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street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015

11 Septembre 2025, 06:30am

street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
street art du coté des blancs manteaux en décembre 2015
Paris, décembre 2015

Paris, décembre 2015

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Liljefors au Petit Palais (1)

10 Septembre 2025, 06:39am

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris, novembre 2024, photo B.A

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The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach

10 Septembre 2025, 06:38am

The nature of Nicholas un film de Jeff Erbach

 

Canada, 2002, 100 mn

 
Réalisateur: Jeff Erbach, directeur de la photo: Brian Rougeau, montage: George Godwin, 
 
avec: Jeff Sutton, David Turnbull, Ardith Boxall, Tom McCamus, Robert Huculak, Katherine Lee Raymond Vicki, Samantha Colline 
 
La nature de Nicolas est un film gay sur le thème de l'homosexualité dans l'enfance, avec un récit comme une fable avec des touches surréalisme. Il est Situé à un fin des années 50, début des années 60, dans un milieu-de vaguement rurale.
 
La nature de Nicolas 1

 

Le film raconte l'histoire de Nicholas (Jeff Sutton), un garçon de 12 ans qui commence à découvrir qu'il aime son meilleur ami, appelé Bobby (David Turnbull).

 

La nature de Nicolas, 2

 

Nicolas est un garçon très imaginatif qui vit avec sa mère (Ardith Boxall). Elle est veuve. Le père est décédé, il y a quelques temps dans un accident.,Elle vit avec son petit ami (Robert Huculak). Parfois, l'enfant voit des apparitions de son père.

 

La nature de Nicholas 5
 
Nicholas est obsédé par Bobby. Il veut le voir en tout le temps. Il veut toujours être avec lui et lui donner des démonstrations de son affection.
 
La nature de Nicolas, 6

 

Mais le sportif Bobby n'éprouve pas les mêmes sentiments envers Nicholas, que ce dernier ressent pour lui, bien qu'il l'aime. Pour aggraver les choses, la figure du père qui apparaît à l'enfant lui suggère qu'il devrait aller avec les filles. Il a l'impression que son père veut l'éloigner de Bobby. Nicolas ne comprend pas encore ses pulsions, pas plus qu'il ne comprend les apparitions du fantômes de son père (Tom McCamus) dont personne d'autre à part lui ne voit. Un jour Nicholas embrasse impulsivement un Bobby déconfit. Ce dernier apparaît soudainement affaibli. Puis se transforme en un être à la peau verte, une sorte de zombie de série Z. Mais cette créature pathétique n'est pas le vrai Bobby le Bobby "normale" préférerait laisser mourir... Nicholas maintient caché la créature dans un hangar... Je dois dire que le basculement du film et sa lourde métaphore, néanmoins originale, m'a laissé un peu dubitatif.

 
La nature de Nicholas, 4

 

Les scènes d'intérieur de The nature of Nicholas pâtissent d'une image malheureusement souvent sous exposée. En revanche les paysages agricoles des alentours de Winnipeg sont remarquablement utilisés par le directeur de la photo, Brian Rougeau. La bande sonore presque entièrement vide de musique mais composée de sons "abstrait" due à Ken Gregory ajoute encore à l'atmosphère étrange du film entre rêverie et cauchemar. Les dialogue entre les deux garçons sont curieusement ceux que pourraient avoir deux adultes. Les deux jeunes acteurs sont très convaincant. Ils travaillent encore aujourd'hui comme comédiens dans le monde de la télévision et du cinéma. Le film peut en rappeler d'autres comme  Wild Tigers I Have Known ou vous n'êtes pas seul, mais surtout par son cadre et une certaine morbidité à "L'enfant miroir" de  Philip Ridley et aussi aux films d'un autre canadien David Cronenberg.

La nature de Nicolas, 3

 

Il est le seul film du réalisateur canadien Jeff Erbach. Néanmoins celui-ci possède une longue expérience de l’écriture et de la réalisation, notamment de courts métrages tels Monday With the Martins, Under Chad Valley, Soft Like Me, Gavin Frogboy et Mr. Twenty Five Cents, qui ont connu du succès dans les festivals partout dans le monde. Erbach est également bien connu comme réalisateur de vidéoclips. De plus, il fut membre de jurys pour l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision et pour le Manitoba Arts Council, et il donne fréquemment des conférences et des ateliers dans divers festivals et événements.

