EN SE PROMENANT DANS LES RUES DE ROME (4)
via del Babuino

piazza di Spagna
place Del Popolo
chapelle Basso Della Rovere
MAXXI, musée de l'art du XXI ème siècle


Rome, avril 2012
un regard sur les arts et les lettres
via del Babuino

piazza di Spagna
place Del Popolo
chapelle Basso Della Rovere
MAXXI, musée de l'art du XXI ème siècle


Rome, avril 2012
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Joe Coleman est un artiste atypique que l'on peut classer dans la catégorie de l'art brut. Joe Coleman est né le 22 novembre 1955 à Norwalk, dans le Connecticut, à proximité d’un cimetière, seul panorama visible depuis sa chambre d'enfant. Son père est un ex-Marine, alcoolique et brutal, et peintre du dimanche. Une vocation qu’il a encouragée chez Joe, qui lui doit son goût antagoniste de la violence et de l’art. De son grand-père maternel, boxeur, il a hérité l’énergie et l’instinct de survie. Il a été placé chez les attardés alors qu'il avait 6 ans. À dix ans, il faisait de l'art avec des ordures. À douze ans, il a mis le feu à son école et à vingt il a été renvoyé de l'école d'art parce qu'il refusait de peindre de l'abstrait. Il dit avoir tué plusieurs personnes dans sa jeunesse mais ils il n'y a pas de preuves.
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Maintenant c'est un artiste reconnu, il peint des maladies, des portraits de serial killers, de criminels de guerre, etc. Influencé autant par la peinture de la Renaissance, les enluminures du moyen-âge que par les «crime comics» des années 50, l’artiste remplace des images de saints par celles de personnages contemporains à la "sainte folie" trash. Son travail se situe dans la tradition de peintres comme Bosch, Bruegel, Otto Dix, Grünewald, ou Goya, qui s’inspiraient aussi de la folie, du traumatisme ou de la souffrance. À cette sensibilité pour la perte et la peur humaine, Coleman ajoute une dimension d’humour ainsi qu’une intensité picturale qui tend vers l’hallucination. Les magazines populaires de BD, “Mad” (l’humour de Harvey Kurtzman), “E.C. Comics” (histoires d’horreur, de fantastique et de SF) et l’art forain (affiches de train-fantôme, cirques...) sont ses autres influences majeures. La haute et la basse culture ont irrigué définitivement l’inconscient artistique de Joe Coleman. En 1976, il se fait remarquer à la “School Of Visual Art” par Will Eisner (le créateur de la BD du “Spirit”). Ses premières BD sont publiées dans “Bizarre Sex”, “Dope Comics” (“Pleure, crétin, pleure”).

“The mystery of Wolverine Woo-Bait”, Coleman

Joe Coleman est aussi un performer. Il a commencé très tôt à perturber le
quotidien de ses contemporains. Quand, adolescent mal dans sa peau il ne pouvait communiquer ni sa colère, ni ses frustrations, il se baladait en voiture, choisissait un endroit, une fête où exposer ses sentiments refoulés. Il provoquait les gens, verbalement, ou en se mutilant, puis en écrivant en lettres de sang sur son front “Donnez le Christ aux Martiens”.
L’effet était imparable. Au moment où la menace de représailles était trop forte, Joe faisait exploser des énormes pétard dissimulés sous sa chemise. La surprise était totale. Les réactions oscillaient entre l’hébétude, la confusion et la terreur. Rassurons les esprits: Coleman n’a jamais blessé personne, ni eu de gros pépins. Plus tard, les clubs musicaux ont accueilli ses angoissantes performances et Coleman se calme peu à peu. Dans les années 90, il ne fait plus que trois shows par an environ, plus quelques interventions spontanées dans la rue. A présent, il se concentre sur ses peintures et ses BD maniaques, surchargées de détails, prêtes à imploser et à sortir du cadre.

