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TATSUMI DE KHOO

27 Avril 2025, 06:39am

Tatsumi

 

Avec Tatsumi, le titre du film prend le nom du mangaka dont il est le portrait, il aurait pu être sous-titré une vie, une oeuvre, le cinéaste singapourien Eric Khoo, révélé à Cannes par deux films qui ont retenu l'attention, Be With Me (2005) beau film sur un trio amoureux adolescent, et My Magic (2008) et lui-même ancien dessinateur, "Tatsumi est sa première incursion dans le cinéma d'animation, de B.D rend hommage à l'un des maitres du manga par l'intermédiaire d'un film d'animation qui s'appuie sur la formidable autobiographie dessinée de Yoshihiro Tatsumi, « Une vie dans les marges ». La grande idée du cinéaste a été de faire alterner des épisodes de la vie de son modèle avec des adaptations de certaines ses oeuvres.

 

 

Il faut immédiatement dire que le film n'est pas du tout pour les enfants. Les oeuvres choisies par Khoo, avec l'aval de Tatsumi, qui est le récitant du film, sont très noires. Ce qui n'est pas une surprise puisque Tatsumi est l'inventeur au Japon en 1957 du gekiga, une bande dessinée pour adultes. Le genre a connu son apogée dans les années 60-70 grâce au magazine Garo avec les oeuvres de Tatsumi et aussi celles de Takao Saito, Yoshiharu Tsuge (L'homme sans talent), Hiroshi Hirata, Kazuo Koike... Yoshihiro Tatsumi est né en 1935. Il est de cette génération d'artistes japonais (Hayao Miyazaki, Nagisa Oshima...) dont l'enfance a été façonnée par la guerre.  C'est a Tatsumi que revient l'immense mérite de s'être aperçu que la bande dessinée était un médium qui offrait bien d'autres possibilités que de proposer des histoires gentillettes pour les enfants. A 22 ans, confronté à l’incompréhension qui monte au Japon envers les mangas, jugés vulgaires, Tatsumi prend conscience qu’il faut différencier le manga pour enfants de celui pour adultes. Ses premièrs récits noirs furent de véritables bombes qui déstabilisèrent tout le petit monde du manga, à commencer par son dieu, Tetsuka l'ancien mentor de Tatsumi auquel le film rend hommage dans la séquence d'ouverture. C'est sous l'impulsion de Tatsumi et des mangakas réunis autour de lui que Tetsuka, jalous de leur soudain succès, produisit dans les années 70, ses grandes séries de seinen, « Ayako », « Les trois Adolf »... pour lesquels il est désormais célèbre en occident.

 

Tatsumi nous montre, ce qui peut être sera une découverte pour beaucoup, un Japon pauvre subissant la dure occupation américaine, peinant malgré la vaillance de son peuple à se relever du désastre de la seconde guerre mondiale. Cette vaillance n'est pas le propos des récits de Tatsumi où transparaissent l'amertume et le désespoir d'hommes sans talent pour reprendre le titre célèbre de Tsuge qui s'applique parfaitement aux cinq nouvelles qui s'intercalent dans l'évocation de l'existence du dessinateur. Des faits historiques, grands ou petits, sont toujours mis en rapport avec avec la tranche de vie qui nous est racontée. Deux de ces courts-métrages en particulier sont bouleversants et inoubliables. Dans l' « L'enfer » un photographe, au lendemain de la bombe sur Hiroshima, croit avoir immortalisé sur un mur la trace d'un fils penché tendrement sur sa mère, bientôt il aura la révélation que la réalité est toute autre... Encore plus poignant est « Monkey mon amour » où un ouvrier invalide suite à un accident du travail, devenu trop pauvre est contraint de se séparer de son singe, le seul être qui lui donne de l'affection. Les fictions aussi courtes qu'elles sont fortes sont des témoignages des époques dont elles parlent. Elles sont traitées en noir et blanc alors que les morceaux de la vie du dessinateur sont dans des couleurs franches et vives. Autre contraste alors que les séquence mettant en scène le dessinateur sont traitées dans un style très ligne claire, les nouvelles sont dessinée avec des traits charbonneux et plus nerveux. Les planches d'origine sont transposées à l'écran avec un minimum de mouvements pour être le plus possible fidèle aux oeuvres dont s'inspire le film. Cette fidélité aux planches de Tatsumi est un juste retour des choses car le mangaka ne s'est jamais caché dans son découpage et dans ses images, avec leurs nombreuses contre-plongées devoir beaucoup au cinéma.