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Biographie et contre biographie de Georges Pérec

10 Septembre 2025, 06:37am

Biographie et contre biographie de Georges Pérec

 

Les biographes n'ont pas de chance. L'auto-fiction rend leur discipline en partie caduque. En fait ils doivent surtout aujourd'hui traquer les mensonges que leur sujet d'étude a cultivé sur son existence. Les champions toutes catégories en la matière sont Céline et Malraux; Montherlant se défend pas mal non plus dans l'exercice. Mais qui consciemment ou inconsciemment qui n'arrange pas sa propre vie. Pourquoi en serait-il autrement de Pérec? Ce que curieusement ne cesse de fustiger Bellos dans la biographie qu'il consacre à l'auteur de « La vie mode d'emploi ». La traque du mensonge de son objet sur son existence est l'obsession de notre biographe.

Je l'ai déjà écrit, mais en l'occasion, il ne me semble pas inutile de le répéter, il est indispensable que le biographe d'un écrivain soit un admirateur au moins de l'oeuvre de son sujet et, si possible, dans une certaine mesure de sa personne dont il fouille la vie. C'est presque toujours cette admiration qui déclenche le désir d'écrire une biographie. Mais comme nous le verrons plus loin admiration ne rime pas toujours avec compréhension. Mais l'admiration pour l'oeuvre, si elle est nécessaire ne me paraît pas suffisante. Il faut également que le biographe entre en empathie avec l'homme dont il a fait son objet d'étude; ce n'est visiblement pas le cas avec Bellos. Pour ce dernier, il s'est sans doute passé la chose suivante, admirateur des romans de Pérec, et en particulier de « La vie mode d'emploi » sur lequel néanmoins il se trompe, il est l'un de ses traducteurs en anglais, Bellos au cours de ses recherches, qui paraissent presque exhaustives, a fait la connaissance avec l'homme Pérec (les deux hommes ne se sont jamais physiquement rencontrés), et l'homme a probablement déçu son biographe; dans ces conditions était il raisonnable pour Bellos de persister dans l'écriture de sa biographie? Un exemple de ce que parfois on ressent comme une répugnance, l'insistance de Bellos sur la laideur de Pérec et son aspect négligé. Certes l'auteur de « Je me souviens » n'était pas l'apollon du Belvédère (quand est il de monsieur Bellos?) mais jeune il était loin d'être affreux comme en témoigne le cahier photos au milieu du volume. Il faut cependant rentre hommage à Bellos d'avoir parler du physique de son sujet, ce qui est curieusement rare dans les biographies. Ainsi une fois refermé des pavés de 800 pages sur une personne, parfois on ne sait toujours rien de ses mensurations ni de son aspect physique, éléments qui ne sont pourtant pas sans conséquence dans la destiné d'un homme.