Mais si le fond de l'oeuvre et la personnalité de l'artiste ne vous paraissent pas très ragoutant, on peut s'intéresser davantage à la forme, et c'est de cela que j'ai plutôt envie de vous entretenir ici.
Le travail de Joe Coleman est fortement "encadré". Il peut y avoir un cadre externe fait de pièces de métal assemblées (Indian Larry's wild ride, 2006, en haut) qui repoussent, défendent et délimitent comme des fortifications avancées (ou emprisonne le sujet, pour peut-être empécher un serial killer de sortir de son cadre?). Ensuite le cadre même de la toile est non seulement peint, comme ci-dessous, mais souvent orné de figurines, autant de guerriers en armes gardant les marches (The Big Bang Theory, 1999, ci-contre).
Et à l'intérieur même de la toile, chaque image est à son tour encadrée, enfermée, compressée à l'intérieur d'un cadre fait d'un trait épais, de texte ou d'autres images. Les mots sont omniprésents, envahissant l'espace dans une écriture minuscule, minutieuse de maîtresse d'école. Il faut remplir le vide, aucun espace de la toile ne doit rester vierge, le peintre doit tout occuper, marquer tout son territoire. Tout doit être obsessionnellement compartimenté, fragmenté, maîtrisé (Tenebrae for Carlo Gesualdo, 2004).
En 2007 une exposition lui a été consacrée au Palais de Tokyo à Paris et j'ai pu voir quelques unes de ses oeuvres dans les différentes FIAC que j'ai arpentées.

Charles Manson
Joe Coleman est aussi devenu une icône de la jet set. A son dernier mariage il y a 4 ans à Baltimore, tous les damnés d’Hollywood étaient présents, comme Denis Hopper ou John Waters. Leonardo Di Caprio et Johnny Depp collectionnent ses tableaux.
Joe fait un détour par le cinéma et incarne dans un film underground un serial killer, son personnage favori.
Son appartement à New York est un vrai musée de l’épouvante, entre chambre des tortures du Moyen-âge et cabinet du Dr Frankenstein. En 1972, sous le sobriquet de Professeur Mombooze-o, Joe conçoit ses premières performances appelées "Party explosions".
Quand on lui demande pourquoi il peint ses scènes apocalypse quoeil aime accrocher sur ses murs, il répond qu'uil lui semble plus facile de « vivre avec ses démons, d'en faire ses amis » quand on les a sous les yeux, « ça permet de les apprivoiser »

“Behold Eck” (2006).

