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HORST P. HORST

3 Mai 2025, 07:17am

 

Né en Allemagne, Horst P. Horst (1906-1999) est né en Allemagne. Il a été un des plus célèbres photographes de mode de son époque. Il était également connu pour ses portraits, ses intérieurs et ses arrangements de natures-mortes. Son travail a est principalement composé d'images en noir et blanc. Il faisait prendre à ses modèles des poses glamour souvent inspirées de la statuaire grecque classiques avec ombres marquées. 


Photo à droite : Horst photographié par Orphanos

Horst s'installe à Paris alors qu'il a une vingtaine d'années et devient "l'apprenti" de Le Corbusier. Evoluant dans les milieux artistiques parisiens, en 1930, il rencontre le photographe russe George von Hoyningen-Huene (1900-1968) qui travaillait alors pour l'édition française de "Vogue". En moins d'un an, Horst est devient son assistant et aussi parfois son modèle et peu de temps après son amant. Avec les cheveux blonds et son corps musclé, Horst était un modèle idéal, et sa relation avec Hoyningen-Huene entraîne son abandon de la poursuite d'une carrière dans l'architecture. 

Jeune modèle Horst posant pour Hoyningen-Huene (1931) :
 


Horst dans une pose classique, photographiée par Hoyningen-Huene (1932) :
 



Voyageant, en Angleterre, le couple travaille bientôt pour le Vogue anglais et rencontre Cecil Beaton. La longue association de Horst avec Vogue a commencé en 1931, quand une de ses photographies est publiée dans l'édition française du magazine. Il est engagé par Vogue en 1935, après que Hoyningen-Heune ait quitté le magazine pour s'installer à Hollywood. Hoyningen-Heune étant jalous du succès de Horst. Le départ de Hoyningen-Heune, coincide avec le début de la relation de Horst avec Luchino Visconti.

 

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Horst photographié par Cecil Beaton, 1946
 

 

 Gertrud Stein et Horst, 1936

Première exposition personnelle de Horst a été montée à Paris en 1932, et reçoit une élogieuse critique dans The New Yorker magazine ce qui le rendit immédiatement célèbre. Dans les trois ans qui suivent il photographie de nombreuses stars d'Hollywood, les notables de la haute société américaine et divers membres des noblesses et royautés européennes. À l'âge de trente et un ans Horst prend un appartement à New York, où il rencontre Coco Chanel. Il a été à partir de là, le fidèle photographe des créations de la couturière pour les décennies à venir. 

 

 Ginger Roger, 1936



Horst a rencontré le diplomate britannique Valentine « Nicholas » Lawford (1911-1991) et les deux hommes devinrent amants dans une relation qui a duré jusqu'à la mort de Lawford. Nicholas devait devenir biographe de Horst (« Horst, son travail et son monde » 1984) et ensemble, ils ont adopté un fils, Richard J. Horst, qui est aujourd'hui le gestionnaire et archiviste de l'oeuvre de Horst. En 1943, Horst est devenu citoyen américain sous le nom de Horst P. Horst, abandonnant son nom de naissance de Horst Paul Albert Bohrmann, bien que depuis le début de sa carrière, il ait utilisé que son prénom pour signer ses photographies. Il servit dans l'armée américaine en tant que photographe et devint un ami du président Truman, qu'il photographie en 1945. Peu de temps après, Horst a commencé une série de portraits de première dame pour Vogue, de Mamie Eisenhower (1957) à Nancy Reagan (1981).
 


En 1990, star de la pop Madonna sort un clip vidéo de son énorme  « Vogue » dans lequel elle a posé en récréant quelques-unes des photos de mode plus reconnaissables de Horst comme « Mainbocher Corset"(1939, prise à quatre heures du matin à Paris, ci-dessus), ainsi que"Lisa avec Turban"(1940)et « Massage du visage de Carmen » (1946). Horst n'avait malheureusement pas donné sa permission pour ces image, et il a exprimé son mécontentement de ne recevoir aucune demande de Madonna. Son clip hommage est passé au-dessus de la tête de la plupart des plus jeunes fans de la chanteuse.