 

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Khoo a bien réussit a rendre l'insatisfaction perpétuelle qui a rongé toute sa vie Tatsumi, même une fois le succès pour ne pas dire la gloire, venu. Le triomphe ne semble pas avoir vaincu sa mélancolie... Les photos du dessinateur qui illustrent le générique de fin en apprennent beaucoup sur son état d'esprit; on a la surprise de découvrir un très beau jeune homme, qui a la chance de bien vieillir, alors que Tatsumi s'est représenté dans « Une vie dans les marges » sous des traits assez ingrats...

 

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Le seul défaut du film, qui passe comme un éclair, on est tout étonné en voyant arriver le générique de fin, est d'être trop court pour son ambition, raconter la vie d'un grand créateur en la replaçant dans son époque. Il a fallut 800 pages à Tatsumi et dix ans de travail pour dessiner sa vie dans  « Une vie dans les marges » qui est publié somptueusement en deux volumes reliés aux éditions Cornelius. Le livre a été très justement primé au dernier Festival d'Angoulême qui aurait pu en plus honorer Tatsumi de son grand prix...

 

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Contraint par le format du long métrage Khoo a du faire de nombreuses ellipses dans sa narration. Pour cette raison le spectateur qui aura lu le chef d'oeuvre qu'est Une vie dans les marges  prendra encore plus de plaisir en regardant « Tatsumi » qui lui même éclaire le livre. Il faut espérer que le film aidera a connaître en France cet immense artiste qui y est encore trop méconnu. Pourtant il fut un des premiers mangakas traduit dans notre pays au début des années 80 dans le journal précurseur que fut « Le cri qui tue ».

 

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Khoo et tatsumi

 

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LES DAIMS INVESTISSENT NARA AU JAPON

27 Avril 2025, 06:37am

 

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Si théoriquement les daims de Nara doivent restés dans le parc de la ville, le plus grand du Japon, en fait les animaux sacrés investissent presque toute la ville et les collines qui d'un coté jouxtent le parc. Il arrive même qu'il rentre dans les boutiques! Certains se postent à proximité de  l'étale des marchands qui vendent des galette qui leurs sont destinés. Aussitôt qu'un touriste en achète, les entreprenantes bestioles se précipitent contre lui et n'hésitent pas à lui faire les poches. Si vous sortez une carte de la ville ou un billet de banque, ils risquent de terminer dans l'estomac de ces gloutons avec une étonnante rapidité.

 

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Nara, Japon, avril 2010

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Vitrines de Saint-Germain des prés, un après-midi de fin d'hiver

27 Avril 2025, 06:32am

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Saint-Germain des prés, Paris, mars 2008.

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Artemisia au Musée Jacquemart-André

26 Avril 2025, 09:29am

Artemisia peint par Simon Vouet

Paris, avril 2025, photo B.A

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CARLOS À LA CHOUETTE

26 Avril 2025, 09:14am

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La Varenne, février 1984

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Nicolas de Stael au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris

26 Avril 2025, 07:10am

Nicolas de Stael au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris (1)

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ALEXANDRE ALEXANDROVITCH DEÏNEKA - АЛЕКСА́НДР АЛЕКСА́НДРОВИЧ ДЕЙНЕ́КА (1899-1969)

26 Avril 2025, 06:53am

Alexander Deineka. Painting. The Crimean pioneers. 1934
 
Alexandr Alexandrovitch Deneika est né à Kursk le 8 mai 1899 dans une famille de cheminaud. Il reçut une formation artistique duKharkov Art College de 1915 à 1917. Sa jeunesse a été dévouée aux événements révolutionnaires. En 1918, il travailla à titre de photographe au département d'investigagion criminelle, et gère la section des Arts du Département de l'Éducation, et devient impliqué dans la défense de Kursk. En 1919 et 1920, et assume la double responsabilité du studio artistique du Département politique et de l'Agence télégraphique russe (ROSTA) de Kursk. Parmi ses tâches officielles, il a été envoyé étudié au département de polygraphie de Moscou qui eût une forte influence sur son développement créatif et donna le coup d'envoi à sa production d'une part romantique et de l'autre, politisée. Ainsi on voit se développer le thème de la mère et son enfant, de l'aviation, de moments épiques et révolutionnaires historiques exprimant souffrance, héroïsme et courage. Panneaux, posters, mosaïques, illustration de livres d'enfant, plafond de restaurants, il pratiqua l'art sous toutes ses formes. Il a enseigné et occupé des postes importants au sein d'organismes d'enseignements réputés. Il fut décoré de l'Ordre de Lénine et de l'Ordre de la Bannière Rouge du Labeur. Il mourut le 12 juin 1969 à Moscou.
 
