Le Signe de piste par Gabriel Matzneff
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un regard sur les arts et les lettres
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Commentaire lors de la première édition du billet:
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Le roi d'Aragon Jacques Ier le Conquérant, après avoir repris l'archipel des Baléares aux musulmans, décide de faire démolir l'ancienne grande mosquée de Medina Mayurqa(Palma) pour édifier en lieu et place une grande cathédrale dédiée à la Vierge Marie.
La construction fut donc commencée en 1229 et la consécration eut lieu en 1346. En 1498, la tour contenant les neuf cloches est achevée. Chacune porte un nom ; la plus lourde, N'Eloi, pèse 4 500 kilogrammes. Les travaux se poursuivent encore pendant de nombreuses années, pour trouver seulement leur fin en 1601. L'édifice est alors consacré, par l'évêque Vic i Manrique.
En 1851, un tremblement de terre endommage le portail principal, nécessitant sa restauration.
Palma, Majorque, septembre 2021
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Taormina, septembre 2020
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Max Ernst
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Tout d'abord je remercie Ismau pour ces scannes de la belle revue "In" dont j'ai acheté en son temps quelques numéros. Hélas, il ne m'en reste aucun. A ce propos, chers lecteurs si vous pouviez suivre l'exemple d'Ismau pour exhumer des pages de In, revue qui illustre bien une vie artistique et sexuelle qui aujourd'hui parait très lointaine, cela me permettrait de réaliser quelques billets qui ressusciteraient ces temps révolus.
Le sujet de celles qu'Ismau, a donc mises à ma disposition est François-Marie Banier qui était alors ne passait pas pour un détrousseur de milliardaire décatie, mais était dans sa fraiche gloire et passait (pour les myopes) pour un grand espoir des lettres françaises.
Actuellement, seul Christophe Donner semble se souvenir de la « photo au sèche-cheveux », mais il est durablement marqué par cette photo (d'après ces deux articles parus le 1er en 2008 et l'autre en 2011 ) :
http://www.fmbanier.com/content/presse/pdf/PDF-PresseFrance/PDF-LeMonde2/LeMonde2-080503.pdf et http://www.christophe-donner.com/.../francois-marie-banier-jean-marc-roberts
J'avais rencontré ce jeune homme très lancé chez le comte de Ricaumont lors d'un de ses dimanches après-midi fort goûté dans un petit milieu aussi intéressant qu'éclectique... (Gabriel Matzneff en parle très bien dans son petit livre de souvenirs sur Saint-Germain des prés). Le protégé d'Aragon m'avait fait au premier regard une grande impression, puis détaillant son physique je m'aperçus qu'il avait un nez un peu pomme de terre et pas une très belle bouche. En fait c'était ses beaux cheveux bouclés qui faisaient illusions. Durant l'après midi il se montra fort insipide et assez mal élevé lorsqu'il s'agissait de répondre à une question ou manier les ustenciles de bouche.
Lorsque mon hôte, en me raccompagnant à l'ascenseur, me demanda quelle impression il m'avait faite, je lui répondis que j'avais trouvé ce garçon des plus ordinaire et que ce n'était certainement pas lui qui avait écrit son livre comme une certaine rumeur le propageait. Avec le recul, je me dis qu'il ne devait pas être si ordinaire que cela lorsque l'on songe à sa dextérité pour soulager les vieilles héritières.