street art dans le 6 ème arrondissement en janvier 2014




Paris, janvier 2014
un regard sur les arts et les lettres




Paris, janvier 2014
La Varenne, janvier 1985
Grande rétrospective Paul Klee présenteé chronologiquement sous l'angle de l'humour caustique de cet artiste qui n'en manquait pas, d'ailleurs il a commencé par la caricature.
Attention grande affluence à cette exposition dont l'accrochage est parfait. Les oeuvres étant toutes de petite taille le musée ne fait entrer les visiteurs que par petits groupes pour que la foule devant les tableaux ne soit pas trop dense. Il faut donc être un peu patient.
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Cette église paroissiale a été fondée en 1236, mais seulement quatre années après, elle a été livrée aux Chevaliers templiers, à qui le roi Jacques Ier d’Aragon a accordé un grand territoire au nord de Majorque en reconnaissance à l’aide prêtée pendant la conquête de Majorque de 1229. C’est justement autour de cette église que Pollença s’est développée jusqu’à pouvoir être considérée une ville, puisque pendant l’époque islamique, la population de la zone vivait sûrement dispersée, pour terminer au XIIIe siècle comme l’une des principales communes de l’île.
Une fois l’Ordre des Templiers dissous en 1312, toutes leurs propriétés, y compris cette église, sont passées aux mains de l’Ordre des Hospitaliers, plus tard connu comme l’Ordre de Malte, jusqu’en 1836. Certes, le roi de l’époque Jacques II a profité de ce changement de propriété pour récupérer une partie du pouvoir qui avait été accordé à l’origine aux Templiers et que ceux-ci avaient exercé de façon presque absolue, provoquant un grand mécontentement parmi la population.
Comme il est habituel dans les constructions aussi anciennes, cette église de la Mare de Déu dels Àngels a souffert des modifications importantes dans sa structure. Ainsi, jusqu’au XVIIIe siècle, il s’agissait d’un bâtiment aux petites dimensions, avec l’entrée du côté du Calvaire, c’est-à-dire, à l’opposé de l’entrée actuelle. De plus, uniquement les premiers tronçons du clocher, qui a commencé à se construire en 1470 et n’a pas atteint son hauteur actuelle jusqu’en 1921, conservent son aspect d’origine.
Le bâtiment que vous pouvez voir aujourd’hui a été construit entre 1714 et 1790. Il s’agit d’une église à plan basilical avec des chapelles latérales et voûtées. Sur l’autel majeur, vous pouvez observer sa pièce la plus remarquable, un retable baroque dédié à la Mare de Déu dels Àngels réalisé entre 1752 et 1764 par le sculpteur de Majorque Pere Joan Obrador.
Par ailleurs, sur les latéraux, vous pouvez voir quatorze tableaux aux grandes dimensions qui représentent le Via Crucis. Huit de ces tableaux ont été réalisés par l’argentin Atilio Boveri, l’un des nombreux peintres qui se sont établis à Pollença au début du XXe siècle, attirés par sa lumière et sa tranquillité et dont une partie de son œuvre peut également être appréciée au Musée de Pollença.
Atilio Boveri: Né dans la province de Buenos Aires en 1885, Boveri a commencé sa formation artistique à La Plata, mais en 1911 il a reçu une bourse pour perfectionner ses études en Europe. Après être passé par l’Italie, il s’est déplacé à Pollença en suivant un conseil d’un autre peintre argentin, Cesáreo Bernaldo de Quirós. Son séjour à Pollença, entre 1912 et 1915, a marqué son œuvre puisque les traits qui l’ont toujours accompagné s’y trouvaient : l’amour pour la nature, la perfection technique, l’utilisation de diverses techniques et la recherche d’une utilité pratique à échelle sociale pour ses connaissances. En effet, Boveri a été l’un des premiers étrangers à s’établir au Port de Pollença, et son implication dans la société locale a été telle qu’il en est arrivé à créer, pendant son séjour au Port, une société d’entraide entre les pêcheurs de Pollença nommée « Les abeilles de la plage » et en même temps, installé dans une maison traditionnelle de Pollença, il a appris à lire et à écrire aux enfants des agriculteurs.
Pollença, Majorque, septembre 2021
"Si le grain NE meurt"...enfin, voyons !
Merci à Sartre et à vous même, cher Bernard, de m'avoir permis de prendre conscience de ce que, comme moi-même, je me prends pour moi-même à l'instar de Victor Hugo. Et réciproquement, qui plus est.
Quant au grain qui, effectivement, NE meurt dans le titre de l'autobiographie de Gide, ce titre est une citation de l'évangile selon St Jean, XII, 24-25, qui fait dire à Jésus une parabole incluant également l'hypothèse inverse où il meurt: "Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul, mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit." Ce qui signifie que: "Qui aime sa vie la perd, et qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle."