Alexander Deineka. Sculpture. The boy jumped into the water. Bronze, wood. 1939
Alexander Deineka. Mosaic. Fine morning. 1959
 
Soyons clair nous avons à faire à une peinture de propagande. Est-ce à dire que la propagande ne peut pas faire cause commune avec le talent, c'est une antienne que je ne ferais pas mienne. Il ne faudrait pas oublier qu'une grande partie de la peinture classique peut être considérée comme une peinture de propagande à commencer par la peinture d'Histoire et que dire de la peinture religieuse?
 
Alexander Deineka. Painting. The future pilots. 1937
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Alexander Alexandrovich Deineka, 
The Defense of Petrograd
1928
 
A travers les tableaux du camarade Deneika, on voit un pays des soviets prospère et heureux où de plantureuses et bronzées génitrices cajolent des poupons potelés, où des sportifs s'ébattent sur fond d'aéroplanes conquérants qu'admirent de jolis garçons béats dans un éternel été.
 
Alexander Deineka. Painting. Stadium in Rome. 1935
 
Lorsque notre peintre s'égaye à l'étranger, ce qui n'était pas banal sous le petit père des peuples, il quitte les bords de la mer Noire pour l'Italie et lorsqu'il est à Rome, il peint le beau stade de Mussolini!
 
Alexander Deineka. Painting. The football player. 1932
Si Deneika a un penchant comme ses compatriotes d'alors pour les femmes plantureuses, un mauvais esprit comme moi ne peut ne pas remarquer, certes ma sélection est fort tendencieuse, que notre peintre semble nourrir un intérèt décomplexé pour les garçons pré pubère ou pré adolescent. Mais peut être est-ce une vision à postériori car les films soviétiques ne manquent pas de garçons sportifs dénudés...
 
Soviet Russian painter Alexander Deineka. Berlin. Tiergarten. 1945
La guerre arrivant Deneika met son art au service de la propagande militaire, renouvelant avec talent la peinture d'Histoire mais encore plus intéressant il peint le Berlin de 1945 en ruine que je vois comme une sorte d'hommage crypté à Arno Breker.
 
Alexander Deineka. Painting. The relay baton round the ring B. 1947
Et puis la guerre s'éloignant on se remet à courir au soleil dans les tableaux de Deneika. Les dernières toiles du peintre sont toujours aussi solaires et aussi toujours enthousiaste sur les bienfaits du régime soviétique, pour cela le sommet du savoureux me semble être sa vision de Paris.
Pour en voir plus sur Deneika: http://www.deineka.info/
 
Alexander Deineka. Painting. Gagarin's Day in Paris. 1962
Alexander Deineka. Painting. After work.. 1948
Alexander Deineka. Painting. In the south (fragment). 1966
Alexander Deineka. Drawing. Drawing to Mosaic `Good Morning`. 1959
 
Alexander Deineka. Painting. In Sevastopol. 1956
 
 
Alexander Deineka. Painting. The Pioneer. 1934
 

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Alexander Alexandrovich Deineka, In the Air, 1932
Alexander Deineka. Painting. Sevastopol. Water station Dinamo. 1934
Alexander Deineka. Painting. Black Boy. 1935
 

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Alexander Alexandrovich Deineka, The Tractor Driver, 1958
1932
Stock Photo #4266-5481, Deineka, Alexander Alexandrovich (1899-1969) Private Collection 1932 67x78 Oil on canvas Modern Russia
1932
Alexander Deineka. Painting. Cross. 1932
Alexander Deineka. Painting. Having a rest children. 1933
Alexander Deineka. Painting. Runners. 1934
 
Alexander Deineka. Painting. Midday. 1932
 


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Après la bataille


 

Alexander Deineka. Illustrations. At rest (Figure out the window). Illustration of the magazine `Krasnaya Niva` (1927. № 32). 1927

 

Alexander Deineka. Illustrations. The left part of the sport-page. 1928

 

Alexander Deineka. Painting. Football. 1924

 

 

Oborona Sevastopolia






 




 

 






 






 

L'as abattu, 1943

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Bruno au Père Lachaise

26 Avril 2025, 06:49am

Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Bruno au Père Lachaise
Paris, avril 1987

Paris, avril 1987

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MY LITTLE PRINCESS, UN FILM D'EVA IONESCO

