Exposition Delvaux au Musée de Liège (1)
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Liège, novembre 2024
un regard sur les arts et les lettres
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Liège, novembre 2024
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Pour continuer dans le relativement célèbre chez eux et tout à fait inconnu chez nous voilà le cas de Sascha Schneider dont de ce coté ci du Rhin seul quelques maniaques de la littérature populaire on peut être entendu parler de lui pour avoir été l’illustrateur de Karl May le célèbrissime et immortel créateur de Winnetou le farouche et preux guerrier indien. Karl May (1842-1912), a été l'un des écrivain les plus populaires en Allemagne. Le romanciers a vendu jusqu'à 100 millions d'exemplaires. Albert Einstein et d'Adolf Hitler ont été parmi les nombreux amateurs. Les premières éditions des aventures de Winnetou étaient agrémentée et O combien par les illustrations de Schneider. Les travaux de ce dernier dénotaient considérablement par rapport aux autres illustrateurs de l'époque. il y avait dans ses images une curieuse qualité qui semble être davantage inspirée de la peinture symboliste que des canons de l'illustration de livres pour adolescents. Mais surtout ses planches étaient d’un homo érotisme patent, à une époque où l'homosexualité était considérée avec suspicion ou carrément avec hostilité (le fameux article 175). On peut ajouter que ces dessins n’avaient que peu de rapports avec les aventures qui se trouvaient en regard de ceux-ci. Ils en appelaient à tous les fantasmes orientalistes, épicés d’un soupçon de métaphysique. Des images plus prés de celles de Kubin que de Joubert qui ont du donner quelques cauchemars aux jolis têtes blondes teutonnes. L’éditeur peu satisfait des illustrations de Schneider les a remplacées dans les éditions suivantes. Un livres les regroupant a été publié récemment en Allemagne.

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Mais ce Sascha Schneider n’a pas été que l’illustrateur de westerns choucroutes dont la lecture à un âge tendre ne m’a pas laissé de grands souvenirs (il faudra néanmoins que je retourne voir du coté de Karl May qui est sans doute bien réducteur de limiter à Winnetou), cela ne vaut pas les westerns cassoulets de Boussenard . L’artiste allemand a été bien autres choses.
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Il est né à Saint Petersbourg où son père est imprimeur. La famille Schneider ne tarde pas à déménager à Zurich, puis à la mort du père à Dresde où le jeune Sascha fait ses études. En 1889 après le baccalauréat, il entre à l'Académie des Beaux-Arts de Dresde dont il sortira diplômé quatre ans plus tard.

Mais il sera déçu par l’Académie. Si elle offre un solide apprentissage des techniques artistiques, Sascha Schneider lui doit son remarquable “métier”, elle est totalement dépassée quand à l’esprit. Les jeunes étudiants de ces années quatre-vingt-dix ne se réclament pas d’ une fin de siècle et de sa délectation morose de la décadence (ce qui est amusant c’est aujourd’hui Schneider est considéré comme l’artiste type fin de siècle en Allemagne, assez à tord à mon avis). Ils espèrent en un nouveau départ avec le 20 ème Siècle. Ils veulent se libérer des contraintes artistiques découlant des conventions. et des milliers de vues libérer. En outre, ils sont à l’écoute des problèmes sociaux causés par les structures de la société.
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Toutefois Schneider ne prend pas le chemin d’une dénonciation directe de ces inégalités par une peinture naturaliste narrative. Il espère faire passer ses idées d’une manière plus intellectuelle dans ses tableaux. Néanmoins les titres de ceux-ci à cette époque ne laissent aucun doute sur son orientation politique d’alors, Son destin (1894), L'anarchiste (1894), sur la lutte (1903), Le despote (1903)...

Il s’installe en 1993 dans son premier atelier à Dresde qu’il partage avec le peintre Richard Müller. Il a assez rapidement du succès, ses images sont largement diffusé et entame une brillante carrière de peintre dans la mouvance du cercle de Dresde qui ont formé autour de Max Klinger qui influence considérablement le jeune artiste. Il a parmi ses nombreux admirateur Hermann Hess , il n’est guère surprenant que l’auteur de Narcisse et Goldmund trouve son bonheur dans l’érotisme panthéiste de Schneider.