Cette défiance envers son sujet a choqué un certain nombre des proches de Pérec qui se sont fendus d'un livre, « Antibiotiques » pour rectifier celui de Bellos. Ce qui est peut-être un cas unique dans l'Histoire littéraire. Mais cet « Antibiotique » dont la lecture est fort utile, plus pour compléter l'étude de Bellos que pour véritablement la rectifier, est-il tout à fait sans arrières pensées un peu moins noble que celle de réhabiliter leur ami? Ce n'est pas sûr. Cet ouvrage apporte parfois un autre éclairage sur la vie de Pérec et surtout précise souvent plus qu'il ne contredit les affirmations de Bellos. Surtout il met en lumière la difficulté du travail de biographe et pose implicitement cette question: le biographe a-t-il le droit de faire des suppositions pour remplir les blancs d'une vie. Il me semble qu'une des erreurs de Bellos a été de faire passer ses hypothèses pour des affirmations. Certaines contributions à Antibiotiques sont singulièrement acrimonieuses en particulier celle de Bianca Lamblin, cousine de Pérec. Les remarques de cette dernière sont souvent très représentatives de l'image de courage sinon de résistance que veulent donner les juifs d'eux même et en particulier de leurs agissements durant la période de l'occupation; à contrario Bellos subliminalement reproche aux juifs leur « passivité », point de vue typiquement anglo-saxon, de « l'extérieur » forcément de l'extérieur car chance pour eux ni l'Angleterre, ni les Etats-Unis ont connu l'occupation nazi. Les juifs de ces contrées peuvent ainsi s'imaginer, à peu de frais, plus courageux que leurs coreligionnaires européens. Il y a un autre point de friction entre Bellos et Bianca Lamblin sur le vécu de la judéité autant le premier est sioniste, ce qui transparait dans tout le livre, alors que la seconde est clairement assimiliationniste comme l'était Pérec. En outre Bianca Lamblin reproche à Bellos de faire des hypothèses, mais sans hypothèses, il n'y a quasiment pas de biographie possible. Ce qui est amusant c'est que Bianca Lamblin ne se prive pas d'en faire et si elles ne sont pas inintéressantes , elles sont moins en contradiction avec celles du biographe qu'elle ne le dit.

L'importance de l'influence de la judéité de Pérec sur son oeuvre me semble très surévaluée dans le travail de Bellos. Lorsque j'ai lu par exemple « Les choses » ou « La vie mode d'emploie », pour la première fois, j'ignorais que leur auteur était juif et rien dans ma lecture me l'avait laissé deviner pas plus pour « Je me souviens ». Bien sûr ce n'est pas exact pour tous les écrits de Pérec, mais il est évident que pour ceux que l'on reconnaît comme les plus importants aujourd'hui, la judéité de leur auteur n'est pas évidente et ne me paraît pas une grille de lecture judicieuse.

Il reste que Bellos a fait un travail très sérieux et n'a pas ménagé sa peine. Ecrivant son livre peu après la mort de Pérec, il a interrogé toutes ses connaissances. Il prend soin à la fin de chaque chapitre de noter ses sources néanmoins dans le cours du chapitre, on ne connait pas la personne précise qui lui a fourni les informations. On comprend mal alors certaines erreurs grossières comme celle de se tromper d'un mois sur la date de la rafle du Vel d'hiv. L'ouvrage n'a malheureusement pas été relu (ou mal) avant d'être publié. Le sérieux du travail de recherche est aussi en partie gâché par le désir de faire entrer le moindre fait et geste de Pérec dans deux aprioris du biographe d'abord celui que Pérec a sciemment menti sur certains faits de sa vie et en particulier sur son enfance (Bellos est victime d'une paranoïa fréquente chez le biographe, celle que son sujet à brouillé les pistes exprès pour l'embêter!) et surtout sur le sentiment de culpabilité. Pérec se serait senti coupable de la mort prématurée de ses parents; son père est mort en combattant en 1940 et sa mère dans un camp d'extermination. Ces deux obsessions de Bellos, indiscernables dans l'oeuvre de Pérec, gauchit gravement son travail.