Après avoir déménagé à Oyster Bay à Long Island en 1947, où Horst a conçu une maison de stuc blanc qui rappelle les maisons qu'il avait vu en Tunisie lors d'un voyage avec George Hoyningen-Huene. Horst vendu un Picasso pour acheter le terrain sur lequel il a édifié sa villa. Beaucoup de l'ameublement est venus de son ami proche de Coco Chanel. Bien que désormais retiré de l'effervésence new-yorkaise Horst a continué de produire de nombreuses images pour des magazines comme Vogue et la maison et les jardins , les deux publications Condé Nast, et son associé Nicholas Lawford a écrit les articles qui ont accompagné les photos. La dernière photo publiée du vivant de Horst est paru dans British Vogue en 1991, l'année du décès de Lawford. Souffrant de défaut d'acuité visuelle sa santé déclinant, Horst était à son domicile de Palm Beach Gardens, en Floride, au moment de sa mort à l'âge de 93 ans, le 18 novembre 1999. En 2001, une rétrospective de ses portraits est parue dans le livre, « Horst Portraits : 60 ans de Style ». .

Trois nus masculins : 
 
 
 


Maria Callas par Horst :
 


Nature morte par Horst :
 


Mannequins par Horst :
 
 


Baron Niki de Gunzburg par Horst :
 

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Courmes un drôle de coco chez les cocos

3 Mai 2025, 07:04am

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Paris, avril 2023

 

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HOMMAGE À VILLEGLÉ

3 Mai 2025, 07:00am

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Paris, aout 2012

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LETTRE À MOMO, UN FILM D'HIROYUKI OKIURA

3 Mai 2025, 06:57am

Lettre à Momo : Affiche

 

Pour toujours enfoncer le même clou, je vais redire que l'animation japonaise ce n'est pas Goldorak et que les longs métrages de l'animation japonaise qui ont la chance de sortir sur les écrans français sont supérieurs à tous les autres films distribués dans notre pays. Deuxième point qu'il faut rappeler également l'animation japonaise ne se résume pas à Miyasaki père, génie certes mais pas talent isolé. Il suffit de citer Ichii, feu Satoshi Kon, Mamoru Hosoda, Isao TakahataKeiichi Hara et bien d'autres. Si vous êtes courageux vous pourrez lire les quelques billets que j'ai consacrés à certains de leurs films...

 

Lettre à Momo : Photo

 

Or donc, actuellement, sur malheureusement bien peu d'écrans (j'ai du mal à comprendre la politique du distributeur de ce film qui a pris le soin d'en faire une version française en regard d'une distribution aussi chiche; mais on peut penser que c'est pour une prochaine édition en dvd et blue-ray, ce dernier support est toujours à privilégier pour les films d'animation, donc si vous avez raté ce film en salle vous pourrez sans trop tarder vous rattraper.) on peut voir la nouvelle merveille des animés nippons, « Lettre à Momo ».

 

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A bord du bateau qui emmène Momo avec sa mère sur l'ile de Shio (ile imaginaire mais précisément située dans la mer intérieure du Japon, mer de Seto, les lecteurs de Manabé Shima de Florent Chavouet ne seront pas dépaysés... Le réalisateur, enfant, y passait ses vacances d'été...) où elles vont désormais vivre. Momo, à l'orée de l'adolescence, déplie une feuille de papier où sont écrits ces seuls mots: << Chère Momo >>. Un flash-bach nous apprend bientôt qu'elle a trouvé cette lettre inachevée sur le bureau de son père qui vient de mourir, océanographe il a disparu en mer. La dernière fois que Momo a vu son père, elle s'est disputé avec lui. Hantée par ce souvenir, Momo à le coeur lourd. D'autant que l'ile où la conduit sa mère, qui y a passé son enfance, est pour Momo, qui vient de Tokyo, vécu comme un lieu d'exil. Shio est habitée par une population vieillissante vivant pour l'essentiel de cultures ancestrales élaborées à flanc de colline. Mais à peine arrivée dans la vieille maison qui sera désormais leur demeure, déboulent trois truculents et très encombrants yokais sortis du folklore japonais, que seule Momo voit. Ces trois créatures sont caractérisées à l'extrême. Il y a le râleur au nez en museau, le géant affamé qui ressemble au Bluto de Popeye et le chétif souffre douleur. Ils vont bouleverser la vie de Momo, et celle de toute l'ile. Maisvont se révéler bien autre chose que de navrants goinfres...