Le grand succès arrive sous la forme de commandes pour de grandes peintures murales dans des bâtiments publics et privés à Florence, Leipzig, Jena, Weimar, Cologne, Dresde, Meissen...
En 1904 lorsqu’ il fait la connaissance de Karl May, l’écrivain, comme Schneiner homosexuel est alors âgé de 62 ans et est menacé par un scandale sexuel. May demande à Schneider d’illustrer ses récits de voyages, "Le Kurdistan sauvage", "le Rio de la Plata"... Schneider pendant ce temps ne fait pas mystère de son homosexualité, ce qui aurait peut être été difficile au vu de ses dessins... Il collabore dés le début à "Der Eigene", la première revue gaie, fondée par Adolf Brand , en 1896. Il est à ce propos très surprenant que les gays studies ne se soient pas penché sur le cas de Sascha Schneider. A ma connaissance il a été complètement négligé. Cher lecteur si vous en savez plus n’hésitez pas à compléter mon article qui malheureusement a bien des béances... On peut peut être avancer que cet évitement à en partie pour cause le fumet nietzschéen et élitiste, (sous l’influence d’Adolf Brand?) qui se dégage, dans la deuxième moitié de sa carrière, de certaines de ses compositions et des petits textes qui les accompagnent.

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En 1904 Schneider rejoint en tant que professeur l'école d'art de Weimar. Dans cette ville Il se fait construire un grand atelier où il a dans les années suivantes, il réalise de nombreuses sculptures monumentales d'hommes et plusieurs grandes toiles.
La mort de May de 1912 signifie la fin d'une époque pour Schneider.

En 1908 son homosexualité le contraint à fuir en Italie, où l'homosexualité à l'époque était vécu en toute impunité. A Florence il rencontre le futurisme radical, Theodor Däubler dont il se sent proche par les idées. Mais il ne peut que constater que son style pictural est très éloigné de ceux avec qui il partage certaines idées. Il fait également la connaissance du peintre Robert Spies avec lequel il voyage dans le Caucase. En 1914 il revient à Dresde où il habitera jusqu'à sa mort en 1927. Associé à un général et à un colonel il y fonde “la force de l'art”, un institut de formation pour le corps et l'éducation dans la droite ligne des précepte d’Adolf Brand.
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La fin de la guerre déclenche chez Schneider une forte impulsion créatrice. Il en résulte un grand nombre de nouvelles œuvres. Mais dorénavant il se tourne vers les maîtres anciens. Cette inclinaison surprend chez un artiste considéré jusque la comme moderniste et progressiste. La scène artistique officielle de la République de Weimar ne fait guère de place à Schneider, dont l'art symboliste parait obsolète. Entouré d'un cercle d'amis dévoués, il continue pourtant à travailler.

Après la fin du conflit il fait de nombreux voyages. C’est d’ailleurs sur un navire qu’il décède à quelques encablures du port de Swinoujscie. A-t-il succombé à son diabète chronique, a-t-il été empoisonné accidentellement par de l’eau polluée ou s’est il suicidé pour échapper à la cécité, causé par le diabète, qui le menaçait? On l’ignore. Sa tombe est au cimetière Loschwitz à Dresde.

La tombe de Sascha Schneider.
Après un long purgatoire l’oeuvre de Sascha Schneider a commencée à être redécouverte à partir de 1982 à l’occasion d’une exposition à Dresde du trio d'amis qu’étaient Sascha Schneider, Oscar Zwintscher et Hans Unger. Il faut malheureusement ajouter que de nombreuses œuvre de Schneider ont été détruites lors de l’anéantissement de Dresde, on peut cependant voir deux de ses sculptures dans le jardin du château de Dresde qui a miraculeusement échappé à la destruction. D’autres œuvre furent mal conservées à l’époque de la RDA...


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Les dessins et la peinture de Schneider reste pour moi en partie mystérieuse. Comment interpréter ses juxtapositions étranges d’éphèbes plus ou moins musculeux et de monstres dont certain sont plus près des entités extraterrestres que l’on voyaient sur les couvertures d’Astouning que des créatures sataniques de Dante. D’autant que bien peu se réfèrent à des mythes bibliques ou grecques. Ses mélanges d’anges de démons et de muscles évoquent parfois l’art de William Blake. Je ne vois aujourd’hui que Fuchs pour endosser ce pan ésotérique de l’héritage de Schneider. Quant à ses illustrations de Winnetou, qui devraient dépeindre des Amérindiens, seraient plus aptes à orner le mur d'un salon de coiffure à Paris fin de siècle que les histoires de l'Ouest sauvage. Il n’en reste pas moins que son œuvre peinte possède une grand puissance et un charme maléfique et bizarre qui l’apparente aux vision d’un Fuseli ou d’un Bocklin.
L’artiste a effectué surtout de nombreux dessin d’un modelé généreux, à n’en pas douter Sascha Schneider était un grand connaisseur de l’anatomie... Cette partie de son oeuvre s'est trouvé récemment un continuateur en la personne de Sacrevoir, et ce n'est pas un hasard si c'est à Berlin...
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Il y a aussi une énigme quand au style des dessins de Schneider certains pourraient presque être sortis de la main de Michel-Ange alors que d’autre sont plus proches de la ligne claire de la bande dessiné réaliste franco-belge ou de certains travaux, peint à la même époque en France, par Boutet de Monvel.
Sa sculpture s’inscrit dans la tradition néoclassique et a la sensualité de celle d’un Paul Dubois et parfois préfigure la statuaire héroïque d’Arno Brecker.
Vous trouverez ici une extraordinaire galerie, presque exhaustive, des œuvres de Sascha Schneider mais les titres sont en russe.
Et là un large choix des illustrations que Schneider a réalisées pour Karl May.

