OLIVIER P. AU LOUVRES
Paris, janvier 1985
Paris, 1985
un regard sur les arts et les lettres
Paris, janvier 1985
Paris, 1985

Dino Valls est un artiste malfaisant à l'instar d'un Rustin cette fois non du coté de la France et de l’expressionnisme comme Rustin, mais de l’Espagne et de sa peinture mystique du XVII ème siècle.
Dino Valls est un peintre espagnol né en 1959 à Saragosse. Actuellement il vit et travaille à Madrid. il est aujourd'hui l'un des représentants espagnols de l'avant-garde de l'art figuratif.
Dino Valls est un artiste autodidacte, avant de se lancer dans une carrière artistique, il a préalablement obtenu son diplôme de médecin et de chirurgien.
Il a commencé à peindre en 1975 au cours de ses études de médecine à l'Université de Saragosse à l’époque il participe à de nombreuses exposition de groupe en Espagne et en France, où il reçoit plusieurs prix.

Sa première exposition personnelle a lieu à Saragosse en 1981. L'année suivante, il a reçu le San Jorge récompense pour la première place dans la peinture espagnole. Après avoir reçu son diplôme en médecine et de chirurgie en 1982, il décide de se consacrer exclusivement à la peinture. lIl déclare que sa peinture s’inscrira dans une perspective humaniste influencée par son l'étude de l'homme. Cette d'attitude n'est pas sans rappeler celle de nombreux peintres de la Renaissance.

Il semble avoir garder de ses études médicale un penchant pour la dissection et une fascination pour les cire anatomiques. Ses toiles sont peuplées de personnages des deux sexes d’age divers, mais tous semblent sous l’emprise d’une taraudante souffrance intérieure qui rappelle celle que l’on peut lire dans les portraits des grands mystique dans la peinture espagnole de la renaissance.
Sa peinture s'élaborer et se développer selon les méthodes et techniques des maîtres du passé.
L’art de Valls est centré sur la psyché humaine. Sa technique figurative est au service d’un concept qui prend en charge les plus obscurs des pulsations qui habitent l’esprit humain par le biais de processus symboliques et intellectuelle.