Il est très intéressant que Bellos ne soit pas français et qu'en même temps il connaisse bien la société française contemporaine ce qui ne va pas néanmoins sans quelques erreurs et approximations sur la dite société. Cette extériorité lui donne une ouverture d'esprit que n'aurait sans doute pas eu un biographe français. Par exemple à propos de l'exfiltration de Pérec, âgé de 5 ans, du Paris occupé vers les Alpes; sans doute que le lecteur français de ce début du XXI ème siècle, tout enduit de moraline et de bien « pensance » sera dérangé lorsqu'il lira sous la plume du biographe que << la transition fut brutale entre la crasse de Belleville et un Vercors si vert et blanc.>>. Et pourtant cela ne reflète que la réalité de ce qu'était le Belleville d'avant la rénovation, un endroit, certes si pittoresque sur les photos de Willy Ronis, mais parfaitement insalubre. D'ailleurs la maison dans laquelle Georges Pérec passa ses premières années fut détruite pour cette raison. On peut penser qu'une certaine franchise de Bellos est une des raisons de l'animosité à son égard d'une partie de la critique ainsi que d'une fraction des personnes de l'entourage de Pérec. Quand Bellos suggère qu'en France les familles juives aisées ont eu moins à déplorer de pertes dans les camps d'extermination que leurs homologues moins fortunées de Belleville, on comprend bien qu'une telle interrogation, pourtant intéressante, soit gênante. De même quand il envisage que le jeune Pérec, du fait de sa judéité, bénéficiait d'une ouverture sur le monde en raison de la dispersion de sa famille en plusieurs endroits du globe, ce que n'avait pas ses camarades de classe; ceci est pourtant une évidence qui explique pour beaucoup encore aujourd'hui l'avantage qu'on de nombreux jeunes juifs du fait de cette particularité par rapport aux autres jeunes de leur classe d'âge mais il est fort à parier que cette réalité ne soit pas encore très bonne à dire... Il me semble que beaucoup de critiques de Bellos aient confondu naïveté et absence de tabous. En revanche ils ne l'épinglèrent peut être pas assez sur quelques affirmations qui sentent leurs préjugés de classe et d'époque comme dans cette phrase: << Comment se forger une identité sans avoir recours aux images de la littérature. >>. Il est a craindre que si ce qu'écrit benoitement Bellos était vrai beaucoup de jeunes français aient aujourd'hui aucune identité... Mais après tout c'est peut être le cas.

Le fait que Bellos soit anglais, à ce propos j'étais persuadé qu'il était américain, avant de lire tardivement le quatrième de couverture, tant certains défauts de cette biographie sont typiquement américains en particulier le traitement de la sexualité de Pérec qui est vu par le prisme d'un puritanisme propre à quelques universitaires d'outre Atlantique. Cet excessive pudeur sur les questions du sexe, fait que l'on apprend, presque en contrebande, que Pérec s'est séparé de sa femme. On ne saura rien non plus des raisons pour lesquelles il doit quitter le moulin d'Andé, la thébaïde qui lui servait de refuge pour son travail littéraire. Le puritanisme de l'auteur s'étend à la bouteille. Bellos ne manque jamais une occasion de fustiger Pérec à chaque fois qu'il boit un coup de trop; pourtant l'auteur de « La vie mode d'emploi » est loin d'être un pochard, qu'aurait écrit notre abstinent s'il avait du rédiger la biographie d'un Hemingway, d'un Faulkner ou d'un Verlaine... Le puritanisme chez notre auteur psycho rigide s'étend aux rapports à l'argent, incapable d'ambivalence, il ne comprend pas l'attitude de Pérec qui avait un certain mépris de l'argent et dans le même temps avait envie d'objets de luxe. Les jugement tout d'un bloc de Bellos fait qu'il ne comprend pas du tout les rapports de Pérec avec son tuteur qu'il aimait tout en s'opposant à lui, notamment durant son adolescence, ce qui est pourtant d'une grande banalité.

En général les biographes des écrivains nous disent que ces derniers furent de grands lecteurs mais généralement omettent de lister les livres qu'ils ont lus et ceci à quelle date et dans quelles condition. Bellos fait (très partiellement) exception à la règle et c'est une très bonne chose, mais pour avoir plus de précision sur ce sujet, il est très utile de lire la correspondance de Pérec avec son ami Ledérer. Ainsi mon narcissisme est comblé quand je m'aperçois que j'avais des lectures communes avec le jeune Pérec: « Mystère magazine », « Galaxy », « Hitchcock magazine », « Le cristal qui songe »... Le biographe est un bon connaisseur de la littérature française de l'après guerre, ainsi il situe bien l'oeuvre de Pérec dans l'ensemble de la production romanesque de l'époque; ce qui n'exclut pas quelques bizarreries, comme de nous parler à propos des hussards d'un certain Weber, inconnu au bataillon. Si Bellos ne semble pas toujours éprouver une grande sympathie pour son modèle en revanche il paraît être totalement sur la même longueur d'ondes que Pérec en ce qui concerne le roman français du XX ème siècle.