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Avec « Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants » nous sommes dans le Japon de 1945 que l'aviation américaine écrase de bombes mais la guerre restera hors champs du roman pourtant l'auteur fait la constatation que rien ne peut échapper à la guerre: << Tel un interminable déluge, la guerre inondait les plis des sentiments humains, les moindres recoins des corps, les forêts, les rues, le ciel, d'une folie collective. >>. Pour qu'ils échappent à l'anéantissement les autorités décident d'évacuer une maison de correction. Nous suivons un groupe d'une quinzaine de garçons âgés de dix à quatorze ans dans cet exode. Ces épreuves sont vues par un garçon d'une quinzaine d'années, le narrateur, flanqué de son jeune frère. Il est ami avec un jeune prostitué de son âge, Minami. Ces trois garçons seront les seuls de la bande avec qui on fera vraiment connaissance. On les conduit après une marche harassante dans un village perdu dans la montagne, habité par une population hostile, où on les assigne bientôt à une sinistre besogne, enterrer les animaux qui dans ce lieu sont frappés d'une maladie inconnue et foudroyante. Le village est isolé dans la montagne, cerné par les falaises et les ravins. Cette isolation, peu vraisemblable tire le récit vers la fable. Pour échapper à l'épidémie, les villageois, une nuit, ont fui leur maison, laissant le hameau abandonné aux enfants. En outre ils ont barré l'unique issu permettant de quitter les lieux. Les proscrits sont comme des naufragés sur une ile déserte. Le petit groupe s'organise pour survivre. A ce stade du récit, il est difficile de ne pas penser à « Sa majesté des mouches » de Golding qui a été écrit quatre ans avant le roman de Oé qui date de 1958, son auteur a alors vingt trois ans. Les enfants tentent d'organiser leur survie. Le narrateur est un peu le Ralph de cette histoire, mais en beaucoup moins solaire que le héros de Golding tandis que Mitani qui avant son incarcération se prostituait auprès des homosexuels en serait le Jack. Son ancienne activité lui avait laissé des séquelles: << Quand à Mitani, afin de soulager son petit anus, qui souffrait d'une inflammation chronique, résultat de ses amours sacrificielles, il demandait à son docile acolyte d'y appliquer avec un doigt le peu de pommade qui restait...>>. A noter que le narrateur n'est pas insensible à la beauté masculine puisqu'il compare un fugitif adulte, qui partage leurs enfermement en ces termes: << Il n'avait pas la splendeur des cadets. Il n'avait ni leurs petites fesses fermes moulées dans l'uniforme qui éveillaient le désir, ni leur menton légèrement bleui, rasé de près.>>. Mais la robinsonade tourne court lorsque les villageois reviennent et s'aperçoivent furieux que les garçon ont mis à mal leurs provisions.
On retrouve l'atmosphère glauque du manga Rainbow qui traitent de cette époque et qui met en scène également des mineurs délinquants. Mais alors que dans Raimbow, les prisonniers font preuve de solidarité ce n'est pas du tout le cas ici.
Le livre comme le fait un autre manga consacré à cette époque, « Gen d'Iroshima » de Nakasawa met à mal la fameuse solidarité entre japonais tellement vantée récemment, comme le montre ces extraits: << Les voleurs, les incendiaires et les excités seront battus à mort par les gens du village. Gardez toujours bien en tête que vous n'êtes que des bouches inutiles et indésirées. >> et << Écoute, un gars comme toi, il vaut mieux l'étrangler quand il n'est encore qu'un enfant. Les minables, il vaut mieux les égorger au berceau. On est des paysans, nous : on arrache les mauvais bourgeons dès le début. >> .
Est-ce un problème de traduction, due à Ryoji Nakamura et René de Ceccaty, ce que je suppute, mais ce livre n'est pas très bien écrit. En effet, il n'est guère élégant de faire commencer ses phrases par « et », ce qui n'empêche pas en outre de retrouver la conjonction de coordination, parfois plusieurs fois dans le corps de la même phrase. Il n'est pas plus léger de multiplier les « que » et les « qui » et donc les proposition subordonnées alors que celles-ci pourraient être remplacées par des propositions indépendantes par exemple ou plus simplement par une division de la phrase. Autre gêne à la lecture les très fréquentes répétitions, je subodore que dans le texte original l'auteur cherchait des effets d'assonance entre des mots voisinant dans le récit, effets qui bien sûr se perdent totalement à la traduction...
Le roman est cruel et oppressant d'une lecture éprouvante jusqu'à la dernière ligne dans une fin qui si, elle n'est pas complètement fermée laisse peu d'espoir. Pourtant on ne peut le quitter car on a envie de savoir ce que vont devenir ses enfants livrés a eux même.
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Paris, juin 2025, photo B.A
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Lagos, juillet, 2024, photo B.A
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Faro, juillet 2024, photo B.A.
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Lagos, juillet 2024, photo B.A