Sa passion pour la peinture ancienne lui fait faire de nombreux voyages pour aller étudier sérieusement les techniques des maîtres anciens dans les grands musées européens.
Entre-temps, il a continué à participer à de nombreuses expositions de groupe.
En 1991, Valls étudie l'art de la tempera à l'œufs et la technique des maîtres italien et flamands des 16e et 17e siècles; cette technique reste sa favorite aujourd’hui.
En 1993, Valls a commence à participer à diverses foires d'art aux États-Unis à Miami, New York et aussi en Amérique du Sud en Australie et en Europe.
Close film du Belge Lukas Dhont, en lice pour la Palme d'Or, suit Léo (Eden Dambrine) et Rémi (Gustav de Waele), deux garçons de treize ans, amis à la vie à la mort.
L'insouciance de leur enfance dans la campagne belge, rythmée par les récoltes de fleurs dans les champs à perte de vue qui entourent leurs maisons, va être percutée par l'entrée au collège.
Tout à coup, le regard de leurs congénères sur cette amitié trop fusionnelle, trop physique à leurs yeux, va s'immiscer: si Rémi ne change rien à son comportement, Léo va peu à peu s'éloigner, désireux de faire plus "garçon" pour mieux coller à la norme masculine dominante: hockey sur glace et burgers, plutôt que promenades champêtres et inventions d'histoires.
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La première chose qu’il faut dire est que la vision de Close est une épreuve. Certes je suis une mauviette et un coeur d’artichaut mais j’ai passé la seconde moitié du film à tenter de retenir mes larmes. Le cinéaste aurait pu abréger notre douleur d’un quart d’heure, le film en aurait été que meilleur.
Maintenant je conseille à ceux qui n’ont pas encore vu le film et veulent le voir de ne pas aller plus loin dans la lecture de ce billet car je vais gravement déflorer le scénario de Close.
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Tout d’abord il y a l’été, dans la campagne belge, les vacances, deux garçons s’aiment d’amour tendre. Il y a Rémi le brun (Eden Dambrine) et Léo le blond (Gustav de Waele). Amis depuis toujours, Ils sont plus que des frères. Ils sont aussi voisin, leurs familles habitent près l’une de l’autre. Ils ont environs douze ans. Bientôt c’est la rentrée. Ils intègre le collège. Leur amitié fusionnelle interroge et même provoque l’hostilité chez quelques un de leurs camarades. Mais une sorte de boutade lancé par une camarade un anodin: « Vous êtes ensemble ? » va profondément déstabiliser Léo, faire qu’il va s’interroger sur le sens des petits gestes d’affection qu’ils échangent. Est ce la peur d’être jugé trop féminin Léo, petit à petit s’éloigne de Rémi. Léo choisit d’entrer dans l’équipe de hockey sur glace du collège. Un sport brutale en opposition avec l’amour de la musique de Rémi (?). Même s’il n’abandonne pas Rémi, Léo fréquente d’autres garçons. Rémi en est jaloux. Il voudrait Léo pour lui tout seul. Le fossé devient de plus en plus grand entre les deux amis. Rémi ne pouvant le supporter se tue. Léo est désespéré et tente en vain tout les subterfuges pour oublier Rémi mais il lui manque trop.
C’est ce j’ai vu dans ce film qui fait passer cette histoire tragique presque uniquement par les images qui sont belles et pudiques. C’est en cela que Lukas Dhont est un grand cinéaste. Il a confiance en l’image. Certes il est bien servi par son chef opérateur, Frank van den Eeden qui jouant subtilement sur les couleurs des saisons parvient à matérialiser la durée de l’intrigue soit environ une année scolaire. Si les gros plans sur les visages, en particulier sur ceux des deux garçons sont privilégiés se que l’on retient surtout c’est la magnificence des travellings des garçons courant dans les champs de fleurs mais encore plus ceux où l’on voit les deux amis faire la course montés sur leur bicyclette. Si bien qu’un autre spectateur pourrait avoir une compréhension légèrement différente de l’intrigue. On peut être bouleversé par « Close » sans entendre un mot du dialogue qui n’est vraiment significatif que dans une scène. La densité de l’image parvient à nous faire ressentir ce qui se passe dans la tête des personnages.