26 Avril 2025, 06:44am

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Soyons clair ce n'est pas l'éventuelle qualité cinématographique de « My little princess » qui m'ont fait me précipiter à la première séance du film, à 10 heure du matin mais les thèmes qu'aborde le scénario. Une femme, Hannah, d'origine roumaine, devient une artiste à la mode en photographiant sa fille Violetta, âgée d'une dizaine d'années en des poses érotiques dans des atmosphères morbides. Débarrassons nous d'emblée de la critique des aspects techniques. La qualité du filmage, si elle n'est pas honteuse ne restera pas dans les annales de l'histoire du septième art.La chef-opératrice est Jeanne Lapoirie, fidèle de François Ozon.My little princess aurait pu être raccourci d'une dizaine de minutes quelques scènes font doublon. Les scénaristes ne sont pas parvenus à insuffler une progression dramatique à leur opus même si l'on voit bien néanmoins que le regard de la fille sur sa mère se décille petit à petit. Le film repose entièrement sur la confrontation entre la mère et la fille. Heureusement ces deux rôles sont remarquablement tenus; d'abord celui de la mère par Isabelle Hupert dont on attendait pas moins, même si elle est un peu trop âgée pour le rôle, mais on ne voit néanmoins personne d'autre pour interpréter la photographe, plus extraordinaire encore est la performance d'Anamaria Vartolomei en Lolita mal embouchée. L'action se déroule sur environ deux ans et l'on a l'impression de voir réellement Violetta viellir. Si les amateurs de Lolitas en seront un peu pour leur frais (quoique), les prises de vues de My little princess » sont beaucoup plus chastes que les photos d'Irina Ionesco, les amateurs de tenues féminines extravagantes seront eux comblés. A chaque scène la mère et la fille arborent des costumes différents. Ils sont dus àCatherine Baba, styliste photo pour qui fait de brillant début comme créatrice de costumes pour le cinéma.Par contre les rôles secondaires sont à la fois mal écrits, caricaturaux et pas toujours bien joués. Est-ce un clin d'oeil d'avoir fait ressemblé le professeur de l'enfant à Bernard Faucon?

 

 

Petite remarque à l'ingénieur du son un appareil photo chargé d'une pellicule lorsqu'on l'arme ne fait pas le même bruit qu'un appareil vide. Celui confié à Isabelle Hupert est vide de toute pellicule cela s'entend et nuit fortement à la crédibilité des scènes de prises de vues qui sont par ailleurs bien rendues.

My little princess semble surtout un règlement de compte familiale. Eva Ionesco y transpose son histoire celle d'une enfant que sa mère Irina Ionesco a photographié durant dix ans dans des poses érotiques. Après l'auto-fiction littéraire voici l'auto-fiction cinématographique. Pour éviter sans doute quelques procès et surtout pour se faciliter le tournage Eva Ionesco a affublé ses personnages de masques transparents ou en a fait des fantoches. Irina Ionesco n'a pas que portraiturer sa fille, elle a également réalisé d'étonnants clichés de yakuzas que l'on peut voir à cette adresse: http://www.artsgb.com/artists/Irina_Ionesco/Irina-Ionesco-Yakuza/index.html

Une des chances du film est le masochisme d'Eva Ionesco le fait de faire de son double une petite allumeuse soudain pris de bouffées de pudeur empêche tout empathie du spectateur avec cette odieuse pimbêche et ne peut le faire adhérer avec la lourde thèse du film de l'enfance volée par une mère folle d'égocentrisme.

 

 

Il se trouve que j'ai assez bien connu le milieu de la photographie d'art dans la fin des années 70. A ce propos on ne peut situer l'époque exacte à laquelle se déroule « My little princess » seulement à la fin du film lorsque l'on peut lire sur le tableau de la classe de Violetta la date de 1979. Jusque là la réalisation avait été incapable de nous suggérer quand exactement se passait cette histoire. Cette modeste connaissance m'a immédiatement trouvé une scène ridicule celle du vernissage de la première exposition de la photographe, à croire qu'Eva Ionesco souffre d'amnésie l'ayant croisé en de tels lieux. Il y a toujours une gène lorsque l'on découvre sur un écran une personne que l'on a réellement rencontrée dans la vraie vie. J'ai quelque fois croisé Irina Ionesco, la dernière fois, il y a presque une dizaine d'années, non loin des lieux principaux du tournage, les abords du zoo de Vincennes, elle était accompagnée de sa fille. Je l'ai dès ma première rencontre avec elle trouvée passablement piquée mais elle ne m'a jamais paru écervelé comme le montre le film qui en fait une détestable conne.

