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ROBERT BLISS

10 Août 2025, 07:25am

 

 

Robert Bliss est né le 30 Octobre 1925 à Newton dans le Massachusetts. Il a fréquenté le Bowdoin College dans le Maine.

 

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Il est devenu, très jeune, un protégé d'Andrew Wyeth qui l'a désigné comme l'un des jeunes artistes les plus prometteurs dans un article du Time sur les artistes de demain.

 

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Il a effectué son service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. A cette époque, il a commencé à réaliser ses premières peintures figuratives, qui ont été des auto-portraits. 

 

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Après sa libération des obligations militaires, Robert Bliss a étudié la peinture à l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston puis avec Carolyn Wyeth à Chadds Ford en Pennsylvanie. 

 

 

 
 

 

En 1951, il devient  professeur d'art et directeur de galerie à la Deerfield Academy, Deerfield dans le Massachusetts, une école très chic rassemblant l'élite de la jeunesse locale. Bliss a laissé entendre qu'il aurait été "invité" à démissioner de son poste en 1963. 

 

 
 
 
 
 


Après son départ de Deerfeld, il s'installe à Hull, dans le Massachusetts, où il se lia d'amitié et a étudié avec l'artiste Samuel Rose (1941-2008). C'est dans les premières années à Hull qu'il a peint la plupart de son œuvre. Il vendait ses tableaux par l'intermédiaire de petites galeries locales et dans des boutiques de cadeaux.

Mais assez rapidement il tombe dans la dépendance de l'alcool, puis du LSD ce qui délabre sa santé. Il décéde d'une rupture d'anévrisme le 11 Janvier 1981.  

Après une relative notoriété, il est tombé peu à peu dans l'oubli après sa mort. Ses oeuvre n'étaient que rarement montrées dans les institutions, comme la Fondation Forbes par exemple, qui en possèdaient.

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Robert Bliss est redécouvert au début des années 2000. La cote de ses peintures,  au cours de la dernière décennie a atteint les cinq chiffres en vente ublique chez Christie ou Sotheby... Le peintre aurait laissé entre 400 et 500 oeuvres principalement représentant des garçons et des paysages balnéaires et parfois mélant les deux thèmes.

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UNE JOURNÉE AU BNP PARIBAS MASTER 2011 AU POPB

10 Août 2025, 07:23am

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avant chaque entrée des joueurs des jeux de lumière

 

 

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Tomas Berdych

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Tomas Berdych

 

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Andy Murray

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Roger Federer

 

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Monaco

 

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John Isner

 

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David Ferrer

 

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Les coursives de Bercy sont habituellement sinistres. Cette année un effort a été fait pour les décorer on y retrouve ainsi le célèbre bonhomme blanc de Mesnager.

 

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Paris, novembre 2011

 
 

 

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Enzo skate au Palais de Tokyo

9 Août 2025, 07:03am

Paris, février 1989, photo B.A

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HEY! MODERN ART & POP CULTURE À LA HALLE SAINT PIERRE

9 Août 2025, 07:00am

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Après la visite de l'exposition Marcel Storr dont je vous ai parlé récemment (Marcel Storr, bâtisseur visionnaire ) , il ne faudrait pas croire que tous les marginaux qui ont passé leur vie à remplir des feuilles de papier dessin ou a confectionner des choses étranges, difficiles à nommer entre sculpture et installation, ont du génie ou même du talent l'exposition de la revue Hey! à la Halle Saint Pierre en est une bonne démonstration. En revanche il est extrêmement rare que dans une telle manifestation, disons d'art brut ou d'art modeste (pour reprendre la dénomination du fort intéressant musée qui porte ce nom et qui est situé à Sète, on ne tombe pas sur un travail époustouflant dont on avait jamais entendu parler, l'exposition de la revue Hey ne fait pas exception à cette heureuse règle en plus elle permet pour je crois la troisième fois en France de voir des dessins de Darger (la première fois c'était il y a quelques années au forum des halles et la seconde à La Maison Rouge) et merveille des merveille donne l'ocasion de voir, ce qui n'arrive pas tous les jours même pour l'arpenteur invétéré de musées et de galeries quatre tableaux de Clovis Trouille. Il faut donc se précipiter Halle Saint Pierre avant le 4 mars.