Le salon du dessin contemporain a eu la curieuse idée de s’installer dans un hôtel (?) et sur quatre étages y loger les galeries exposantes dans des chambres (?). Les lieux ne sont ni beaux ni pratiques pour une telle manifestation mais font travailler les mollets du visiteur, les miens en particulier, ayant par principe et prudence évité les ascenseurs.
Comme aurait dit, mieux que moi, Cueco, la plupart des dites galeries oscillaient entre le presque rien et le pas grand chose pour s’ arrêter sur le fort peu... D'autre part bien des oeuvres exposées n'avaient rien à voir avec le dessin.
Heureusement il y avait quelques exceptions qui ne m’auront pas trop fait regretter les 10€ que j’ai du débourser pour l’escalade.



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Commençons par le seul bel accrochage de l’exposition celui de la galerie Sellem entièrement voué à Velickovic (que semblait ne pas connaître, le soir du vernissage le journaliste d’un mensuel consacré aux arts, je ne veux pas balancer, mais ce n’était ni l’Oeil, ni Art Actuel). Les dessins sont très beau même s’ils sont moins surprenants que ses toiles exposées la semaine dernière à Art Paris. Certains de ses dessins, ceux sur un gros carton d’emballage étaient de la même veine. Mais ils tous terrifiants et d’une grande maîtrise technique ce qui n’ empêchait l’émotion bien au contraire. Certains atteignaient plus d’un mètre de coté d’autres une trentaine de centimètres. Ces derniers valaient 4000€, ce qui me parait très raisonnable quand à la notoriété de l’artiste et à la qualité des œuvres. Mais cette superbe prestation donnait le ton de tout le salon car à l’exception de Baxter et de Fromanger tout ce qui avait un peu de valeur artistique était d’une noirceur d’encre.
Au premier étage le mur des dessins de Fromanger m’a évité de faire demi tour, tant était peu engageant ce qui m’avait accueilli. Ses entrelacs de traits vivement colorés rendent à merveille l’agitation et le multicolore de la faune qui se presse sur les trottoirs de Bastille puisque c’est ainsi que s’intitule la série. Les silhouettes des quidam se transforment bientôt en carte...

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Fromanger
Ce n’est pas tous les jours que l’on peut à la fois s’émerveiller et s’ esclaffer dans une galerie; Baxter nous en donne l’occasion. Chez lui la nouveauté c’est que ce parangon du non sense british s’est mis au français. Mais c’est toujours aussi fou. Le contraste entre ce dessin sage, qui me rappelle celui des devinettes que dans mon enfance les commerçants donnaient aux rejetons de leurs bonnes clientes, et la légende est toujours aussi savoureux.


Baxter.
Chez Thaddaeus Ropac j’ai eu plaisir à découvrir de nouveaux garçons aux mœurs douteuses dessiné par Paul P.


Paul P.
Chez Jean Brolly Tremlett et ses compostions géométriques apportait de la couleur dans ce salon qui avec ses murs grisailleux en avait bien besoin.

Tremlett
C’est toujours un plaisir intellectuel rare de voir les cogitations géométriques et mathématiques de Morellet devant lesquels je suis resté fort longtemps.

Morellet.
Et puis il y avait l’immense Jean Rustin où comment avec un crayon et une feuille de papier, pas bien grande, vous en mettre un grand coup sur la tête ne serait ce que pour lui le salon vaut le dérangement. Je ne saurais mieux dire que sa galerie à laquelle j’ emprunte la présentation de leur artiste: << Jean Rustin crée depuis 1971 une impressionnante galerie de portraits de ses frères humains croqués dans l’isolement de chambres désolées, où se déroulent parfois des scènes d’une misère sexuelle pitoyable. Il convoque, dans un apparent dépouillement, toute la puissance du regard intérieur, concrétisant sur la toile tout l’abîme du miroir où nous prenons la dimension de l’être dans sa dissolution.>> qu’on se le dise!



Jean Rustin.
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Faro, juillet 2024, photo B.A