurs prévisions. Cette vie de réclusion et de solitude est à peine infléchie par la seule amitié qu'on lui ait jamais connue et qui le lie à William Scholder. Tout deux s'investissent dans des œuvres de charité dédiées aux enfants abandonnés ou maltraités. Scholder décède en 1959.

 

 

De 1930 à 1973, Darger occupe la même chambre à Chicago, au 851 W Webster Avenue, non loin du Lincoln Center Park, dans le quartier de North Side. C'est là qu'il se consacre secrètement à l'écriture et à la peinture. Personne ne sait combien de temps lui ont demandé la composition de son œuvre. Outre les royaumes de l'irréel, il a rédigé son autobiographie (L'Histoire de ma vie, 5084 pages). Ce n’est qu’après sa mort que l’œuvre à laquelle il avait travaillé toute sa vie fut découverte. En 1973, Nathan et le Kiyoko Lerner, les propriétaires de l’appartement loué par Darger, mettent au jour les réalisations de l’artiste. Lerner est un photographe accompli et reconnu, ayant notamment travaillé pour le New York Times. Il perçoit immédiatement l'intérêt du travail de son locataire et se charge de créer une fondation destinée à mettre ce fonds en valeur. Il aidera beaucoup à la réalisation du documentaire de Jessica Yu sur la vie et l'œuvre de Darger.

 

henry-darger-4

 

 

Henry Darger est inhumé au cimetière All Saints de Des Plaines (Illinois), dans le carré réservé aux personnes âgées des petites sœurs des pauvres. Sur sa pierre tombale, il est décrit qu'il fut un artiste et un « protecteur des enfants ».

 

henry-darger-3

 

 


 

Son œuvre raconte les aventures des filles de Robert Viviam, les sept princesses du royaume Abbieannia. Celles-ci sont en proie aux attaques répétées et violentes du diabolique John Manley. À la tête du domaine de Glandelia, il menace de réduire en esclavage tous les enfants d'Abbienne. Les sept sœurs sont à la tête d'une rébellion acharnée, aidées par leurs légions de fillettes prêtes à en découdre. Parmi ces vaillantes nymphettes, le lecteur retrouve de géantes créatures aux ailes de papillons, les blengins. Leur corps couverts d'écailles se terminent en queues pointues. Le reste du bataillon se compose de jeunes filles prépubères, souvent nues et pourvues d'organes génitaux masculins. Nombre d'entre elles sont sacrifiées à la barbarie des hommes en uniformes de Manley. Elles sont souvent éviscérées, étranglées ou pendues. Toutes ces aventures se déroulent sur une vaste planète autour de laquelle gravite la terre, à la façon d'une lune. Elle est peuplée de chrétiens, la plupart catholiques.

 

 

Son écriture est directe. Les descriptions les plus crues peuvent aller jusqu'à laisser entendre au lecteur les rires forcées des fillettes se transformer en cris de souffrance. Son style comporte également de nombreux emprunts fleuris à la littérature victorienne.

 

Ses capacités de dessinateur étant limitées, Darger s'inspire des comics américains (Miss Muffet, Donald Duck ou little Annie Rooney) et les copie. Il les découpe, les fait agrandir et démultiplier au rayon photographie du bazar local. Une fois muni d'une infinité de formats, il les décalque pour former des compositions souvent très complexes, pourvues de nombreux plans. Il montre ensuite l'étendue de son talent de coloriste. Il manie les contrastes, sachant rehausser des palettes de tons fades, à certains endroits, par des couleurs éclatantes, des rouges sang ou des jaunes vifs.

 

Au début uniquement considérée par le prisme de l'Art brut, l'œuvre de Darger quitte progressivement son statut marginal. « Sa complexité thématique, sa sophistication technique et son amplitude narrative ont été mieux comprises. Elle occupe désormais une place singulière parmi les œuvres visionnaires les plus novatrices et les plus profondément personnelles du XXe siècle. ».

 

 

Ive been thinking a lot recently about Henry Darger and his Vivian Girls. Sometime in the late 90s Leo and I wandered into the Musee d’Art Brut in Lausanne, Switzerland and had our mind’s blown. Now there are books, and a documentary - a rock band and numerous tattooed limbs that are a testament to the power of his work. Im sure I wont say anything refreshingly unique, so consider this an awed acknowledgment of a life’s work that existed only for its creator. Darger grew up in institutions, was a janitor, lived alone in a single room, had one friend. His 10,000 page story The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion and its astounding illustrations were found after he died. The illustrations of the girls are hypnotically beautiful, vividly colorful and naive, his characters were traced from comic books. Darger never saw a naked woman, so his naked little girls have the parts belonging to naked little boys. There is something about little girls with penises, in a single piece that took a lifetime to create with no outside acknowledgement, that both breaks my heart and makes me deeply jealous as a creator. You can learn more down there at the link.
 