 

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Comme tous les grands dessins animés japonais, « Lettre à Momo » peut se lire à différents niveaux. S'il réjouira les enfants, disons à partir de sept ans, il captivera les adultes, d'abord par la beauté du dessin et surtout parce qu'il aborde des sujets qui peuvent toucher tout à chacun, comme celui de comment vivre un deuil et comment faire partager ou pas sa douleur. Le film intéressera également tous les passionnés de la culture japonaise avec cette nouvelle intrusion dans le monde moderne des yokais, un des symboles de la culture populaire ancestrale nippone. « Lettre à Momo » s'inscrit aussi dans les problématiques les plus actuelles de la politique japonaise, comme la désertification des campagnes; souvent dans l'archipel elles ne sont plus habitées que par des vieillards, et dans ces conditions, se pose à court terme, la survie de l'agriculture, à un moment où le gouvernement Abe veut réduire les aides aux agriculteurs et d'une manière assez contradictoire prône une plus grande auto-suffisance alimentaire pour le Japon.

 

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Lettre à Momo est très ancré dans l'histoire et la tradition japonaise. L'émouvante dernière séquence se réfère au festival de Miajima, tradition qui vise à apporter force et bonne santé aux plus jeunes habitants de l'île. Le principe étant de pousser un bateau de paille enflammé dans la mer afin qu'il se consume au milieu de l'eau. C'est une fête qui fait directement référence à la Seconde Guerre mondiale, les aînés souhaitant voir leurs enfants revenir sains et saufs de la guerre 

 

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Comme très souvent dans les animés japonais de qualité, le décor est très soigné mais aussi la typographie avec ses repères, une maison, un village, une ile, endroits à la fois immuables et changeants selon les saisons. Ces éléments prosaïques peuvent se muer en véhicules de la fantasmagorie...

Le public européen sera peut être dérouté par le mélange typiquement japonais de mélodrame et d'humour trivial, les yokais pètent pour repousser des sangliers ou effectuent une danse grotesquement lascive pour entrer en contact avec l'au-delà!

 

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On retrouve dans « Lettre à Momo » des constantes de l'animation japonaise (Certes vous pourrez me rétorquer bien des contre-exemples mais tout de même). Le voyage initiatique qui marque la fin de l'enfance et l'entrée dans l'adolescence comme dans le « Voyage de Chihiro), l'absence du père comme dans « Les enfants loups », le drame familiale comme dans « Les enfants loups, « Mon voisin Totoro », « Colorful », la fuite de la grande ville pour une campagne réparatrice des maux comme dans les « Enfant loup », « Mon voisin Totoro », « Arrietty », « Mai Mai Miracle », la nostalgie pour le Japon apaisé des petites villes et des vieilles demeures comme dans « Arriety », « La colline aux coquelicots», « La traversée du temps », « Summer wars », l'irruption de créatures surnaturels souvent issues des vieilles légendes comme dans « Mon voisin Totoro », « Pompoko » et surtout « Un été avec Coo » où un Yokai, un kappa, est au centre du film (le renouveau des yokais dans l'imaginaire nippon doit tout au mangaka Shigeru Mizuki, l'auteur de NonNonBâ. Tous ces points communs avec de nombreux animés japonais de grande qualité font de « Lettre à Momo » un film archétypal de l'animation japonaise; c'est peut-être là sa limite.

 

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Le cinéphile trouvera aussi grandement son compte dans cette « Lettre à Momo » passé l'effet de surprise qu'il constitue pour tous ceux qui attendaient, depuis 1999, après le chef d'oeuvre incontestable qu'est « Jin-Roh, la brigade des loups », fable uchronique violente, passionnante, sur le totalitarisme, quand il s'apercevra que le deuxième film d'Hiroyuki Okiura n'a rien à voir, sinon par sa qualité graphique, avec le premier opus du cinéaste. En regard de ce deuxième film on voit combien la patte d'Ichii, (Ghost in the shell) qui est un peu le mentor d'Hiroyuki Okiura, scénariste de Jin-Roh était présente dans ce dernier. Pour son deuxième film Hiroyuki Okiura en a cette fois écrit le scénario. Le spectateur habitué de l'animation japonaise repèrera plusieurs hommages du réalisateur à ses maitres et confrères. Plusieurs séquences sont quasiment des citations de Miyazaki, la rencontre des esprits sous la pluie, l'attaque des sangliers, l'apparition des esprits sous la forme de gouttes (« Princesse Mononoke) et les esprits font beaucoup penser à ceux du « Voyage de Chihiro ». Les trois yokais par leur truculence et leurs maladresses évoque les S.D.F de « Tokyo Godfather »...