Le monde dans lequel nous entraine Roland C. Wagner n'est pas le notre. Plutôt que de qualifier l'univers de "Rêves de gloire" d'uchronique je le dirais plutôt parallèle au notre. En effet pour qu'il y ait uchronie, il faut qu'il y ait un point de bifurcation bien distincte avec notre réalité crée par un évènement précis. De cette modification découle ensuite toutes les différences avec l'Histoire que nous connaissons. Il n'en va pas ainsi dans le roman de Wagner, si le point de divergence avec notre présent, est que le 17 octobre 1960, le chauffeur du général de Gaulle ayant choisi de passer par la Croix de Berny plutôt que par le Petit Clamart comme cela était prévu, la voiture du général est mitraillée. Il décède quelques instant plus tard n'ayant le temps que de dire: << On aurait dû passer par le Petit-Clamart. Quelle chienlit...>>. On voit immédiatement que Roland C. Wagner n'est pas dénué d'humour... Si l'on comprend bien que la mort du général de Gaulle en 1960 à une incidence directe sur ce qui va se passer ensuite en Algérie où le livre se déroule, il est beaucoup moins évident que cette mort fasse que par exemple Kennedy ait lui échappé à son attentat, que malgré son souffle court Albert Camus soit toujours en vie aux abords de l'an 2000 et que par contre Johnny Halliday ait quitté ses fans en 1964 victime d'une explosion d'une charge de plastique... Il est encore plus improbable que le fait que la grande Zoha ait calanché puisse avoir une incidence sur des évènements ayant eu lieu avant ce trépas, comme la sortie de la Hongrie du bloc de l'est en 1956 et que la même année les anglais et les français aient mis une pâtée à Nasser dans l'affaire de Suez... L'auteur nous fait découvrir ces évènements par petites touches, comme par inadvertance. Il faut dire que le narrateur principal est peu intéressé par la politique, obsédé qu'il est par l'histoire du rock algérois. Car les rêves de gloire du titre sont ceux, dans les années 60, des groupes de rock qui fleurissent alors à Alger devenu après quelques vicissitudes une enclave indépendante dans une Algérie tout aussi indépendante présidé par Boudiaf. Dans cet algérois cohabite quatre millions d'habitants d'origines des plus diverses et aux tendances idéologiques multiples. Le groupe le plus inattendu est celui que forme les vautriens , secte agnostique et festive dont le grand homme est Timothy Leary pourvoyeur de « gloire » que l'on peut traduire par L.S.D. Le titre du livre est ainsi à double sens, Rêves de gloire peut être ceux provoqués par cette drogue. Il l'est même à triple, car « Rêves de gloire » est aussi le titre d'un disque d'un groupe mystérieux et éphémère, les Glorieux Fellaghas, qui provoque la mort de celui qui le possède Il faut ajouter que durant cette guerre d'Algérie est apparu dans le djebel un prophète, un soldat français déserteur, qui avant d'être tué par ses anciens camarades a fait de nombreux adeptes parmi les autochtones. Il y a bien d'autres choses encore dans cette riche brique.
Tout cela est vu à travers les yeux d'un antiquaire, spécialiste des vinyles anciens et lui même grand collectionneur. On apprend les faits saillants de l'Histoire dans cette réalité aux détours de longues considérations sur le rock et plus particulièrement sur le rock méditerranéen. J'espère que l'auteur, en fait je n'en doute pas, a pris beaucoup de plaisir à réinventer l'histoire de sa musique préférée. Le lecteur que je suis, a eu beaucoup moins de bonheur a déchiffrer les arcanes de cette aventure culturelle d'autant que je suis assez ignorant de l'histoire de ce courant musicale dans le monde réel. Il est probable qu'en raison de cette méconnaissance, je n'ai pu que savourer très peu des clins d'oeil que Wagner, grand spécialiste dans le domaine, il est musicien lui-même : son groupe s’appelle Brain Damage, ce qu’on pourrait traduire en français par Lésion Cérébrale, n'a pas manquer de mettre dans son texte. J'ai tout de même percuté aux allusions à Radio Caroline (Qui se souvient de cette radio pirate qui émettait d'un bateau dans les années 60) et à Woodstock transplanté à... Biarritz!
D'ailleurs après plus de 350 pages, l'auteur nous avoue son plaisir, qu'heureusement il réussi en partie à nous faire partager, qu'il a eu à écrire le livre et en même temps ses idées sur le roman et les clés pour lire celui-ci. Il met cette confession dans la bouche d'Albert Camus (qui parle au narrateur du roman qu'il est en train d'écrire), il n'y a pas de mal à se faire du bien: << Quel est l'intérêt d'un roman? Et qu'est-ce qu'un roman, sinon une philosophie mise en images? (…) Je reconnais ce monde a été amusant à construire, bien qu'il soit pire que le nôtre. C'était un jeu très existant. Et une source de plaisir inédit pour moi. Mais ce monde n'est que le décor devant lequel se déploie la parabole, il n'est que l'arrière plan de la philosophie qui guide le livre. (…) C'est un livre sur une autre Algérie, mais pas seulement. En traitant d'autres possibilités, on relativise ce qui s'est réellement produit. Et de fait, on prend un recul supplémentaire.>>. Voilà un sage et pertinent mode d'emploi pour tous les lecteurs et auteurs d'uchronies.
Wagner ne se penche pas que sur le passé. Certains passages, à peine transposé, sont en prise directe sur notre actualité.
Notre auteur n'est donc pas féru que de musique. Il a une bonne connaissance de l'Histoire, vous me direz que c'est le minimum pour un écrivain qui se coltine à l'uchronie mais son savoir du monde arabe est remarquable, ce qui fait qu'il est même prophétique et éclairant sur ce qui se passe en ce moment en Egypte. En témoigne le passage suivant, dialogue de deux protagonistes passablement imbibés, mais néanmoins politiquement lucide, page 45 de l'ouvrage: << Pour les saoudiens c'est de toute manière mieux que l'Egypte soit dirigée par un parti religieux. Par principe, je dirais ou croyance. Et puis il y a le canal de Suez, "objet de toutes les convoitises. Un concept que les saoudiens n'ont jamais digéré, c'est le pan-arabisme.>> (à méditer)...