La proximité chronologique d'une biographie par rapport au modèle est grandement bénéfique pour l'étude de la vie privée de celui-ci (Bellos a rencontré tous les proches de l'écrivain car beaucoup de ceux qui l'avaient connu étaient encore vivant au moment de l'écriture de cette biographie) en revanche, elle peut être contre productive en ce qui concerne l'analyse de l'oeuvre. Pour « Les choses » par exemple Bellos insiste beaucoup sur l'influence de Flaubert sur le roman et aussi sur son aspect critique de la société de consommation, certes, mais aujourd'hui « Les choses » nous apparaît comme le livre emblématique des trente glorieuses, inséparables des couvertures bordées d'orange de « l'Express » de J.J.S.S. L'aspect critique s'est dilué dans la nostalgie pour cette époque qui paraît d'autant plus belle aujourd'hui à beaucoup qu'il ne l'ont pas connue. Je vois une curieuse parenté « des choses » avec « Les mandarins » de Simone de Beauvoir, cousinage qui semble avoir été relevé par personne... Comme tout biographe, Bellos s'ingénie à relever dans les oeuvres de son modèle toutes les traces autobiographiques. Pourquoi tous les biographes veulent-ils absolument nous persuader que le moindre écrit de leur sujet ne peut être qu'une transposition à peine maquillée du vécu ou à l'extrême rigueur de celui d'un proche? Cette quête obsessionnelle amène le biographe, par la force des choses, à faire une lecture naturaliste des romans de l'auteur dont il ausculte l'oeuvre et la vie. Ainsi Bellos s'étonne que le soir, les habitants de l'immeuble de la « Vie mode d'emploi » ne soient pas devant leur télévision; c'est confondre la date de parution du roman, 1975, avec celle des actions qui s'y déploient. Nous sommes dans le roman de Pérec, plus dans une France vaguement intemporelle, un peu celle de Marcel Aymé, que l'on pourrait situer, disons au début des années trente, que dans la France de Giscard.

Autre défaut des biographes et en cela Bellos est exemplaire, le désir de trouver une explication rationnelle à tout et surtout de rendre la vie de leur modèle la plus linéaire possible, ce qui est toujours absurde et plus particulièrement avec Pérec, vie dans laquelle le hasard et les contingences extérieures furent cruciales pour sa destiné...

Pour en rester aux généralités en matière de biographies, il est regrettable que messieurs les biographes étendent rarement leur curiosité au delà du sujet de leur étude, au mieux ils s'intéressent à l'Histoire, ce qui paraît être un minimum, mais pour le reste... Ainsi notre anglais de Bellos n'ayant peu de lumières en matière de courses cyclistes, confond Liège-Bastogne-Liège avec Paris-Roubaix! Pas plus éclairé dans le domaine musical il n'hésite pas à parler de pop musique en... 1954! On est parfois un peu éberlué par le péremptoire des affirmations et jugement du biographe comme: << Les romans joliment ironiques d'André Gide>>. Bellos hésite rarement a asséner des phrases aussi définitives que dénuées de fondement telle celle-ci:<<Georges Pérec devint écrivain pour lui même par choix et pour les autres par ténacité.>>. Ce genre d'affirmation assez gratuite est vertement épinglée dans « Antibiotique ».

Si vous vous intéressez à Pérec la lecture des deux ouvrages est indispensable mais il est conseillé pendant l'exercice de ne pas oublier son esprit critique.