 

L’œuvre de Henry Darger est répartie entre différents musées, majoritairement nord-américains, notamment l'American Folk Art Museum et le MoMA de New York, l'Art Institute de Chicago, ainsi que le LaM de Villeneuve d'Ascq et la Collection de l'art brut de Lausanne. Elle a fait l'objet d’une exposition monographique à la fondation de Galbert, la Maison rouge, àParis durant l’été 2006. Un très beau livre a été consacré à l'oeuvre de l'artiste (reproduction de la couverture ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, j'ai photographié (c'est bien sûr interdit) les dessins d'Henry Darger qui sont exposés à la Halle Saint-Pierre et qui donnent une bonne idée de son travail même si on est un peu frustré d'en voir si peu. Autre regret de voir qu'un des dessins des machines de guerre d'Alphonse-Eugène Courson dont à mon avis la vie ferait un film sensationnel. 

 

 

 

DSC03010.JPG

 

DSC03011.JPG

 

DSC03012_2.JPG

 

DSC03012.JPG

 

DSC03015.JPG

 

DSC03016.JPG

 

DSC03023.JPG

 

Quelques installations assurent l'ambiance... En particulier celles qui se rapportent au tatouage qui tient une grande place dans l'exposition mais malheureusement les oeuvres qui s'y rapportent sont assez difficile à photographier. Dans une pièce à part sont exposées les belles images de tatoués de Titine K-Leu que l'on peut voir sur ma photographie suivante. L'une à l'honneur d'avoir été choisi pour être l'affiche de l'exposition, au début du billet. 

 

DSC03022.JPG

 

DSC03018.JPG

 

kris kuksi Hey ! Délicates cruautés à la Halle Saint Pierre

 

DSC03008.jpg

 

Les curieuses sculptures de Kris Kuksi semblent des illustrations du kitsh Napoléon III, elles viennent pourtant d'Amérique.

Après le bonheur de voir le travail d'Henry Darger, j'ai connu une deuxième extase face à de superbes tableaux de Clovis Trouille.

 

DSC03019.JPG

 

DSC03020.jpg

 

DSC03021.JPG

 

 

J'ai quitté la caverne de l'exposition pour retrouver le soleil sous la verrière et en ce qui me concerne c'est à l'étage qu'on eut lieu les découvertes. En arrivant en haut de l'escalier le visiteur est cueilli par de grandes toiles très inquiétantes et linchiennes d'un certain Lin Shih-Yung un taiwanais sur lequel j'aimerais en savoir et en voir un peu plus... 

 

 

DSC03026.JPG

 

DSC03027.JPG

 

DSC03028.jpg

Capture-d-ecran-2012-01-11-a-19.24.24.jpg

 

 

 

DSC03024.JPG

 

 

Une autre surprise prend la forme d'un petit labyrinthe composé de planches elles mêmes faites de feuilles juxtaposées. Sur ces pages sont calligraphiées un sabir totalement incompréhensible, mélange d'anglais, de français et d'allemand qui serait une sorte de journal de l'artiste, Horst Haack, un allemand né en 1940 qui a entrepris ce travail depuis 1981. Il en serait à 6000 pages. Tout l'intérêt de cette oeuvre réside dans les magnifiques dessins qui ornent cette logorrhée de graphomane qui ne sont pas sans rappeler ceux de Roland Topor qui aurait eu toute sa place à la Halle Saint-Pierre de même que Gourmelin et Métropotamie. Vous pouvez à ce propos compléter votre visite par une visite à quelques billets du site: Pour se souvenir de Gourmelin au Centre Pompidou pour se souvenir de Métropotamie (2)  

 

 

DSC03029.JPG

 

DSC03030.jpg

 

DSC03031.jpg

 

DSC03032.jpg

 

DSC03035.jpg

 

 

 

DSC03037.JPG

 

 

 

S'il me parait difficile pour un visiteur d'aimer toutes les oeuvres qu'il rencontrera dans cette exposition qui a l'avantage de demander la même ouverture d'esprit qu'en ont les organisateurs.

 

DSC03039.JPG

Paris, janvier 2012

Voir les commentaires

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 > >>