L'origine de Roland C. Wagner n'est pas étrangère à ce savoir. Il est né le 6 septembre 1960 à Bab El Oued encore à l'époque en Algérie française. Wagner n’est pas un pseudonyme : WAGNER est bien le nom hérité de son père, soldat allemand enrôlé par la Luftwaffe à 19 ans, baladé par les conflits mondiaux d’Indochine en Algérie, puis rapatrié en France comme les autres pieds-noirs en 1962, avec femme et enfant. Cette hérédité peu commune, dont il a doté son narrateur collectionneur de disques, fait que l'on sent que le livre est nourri de morceaux d'autobiographie, ce qui donne une émotion à la lecture, très rare dans ce type d'ouvrage.
Question de style on voit bien que le livre a été écrit au fil de la plume qu'heureusement Wagner a facile. Autrement il n'aurait pas avant cet ouvrage, en trente ans de carrière, déjà publié une centaine de nouvelles et une cinquantaine de romans. On peut regretter que Wagner travaille ainsi pour un livre dont on perçoit bien l'ambition derrière l'imagination débridée.
Pour dynamiser son récit et qu'il ne soit pas qu'une description d'un univers différent du notre, le romancier y instille une intrigue policière. De très méchant sont à la recherche d'un disque qu'ils croit que le narrateur possède. En fait lui aussi est en quête de la mystérieuse galette. Les affreux sont prêt à tout pour la récupérer. Pourquoi? Que révèle ce mystérieux disque pressé il y a plus de trente ans qui sème la mort?
Est-ce pour faire comprendre au lecteur étourdi que "Rêves de gloire" se place dans le sillage de Philip K. Dick, mais l'on peut penser que l'amateur de cet opus ne sera pas sans connaitre "Le maitre du haut château", que Roland C. Wagner fait dans la déconstruction du récit, procédé totalement antagoniste avec certains relâchements de l'écriture. Des voix anonymes, chacune intervient régulièrement dans le récit, nous introduisent progressivement dans cette autre histoire, mais cet anonymat ne les rend pas immédiatement reconnaissable. La lecture parvient tout de même à être fluide malgré à la fois cette coquetterie de construction, pourquoi multiplier les narrateurs, ce qui fait que parfois on ne sait pas immédiatement qui parle, d'autant que d'un fragment à l'autre, on peut changer d'époque; on ne parvient à entrer en empathie qu'avec le collectionneur de disque, visiblement l'alter égo de l'auteur. Il faut en plus ajouter des bizarreries gratuites de vocabulaire. Pourquoi appeler les hélicoptères des coléoptères!
J'aimerais bien savoir si Wagner a écrit les chapitres à la suite les uns des autres tels qu'ils se présentent dans le livre ou s'il a rédigé dans la continuité chaque fragment de son ouvrage se rapportant à un personnage et qu'il les a fragmenté et ensuite mélangé les morceaux d'intrique ainsi obtenus. Je penche pour la première solution, mais je m'interroge. Autre interrogation le romancier a t-il arpenté les rues de l'Alger d'aujourd'hui ou a t-il travaillé seulement d'après un vieux plan de la ville du temps de la colonisation, peut être les deux... Incidemment « Rêves de gloire » devrait séduire les vieux algérois qui retrouveront dans ce texte une topographie et le nom de rues qu'ils ont arpentées. Alger est un personnage à part entière du récit, un peu à la manière qu'est Barcelone pour les romans de Zafon. Roland C. Wagner a un autre point commun avec l'écrivain espagnol, sa diabolique habileté pour relancer l'intérêt du lecteur en fin de ses courts chapitres.
On subodore bien que les différents personnages qui hantent les différents morceaux ont bien entre eux un quelconque rapport et que comme dans tous les feuilletons, car il y a aussi du feuilleton dans « Rêves de gloire » les morceau du puzzle vont bien finir par s'imbriquer, mais pour apercevoir une ébauche du motif, il faut tout de même bien attendre les environs de la quatre centième page!
L'ennui avec un auteur érudit, c'est qu'il faut que le lecteur ne soit pas complètement ignorant, une bonne connaissance de l'Histoire est ainsi indispensable pour apprécier un roman uchronique. Dans le cas présent c'est l'Histoire de l'Algérie sur laquelle il est bon d'avoir des lumière. On apprend beaucoup de chose par exemple sur la guerre d'Algérie à condition de bien connaître son déroulement, d'autant que l'auteur a une liberté de propos très rare sur le sujet.
Philip K. Dick n'est pas la seule influence du livre, pour sa totale liberté et son gout pour une géopolitique échevelée on peut également penser à Norman Spinrad (que Roland C. Wagner a traduit), quand à la teneur des réflexions politiques et leur ton, il rappelle celui de Jean-Pierre Andrevon.
Si les éditions de l'Atalante savent fabriquer de beaux objets, une fois encore, la maquette est très belle, je ne suis pas sûr qu'ils sachent éditer au sens plein du terme. Il me semble qu'un éditeur digne de ce nom aurait fait élaguer le manuscrit par son auteur, le livre fait 697 pages tout de même, et en particulier il lui aurait conseillé de garder qu'un seul narrateur et de faire intervenir le suspense policier plus tôt dans la narration.
Malgré les réserves que j'ai développées précédemment, pour l'époustouflante invention, la culture discrète mais immense et la plume alerte de son auteur ce livre d'une absolue originalité est à ne pas manquer.
Rêves de gloire de Roland C. Wagner, aux éditions de L'Atalante
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Liège, novembre 2024, photo B.A