 

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D'autre part Questionné à propos du réalisme apporté à son film d'animation, Hiroyuki Okiura avoue s'être inspiré de l'un des maîtres de l'animation japonaise, Isao Takahata et de son film Kié la petite peste : << C’est un film avec une forte composante burlesque et néanmoins chaque détail concernant les personnages est décrit avec le plus grand soin : leur personnalité, leurs gestes, leur manière de marcher ou de se retourner quand on les appelle, ils ressemblent tous à des personnes réelles. J’ai rarement vu de film d’animation qui prenait autant de soin pour détailler des gestes du quotidien >>.

 

Lettre à Momo : Photo

 

Le film s’étale sur deux heures. Pourtant on ne s’y ennuie pas, tant le rythme du film est maîtrisé de part en part, jusqu’à un final digne des moments les plus Shinto du grand Miyazaki. 

Le cinéaste s'est entouré d'une équipe chevronnée. Hiroyuki Okiura et le chef de l'animation Masashi Ando avaient déjà travaillé ensemble par le passé sur le film Paprika (2005) de Satoshi Kon. Masashi Ando était alors déjà superviseur de l'animation tandis que Hiroyuki Okiura était l'un des nombreux animateurs.

Techniquement le film a été réalisé par une méthode d'animation classique, animation en deux D avec du papier et des crayons; ce qui confère à l'ensemble un extrême réalisme que ce soit dans la fluidité des mouvements des personnages ou dans l'expression de leur visage aux traits pourtant assez simples. Le réalisateur a néanmoins eu recourt au travail par ordinateur pour quelques séquences, comme celle de la course poursuite. Les décors sont dus à Hiroshi Ono, responsable des déjà de ceux de « Kiki la petite sorcière » même si l'esthétique générale fait plutôt penser aux films de Mamoru Hosoda (La traversée du temps).

 

Lettre à Momo : Photo

 

L'une des particularités des auteurs japonais de films d'animation, c'est de ne pas craindre d'aborder les sujets les plus difficiles comme la destruction de Tokyo par un tremblement de terre dans Tokyo magnitude 8, le suicide des adolescents dans Colorful, la mort d'innocents durant les guerres dans Le tombeau des lucioles... et de le faire, en règle générale, avec beaucoup de sensibilité et de justesse. « Lettre à Momo » en est un bel exemple. 

 

 

Lettre à Momo : Photo

 

 

 

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JEUNE PÊCHEUR DE RECCO

3 Mai 2025, 06:54am

 

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Recco, Italie, aout 1985

 
 

 

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J’AI TUÉ MA MÈRE DE XAVIER DOLAN

3 Mai 2025, 06:48am

 
Canada, 2009, 1h 50
Réalisation: Xavier Dolan, scénario: Xavier Dolan, directeur de la photographie: Stéphanie Anne Weber Biron et Nicolas Canniccioni, musique: Nicholas Savard-L'Herbier
Avec: Xavier Dolan, Anne Dorval, François Arnaud, Suzanne Clément, Niels Schneider, Patricia Tulasne, Monique Spaziani, Pierre Chagnon, Niels Schneider
 