Prévenons tout de même que de nombreuses pièces relèvent d'un art morbide et de la fascination pour la tripaille sanglante largement étalée, ne goutant pas particulièrement ces deux spécialités, elles ne sont pas présentes dans cet article. Mais les amateurs de cabinets de curiosités baroques devraient être comblés. Certaines de choses qui m'ont mis mal à l'aise ne sont pas pour autant dénué de talent, comme les toiles de Chris Mars, un exemple de ses tableaux immédiatement ci-dessous.

 

 

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L'intérêt et le défaut de cette exposition est d'être une auberge espagnole. Les oeuvres viennent des quatre coins du monde avec une représentation importante d'artistes français et américains mais il y a aussi des méxicains, taiwanais, coréens, suisses, hollandais... Les exposants sont issus de différents horizons artistiques, art brut, tatouage (Guy LE TATOOER), la photographie (Pierre MOLINIER), street art, bande-dessinée (David B.)... Chronologiquement on va du début du XX ème siècle jusqu'à hier. La variété des supports est incroyable : des outils de tatouage, des tasses, des figurines en porcelaine, des bras tatoués... Il y a aussi des supports plus traditionnels comme la toile et le papier qui accueille par exemple les beaux et énigmatiques dessins de Jean-Luc Navette. 

 

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Jean-Luc Navette

 

 

 

Jeff Sotto

 

On ne voit pas très bien ce que fait là Erro (voir immédiatement ci-dessus) même si je suis toujours heureux de voir de ses oeuvres, pas plus que DiRosa ou Combas qui auront du mal à passer pour des artistes marginaux. Le second est représenté par une toile très forte (c'est en dessous à la droite on voit deux toiles d'Anne Van der Linden ) presque entièrement en noir et blanc.

 

 

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L'exposition est clairement scindé en deux. Pour accéder à la partie sombre dans tous les sens du terme, c'est au rez de chaussée, il faut passer une petite porte protégée par un rideau et immédiatement le visiteur pénètre dans l'étrange. Le premier étage sous la belle verrière de cette halle de Baltard, présente des pièces plus lumineuse mais tout aussi bizarres.

 

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La revue Hey! comme l'exposition est l'oeuvre d'Anne & Julien qui travaillent en binôme. HEY! est une revue objet créée par ces deux activistes des milieux culturels. 

 

 

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Ce qui m'a fait sortir de ma tanière c'est il faut dire la possibilité de voir des oeuvres d'Henry Darger. Aurons nous la chance un jour de voir à Paris un plus grand nombre de ses dessins. Sans aucun complexe voilà ci dessous l'article de Wikipédia sur Henry Darger (un peu augmenté tout de même), je n'aurais pa pu écrire mieux que j'ai illustré de reproductions captées sur la toile:

 

Du témoignage même de Darger, il fut bien traité par son père avec lequel il vécut jusqu'en 1900. Dans les temps précédents sa mort, ce dernier était trop faible pour s'occuper de son fils qui est pris en charge par l'établissement catholique qu'il fréquentait alors. Son comportement perturbe ses camarades qui ne tardent pas à le traiter de fou. Il parle seul, de manière irrépressible et inopinée. Il est probablement affecté par le syndrome Gilles de la Tourette. Persuadé d'avoir un don lui permettant de savoir quand les adultes lui mentent, il se montre très rétif à toute forme d'autorité. Sa pratique ponctuelle mais récurrente de l'onanisme en public (self-abuse comme le diagnostiquent pudiquement les docteurs qui l'examinent) finira par le faire interner en 1905. Il séjournera plus de 7 ans à l'Institut Lincoln (Illinois), réputé pour la sévérité des traitements que les internés y reçoivent. Il tenta de s’en évader à plusieurs reprises. C'est lors d'une de ces fugues, en 1908, qu'il est témoin d'une puissante tornade qui ravage alors le Comté de Brown dans l'Illinois. Ce cataclysme laisse des traces prégnantes dans l’imaginaire de Darger comme en témoigne le motif récurrent de la tempête à l’intérieur de ses tableaux.