Dans le beau Palazzo Barberini, construit par le cardinal Maffeo Barberini, lorsqu'il devint le pape Urbain VII pour loger sa famille, les travaux durèrent de 1627 à 1633, est situé la Galleria Nazionale d'Arte Antica. Ci dessous quelques photos prises par mes soins malgré l'interdiction. Mon guide Baedeker de l'Italie, millésimé 1901, me signale que dans le jardin, à l'entrée, se trouvait une statue de marbre de Thorvaldsen, due à Wolff, érigée en hommage au sculpteur par ses élèves et ses amis, son atelier se trouvait à proximité. Ne la cherchez pas, elle n'y est plus...

La vision de la béatification d'Amedeo Menez par Pedro Fernandez da Murcia
Pour accéder à l'étage supérieur, on monte un magnifique escalier.





Immédiatement ci-dessus, le tableau considéré comme le chef d'oeuvre du musée, La Fornarina ce portrait ingresque du à Raphael représentant sa belle maitresse a été réalisé l'année de la mort du peintre. A noter que mon guide Baedeker de l'Italie édité en 1901, signale que le tableau est en fort mauvais état, il a donc été depuis parfaitement restauré, comme le montre ma photographie sur laquelle il n'y a aucune retouche.
Il ne faut pas oublier de lever la tête, car les oeuvres d'art sont sur les cimaises mais aussi au plafond.
descente de croix par Jacob de Baeker

En voyant "pour de vrai" le célèbre portrait d'Henry VIII, très souvent reproduit, par Hans Holbein, les spectateurs de formidable série des Tudors, dont je suis un inconditionnel, s'apercevront combien Jonathan Rhys Meyers ressemble peu à son modèle mais il faut dire que je ne connais pas d'image d'Henry VIII. En existe-t-il?
Narcisse, le caravage

La pièce la plus spectaculaire du plais est le salon dont la voute est l'oeuvre capitale de Pierre de Cortone qui l'a décoré entre 1633 et 1639. Elle illustre le triomphe de la famille Barberini dont le blason à abeille que l'on voit également sur la façade et sur plusieurs bâtiments dans Rome, dans une couronne qui est portée par les figures allégoriques des vertus.