N'est-ce pas tout à fait Gide, ça, mon bon Monsieur? Je ne suis pas sûr que sa haine à l'encontre de sa vie en ce monde l'empêchait beaucoup de la mener à sa guise.
Amicalement.
French Patrick : Hum ! "la vie éternelle"... Ne serait-ce pas plutôt qu'il faut que les parents meurent (sur cette terre) pour que les fils vivent ? Jésus était un petit facétieux, on l'a un peu trop tiré vers le ciel (comme le ViH Hugo).
Bernard : "Longtemps j'avais redouté de finir comme j'avais commencé" dit Sartre. Cette paraphrase de Proust, "longtemps je me suis couché de bonne heure" qui est la 1ere phrase de la Recherche, est-elle voulue ?
réponse à Patrick
Merci pour cette notule érudite et gidienne
réponse à argoul
La paraphrase proustienne ne doit rien au hasard. Le texte de Sartre est truffé de ces jeux littéraires que les notes de l'édition de la pléiade dues à Jean-François Louette, mettent remarquablement en lumière
@BERNARD: Merci du compliment. Venant de vous, il ne peut que me toucher.
@ARGOUL: Sur le premier point je suis d'accord avec vous, et j'en tire une conséquence : l'église (non, je n'ai pas oublié la majuscule) est en contradiction avec elle-même quand elle prohibe l'euthanasie. Sans parler de la "charité chrétienne"...
Je ne pratique aucune religion, mais j'ignore si Jésus est ou non un petit ou grand facétieux. Ou alors si petitement que cela m'aura échappé.
Je ne me pencherai pas sur son cas avant d'avoir réglé celui de son église et des autres. L'étude de leurs facéties, à elles, devrait bien me demander quelques millénaires au terme desquels je ne manquerai pas de vous soumettre mes conclusions.
Quant au "ViH Hugo", excusez-moi de ne pas partager votre opinion même si je la respecte et vous en reconnais tout à fait le droit.
Amicalement.
Post-scriptum : Sauf erreur, une paraphrase est initialement une analyse de texte qui se veut exhaustive et n'use (ou pas) d'équivalents que pour mieux expliquer le sens de ce texte.
Mais vous avez raison, aujourd'hui "on" (toujours lui!) utilise communément ce terme pour désigner une pâle copie à la limite du plagiat.
J'ai détesté Sartre... à 16 ans. J'avais envie de le baffer à chaque page, par dessus tout je ne supportais pas ce que je voyais chez lui comme un moralisme intransigeant. Les mots, qui ont fait partie des quelques ouvrages de lui que je me suis forcé à lire, n'ont pas dérogé à la règle.
Peut-être devrais-je essayer de le relire aujourd'hui que j'ai plus du double de mon âge d'alors... Ou alors attendre un peu encore :-)
"Gide menant sa vie à sa guise" (Patrick)... C'est pour ça qu'il me semble qu'il ne haïssait pas sa vie, Gide... Je me demande où vous avez pris cette idée, cher friend Patrick (Juste pour faire un petit paradoxe in fine? Non, n'est-ce pas...)
@ xristopher : Cher lecteur de ce blog et donc "aprioristiquement" ami, j'ai écrit "Je ne suis pas sûr..." C'est donc autant si ce n'est plus une question qu'une réponse" Cette phrase fait suite la citation qui la précède : "qui hait sa vie en ce monde la conservera en vie éternelle." J'ai seulement dit que si d'aventure Gide haïssait sa vie en ce monde ce n'était pas, me semble-t-il, au point de se priver de la vivre comme s'il ne la haïssait pas.
Je n'ai connu ni fréquenté Gide, mais j'ai eu plusieurs fois, pour ne pas dire souvent, l'occasion de le côtoyer à une terrasse de café pour laquelle nous partagions apparemment la même dilection, et c'est l'impression qui m'en reste.
Mais j'ai peut-être été confronté à un chapelet (encore la religion!) d'exceptions à répétition, ou même peut-être été victime d'une aberration de mes sens.
En fait, la contradiction de l'être et du paraître, est peut-être tout bonnement interne, inhérente à Gide lui-même.
Ce que semble confirmer ce commentaire que j'ai ramassé sur la toile : "Bien qu'étant classique dans son style, André Gide rejette tout conformisme dans les idées. Sa personnalité est complexe, à la fois sensible et puritaine, tourmenté par le doute et l'inquiétude. Il refuse toute servitude familiale, sociale, religieuse pour mieux vivre dans l'instant et renaître chaque jour."
Amicalement.