Résumé

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Hubert (Xavier Dolan), un jeune gay de 16 ans du coté de Montréal, n'aime pas sa mère ( Anne Dorval ). Il la juge avec mépris, ne voit que ses défaut, alors qu'elle se sacrifie pour lui et l'aime de tout son coeur mais maladroitement. Ce qui ne l'empêche pas d'être manipulatrice cherchant à culpabiliser son fils qui est parfois une parfaite tête à claque. Hubert est rendu Confus par cette relation qui l'obsède de plus en plus. Il est nostalgique d'une enfance heureuse, et cherche, également maladroitement, à reconquérir sa mère, jaloux de la relation qu'entretient son amant, Antonin (François Arnaud), avec la sienne. Il est concomitamment troublé par Julie (Suzanne Clément), une enseignante qui ressent une attirance pour lui. Chaque initiative d'Hubert ou de sa mère pour se montrer leur amour ne fait que confirmer l'existence du gouffre qui les sépare. Hubert est une adolescent à la fois marginal et typique : découvertes artistiques, expériences illicites, ouverture à l'amitié, sexe et ostracisme...

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L’avis critique:


 
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On peut situer "J'ai tué ma mère auquel on peut juxtaposer bien des qualicatifs comme dérangeant, drôle, impitoyable, cruel , cruet j'en oublie beaucoup, premier film d’un cinéaste de 20 ans,Xavier Dolan , entre “Crazy” et “Tarnation” tout en étant bien supérieur à ces deux films. La première chose qui s’impose aux spectateurs est la parfaite maîtrise de la grammaire cinématographique du jeune réalisateur qui est en plus le formidable acteur principal de son film. Cette qualité est d'autant plus méritoire que Dolan n' bénéficié que d'un étroit budjet de 800 OOO $ dont 175 000 de sa poche pour tourner son film. On peut juste reprocher au scénario, également de Dolan, quelque répétitions; la coupure de ces redite allégerait le film et renforcerait encore son impact. Il faut signaler que pour toutes personnes sensibles certaines scènes mettent très mal à l'aise.
Il faut saluer la maestria avec laquelle le cinéaste et son chef opérateur réussissent à dynamiser les scènes d’affrontement entre la mère et le fils, par de fréquents changements d’angle et même par l’intrusion d’effets spéciaux presque tous convaincants.

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Les dialogues sont si justes que l’on se demande parfois si l’on a pas à faire à du cinéma vérité obtenu grâce à des caméras cachées, ce que contredisent bien sûr la densité des échanges verbaux et la parfaite qualité des images.
Xavier Dolan parvient à faire exister tous les personnages secondaires qui démontre d'une profonde compréhension de la nature humaine de la part du cinéaste qui définit son film par ces mots: «C'est un drame aéré par l'humour. C'est un cri primal, un cri du cœur. Je dirais aussi que c'est une forme de catharsis. Il y a une très belle scène onirique où je poursuis ma mère dans la forêt...».




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Tous les rôles sont très bien interprétés même lorsque ceux-ci n’ont qu’une scène pour s’affirmer. La psychologie des personnages est impeccablement traduite par un excellent scénario.
Le scénario a le courage de soulever des questions qui restent tabous dans notre société telles que les enfants sont ils condamnés à devoir aimer leurs parent et symétriquement les géniteur doivent ils éprouver un amour incommensurable pour le fruit de leur copulation plus du au hasard qu’à la nécessité? Dans le cas du film, il ne s’agit pas de désamour mais plutôt d’une maladresse à aimer tant de la mère que du fils.




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Le traitement de l’homosexualité dans ce film devrait rendre les gays optimistes. Jamais l’homosexualité du héros est dans son quotidien un problème seulement un trait de son caractère qui semble aller de soi, sans ostentation et qu’il doit gérer comme le reste au mieux. Cette déculpabilisation nous évite l’obligée scène de coming out qui devrait heureusement bientôt être rangée au rayon des antiquités scénaristiques.
A sujet de l'homosexualité d'Hubert, le réalisateur déclare: << Mon personnage, gay ou pas, a une histoire: il hait sa mère, dit-il. Son orientation sexuelle est purement accessoire, c'est un trait de personnalité et non sa raison de ne pas aimer sa mère. C'est un film sur la haine infantile, l'incompatibilité.>>.
Ce qui est tout à fait unique dans le film de Xavier Dolan c’est que l’on partage les réactions et les sentiments d’un adolescent sans le filtre du temps puisque le réalisateur est lui même à peine sortie de l’adolescence, il a 19 ans lorsqu’il tourne le film et 17 lorsqu’il en jette les prémisses sur le papier. Cela se sent et donne une authenticité incomparable au film. La rédaction du scénario était pour lui, d’après ses déclarations, une sorte de thérapie pour combler le vide créé par l’abandon de ses études.


