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Le mégalhite gay de Bruxelles

17 Août 2025, 07:02am

La municipalité de Bruxelles a eu la belle idée d'ériger un mégalhite gay dans la quartier gay de la ville, un parallélépipède bleu sur lequel on peut lire les noms de personnes gays célèbres ou inconnues (j'ai fébrilement cherché mon nom en vain!) et même des êtres imaginaires comme Dave Brandstetter, le héros de Joseph Hansen. Ce monument plaisant m'a plus convaincu que celui de New-York, dans le petit square de Christopher street pourtant signé d'un grand nom de l'art contemporain, George Segal . Il me semble que cela serait une bonne idée pour Paris, mais j'oubliais que notre capitale est devenue un musée poussiéreux et un terrain de jeu pour vélocipédistes suicidaires...

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Bruxelles, février 2008.

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New-York, septembre 2007

Commentaires lors de la première parution du billet

SALUT BERNARD!
Intéressant ton petit tour mondial des monuments dédiés à la gaytitude.Sur ta seconde image du monument belge apparaît le nom d' AGNES MALTAIS. Cette dame est québécoise.Elle fut ministre dans le gouvernement du Québec.Actuellement elle est député du comté de Taschereau (ville de Québec) où je demeure.
Yves

Posté par Yves, 04 mars 2008 à 21:41

réponse à Yves

Merci beaucoup pour cette précision car je ne connaissais pas, et sans doute bon nombre de mes lecteurs était dans ce cas, Agnes Maltais par la même occasion un grand bonjour à la belle ville de Québec que j'espère revoir...

Posté par B A 05 mars 2008 à 07:29

 

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L'ombre du photographe

17 Août 2025, 07:01am

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Paris, Le Trocadéro, été 1986

 


 

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Mark Beard / Bruce Sargeant...

16 Août 2025, 07:14am

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Mark Beard est né en 1956 à Salt Lake city. Aujourd’hui il vit et travaille à New York. Il a réalisé sa première exposition personnelle en 1985 à Boston. Elle a été suivie de nombreuses autres dans le monde entier.


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Beard est un artiste complet réalisant surtout des peintures aussi bien sur toile qu’en tant que muraliste, mais aussi des sculptures, des dessins, des photographies et des installations. Si sont style est classique, il est aussi un des artistes conceptuels les plus original de notre époque.

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Au cours des 20 dernières années Mark Beard s’est inventé cinq doubles, dont Bruce Sargeant, un artiste anglais, contemporain de E. M. Forster, Rupert Brooke, et John Sloan dont le style et les sujets font beaucoup penser à Eakins. Il a également créé le professeur de Bruce Sargeant, Hippolyte Alexandre Michallon, un peintre pompier français du  19 ème siècle. Michallon a également enseigné à deux autres avatars sortis de l’imagination de Mark Beard, Edith Thayer Cromwell, une artiste avant-gardiste américaine et Brechtolt Steeruwitz, un peintre expressionniste allemand, peut-être la personnalité la plus complexe inventé par Mark Beard...

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Pour l’instant Bruce Sargeant a quelque peu supplanté les autres artistes qui cohabitent dans Mark Beard. Ce dernier lors d’une récente exposition new-yorkaise a donné de nombreuses précisions biographiques sur son personnage préféré. Il affirme que Bruce Sargeant est son grand-oncle. Il serait né en 1898, d’un père américain et d’une mère anglaise. Son œuvre comporterait des portraits, des paysages, des natures mortes, et surtout des athlètes. Beard conclut: Bruce Sargeant est arrivé au sommet de son art avec ses  peintures sur les Jeux olympiques de Berlin. Mais il aurait trouvé une mort tragique, peu de temps après, dans un accident en 1938.

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Si les artistes sont entièrement fictifs leurs travaux sont bien réels.On ne peut comparer sa démarche tout à fait singulière dans l’histoire de l’art qu’avec celle de Le Gac.

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Je me suis surtout intéressé à Beard/Sargeant que j’ai découvert il y a quelques années lors d’un voyage à New-York. Voilà un peintre contemporain dont il n’est pas bien difficile de découvrir les œuvres outre qu’il fait de nombreuses expositions (principalement aux Etats Unis), il a surtout peint les fresques des somptueux magasins Abercrombie & Fitch à New-York, Los Angeles et Londres. Il poursuit sa collaboration avec cette firme puisqu’il est l’auteur de la couverture de leur nouveau catalogue (voir ci dessous). Il est amusant de noter que le principal collectionneur de Mark Beard est Ralph Lauren, le créateur d'une des marques directement concurentes d'Abercrombie & Fitch!