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L’absence d’explications, de voix of ou de dialogue signifiant fait que l’on comprend certains éléments de l’intrigue bien après leur première apparition sur l’écran. Ainsi on ne comprend pas d’emblée que les parents de Léo sont pépiniéristes. Il font pousser des fleurs. Ce métier d’une part permet de réaliser de belle images comme la course des deux garçons dans un champ de fleurs et d’autre part, peut induire que Léo qui aide ses parents dans le travail des fleurs est près de la terre, on le voit les mains maculées de glaise, qu’il est près du concret plus que Rémi qui a la tête dans la musique et dans ses rêves.
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Close est un film qui oblige, par sa construction, son spectateur à réfléchir, pendant et surtout après avoir vu le film
Peu informé verbalement sur ce qu’il voit sur l’écran, le spectateur se posera beaucoup de questions dont la plupart ne trouveront pas de réponses; comme celles que se posent les parents de Rémi sur les causes du suicide de leur fils. L’une des interrogations qui immédiatement s’est imposée à moi après avoir vu tout le film, est pourquoi la mère de Rémi réagit avec tant de violence lorsque son fils s’enferme à clé dans la salle de bain, salle de bain où elle découvrira quelques semaines plus tard le corps sans vie de son fils. Le garçon aurait-il déjà fait une tentative de suicide? Ce qui pourrait expliquer la réaction violente de Léo lorsqu’un de ses camarades de classe lui dit que Rémi avait toujours l’air heureux. Léo lui rétorque avec hargne qu’il n’avait pas le droit de dire cela, qu’il n’en savait rien. Qu’est ce que Léo savait du mal être de son ami? Mais alors son éloignement de Rémi ne serait pas le seul motif de la funeste décision prise par son ami? Mais dans ce cas pourquoi endosse t-il la responsabilité de la mort de Rémi? En définitive ce qui a déclenché l’acte suicidaire du garçon reste mystérieux, ce qui est presque toujours le cas lors d’un suicide. Entre Léo et Rémi il ne s’agissait pas à priori d’une rupture définitive mais plutôt d’une brouille. Rémi semblait avoir des parents attentionnés et aimants. Il avait subit des moqueries au collège mais pas plus que d’autres, ce qui est montré, et avait fini par bien s’intégrer dans le groupe… On peut être également surpris de la proximité de Rémi avec son frère ainé (Igor Van Dessel très bien aussi dans ce rôle opaque); s’interroger sur le couple que forme les parents de Rémi… etc… etc…
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La beauté des deux garçons irradie. Beauté qui fait fructifier l’excellence de leur qualité d’acteur. Comme celles du reste du casting qui est excellent, une mention spéciale à Émilie Dequenne bouleversante en mère de Rémi.
Le film aborde un thème presque jamais traité au cinéma et ni ailleurs l’amour entre deux enfants, en fait ici deux pré-ados et un autre presque aussi tabou qui à ma connaissance n’avait été jusqu’à »ici brisé que par « La chambre du fils » de Moretti, l’impossibilité de « faire son deuil » expression détestable on ferait son deuil comme on ferait caca. On tirerait la chasse d’eau et fini. Ceux qui ont inventé ce fallacieux concept ne savent pas ce que signifie perdre un être que l’on a aimé sans doute ne savent ils pas ce que c’est qu’aimer… La dernière scène du film suggère que Léo n’oubliera jamais Rémi. Oh certes il n’y pensera pas à chaque instant de sa vie. Mais durant toute la marche de son existence qu’on espère longue pour lui il sentira cette perte comme un caillou dans sa chaussure et cela jusqu’à son dernier pas…
"Amis depuis toujours, Léo et Rémi sont trop +close+ (proches, ndlr) aux yeux des autres, ils vont beaucoup se faire juger, surtout quand Léo va vouloir être dans le groupe des garçons cool", résume Eden Dambrine.
Le réalisateur et ses deux jeunes acteurs