 
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Ce qui est remarquable c'est que pour son âge son premier opus, qui espérons le , sera suivi de nombreux autres ne croule pas sous les références. Et s'il se réclame d'Haneke et de Cocteau, il est de plus mauvais maitres, il a une phrase du poète tatouée au dessus du genou! Jamais il ne songe pourtant à singer "l'oiseleur".. Quand à moi je vois plus chez ce jeune du Truffaut mâtiné d'Ozon...
 
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A propos des projets de Xavier Dolan, voici ce qu'il envisage pour son prochain film, Laurence Anyways, qui devrait se tourner à l'automne 2009, cela donne envie: << Il s'agit d'une ode à l'amour impossible. Un homme et une femme filent le parfait amour, quand lui décide de devenir une femme. Et elle décide de le suivre. Leur histoire dure 20 ans. Ils se trouvent, se perdent, se réinventent, prennent la fuite, se quittent, se retrouvent, se tuent, se font du bien...

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Autre atout de ce premier long métrage de son réalisateur la parfaite troupe qui lui donne vie, composée par des acteurs confirmés, à commencer par Xavier Dolan, acteur qui joue son propre rôle(?), on ne sait pas si l’on est dans l’autobiographie ou l’autofiction, (d'après la passionnante interview que l'on peut trouver ici , il semble bien que nous soyons plutôt dans l'autofiction) mais qu’importe, se révèle être un acteur remarquable et en plus il est loin d’être désagréable à regarder, comme d’ailleurs le sont aucun des acteurs qu’il a choisi. L'actrice, épatante Anne Dorval, qui interprète le rôle de la mère d'Hubert n’est en rien un laideron repoussant. En évitant la caricature, il donne beaucoup d’opacité au personnage de la mère qui ne se révèle vraiment que dans la formidable scène avec le directeur de l’institution où elle a exilé son fils.
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Les ruptures de ton et de style aèrent les scènes d’affrontement entre la mère et le fils. Dolan manie subtilement l’humour ce qui lui permet d’avoir du recule sur ses personnages y compris le sien.

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Xavier Dolan sur le tournage de J'ai tué ma mère
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Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2009 curieusement "J'ai tué ma mère" n'a pas obtenu la caméra d'or. Il a néanmoins été récompensé par Le Prix SACD, le Prix Regards Jeunes et lePrix Art Cinéma Award.
 
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Nolde au Grand Palais

2 Mai 2025, 09:18am

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Cette rétrospective Nolde (1867-1956), la première pour ce peintre en France, démontre que le qualificatif d’ expressionnisme, même si le le peintre récusait ce titre, mais l’on sait que les artistes sont rétifs aux étiquettes, n’est pas un vain mot, car il suffit à Nolde de quelques coups de brosse pour faire naître une expression sur un visage que sa généreuse pâte esquisse.

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Fort célèbre dans son pays (mais lequel? j’y reviendrais), il est largement méconnu ici, comme nombre de peintres célèbres dans leur contrée. Il faut cependant saluer les efforts de la Réunion des musées nationaux, à faire que la peinture allemande devienne un peu moins étrangère aux yeux français.
L’ expressionnisme allemand est souvent ramené, de ce coté ci du Rhin, à la seule personne d’Otto Dix qui est un expressionniste tardif, venu une génération après Nolde.

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L’art de Nolde embrasse pourtant plus de domaines et de champs que celle de Dix marqué à tout jamais par les horreurs de la Grande Guerre. Lorsque cette dernière éclate, Nolde a déjà quarante ans et ne sera donc pas mobilisé. Beaucoup moins politique que celle de Dix est la peinture de Nolde, paradoxalement la politique empoisonnera la vie de Nolde pendant presque vingt ans.
Nolde a abordé durant sa longue carrière de nombreux genres, peinture religieuse, satirique, de paysage, nature morte, portrait, caricature...