 

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photo d'Irina Ionesco

 

Le scénario présente la photographe comme une novatrice absolu du fait de photographier d'une manière impudique de jeunes personne. Hannah semble ne reconnaître comme maitre que Lewis Carrol et est présenté comme seule à faire ce genre de photos à son époque. C'est montrer une méconnaissance totale de l'histoire de la photographie. C'est oublier Hamilton et ses nymphettes embuées, Bourboulon qui n'hésitait pas dans ces années là a faire des clichés osés de très jeunes filles et l'on commençait à découvrir les images de Jock Sturges. En ce qui concerne les garçons on connaissait déjà les nus de Gérard Marot, de Nègrepont et de quelques autres... Et bien sûr il y avait Bernard Faucon. Quand à l'inspiration morbide des image d'Irina Ionesco elle doit beaucoup à l'oeuvre de Molinier...

L'ennui avec ce cinéma d'auto-fiction c'est que l'on ne sait jamais où commence la fiction. Un excellent article paru dans Lbération (http://www.liberation.fr/culture/0101648217-eva-ionesco-tombee-des-nus) nous éclaire un peu sur ce point.

 

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Par ailleurs le peintre, joué par Denis Lavant que l'on est bien content de retrouver, qui est à l'origine de la carrière photographique d'Hannah puisqu'il lui offre son premier appareil photo est dans la vraie vieCorneille qui aurait offert à Irina Ionesco, son ami d'alors pour Noël 1964 le Nikon par lequel tout à commencer. J'aimerais bien savoir qui est dans la réalité le jeune lord rocker.

Le film pose de nombreuses questions auxquelles il n'est pas facile de répondre: Hannah, la mère, est-elle un génie jusqu'au-boutiste ou bien une folle à enfermer ? Où commence, où se termine la liberté de l'artiste ? Dans quelle mesure une photographie appartient elle au photographe et non au modèle qui y figure?

Espérons que « My little princess » donne l'idée à des cinéastes talentueux de prendre pour sujet une certaine école artistique des années 70, qu'il ne faudrait pas idéaliser en la comparant avec l'obscurantisme de nos jours car on peut se demander dans quelle mesure les dérives d'un certain milieu artistique, nourri d'une certaine littérature, versé dans le New Age, où sexe et art fusionnaient dans une équation amoureuse, et auquel appartenait Irina Ionesco, ont pu amener la société bien-pensante et moralisatrice d'aujourd'hui.

 

 













 


 


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Commentaires lors de la première édition de ce billet

Je vous remercie pour ces informations . J'ai vus aussi que vous cherchiez plus de détail sur l'acteur du Jeune Lord . Et bien d'après mes courses il ce nomme Hugo Vuillard mais je n'en n'es pas la certitude.Si vous trouvez d'autres informations à son sujet faite moi signe .
Merci encore.

Marie le16/11/2011 

 

Bonsoir.
J'aurais une question mais d'après certaine personne,impossible de répondre . Je me demandais où avait été tourné les passages(dans qu'elle région) où Hannah et Violetta sont en Angleterre?
Merci

Marie le16/11/2011 

Réponse

 

Malheureusement je ne peux pas vous apporter de réponse et le cinéma est un grand menteur, cela peut donc être dans la campagne française, la Normandie par exemple comme le sud de l'Angleterre comme dans le Kent.

B.A.

 

 

Lorsque j'ai vu les trailers de ce film, cela ne m'a pas donné envie de le voir. Je n'ai jamais aimé cette femme qui a usé de sa fille en tant que modèle mais j'en ressentais une sorte de gêne. Pourtant, j'ai beaucoup apprécié certains portraits en noir et blanc de Violetta qui était réellement très belle. L'entreprise de cette enfant devenue femme a quelque chose d'un règlement de comptes. Peut-on le lui reprocher ? Avait-elle conscience que l'on exploitait son image ? Pas sûr. Mais, au final,je ne suis pas interessé par ce film qui ne concerne que la mère et la fille. Je n'ai envie d'être voyeur même si cela est proposé par l'une des concernées.
COMMENTAIRE N°1 POSTÉ PAR WHYNOT21 LE 09/04/2012 À 21H09

Les photos d'Irina Ionesco que j'ai rencontré, ont été un jalon dans la photographie, même si elles dénotent de curieuses idées fixe. S'il y a indéniablement du réglement de compte dans ce film, il y a aussi bien d'autres choses, le parfum d'une époque

 
 

 

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LES LANTERNES DE PIERRE DU SANCTUAIRE SHINTO KASUGA TAISHA À NARA

26 Avril 2025, 06:37am

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Nara, Japon, avril 2010

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