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Il a aussi entre autres décoré le gril du Rochester hôtel de Londres, le foyer de l’opéra de Cologne et sculpté les portes de bronze de la synagogue de New-york...
Ci-dessous j'ai photographié en mars 2005 et sptembre 2007 les fresques de la boutique Abercrombie & Fitch de New York. J'espère que vous voudrez bien me pardonner la médiocre qualité de ces images. D'une part il est difficile de photographier avec la foule dense qui se presse dans le magasin et d'autre part de charmantes hotesses souriantes mais fermes vous intiment de cesser de faire des photos. Enfin si dans ce lieu, d'où je repars les poches vides et les bras encombrés, la musique y est tonitruante, la lumière y est bien chiche!

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Les toiles de Beard/Sargeant sont peintes d’une brosse vigoureuse. Même lorsqu’ils sont au repos ses athlètes sembles prêt à bondir. Si l’on ne peut pas s’empécher d’évoquer Eakins devant ses peintures sa technique de rendu des chairs fait aussi songer à celle de Lucian Freud mais contrairement à l’anglais, chez l’américain les corps sont glorieux.

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Fasciné par la geste sportive du début du siècle, il en restitue le fair play, l’amateurisme et l’élégance. Pierre de Coubertin a trouvé le chantre à la mesure de son idéal.

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Dans les rue d'Antigua

16 Août 2025, 07:13am

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antigua, Guatemala, aout 1989

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La chambre de Giovanni de James Baldwin

