Lucien CLERGUE (1934-2014) El Cordobes dans sa chambre Hôtel Imperator Nîmes 1963
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Fred, Arles, 1977
un regard sur les arts et les lettres
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Fred, Arles, 1977
L'exposition Bonnard au Musée d'Orsay devrait mettre chaque visiteur en joie. Voila une peinture facile et décorative qui peut que plaire. Facile et décorative ne veulent pas dire bête et peu sensible. Bonnard tout simplement pensait, à juste titre, qu'il n'est pas necéssaire de faire moche pour paraitre profond. Quand il se mettait devant la toile, il avait la particularité de se passer de chevalet, il fixait son support directement sur le mur, c'était pour faire partager ce qu'il aimait, un jardin au soleil, une femme à la toilette, la quiétude d'une matinée lorsque le soleil pénètre dans la maison, une réunion de famille sympathique, peut être aussi pour oublier ses ennuis. Devant ses tableaux on pourrait croire que l'artiste a connu qu'une vie de bonheur. Des joies il en a eu bien sûr, des malheurs aussi, mais il ne voyait pas pourquoi il aurait tartiné ses avanies. A ce déboutonnage, il préférait peindre un coin de Normandie avec des lumières de Grèce... Un gentleman en somme qui a épousé sa femme près de trente ans après leur rencontre, lorsqu'il ne l'aimait plus et que la muse s'était transformée en fieffée emmerderesse...
En admirant cette peinture pourtant très personnelle le visiteur s'apercevra de réminiscences et d'anticipations de nombreux artistes contemporains de Bonnard ou non, en premier lieu Vuillard bien sûr, l'ami de toujours, mais aussi de Degas, Monet, Renoir, Manguin, Dufy, Matisse, Sam Francis (certaines petite toiles de Bonnard ressemblent au tachisme joyeux de l'américain), Hockney...
La rétrospective ne se préoccupe guère de chronologie, ce qui tombe bien car la peinture de Bonnard n'a que peu évoluée avec le temps. Les tableaux sont classés par grandes familles, "Un nabi très japonard", "Faire jaillir l'imprévu", "Intérieur", "Histoire d'eau", "Clic clac Kodak, "Portraits choisis", Le jardin sauvage"... Le commissaire aurait pu éviter ces jeux de mots pénibles mais l'accrochage est très réussi. Seul regret l'absence total des carnets de croquis alors que ce peintre de la touche était aussi un fin dessinateur. Si vous visitez cette rétrospective accompagné d'un enfant vous pourrez toujours, pour l'amuser, lui demander de compter les chats. Il y en a presque un par toile et jusqu'à trois!
P.S. Mes photos ne sont absolument pas le reflet de l'exposition car si les photographies sont autorisées, en réalité elles sont interdites pour les meilleures oeuvres qui proviennent en général d'Amérique.




Paris, janvier 2012
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Paris, décembre 2025
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La Varenne, janvier 1985
J'ai entrepris de numériser mes anciennes photos, ceci dans le plus grand désordre chronologique. Je les poste sur ce blog dans un désordre plus grand encore, mais par des liens j'essaye de relier les billets qui sont en rapport entre eux. Voilà une série qui est pour moi totalement mystérieuse. En effet je ne reconnais pas le garçon, au physique curieusement assez année 30, (en revanche c'est bien mon appartement de l'époque) et je ne me souviens ni de lui, ni de cette séance de prises de vues. Ce qui est curieux les images supposant tout de même une certaine intimité... Comme il y a quelques personnes qui s'égarent chaque jour sur ces pages, j'ai parfois le fantasme qu'un de ces passants se reconnaitra...