 

 


 


 



 




 





 

À 16 ans, lors de sa troisième tentative d'évasion, il parvient à regagner Chicago. Il y trouve l'aide et le réconfort de sa marraine. Elle lui trouve un emploi de portier dans un hôpital catholique où il travaillera jusqu'à sa retraite, en 1963. Il commence alors à régler sa vie selon un emploi du temps immuable. Catholique dévot, il assiste à la messe jusqu'à cinq fois par jour. Il collectionne pour les amasser des détritus de toutes sortes (jouets, figurines religieuses, images de saints, chaussures, pelotes de ficelles, magazines et bandes-dessinées). Il consignait quotidiennement, dans un journal, l'état de l'atmosphère et les erreurs commises par les météorologues dans leurs prévisions. Cette vie de réclusion et de solitude est à peine infléchie par la seule amitié qu'on lui ait jamais connue et qui le lie à William Scholder. Tout deux s'investissent dans des œuvres de charité dédiées aux enfants abandonnés ou maltraités. Scholder décède en 1959.

 

 

De 1930 à 1973, Darger occupe la même chambre à Chicago, au 851 W Webster Avenue, non loin du Lincoln Center Park, dans le quartier de North Side. C'est là qu'il se consacre secrètement à l'écriture et à la peinture. Personne ne sait combien de temps lui ont demandé la composition de son œuvre. Outre les royaumes de l'irréel, il a rédigé son autobiographie (L'Histoire de ma vie, 5084 pages). Ce n’est qu’après sa mort que l’œuvre à laquelle il avait travaillé toute sa vie fut découverte. En 1973, Nathan et le Kiyoko Lerner, les propriétaires de l’appartement loué par Darger, mettent au jour les réalisations de l’artiste. Lerner est un photographe accompli et reconnu, ayant notamment travaillé pour le New York Times. Il perçoit immédiatement l'intérêt du travail de son locataire et se charge de créer une fondation destinée à mettre ce fonds en valeur. Il aidera beaucoup à la réalisation du documentaire de Jessica Yu sur la vie et l'œuvre de Darger.

 

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Henry Darger est inhumé au cimetière All Saints de Des Plaines (Illinois), dans le carré réservé aux personnes âgées des petites sœurs des pauvres. Sur sa pierre tombale, il est décrit qu'il fut un artiste et un « protecteur des enfants ».

 

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Son œuvre raconte les aventures des filles de Robert Viviam, les sept princesses du royaume Abbieannia. Celles-ci sont en proie aux attaques répétées et violentes du diabolique John Manley. À la tête du domaine de Glandelia, il menace de réduire en esclavage tous les enfants d'Abbienne. Les sept sœurs sont à la tête d'une rébellion acharnée, aidées par leurs légions de fillettes prêtes à en découdre. Parmi ces vaillantes nymphettes, le lecteur retrouve de géantes créatures aux ailes de papillons, les blengins. Leur corps couverts d'écailles se terminent en queues pointues. Le reste du bataillon se compose de jeunes filles prépubères, souvent nues et pourvues d'organes génitaux masculins. Nombre d'entre elles sont sacrifiées à la barbarie des hommes en uniformes de Manley. Elles sont souvent éviscérées, étranglées ou pendues. Toutes ces aventures se déroulent sur une vaste planète autour de laquelle gravite la terre, à la façon d'une lune. Elle est peuplée de chrétiens, la plupart catholiques.

 

 

Son écriture est directe. Les descriptions les plus crues peuvent aller jusqu'à laisser entendre au lecteur les rires forcées des fillettes se transformer en cris de souffrance. Son style comporte également de nombreux emprunts fleuris à la littérature victorienne.