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Si la peinture à l’huile, à la pâte souvent épaisse, est son matériau de prédilection. Nolde s’est aussi exprimé avec talent par le biais de l’aquarelle et la gravure sur bois ou à l’eau forte.
Sa peinture a reçu les influences conjuguées des impressionnistes, de Munch, de Van Gogh. Sa palette évoque aussi celle de Gauguin, que Nolde a découvert en 1905. Sa force alliée à une grande économie de moyen fait beaucoup penser, à son presque exacte contemporain, Matisse.

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Jour de moisson.

Les écrits comme la peinture de Nolde font découvrir un homme solitaire et déchiré. Nolde a d’ abord été déchiré entre deux pays, l’Allemagne et le Danemark. Le vrais nom de Nolde, est en fait le nom de son village natal, est Hansen, un nom typiquement danois.
Le trait principal de son caractère est son amour pour son pays natal, le Schleswig-Holstein, un pays frontière, entre deux pays l’Allemagne et le Danemark, que ses deux pays se sont longtemps disputés, entre deux mers. Nolde a passé presque toute sa vie au bord de la mer. La mer dans cette rétrospective accrochée par thèmes, donne la salle la plus impressionnante, elle a la bonne idée de clore l’exposition.

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L’ attachement de Nolde pour son pays natal ne l’a pas empêché de voyager. D’abord à Paris où il a parfait l’étude de son art à l’Académie Jullian, puis en Suisse où il est quelques années professeur de dessin. Là, lui l’homme d’un plat pays, est fasciné par les montagnes qu’il transforme sur le papier et la toile en personnages caricaturaux. Leur succès va permettre à Nolde d’abandonner son travail de professeur pour se consacrer qu’à la peinture à partir de 1903 date à laquelle il revient sur sa chère terre du Schleswig-Holstein. Les débuts sont difficiles pour ce fils de petit fermier. Ce n’est qu’en 1906 qu’il atteint une certaine notoriété, il a déjà 39 ans avec notamment ses tableaux “jour de moisson” et “printemps dans la chambre”.

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Certaines des toiles de cette période flirtent avec l’abstraction comme cette danse endiablée. On a la sensation que c’est la couleur qui donne le mouvement aux formes brutes qui s’entrechoquent.

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Nolde a baigné dans la religion dès son plus jeune âge. Les premières images qu’il a vues sont celles qui illustraient une Histoire Sainte. En 1905 il commence une version picturale de la vie de Jésus. Intégralement présentée à Paris dans une salle avec d’autres tableaux inspirés par le nouveau ou l’ancien testament. Choc garanti face à ses tableaux dans lesquels la figure humaine est résumé que par quelques coups de pinceau qui savent donner une physionomie aux personnages des écritures bien loin des images saint sulpiciennes sucrées auxquelles les contemporains du peintre étaient habitués. Nolde commentait ainsi ces toiles qu’il mettait au centre de sa réussite artistique mais qui furent rejetées: << J’ignorais auparavant que les autorités protestantes et catholique n’aimaient pas ou refusaient mes oeuvres religieuses On ne m’en avait rien dit. Je n’avais bien sûr jamais demandé à quoi devait ressembler un tableau religieux. J ‘avais créé ces scènes en suivant mon instinct, en donnant à mes personnagesle type juif conformément à la vérité, y compris le christ et ses apôtres, peignant ces derniers en paysans et en pêcheurs juifs. Je leur avais donné un type bien marqué, car ce n’était sans doute pas les plus faibles qui avaient pris fait et cause pour l’enseignement révolutionnaire du Christ. >>. On reçoit un indiscutable choc esthétique quelques soit nos croyance devant le polyptyque des neufs tableaux qui composent la vie du Christ. Néanmoins ma faveur va au “Paradis perdu” où Adam et Eve tout penaud songent avec perplexité à l’avenir incertain qui les attend sous les regards goguenards du serpent et d’un lion.