Rome, avril 2012
Paris, juillet 1985
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Liège, novembre 2024, photo B.A
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Le cimetière Yanaka Reien est le plus grand cimetière de Tokyo. C'est aussi le premier cimetière a y avoir été organisé. En 1868, suite à la politique de séparation des cultes, les funérailles shinto deviennent plus nombreuses, mais tous les cimetières de la ville appartiennent à des temples boudhistes. Pour inhumer les morts shinti, les autorités confisque une partie du terrain du Tenno-ji (littéralement le temple de l'empereur) et proclame cette zone cimetière public de Tokyo. Cette zone est très bucolique et il n'est pas rare le week-end d'y voir des familles y pique-niquer. En semaine c'est le royaume des chats...






Tokyo, Japon, avril 2010
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Paris, mai 1985
Paris, mai et juillet 1985
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Erich "Ricco" Wassmer est né dans une riche famille suisse. Il est le fils d'un propriétaire d'usines de ciment qui est en outre un mécène, Max Wassmer (1887-1970). Depuis l'âge de trois ans, il a grandi à Berne, entouré d'art et lde culture. Max et Tilli-Wassmer Zurlinden reçoivent des poètes, des peintres et des compositeurs tels que Hermann Hesse ,Louis Moilliet , Cuno Amiet , Paul Basilius Barth , et Othmar Schoeck . Hermann Hesse décrit l'atmosphère poétique de ces soirées dans son roman Journey to the East . Les festivals d'été sont des événements légendaires de la formation du jeune Erich. Sa famille encourage les talents artistiques et l'intérêt pour l'art, la littérature et la musique du garçon. Après que la succession de l'usine de ciment parentale soit attribuée à ses deux frères, Erich se sent libéré, il restera néanmoins jusqu'à son dernier jour actionaire de l'affaire . La fin de l'enfance est marquée par la prise d'un nouveau nom. A partir de 1937, il signe ses peintures "Ricco"; un nom qui est comme un mot magique, et remplace le nom du père, industriel prospère et philanthrope connu. Après ses études secondaire, en 1935 Ricco suit un semestre d'études d'histoire de l'art à l' Université de Munich et étudie le dessin auprès du professeur Julius Huether . De 1936 à 1939 il étudie à l'Académie libre "Ranson" à Paris. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il retourne en Suisse. Il suit également l'enseignement de Max von Mühlenen. Et durant l'été 1942 il visite l'atelier de Cuno Amiet. Il semble que l'influence de ces différents enseignements soit resté faible. Durant 1946/47 il a vécu sur le lac Léman, où il possédait un voilier. Le lac a exercé une grande fascination pour Ricco, ainsi que le désir de paradis perdus et les pays inexplorés. Il s'est fait tatouer,une ancre et l'a ajouté à sa signature. En 1948/49 Ricco a passe neuf mois à Tahiti. En 1950, il s'installe et loue un château près de Vichy . En 1963, il est inquiété par la police française qui perquisitionne son atelier et y découvre des photos nues de garçons, qui ont servi comme base pour ses peintures. Un tribunal français le condamne, sans accusations formelles, pour violence sexuelle "exploitation" dejeunes garçons et violation de la moralité à d'une peine de prison de huit mois. De ce séjour en prison Ricco ne se remettra jamais complètement. Après sa libération, Ricco revient en Suisse. Il s'installe dans un manoir à Ropraz. Il décéde en 1972 à l'âge de 56 ans.
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Dans les années trente Ricco a peint des paysages et des intérieurs dans le style de la Nouvelle Objectivité . Son imagerie de cette période montre encore principalement des thèmes magiques et romantiques et la vie de château. Dans les années quarante, il élargit ses thèmes à la nature morte, aux paysages de ses voyages dans des contrées lointaines ainsi que des motifs marins. En particulier, de stimuler les jeunes hommes maigres des années cinquante scènes surréalistes. Les sujets se référent à l'enfance et la jeunesse appartiennent à la maturité de l'artiste. Dans les années soixante, Ricco a créé une vaste oeuvrel photographique.
L'oeuvre de Ricco est très singulière, même s'il est difficile de ne pas penser à l'oeuvre de Balthus. Elle alterne entre photo-réalisme et la peinture naïve et exige beaucoup de histoire de l'art des connaissances sur les formes et les symboles qui Ricco empruntés à des positions plus ou moins connus de l'histoire pour comprendre.
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Le Palais des Merveilles, 1954