 

Ses capacités de dessinateur étant limitées, Darger s'inspire des comics américains (Miss Muffet, Donald Duck ou little Annie Rooney) et les copie. Il les découpe, les fait agrandir et démultiplier au rayon photographie du bazar local. Une fois muni d'une infinité de formats, il les décalque pour former des compositions souvent très complexes, pourvues de nombreux plans. Il montre ensuite l'étendue de son talent de coloriste. Il manie les contrastes, sachant rehausser des palettes de tons fades, à certains endroits, par des couleurs éclatantes, des rouges sang ou des jaunes vifs.

 

Au début uniquement considérée par le prisme de l'Art brut, l'œuvre de Darger quitte progressivement son statut marginal. « Sa complexité thématique, sa sophistication technique et son amplitude narrative ont été mieux comprises. Elle occupe désormais une place singulière parmi les œuvres visionnaires les plus novatrices et les plus profondément personnelles du XXe siècle. ».

 

 

Ive been thinking a lot recently about Henry Darger and his Vivian Girls. Sometime in the late 90s Leo and I wandered into the Musee d’Art Brut in Lausanne, Switzerland and had our mind’s blown. Now there are books, and a documentary - a rock band and numerous tattooed limbs that are a testament to the power of his work. Im sure I wont say anything refreshingly unique, so consider this an awed acknowledgment of a life’s work that existed only for its creator. Darger grew up in institutions, was a janitor, lived alone in a single room, had one friend. His 10,000 page story The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion and its astounding illustrations were found after he died. The illustrations of the girls are hypnotically beautiful, vividly colorful and naive, his characters were traced from comic books. Darger never saw a naked woman, so his naked little girls have the parts belonging to naked little boys. There is something about little girls with penises, in a single piece that took a lifetime to create with no outside acknowledgement, that both breaks my heart and makes me deeply jealous as a creator. You can learn more down there at the link.
 

 

L’œuvre de Henry Darger est répartie entre différents musées, majoritairement nord-américains, notamment l'American Folk Art Museum et le MoMA de New York, l'Art Institute de Chicago, ainsi que le LaM de Villeneuve d'Ascq et la Collection de l'art brut de Lausanne. Elle a fait l'objet d’une exposition monographique à la fondation de Galbert, la Maison rouge, àParis durant l’été 2006. Un très beau livre a été consacré à l'oeuvre de l'artiste (reproduction de la couverture ci-dessous).

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous, j'ai photographié (c'est bien sûr interdit) les dessins d'Henry Darger qui sont exposés à la Halle Saint-Pierre et qui donnent une bonne idée de son travail même si on est un peu frustré d'en voir si peu. Autre regret de voir qu'un des dessins des machines de guerre d'Alphonse-Eugène Courson dont à mon avis la vie ferait un film sensationnel. 

 

 

 

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Quelques installations assurent l'ambiance... En particulier celles qui se rapportent au tatouage qui tient une grande place dans l'exposition mais malheureusement les oeuvres qui s'y rapportent sont assez difficile à photographier. Dans une pièce à part sont exposées les belles images de tatoués de Titine K-Leu que l'on peut voir sur ma photographie suivante. L'une à l'honneur d'avoir été choisi pour être l'affiche de l'exposition, au début du billet. 

 

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kris kuksi Hey ! Délicates cruautés à la Halle Saint Pierre

 

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Les curieuses sculptures de Kris Kuksi semblent des illustrations du kitsh Napoléon III, elles viennent pourtant d'Amérique.

Après le bonheur de voir le travail d'Henry Darger, j'ai connu une deuxième extase face à de superbes tableaux de Clovis Trouille.

 

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J'ai quitté la caverne de l'exposition pour retrouver le soleil sous la verrière et en ce qui me concerne c'est à l'étage qu'on eut lieu les découvertes. En arrivant en haut de l'escalier le visiteur est cueilli par de grandes toiles très inquiétantes et linchiennes d'un certain Lin Shih-Yung un taiwanais sur lequel j'aimerais en savoir et en voir un peu plus... 