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Les déclarations de l’artiste à propos de son oeuvre religieuse est symptomatique du porte à faux où il sera presque toute sa vie, envers tous les groupes, partis, religions, croyances et même pays. Surtout lorsque l’on sait que vingt ans après cette déclaration d’autres de ses propos friseront l’antisémitisme.
Dans le même ordre on peut faire mention de son attitude envers la ville de Berlin. S’il a éprouve du plaisir à peindre les nuits berlinoises de l’avant grande guerre, qu’il fréquente une partie de l’année, sa femme est comédienne, il les rejette aussi les assimilant à ce qu’il appelle la décadence.
Ce nationaliste reviendra un anticolonialiste convaincu de son voyage d’un an et demie lorsqu’en 1913 il est invité officiellement à prendre part à l’expédition scientifique Kulz-Leber, chargée d’observer les causes de la dénatalité en Papouasie-Nouvelle-Guinée, alors colonie allemande. Ce voyage sera fructueux pour sa peinture qui gagnera en humanité et en mystère.

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C’est dans les années 20 que date la consécration de Nolde. Au début des années 30, il est LE peintre allemand. Il est dans presque tous les musées. Avec l’arrivée des nazis au pouvoir, il adhère discrètement au parti national-socialiste. Goebbels possède quelques unes de ses aquarelles.
Il faut tout d’abord constater qu’il y a toujours quelque chose d’ambigue chez ce puritain, et surtout de naïf aussi bien dans sa peinture que dans ses jugements et ses opinions.
Son attitude envers le nazisme est typique de celle que Nolde a eu envers la vie. A la fois dehors et dedans, attiré et dégoûté tout en même temps.

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Son amour de la terre, des vieilles légendes germaniques et nordiques font de lui un client rêvé pour le parti nazi à la recherche d’intellectuels et d’artistes de sa trempe comme caution. Un cercle minoritaire de l’appareil nazi voyait en Nolde et en quelques autres expressionniste comme Schmidt-Rottluff, Heckel... un renouveau de la culture allemande. Goebbels soutiens prudemment ce groupe. Mais le théoricien du parti, Rosenberg considère ses artistes comme des dégénéré. Bientôt Hitler tranche en faveur de Rosenberg en lui confiant le secteur de la culture et en réservant à Goebbels la propagande politique.
Cette exposition a aussi, par la bande, de nous rappeler que le nazisme n’était pas d’un seul bloc comme on a trop tendance à le voir.

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Les toiles de Nolde sont rapidement décrochés. Nolde écrira à Goebbels qui lui évitera la destruction de ses tableaux et lui fera restituer la plupart de ses œuvres.
Mais les tableaux de Nolde, essentiellement pour ses peintures religieuses, considérées comme blasphématoires, sont en bonne place dans l’exposition de l”art dégénéré”. Au Grand Palais un petit film nous montre des images de cette exposition. Ce qui est très intéressant c’est d’observer les visiteurs. Il ne faut pas oublier que ces tableaux étaient exposés par les nazis pour que le public s’en moque. Et que voit on? Des gens graves, presque gênés, qui n’osent pas regarder les toiles en face...

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En 1941, Nolde est frappé d’interdiction de peindre. Il se cloître chez lui à Seebull (belle maison qui est aujourd’hui la fondation Nolde) et y réalise en secret plus de 1300 “images non peintes” en fait de petites aquarelles. Les chanceux qui sont passés cet été par le musée des Sables d’Olonne (qui fait de remarquables expositions, j’ai un souvenir ému de celle de Chaissac) ont pu en voir une anthologie.
Après la guerre, Nolde se remet à peindre en 1948. A partir de 1950 , il est comblé d’honneurs. En 1951 il est exposé à la biennale de Venise, puis en 1955, à la documenta de Kassel. Il meurt le 13 avril 1956. Il est dommage que rien ne nous soit montré de cette dernière période.
Nolde au Grand Palais est une fête de couleurs où sous l’âpreté de nombreux tableaux se cache beaucoup de sensibilité.

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Un premier tour à Roland Garros en 2023

2 Mai 2025, 07:13am

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L'échauffement des ramasseurs

 

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Ivashka

 

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De minaur gagnera assez facilement en 4 sets

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Le chinois Wu n'exista pas devant Bautista-Agut

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Bautista-Agut

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Lehecka sera la vainqueur en 5 sets disputés

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Paris, mai 2023


 

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sur le marché de Chichicastenango

2 Mai 2025, 07:09am

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Chichicastenango, Guatémala, 1979

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Le visiteur de Delphes

2 Mai 2025, 07:06am

Le visiteur de Delphes
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Delphes Grèce, aout 1986

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