Pour toujours enfoncer le même clou, je vais redire que l'animation japonaise ce n'est pas Goldorak et que les longs métrages de l'animation japonaise qui ont la chance de sortir sur les écrans français sont supérieurs à tous les autres films distribués dans notre pays. Deuxième point qu'il faut rappeler également l'animation japonaise ne se résume pas à Miyasaki père, génie certes mais pas talent isolé. Il suffit de citer Ichii, feu Satoshi Kon, Mamoru Hosoda, Isao Takahata, Keiichi Hara et bien d'autres. Si vous êtes courageux vous pourrez lire les quelques billets que j'ai consacrés à certains de leurs films...

Or donc, actuellement, sur malheureusement bien peu d'écrans (j'ai du mal à comprendre la politique du distributeur de ce film qui a pris le soin d'en faire une version française en regard d'une distribution aussi chiche; mais on peut penser que c'est pour une prochaine édition en dvd et blue-ray, ce dernier support est toujours à privilégier pour les films d'animation, donc si vous avez raté ce film en salle vous pourrez sans trop tarder vous rattraper.) on peut voir la nouvelle merveille des animés nippons, « Lettre à Momo ».

A bord du bateau qui emmène Momo avec sa mère sur l'ile de Shio (ile imaginaire mais précisément située dans la mer intérieure du Japon, mer de Seto, les lecteurs de Manabé Shima de Florent Chavouet ne seront pas dépaysés... Le réalisateur, enfant, y passait ses vacances d'été...) où elles vont désormais vivre. Momo, à l'orée de l'adolescence, déplie une feuille de papier où sont écrits ces seuls mots: << Chère Momo >>. Un flash-bach nous apprend bientôt qu'elle a trouvé cette lettre inachevée sur le bureau de son père qui vient de mourir, océanographe il a disparu en mer. La dernière fois que Momo a vu son père, elle s'est disputé avec lui. Hantée par ce souvenir, Momo à le coeur lourd. D'autant que l'ile où la conduit sa mère, qui y a passé son enfance, est pour Momo, qui vient de Tokyo, vécu comme un lieu d'exil. Shio est habitée par une population vieillissante vivant pour l'essentiel de cultures ancestrales élaborées à flanc de colline. Mais à peine arrivée dans la vieille maison qui sera désormais leur demeure, déboulent trois truculents et très encombrants yokais sortis du folklore japonais, que seule Momo voit. Ces trois créatures sont caractérisées à l'extrême. Il y a le râleur au nez en museau, le géant affamé qui ressemble au Bluto de Popeye et le chétif souffre douleur. Ils vont bouleverser la vie de Momo, et celle de toute l'ile. Maisvont se révéler bien autre chose que de navrants goinfres...

Comme tous les grands dessins animés japonais, « Lettre à Momo » peut se lire à différents niveaux. S'il réjouira les enfants, disons à partir de sept ans, il captivera les adultes, d'abord par la beauté du dessin et surtout parce qu'il aborde des sujets qui peuvent toucher tout à chacun, comme celui de comment vivre un deuil et comment faire partager ou pas sa douleur. Le film intéressera également tous les passionnés de la culture japonaise avec cette nouvelle intrusion dans le monde moderne des yokais, un des symboles de la culture populaire ancestrale nippone. « Lettre à Momo » s'inscrit aussi dans les problématiques les plus actuelles de la politique japonaise, comme la désertification des campagnes; souvent dans l'archipel elles ne sont plus habitées que par des vieillards, et dans ces conditions, se pose à court terme, la survie de l'agriculture, à un moment où le gouvernement Abe veut réduire les aides aux agriculteurs et d'une manière assez contradictoire prône une plus grande auto-suffisance alimentaire pour le Japon.

Lettre à Momo est très ancré dans l'histoire et la tradition japonaise. L'émouvante dernière séquence se réfère au festival de Miajima (on peut aller voir mes photos de cette ile et de son célèbre torii: essai d'épuisement photographique du grand torii de Miajima, Japon ), tradition qui vise à apporter force et bonne santé aux plus jeunes habitants de l'île. Le principe étant de pousser un bateau de paille enflammé dans la mer afin qu'il se consume au milieu de l'eau. C'est une fête qui fait directement référence à la Seconde Guerre mondiale, les aînés souhaitant voir leurs enfants revenir sains et saufs de la guerre

Comme très souvent dans les animés japonais de qualité, le décor est très soigné mais aussi la typographie avec ses repères, une maison, un village, une ile, endroits à la fois immuables et changeants selon les saisons. Ces éléments prosaïques peuvent se muer en véhicules de la fantasmagorie...
Le public européen sera peut être dérouté par le mélange typiquement japonais de mélodrame et d'humour trivial, les yokais pètent pour repousser des sangliers ou effectuent une danse grotesquement lascive pour entrer en contact avec l'au-delà!

On retrouve dans « Lettre à Momo » des constantes de l'animation japonaise (Certes vous pourrez me rétorquer bien des contre-exemples mais tout de même). Le voyage initiatique qui marque la fin de l'enfance et l'entrée dans l'adolescence comme dans le « Voyage de Chihiro), l'absence du père comme dans « Les enfants loups », le drame familiale comme dans « Les enfants loups, « Mon voisin Totoro », « Colorful », la fuite de la grande ville pour une campagne réparatrice des maux comme dans les « Enfant loup », « Mon voisin Totoro », « Arrietty », « Mai Mai Miracle », la nostalgie pour le Japon apaisé des petites villes et des vieilles demeures comme dans « Arriety », « La colline aux coquelicots», « La traversée du temps », « Summer wars », l'irruption de créatures surnaturels souvent issues des vieilles légendes comme dans « Mon voisin Totoro », « Pompoko » et surtout « Un été avec Coo » où un Yokai, un kappa, est au centre du film (le renouveau des yokais dans l'imaginaire nippon doit tout au mangaka Shigeru Mizuki, l'auteur de NonNonBâ. A ce sujet on peut voir mes billets: NomNomBâ de Shigeru Mizuki et des Yokai par Shigeru Mizuki ). Tous ces points communs avec de nombreux animés japonais de grande qualité font de « Lettre à Momo » un film archétypal de l'animation japonaise; c'est peut-être là sa limite.