 

 

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Une autre surprise prend la forme d'un petit labyrinthe composé de planches elles mêmes faites de feuilles juxtaposées. Sur ces pages sont calligraphiées un sabir totalement incompréhensible, mélange d'anglais, de français et d'allemand qui serait une sorte de journal de l'artiste, Horst Haack, un allemand né en 1940 qui a entrepris ce travail depuis 1981. Il en serait à 6000 pages. Tout l'intérêt de cette oeuvre réside dans les magnifiques dessins qui ornent cette logorrhée de graphomane qui ne sont pas sans rappeler ceux de Roland Topor qui aurait eu toute sa place à la Halle Saint-Pierre de même que Gourmelin et Métropotamie. Vous pouvez à ce propos compléter votre visite par une visite à quelques billets du site: Pour se souvenir de Gourmelin au Centre Pompidou,  pour se souvenir de Métropotamie (2)  

 

 

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S'il me parait difficile pour un visiteur d'aimer toutes les oeuvres qu'il rencontrera dans cette exposition qui a l'avantage de demander la même ouverture d'esprit qu'en ont les organisateurs.

 

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Paris, janvier 2012

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Hommage à Villeglé

9 Août 2025, 06:59am

Londres, novembre 2014

Londres, novembre 2014

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Une visite au zoo de Vincennes

9 Août 2025, 06:58am

Vincennes, aout 2025, photo B.A

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Promenade dans Rome

9 Août 2025, 06:57am

Promenade dans Rome
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Rome, mai 2012

Rome, mai 2012 photo B.A

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Zéro patience un film de John Greyson

8 Août 2025, 06:55am

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Fiche technique :

        

Réalisation : John Greyson. Scénario : John Greyson. Images: Miroslaw Barszak. Montage : Miume Jan. Musique : Glenn         Schellenberg. Chorégraphie : Susan Mc Kenzie.
        Canada, 1993, Durée : 100 mn. Disponible en VO et VOST.

Avec: John Robinson, Normand Fauteux, Diane Heatherington, Richardo Keens-Douglas, Bernard Behrens, Charlotte Boisjoli et Brenda         Kamino.

        

Résumé :

        

Richard Burton (john Robinson), personnage historique explorateur et sexologue de l’époque victorienne, le même que dans le film crypto gay Aux sources du Nil de Bob Rafelson,  organise une exposition sur les grandes épidémies à travers les âges. S’il officie aujourd'hui encore au muséum d'Histoire naturelle de Toronto car c’est tombé dans une source qui donne l’immortalité! Il révèle l’existence d’un patient zéro, un steward canadien, premier porteur du virus du sida en Amérique du Nord qui sera la pièce maîtresse de son exposition. Sa brillante démonstration n’est qu’un pamphlet stéréotypé décrivant les homosexuels comme des êtres irresponsables et dangereux. Mais l’esprit du -patient zéro (Normand Fauteux) est de retour sur terre afin de se venger d’avoir été aussi lâchement accusé. Mais bientôt Burton tombe amoureux du sexy fantôme et ils engagent un combat pour tenter de réhabiliter le -patient zéro-. Leur quête va être parsemée de rencontres extraordinaires, comme le singe vert d'Afrique, le comité d'Act Up, Miss VIH et bien d'autres personnages fantasques, merveilleux mais aussi tellement humains…
 

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L’avis critique


Le vrai coup de génie de Greyson est d’avoir utilisé pour traiter un thème tragique la mort annoncée par le sida et l’incurie des pouvoirs publics le genre cinématographique le plus léger qui soit: la comédie musicale. Il s’en explique: <<Le film a commencé dans ma tête dès 1987, un ami me montra la couverture de -California Magazine- qui titrait <<L’homme qui apporta le virus en Amérique du Nord>>. L’histoire contait qu’un steward franco-canadien homosexuel était responsable du premier cas de sida sur le continent à la fin des années 70. Mais d’autres sources affirmaient que des cas de sida avaient été remarqués dès la fin des années 60. Zéro patience est né de ces contradictions. Il était important que Zéro patience soit une comédie musicale car cela offre une panoplie de possibilités, de contenus et de formes et peut atteindre ainsi le plus large public.>>.