 

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Pascal C. derrière la porte

10 Septembre 2025, 06:36am

Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
Pascal C. derrière la porte
La Varenne, printemps 1984

La Varenne, printemps 1984

 

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street art, Paris, janvier 2016 par Bruno

10 Septembre 2025, 06:35am

street art, Paris, janvier 2016 par Bruno
street art, Paris, janvier 2016 par Bruno
street art, Paris, janvier 2016 par Bruno
street art, Paris, janvier 2016 par Bruno

 

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Pierre Jamet (1910-2000)

9 Septembre 2025, 06:40am

Pierre Jamet (1910-2000)

Dès l'enfance, Pierre Jamet a eu deux passions : la chanson, qui deviendra après la seconde guerre son activité rémunératrice et la photographie qui restera son hobby tout au long de sa vie.
Au tout début des années 30, autodidacte consciencieux, c'est à l'aide des livres qu'il apprend la technique photographique et dans sa salle de bain qu'il organise son premier labo. Plus tard, il s'installera un atelier plus spacieux dans le quartier Montparnasse.
Dans la décennie d'avant-guerre, bien que matériellement difficile, la vie de Pierre Jamet est remplie d'activités variées : radio de bord dans la marine marchande, danseur dans la compagnie de ballets de Hans Weidt, chanteur dans la chorale de l'A.E.A.R (Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires), directeur d'une colonie de vacances à Belle Île en Mer et, dès 1937, participant actif du mouvement des Auberges de jeunesse qui connaît, sous le Front populaire, un essor important. Sa vie se stabilisera après-guerre lorsqu'il deviendra un des membres du quatuor vocal « Les Quatre Barbus ».

Dockers Barcelone 1953

Dockers Barcelone 1953

Tout au long de son parcours éclectique, au fil de ses déplacements, de ses rencontres, de ses amitiés, souvent mêlé aux événements politiques marquants du XXème siècle, Pierre Jamet a photographié en toute liberté pour « prolonger l'éphémère et sauver l'instant ». Les lieux, mais le plus souvent les hommes, sur lesquels il a toujours porté un regard chaleureux et empathique. Pudique aussi car, comme il l'a confié à diverses reprises, il a toujours éprouvé beaucoup de retenue à « prendre » une photographie de personnes dans la difficulté et la souffrance. Une des conséquences de cette approche est que de ses photos se dégage une incontestable joie de vivre, même si elle est parfois voilée d'une poétique nostalgie.
Si l'important travail que Pierre Jamet a ainsi réalisé le classe, sans conteste, dans la catégorie des photographes humanistes, c'est probablement sa pratique libre, « non professionnelle » qui donne à son travail un souffle propre et qui lui confère son originalité.

Ballet Hans Weidt Paris 1934

Ballet Hans Weidt Paris 1934

Homme du doute, rempli de modestie et d'humilité vis à vis de sa production photographique, Pierre Jamet n'a pas cherché, de son vivant, à la faire connaître au-delà d'un cercle familial et amical.
C'est grâce à l'inventaire et à la diffusion réalisée depuis 2009 par sa fille Corinne que cette production est peu à peu portée à la connaissance du public qui réserve aux photos un accueil particulièrement chaleureux.
Plusieurs expositions présentées en France et à l'étranger depuis 2009 et notamment en 2013 ont apporté enfin à ce photographe discret une reconnaissance nationale et internationale bien méritée.

partie d'échec, 1961

partie d'échec, 1961

Un photographe humaniste

C’est en 1924, à Copenhague que Pierre Jamet, âgé de 14 ans, achète son premier appareil photo, un « ICA 6x6 ». Dès les années 30, il s’équipe d’un Rolleiflex, d’un matériel portatif d’éclairage et gagne sa vie en réalisant des reportages pour le magazine « Regards » qui emploie à l’époque Capa, Chim et Cartier-Bresson.
Proche de Doisneau et de Willy Ronis, il occupe une place particulière dans la photographie humaniste et exprime dans ses photos le bonheur des étés au bord de la mer, la beauté de la femme, l’enthousiasme de la jeunesse sous le Front Populaire, la Libération de Paris ainsi que les années dorées de l’après-guerre… Les photographies de Pierre Jamet ont un caractère universel. Elles ont la clarté et la fraîcheur de l’espoir des années d’avant-guerre, puis de la paix retrouvée.