16 Août 2025, 07:12am

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Curieusement je n’avais jamais lu le roman le plus gay d’un de mes écrivains préférés, James Baldwin, peut être parce que à l’époque où je découvrais le grand écrivain américain, au début des années 70, “La chambre de Giovanni” était difficilement trouvable. Chronologiquement, il date de 1956, ce court roman, est un des premiers textes de Baldwin et précède les deux chef d’oeuvre du romancier, “Un autre pays” (1962) et “L’homme qui meurt” (1968), comme de ses grands livres politiques tel “La prochaine fois le feu”, mais il est postérieur aux premières nouvelles qui composent “Face à l’homme blanc”. Autant de livres édités par Gallimard, alors que ” La Chambre de Giovanni” est paru chez Rivage.
Mais avant d’aller plus loin il me semble indispensable de revenir sur la personnalité de James Baldwin. Il est né en 1924, Premier de neuf enfants et enfant illégitime, Il ne rencontra jamais son père biologique et n’a même sans doute jamais connu son identité. James Baldwin est élevé par son beau-père pasteur fondamentaliste et prédicateur. Il grandit dans les rue de Harlem. Alors que son père s’opposait à ses aspirations littéraires, Baldwin trouva du soutien auprès d’un professeur ainsi qu’auprès du maire de New York, Fiorello H. LaGuardia. A l’âge de 14 ans, il devint prêcheur dans une église pentecôtiste de Harlem. Après avoir obtenu son diplôme de fin d’études au lycée DeWitt Clinton dans le Bronx, il s'est installé dans Greenwich Village où Il commence à écrire. Il gagne un prix littéraire pour ses articles. Ce qui lui permet de quitter les Etats Unis, dégoûté par leur injustice raciale. Il s'installer à Paris où il vit dans la pauvreté. Il y retrouve d’autres exilés noirs américains comme Chester Himes et Richard wright, son mentor en littérature. Il publie son premier roman, “Les élus du seigneur”, partiellement autobiographique, en 1953. En 1957, il retourne aux Etats-Unis pour participer au Civil Right' s Movement aux côtés de Martin Luther King et Malcolm X. Il publie son essai sur les relations raciales, 'Nobody Knows my Name', en 1961 suivi de son grand roman 'Another Country (Un autre pays) et en 1962, et de son essai 'The Fire Next Time (La prochaine fois le feu), considéré comme l'un des plus brillants essais sur l'histoire de la protestation des Noirs, lui attirant une large audience. Il y prédit une explosion de violence à travers le pays si les Blancs ne changent pas d'attitudes envers la population noire. James Baldwin a également écrit deux pièces de théâtre, 'The Amen Corner' (1955) et 'Blues for Mister Charlie' (1964). D’autres romans suivront “L’homme qui meurt”, “Harlem quartet” ... Il meurt d’un cancer le1 er décembre 1987 à Saint-Paul de Vence.
L’homosexualité est un des thèmes récurrent dans son œuvre. Pour Baldwin l’Amérique est une famille déchirée, la haine du noir se nourrit de la psychosexualité tourmentée héritée du puritanisme dans lequel le noir est objet de rejet mais aussi de désir. Sa nouvelle “A la rencontre de l’homme blanc” est emblématique de la vision des relations humaines qu’a Baldwin. On y voit un homme noir qui est lynché à la fois à cause d’un désir homosexuel inavouable de l’homme blanc qui en même temps considère le noir comme son rival sexuel par sa supposée grande virilité.
On peut considérer James Baldwin comme étant l’écrivain qui a le plus influencé Toni Morrison.
“La chambre de Giovanni” présente un intérêt spécial pour le lecteur français et en particulier parisien puisqu’il se passe dans le Paris de la quatrième république ce qui est le cas aussi, mais pour une partie seulement, d’”Un autre pays” pour lequel on a parfois le sentiment que “La chambre de Giovanni” a servi d’ esquisse. A ce propos quelques erreurs de détail montrent que le livre n’a pas écrit par un français, géographiques la rue Bonaparte ne relie pas la Seine à Montparnasse, passée le boulevard Saint Germain, elle devient la rue de Rennes, sociologique, il est fort improbable que le galetas de Giovanni possède le téléphone au milieu des années cinquante alors que bien des bourgeois ne parvenaient pas à l’obtenir! Mais ce ne sont là que vétilles car l’ouvrage ressuscite remarquablement cette époque.
Le livre dissèque, en une suite de retours en arrière, l’histoire d’amour en deux hommes au milieu de la vingtaine, David un américain qui est en France pour se fuir et Giovanni un émigré italien, tous deux vivent d’expédients dans le monde faisandé du Saint Germain post existentialiste. Quand ils se rencontre David est seule à Paris, la femme qu’il croit aimer, Hella est parti faire une escapade en Espagne pour réfléchir à leur possible avenir commun. Dans les toutes premières pages du roman on apprend que Hella est repartie en Amérique et que Giovanni va être guillotiné. Les 200 pages de “La chambre de Giovanni” nous apprendront comment ils en sont arrivé là. Le roman nous entraîne dans un monde à la Modiano, avec à la fois plus de psychologie et une syntaxe moins maigre. Plus que sur l’amour homosexuel, “La chambre de Giovanni” est un roman sur la honte de soi et sur l’incapacité de reconnaître ce que l’on est, dans le cas du narrateur de cette histoire, qui la raconte à la première personne, celle d’être homosexuel. On peut même dire David a une sorte d’homophobie intérieure. En cela, et pas seulement par son décor, ce livre me parait daté, mais peut être suis-je dans l’erreur, aveuglé par la permissivité, un peu en toc, urbaine.
Si ce livre est modianesque c’est par son décor avec ses cafés désuets et un peu minables qui n’avaient alors pas vraiment changés depuis Zola mais qui ont totalement disparu depuis. C’est aussi par ses personnages interlopes. Mais à la différence de Modiano, qui n’ a toujours fait que frôler le monde homosexuel avec une certaine fascination mais n’osant pas y entrer, sans doute parce qu’il “n’en est pas”, Baldwin met lui son livre au cœur de ce milieu. Aujourd’hui, le roman apparaît aussi comme une sorte de reportage d’un certain monde homosexuel parisien des années cinquante, ce que ne pouvait pas, bien sûr, imaginer d’autant que l’on ressent un certain dégout, une certaine volonté de distanciation de la part de Baldwin envers ce monde. Sans doute parce qu’à l’époque où il écrivait ‘La chambre de Giovanni”, lui aussi avait du mal à accepter sa sexualité. David comme presque tous les héros de Baldwin est un looser mais sa particularité est que c’est un médiocre avec lequel le lecteur a beaucoup de mal à entrer en empathie. L’autre particularité de David par rapport aux autres personnages principaux de l’écrivain est qu’il est blanc. On peut penser que cela a été une manière pour Baldwin de se mettre à distance de son homosexualité.
La lecture est de l’ouvrage est pénible par le dénie au bonheur possible d’un homosexuel. Voici un exemple significatif de son ton: <<C’est une question banale, mais l’ennui avec la vie, c’est qu’il est si banal de vivre. Tout le monde, en fin de compte, suit la même route sombre (et la route a une façon d’être à son plus sombre, à son plus traître, losqu’elle semble la plus claire) et il est vrai que personne ne reste dans le jardin d’Eden. Évidemment le jardin de Jacques n’était pas le même que celui de Giovanni. Le jardin de Jacques était peuplé de footballeurs et celui de Giovanni était peuplé de jeunes filles mais, finalement, ça ne parait pas avoir une grande différence. Peut être que tout le monde a un jardin d’Eden, je ne sais pas; mais on a à peine le temps de l’entrevoir avant que surgisse l’épée flamboyante. Peut être que le seul choix que la vie nous laisse est de garder le souvenir du jardin ou de l’oublier...>>.
“La chambre de Giovanni” est particulièrement cruel pour les vieux invertis qui ne sont décrits que comme de pauvres hères ridicules qui ne peuvent qu’acheter les faveurs d’une jeunesse qui les méprise et les exploite.
La chambre de Giovanni n’est ni le plus grand livre de son auteur ni le plus agréable à lire mais il est un témoignage poignant de la difficulté intérieure à vivre son homosexualité, il y a seulement cinquante ans.