 

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Mais on aurait aimé que John Greyson ait autant d’audaces dans sa réalisation que dans l’écriture de son scénario.Et de l’audace il en a eu pour en 1993 écrire ce scénario sur le sida. Un courage que l’on peut mettre en parallèle avec celui qu’eut Ernst Lubitsch lorsqu’en qu’en en 1942 il tourna To be or not to be sur la persécution des juifs par les nazis. Si, comme dans le chef d’oeuvre de Lubitsch il mêle très habilement humour et dénonciation politique il est par trop timoré dans la mise en images de ses idées. En contrebande le cinéaste dénonce en vrac l’inconscience des milieux gays lors de l’émergence de la maladie, l’égoisme et la lâcheté individuelle de ce petit monde, la rapacité des laboratoires pharmaceutiques, l’hypocrisie des hétéros, l’incapacité des médecins et bien d’autres choses encore et tout cela en faisant rire.
 

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John Greyson réussi a marier intimement le militantisme et l’imaginaire. Le vrais sujet de son film est la manipulation voici ce qu’il en dit: “L’hypothèse du patient zéro a été tellement montée en épingle par les médias qu’aujourd’hui on la considère comme une évidence. J’ai donc décidé de faire un film sur la "politique des faits douteux"”. Glen Schelling, le compositeur, renchérit : "La question essentielle dans le film est de savoir quel point de vue idéologique se cache derrière de telles hypothèses ? Pourquoi notre culture s’applique-t-elle systématiquement à trouver des origines et des responsables pour tout ? Dans la chanson "Positive", Georges chante "Je sais, je sais, je sais que je ne sais pas". Et son incertitude s’oppose à "la culture des certitudes" de Burton. Ceci est la principale dialectique du film. (…)Nous ne prétendons pas donner des solutions mais mettre en scène les luttes et les dilemmes autant personnels que politiques." A la lecture de ces déclarations qui ne sont certes pas mensongères au vu de l’oeuvre on pourrait croire à un film à thèses alors que c’est aussi et surtout un film loufoque et iconoclaste dont le morceau de bravoure est un duo chanté entre deux…anus. Mais pourquoi Greyson nous inflige-t-il alors de très vilaines prothèses alors qu’il y a de bien beaux culs canadiens!
 

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On cherche encore la raison, lors de son assez timide exploitation en salle en France en 1995 de l’interdiction aux moins de 12 ans du film car il y a bien peu de corps dénudés et de sexe explicite dans ce film et bien sûr aucune nudité frontales. L’un des principaux défauts du film est paradoxalement un certain puritanisme l’autre est la pauvreté des chorégraphies qui n’exploitent pas à fond les savoureuses situations de départ comme un trio chantant dans un sauna mais il faut dire que le film a été réalisé avec peu de moyen.
 

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Si les yeux n’en ont pas toujours pour leur compte, les oreilles seront ravis par la jouissive B.O. La grande originalité du film est que c’est par les chanson, très mélodieuses, que passe le message politique et philosophique du film don’t l’essence est que chacun a la possibilité d’agir sur les choses pour infléchir le cours de sa vie. Ce dynamisme positif fait du bien surtout sur un tel sujet. Il est toutefois dommage que le cinéaste n’aille pas au bout des pistes qu’il ouvre comme celle du prologue du film où nous découvrons une salle de classe dans laquelle un garçon d’une dizaine d’années ânonne l’histoire de Shéhérazade. A partir de ce lieu d’évasion qu’est une salle de classe Greyson invente une histoire parallèle à celle des mille et une nuits encore plus extravagante que son modèle une histoire pour vaincre à sa manière la pire des morts annoncée, n’oublions pas que nous sommes en 1993, celle causée par le sida.
 

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John Greyson qui est né en 1960 à Toronto a été tout aussi délirant dans Lily et Urinal mais dans un registre plus noir.Depuis 1984 il a réalisé une quinzaine de films le dernier Proteus date de 2003. Il a également tourné deux épisodes de la série Queer as folk, version américaine.
Zero patience est édité en DVD par Optimale en VO sous-titré en anglais malheureusement aucun bonus pas même la bande annonce et la compression n’est pas excellente surtout au début.
 