Le cinéphile trouvera aussi grandement son compte dans cette « Lettre à Momo » passé l'effet de surprise qu'il constitue pour tous ceux qui attendaient, depuis 1999, après le chef d'oeuvre incontestable qu'est « Jin-Roh, la brigade des loups », fable uchronique violente, passionnante, sur le totalitarisme, quand il s'apercevra que le deuxième film d'Hiroyuki Okiura n'a rien à voir, sinon par sa qualité graphique, avec le premier opus du cinéaste. En regard de ce deuxième film on voit combien la patte d'Ichii, (Ghost in the shell) qui est un peu le mentor d'Hiroyuki Okiura, scénariste de Jin-Roh était présente dans ce dernier. Pour son deuxième film Hiroyuki Okiura en a cette fois écrit le scénario. Le spectateur habitué de l'animation japonaise repèrera plusieurs hommages du réalisateur à ses maitres et confrères. Plusieurs séquences sont quasiment des citations de Miyazaki, la rencontre des esprits sous la pluie, l'attaque des sangliers, l'apparition des esprits sous la forme de gouttes (« Princesse Mononoke) et les esprits font beaucoup penser à ceux du « Voyage de Chihiro ». Les trois yokais par leur truculence et leurs maladresses évoque les S.D.F de « Tokyo Godfather »...

D'autre part Questionné à propos du réalisme apporté à son film d'animation, Hiroyuki Okiura avoue s'être inspiré de l'un des maîtres de l'animation japonaise, Isao Takahata et de son film Kié la petite peste : << C’est un film avec une forte composante burlesque et néanmoins chaque détail concernant les personnages est décrit avec le plus grand soin : leur personnalité, leurs gestes, leur manière de marcher ou de se retourner quand on les appelle, ils ressemblent tous à des personnes réelles. J’ai rarement vu de film d’animation qui prenait autant de soin pour détailler des gestes du quotidien >>.

Le film s’étale sur deux heures. Pourtant on ne s’y ennuie pas, tant le rythme du film est maîtrisé de part en part, jusqu’à un final digne des moments les plus Shinto du grand Miyazaki.
Le cinéaste s'est entouré d'une équipe chevronnée. Hiroyuki Okiura et le chef de l'animation Masashi Ando avaient déjà travaillé ensemble par le passé sur le film Paprika (2005) de Satoshi Kon. Masashi Ando était alors déjà superviseur de l'animation tandis que Hiroyuki Okiura était l'un des nombreux animateurs.
Techniquement le film a été réalisé par une méthode d'animation classique, animation en deux D avec du papier et des crayons; ce qui confère à l'ensemble un extrême réalisme que ce soit dans la fluidité des mouvements des personnages ou dans l'expression de leur visage aux traits pourtant assez simples. Le réalisateur a néanmoins eu recourt au travail par ordinateur pour quelques séquences, comme celle de la course poursuite. Les décors sont dus à Hiroshi Ono, responsable des déjà de ceux de « Kiki la petite sorcière » même si l'esthétique générale fait plutôt penser aux films de Mamoru Hosoda (La traversée du temps).

L'une des particularités des auteurs japonais de films d'animation, c'est de ne pas craindre d'aborder les sujets les plus difficiles comme la destruction de Tokyo par un tremblement de terre dans Tokyo magnitude 8, le suicide des adolescents dans Colorful, la mort d'innocents durant les guerres dans Le tombeau des lucioles... et de le faire, en règle générale, avec beaucoup de sensibilité et de justesse. « Lettre à Momo » en est un bel exemple.