Dina Vierny, 1937

Dina Vierny, 1937

En devenant membre, en 1935, de la chorale de l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires (l’A.E.A.R.), Pierre Jamet se lie d’amitié avec Dina Vierny et rencontre le poète Jacques Prévert, pilier du Groupe Octobre, section théâtrale de l’A.E.A.R.
Dina, future fondatrice du Musée Maillol à Paris, est à cette époque déjà modèle pour le sculpteur. Elle fête avec Pierre Jamet la victoire du Front Populaire en 1936 et s’engage avec lui dans la formidable aventure des Auberges de Jeunesse. Les photos de Pierre Jamet révèlent beaucoup de la personnalité de Dina et de ce qui a fasciné Maillol et les autres artistes pour qui elle a posé. Chaque photographie exprime la joie, l’énergie, le charme et la force vitale qui émane d’elle.

Auberge de villeneuve sur Auvers, 1937

Auberge de villeneuve sur Auvers, 1937

Les Auberges de Jeunesse

Avec l’avènement du Front Populaire en 1936 et sous l’impulsion du Ministre de la Jeunesse, Léo Lagrange, le mouvement des Auberges de Jeunesse connaît en France un grand essor. Pierre Jamet adhère en 1937, au Comité Laïque des Auberges de Jeunesse (C.L.A.J.) qui permet aux jeunes de bénéficier des premiers congés payés et de voyager à des prix modestes afin de se rencontrer dans des lieux économiques, écologiques et mixtes. Très actif au sein du C.L.A.J., Pierre Jamet recrute une vingtaine de jeunes chanteurs et danseurs et crée le « Groupe 18 ans » qui aura du succès jusqu’à la guerre et dont faisait parti Dina et son futur mari Sacha Vierny.
Pierre Jamet réalise alors des clichés spontanés, simples, sains, toniques, parfaitement en phase avec ses propres aspirations et avec les valeurs du Front Populaire dont il est un témoin majeur. Constituants une ode à la vie, ils font transparaître ce que François Maspero appelle la « fraternité de masse ».

Footballeur, Belle Ile en mer, 1937

Footballeur, Belle Ile en mer, 1937

Belle Ile en Mer

C’est en 1929 que Pierre Jamet effectue son premier séjour à Belle Ile en Mer et qu’il en tombe aussitôt amoureux. De 1930 à 1939, il est moniteur, puis directeur d’une colonie de vacance implantée sur l'île, à Grand Village. C’est la qu’il photographie les pensionnaires Daniel Filipacchi, Marcel Mouloudji ou Dina Vierny et toute la joie de vivre des auberges de jeunesse. En 1945, il fait l’acquisition d’une maison à Belle-Ile qui sera son port d’attache et sa retraite. Les photographies qu’il réalise sur place tout au long de sa vie racontent avec humanité la vie des paysans et des marins mais aussi les plaisirs de la plage et du soleil.

l'envol, Belle Ile en mer, 1953

l'envol, Belle Ile en mer, 1953


Les Quatre Barbus

Mobilisé en 1939, il doit mettre un terme à ses activités dans les auberges. En 1943, il entame une carrière de chanteur avec le groupe « Les Quatre Barbus » qui lui permettra de voyager autour du monde et de connaître un succès constant jusqu’aux années 70. Ne délaissant jamais la photographie, son travail se poursuit et s’enrichit des fréquents voyages et des nombreuses rencontres occasionnées par son activité musicale.

Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Pierre Jamet (1910-2000)
Belle Ile en mer 1937

Belle Ile en mer 1937

Ce billet doit tout au beau site dédié à ce photographe qu'il ne faut pas manquer d'aller voir, vous y découvrirez bien d'autres belles images: http://www.pierrejamet-photos.com/fr/accueil.html

 

1950

1950

Campeur Belle Ile en mer, 1937

Campeur Belle Ile en mer, 1937

Pierre Jamet (1910-2000)

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Les chats puissants et doux, orgueil de la maison

9 Septembre 2025, 06:39am

janvier 2016

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Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar

9 Septembre 2025, 06:38am

Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar
Le retable d'Issenheim de Grunewald au Musée Unter Linden de Colmar

Colmar, février 2016, photo B.A.

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Boys Bathing par Johans Valters

9 Septembre 2025, 06:37am

Boys Bathing par Johans Valters

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