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Une visite au Musée Whitney (2)

8 Août 2025, 06:36am

New-York, septembre 2022, photo B.A

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La littérature et le mal de Georges Bataille

8 Août 2025, 06:35am

 

Cet essais est en fait une compilation d’articles parus dans la revue Esprit au cours des années 50; mais certains des textes ont été réécrits, améliorés et complétés pour être publiés en volume en 1957.

Georges Bataille y explore principalement la position du mal dans les oeuvres huit auteurs soit dans l’ordre: Emilie Bronte, Baudelaire, Michelet, William Blake, Sade, Proust, Kafka et Genet. Bataille consacre un chapitre par écrivain. Comme toujours dans ce genre d’ouvrages les textes sont à la fois de longueurs différentes et d’intérêts variables. L’ensemble est toutefois très roboratif et souvent très pertinent. Les chapitres sur Genet et Beaudelaire souffrent d’être les contrepieds des indigestes propos de Sartre sur ces écrivains, en particulier dans « saint Genet »; quant à celui sur Michelet  d’avoir pour base la préface de Bataille pour le livre « La sorcière » de l’historien. Les chapitres les plus remarquables sont ceux sur Bronte, sur William Blake et celui sur Kafka.

Dans la préface Bataille pose d’emblée la hauteur à laquelle il place la littérature et les prémices de sa thèse comme quoi la littérature se doit de se libérer de la morale, du carcan du bien et du mal: << La littérature est l’essentiel, ou n’est rien. Le mal, une forme aiguë du mal, dont elle est l’expression, à pour nous, je le crois, la valeur souveraine. Mais cette conception ne commande pas l’absence de morale, elle exige une hypermorale.>>.

Si le mal dans la littérature est le sujet récurrent de chaque chapitre, l’auteur ne se limite pas à cette problématique. Il pose la question fondamentale de la place de la morale en littérature: Doit on écrire en ayant toujours en tête ce qui est bien et ce qui est mal? Est-ce que l’on peut écrire pour dépasser la morale ou est-ce que l’on doit dépasser en écrivant dépasser la morale.

Sa réflexion dépasse souvent le cadre de la seule littérature pour s’interroger sur le sens de la vie: << L’humanité poursuit deux fins, dont l’une, négative, est de conserver la vie (d’éviter la mort), l’autre positive, d’en accroitre l’intensité.>>. Bataille identifie l’intensité à la valeur et la durée au bien. 

Pour Bataille la fin de l’enfance coïncide avec la découverte du bien et du mal; auparavant les actes des enfants ne peuvent pas être jugés à l’aune morale du bien et du mal. Pour Bataille seule la littérature peut mettre à nu le jeu de la transgressions de la loi sans laquelle elle n’aurait pas de fin indépendamment d’un ordre à créer.

Bataille conteste la justification morale des contes et des fables pour lui la littérature comme l’enfant est dans l’hypermorale qui est un dépassement du bien et du mal. Nous ne sommes pas dans l’hypermorale dans l’immoralité ni même dans l’amoralité mais dans le dépassement de ces contextes. Pour l’auteur la littérature est cet endroit qui devrait échapper aux lois, un lieu où le jugement moral n’a pas sa place. Ce qui met la littérature dans un espace hors du temps hors de l’éthique.

Selon Bataille la littérature serait un refuge pour le mal, mais un mal innocent sans les stigmates de la morale. La littérature serait ainsi le lieu où il serait possible de retrouver l’hypermorale de l’enfance.

L’idée de Bataille c’est de libérer la littérature de son ambition morale. C’est ainsi lui rendre toute sa richesse. Pour lui la morale bride la création alors que l’hypermorale la fait fructifier. Il prend comme exemple l’enfant qui avant sa découverte du bien et du mal est libre dans sa création. Pour Bataille transgresser la loi parentale est une source de plaisir.

Bataille fait le lien entre l’enfance et la littérature car pour lui ce qu’elles possèdent en commun c’est le rêve et donc la possibilité de générer de la fiction.

 

 

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