Choisy le roi, France, aout 1983











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Amnéville, mai 2025, photo B.A
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Sue (Gina Gershon), la petite cinquantaine encore consommable, est l’attachée de presse du film de Philippe, un jeune cinéaste favori pour recevoir la récompense principale au festival de cinéma de Saint-Sébastien. Elle y emmène Mort, son mari nettement plus âgé qu’elle et passablement amorti, écrivain au devenir incertain mais ancien brillant enseignant de cinéma. Arrivé en Espagne de New-York E ne tarde pas à s’amouracher du jeune cinéaste sémillant son client et à laisser tomber son vieux mari hypocondriaque qui va découvrir les charmes du pays basque espagnole qu’il va découvrir grâce à une belle cardiologue (Elena Anaya).
Mort est le porte-parole de Woody Allen, l’intellectuel new-yorkais type comme l’imagine Woody Allen: forcément juif, de Brooklynd bien, frustré et en analyse comme il se doit et surtout éminemment cinéphile. Mort rêve de cinéma ce qui nous vaut quelque hommage en image et en noir et blanc de la part de Woody Allen à quelques uns de ses cinéastes préférés: Bergman, Welles, Truffaut, Bunuel, Godard et plus étonnant Claude Lelouche mais bien d’autres son cités Fellini, John Ford, Chaplin, Capra…
Dans ce qui risque, hélas, mille fois hélas d’être son dernier film Woody Allen malicieusement nous offre un condensé de son cinéma avec donc un salut à ses pairs cinéastes, une tendre carte-postale comme lui seul sait les faire, de Saint-Sébastien, ville pour laquelle à la sortie du film on a qu’une envie s’est de prendre l’avion pour s’y rendre, une réflexion sur le couple, la vie et la mort (Christoph Waltz) avec laquelle Mort, sur la plage, engage une partie d’échec…
Comme toujours chez Woody Allen le casting est aux petits oignon, à commencer par Mort, le double du cinéaste joué par Wallace Shawn, lui-même grand intellectuel que Woody Allen avait fait débuter au cinéma en lui donnant le rôle de Jeremiah, l’ex-mari de Diane Keaton dans Manhattan. On l’a revu chez Woody dans Radio Days(1987), Ombres et brouillard (1992), Le Sortilège du scorpion de Jade (2001) et Melinda et Melinda (2005). Il a aussi joué dans My dinner with André de Louis Malle. Et puis on peut le voir actuellement dans la formidable série Young Sheldon préquelle de la non moins formidable série Big bang théorie. Woody Allen s’explique de son choix d’avoir pris Wallace Shawn pour le rôle de Mort: << Wally possède un vrai talent pour la comédie, tout en sachant rendre ses personnages poignants. Mais surtout, c’est un véritable intellectuel. J’avais envisagé des acteurs qui étaient peut-être intellectuels, mais chez qui cela ne se ressentait pas. Du coup, je me suis demandé pourquoi ne pas carrément engager un comédien qui soit un vrai intellectuel. Dès l’instant où j’ai évolué dans ma réflexion, le nom de Wallace Shawn s’est imposé.>>. Le cinéaste a eu le même souci de ressemblance dans son choix pour le rôle de Philippe. Il cherchait un mauvais acteur français, un bellâtre qui se la pète, ça ne pouvait qu’être Louis Garrel dont la suffisance bovine a naguère plombée quelques film, en cinéaste prétentieux parfaite tête à claque, il est parfait. Le film permet aussi des retrouvailles agréables avec des comédiens que j’avais un peu perdus de vue comme Elena Anaya admirée dans Parle avec elle. Et La Piel que Habito d’Almodovar et dans un rôle plus modeste Richard Kind, l’inoubliable l'attaché de presse Paul Lassiter dans Spin City, ici en père de Mort.
Avec Rifkin's on passe 90mn avec des gens presque tous intelligents dont on subodore qu'ils sentent tous bons, dans un hotel superbe situé dans une ville non moins superbe à revisiter quelques grandes heures du cinéma guider par un émouvant professeur que demander de plus...
Pour tout les amoureux de cinéma Rifkin’s festival sera un délice.