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Quelques nus de Donald Friend

15 Août 2025, 07:38am

 

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God Figure (The Cave at Bratan) Bali

 

 

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TENTATIVE D'ÉPUISEMENT PHOTOGRAPHIQUE DE LA TOKYO TOWER DEPUIS MA CHAMBRE D'HÔTEL

15 Août 2025, 07:37am

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Tokyo, Japon, avril 2010

 

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PASCAL, RUE JEAN AICARD

15 Août 2025, 07:36am

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Paris, printemps 1984

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Pour se souvenir de Gourmelin au Centre Pompidou

15 Août 2025, 07:35am

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Petit coup de gueule concernant la misère de certaines des expositions du centre Pompidou, si ses expositions vedettes sont très médiatisées et parfois, mais pas toujours, sont luxueusement présentées comme "Traces du sacré" les présentations du deuxième rang se déroule dans un anonymat complet, aucune affiche, rien dans la presse, même pas dans les revues spécialisée, aucune invitation envoyée ou tout du moins elles évitent consciencieusement ma boite aux lettres. C'est le cas de l'exposition Gourmelin dont j'ai découvert l'existence en visitant "Trace du sacré". J'ai un peu de mal a écrire exposition en parlant de la présentation des oeuvres deGourmelin  qui ressemble plus à ce que l'on pouvait voir dans les MJC des années 70, celà ne doit plus exister ces machins là, tant de nos jours sont antinomique les mots jeune et culture, qu'à ce que l'on s'attend à voir dans un musée à la stature internationale. 
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Avant d'aller plus loin voici une rapide biographie de l'artiste:Jean Gourmelin est né à Paris le 23 novembre 1920. Enfant unique, il commence à dessiner avec passion dès l’âge de cinq ans. A 15 ans, sa famille quitte Paris pour Vendôme, où deux ans plus tard, le  peintre Charles Portel l’initie à la technique du papier peint, un domaine où il commencera à se faire un nom. À 20 ans il retrouve Paris et se perfectionne dans le dessin aux Arts Décoratifs et à l’Académie de la Grande Chaumière. En 1945, il intègre l’atelier du célèbre maître verrier Max Ingrand. Il y restera vingt-trois ans et travaillera, entre  autres, sur les vitraux de la cathédrale de Rouen. Les rencontres avec Maximilien Vox, Jacques Sternberg, Louis Pauwels, l’inciteront à s’orienter vers le dessin de presse. Ses dessins sont parus dans Bizarre, Planète, Plexus, Hara-Kiri mensuel, Pilote, Elle, Le Monde, Le Figaro et Le Point, où il dessinera pendant plus de 13 ans. 
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Gourmelin  aurait mérité un hommage d'une autre ampleur que celle-ci. Les oeuvres que l'on peut y voir sont néanmoins remarquables mais n'appartiennent presque exclusivement qu' à la période 70-90. Beaucoup de personnes de ma génération ont une dette envers Gourmelin. Ses intrigants dessins étaient disséminés dans de nombreux journaux et revues de qualité à commencer par Pilote et surtout Planète, revue dont je vous ai déjà souvent parlé et sur laquelle je reviendrai bientôt. Gourmelin signa la couverture du "Matin des magiciens" lors de sa réédition chez Folio. 
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La main de dieu. 
Ses paradoxes graphiques me permirent de gouter un parfum de surréalisme qui me donna l'envie d'aller vers d'autres arômes. C'est Gourmelin  qui m'amena à Escher, à Dali, et puis tout le surréalisme et l'étrange ont suivi... Combien de ses images furent un ferment aux rêves et à l'imaginaire. Si des études sur Planète commence à surgir, il me semble qu'on minimise  son impact comme éveilleur. Sur la mezzanine du centre Pompidou on peut voir des originaux de l'artiste, gravures, dessins, aquarelles mais aussi plusieurs feuilles de croquis. Sont présenté également plusieurs journaux et livres illustrés par Gourmelin ainsi que différentes affiche qu'il a réalisée. 
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L'adoption
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J'ai choisi délibérément d'illustrer cet articles par uniquement mes propres photos malgré leurs imperfections qui montrent bien la gène pour le visiteurs des nombreux reflets parasites.
Un catalogue rassemble les dessins exposés. Il est beau et clair, façon revue et coute 20€ 
Que la médiocrité de l'exposition, mais elle est gratuite, ne vous empèche pas d'allez admirer les oeuvres d'un des plus grands et étranges dessinateurs français. 
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Paris, septembre 2011, photo B.A

 

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Sur les plages de Lagos

14 Août 2025, 06:56am

 

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