vive la marine, 1952



Nota: je cherche toutes information complémentaire sur la vie et l'oeuvre de Ricco Wassmer ainsi que des reproductions de ses autres dessins et tableaux, merci d'avance de me les envoyer.
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http://www.avionslegendaires.net/snecma-c-450-coleoptere.php
Ceci explique peut-être cela.
Bon, en même temps, il m'a encore moins donné envie de le lire, même si ce n'était pas son but, mais comme je ne connais absolument rien de l'histoire d'Algérie (je suis Belge, et c'est un épisode de l'histoire qui est tout simplement passé sous silence sur les bancs de l'école), ni de l'histoire du rock avant les années 80 (je suppose que de connaître les Beatles, les Pink Floyd, les Doors, les Rolling Stones et Bowie n'est pas suffisant pour comprendre la chose ^_^) et je ne suis pas vraiment attirée par ce sujet au départ, bien qu'aimant les uchronies. Du coup, je sens que je vais être perdue dans les aspects historiques et frustrée par les références que je ne comprendrais pas...
On verra si un jour je le lirai quand même, qui sait. Mais pas tout de suite en tout cas...
réponse à Cachou
Je regrette de n'avoir pas pu vous entrainer à la lecture de ce livre rare. Et puis c'est toujours ce qu'il faut chercher d'être perdu et frustré dans les références d'un livre, je crois que c'est aussi comme cela qu'on apprend et en plus en se distrayant ah quelle belle chose que la lecture et être appelé par un gros livre lorsque l'on musarde dans une librairie, on ne voudrait pas l'acheter parce que ce n'est pas raisonnable, et puis d'un coup on le saisi brusquement comme si on le volait, on le serre contre soi et coure presque jusqu'à la caisse et on va se perdre dans ses fameuses références...
J'aime à me perdre dans des livres, même si je ne maîtrise pas leur sujet, mais à condition que celui-ci me tente (astrophysique, pays asiatiques, etc.). Ici, c'est différent, parce qu'à la base, ce roman n'a rien pour me plaire, c'est juste sa réputation qui m'a intriguée. Mais j'ai un "mauvais feeling" à son sujet, du coup je vais attendre d'arrêter d'en entendre parler à tout va, de ne plus être dans la folie "RDG", d'autant plus que les deux précédents livres lus de l'auteur n'ont pas été des "révélations" en ce qui me concerne.
Mais c'est amusant, parce que dès que j'émets des doutes quand à mon envie de lire ce livre, la première réaction des gens, c'est d'essayer de me persuader de le faire. RDG rend prosélyte on dirait ;-p.
C'est vrai que je me veux prosélyte en ce qui concerne ce livre qui est le premier que je lis de son auteur dont honte à moi je n'avais jamais entendu parler. Ce qui m'a attiré vers ce livre c'est que ce soit une uchronie sur la guerre d'Algérie et mon père ayant fait, un peu malgré lui d'ailleurs le putch des généraux félon cela devrait bien sûr me parler même si je n'ai pas du tout trouvé ce que j'attendais...