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humeur cinematographique

Les roseaux sauvages un film d'André Téchiné

29 Mars 2026, 07:02am

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France,110 mn, 1994

Réalisation:  d’André Téchiné,

avec: Elodie Bouchez, Gael Morel, Stéphane Rideau, Frédéric Gorny, Michèle Moretti, Jacques Nolot

Fiction

1962, le sud-ouest de la France (la région natale de Téchiné), à la fin de l’année scolaire. Le film commence par une noce de campagne. Pierre épouse la première fille qui lui soit tombée dans les bras, ainsi espère-t-il échapper à la guerre d’Algérie. François et Maité sont inséparables, ils sont invités à la noce. François (Gael Morel) est un lycéen brillant mais réservé que la découverte du monde effraie et qui n’aime pas sa jeunesse. Aux copains et au soleil il préfère les livres et les salles obscures de cinéma. Celle qui partage ses confidences c’est Maité (Elodie Bouchez), elle se défend de l’amour en se disant qu’à dix sept ans, elle a bien le temps. Maité est le seul point fixe de la vie du tourmenté François. Maité est la fille de madame Alvarez (Michèle Moretti), femme de tête, professeur et militante communiste. Le marié demande à madame Alvarez de l’aider à déserter, celle-ci refuse. Serge (Stéphane Rideau), un solide garçon fier de ses origines paysannes, le frère de Pierre, entraine François, un soir à l’internat, dans une relation homosexuelle. Voilà François déchiré entre son attirance pour Maité et celle pour Serge qui n’a fait que lui révéler ses gouts profonds. Dans leur classe, il y a aussi Henri (Frédéric Gorny), un garçon plus agé, pied-noir d’origine, qui a connu la violence. Il a vu son père mort, le visage défiguré par une grenade. Il en veut aux français d’avoir abandonné les siens. Il sympathise avec l’OAS, ce qui l’oppose à madame Alvarez. Il néglige ses études et s’isole de ses camarades, l’oreille collée à son transistor pour écouter les nouvelles d’Alger. Au lycée le bac approche. La présence d’Henri va faire éclater des conflits latents et révéler chacun tant sentimentalement que politiquement. François se sent de plus en plus attirer par les garçons. Bientôt madame Alvarez sombre dans la dépression déchirée entre ses convictions et le remord de n’avoir pas aidé Pierre. La haine de Serge envers Henri éclate lorsque son frère Pierre est tué par l’OAS. Monsieur Morelli (Jacques Nolot), nouveau professeur rapatrié d’Algérie et dont la femme est arabe, tente sans succès d’aider Henri. Ce dernier décide d’abandonner ses études et de rejoindre sa mère à Marseille. Une partie de campagne et une baignade appèsent les tensions... Tandis que François et Serge s’ébrouent dans l’eau, scène d’une sensualité jubilatoire, Maité se donne à Henri.

 

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Faut-il aimer Les roseaux sauvages  sans réserve comme nous met en demeure de le faire Gérard Lefort comme la plupart des autres critiques sinon nous voilà catalogué de con féroce. Mais peut-être vaut il mieux être un con féroce qu’un zélateur fanatique. Lefort illustre parfaitement ce type de critiques terroristes plus soucieux d’être des imprécateurs que des passeurs : 

<<Et si Les roseaux sauvages  était surtout un film de vacance? C’est à dire une de ces comptines dont on rêve l’été pendant la sieste quand dans la pénombre d’une chambre fraîche, la lumière filtrée du soleil compose ses arabesques à travers les volets clos. Sur le mur blanc, c’est un film concret qui se dessine, c’est aussi un programme d’existence: se baigner à poil dans la rivière, faire de la mob, s’énerver du plaisir d’être heureux. Il faudrait être un con féroce pour ne pas tomber amoureux des Roseaux sauvages. C’est si rare un film où il fait bon vivre.>>

Gérard Lefort (Libération, 24 mai 1994)

 

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Si Les roseaux sauvages est un film passionnant, il n’est pas le plus maitrisé techniquement de Téchiné ni exempt de défauts, même s’il est le film le plus libre de son réalisateur depuis La matiouette. Téchiné nous livre là son opus le plus directement autobiographique, celui où enfin il enlève le masque et avoue (car pour lui c’est bien un aveu tant il semble qu’il vive son état comme une faute) son homosexualité par le truchement de son double transparent François (joué par Gael Morel, lui même cinéaste: A toute vitesse). Téchiné ne sera jamais un cinéaste de la ligne claire. Il encombre sa confession d’une reconstitution politico-historique pour le moins maladroite. Deux films cohabitent dans Les roseaux sauvages, pour faire vite disons que l’un est politique et l’autre sexuel; mais ces deux films ne se rencontrent jamais et la pression que devrait faire peser la guerre d’Algérie sur ces adolescents, vécue par tous les garçons d’alors comme une véritable épée de Damocles au dessus de leur tête, semble complètement artificielle. Si le film -sexuel- est réussi, le film -politique- est raté, sur des thèmes politiques voisins Les innocents , dans lequel le personnage joué par Simon de la Brosse est voisin du Henri des Roseaux sauvages , sur ce plan est beaucoup plus convaincant. Le ratage a deux causes, la première est le conformisme idéologique de Téchiné. Il est tout de même bon de rappeler que c’est le FNL qui tuait les jeunes appelés français et non l’OAS! La seconde est la médiocrité de la reconstitution   d’époque. Le film est truffé d’anachronismes. Aujourd’hui, il est de bon ton de se gausser d’un film décoratif -à la Ivory- n’empêche qu’il y a des spectateurs qui décrochent d’un film lorsque les anachronismes flagrants captent leur attention, mais peut-être sont-ils de féroces cons? Il est simplement dommage qu’un film aussi ambitieux (trop?) soit abimé par des négligences de tournage que l’on aurait déjà du mal à pardonner à un débutant.

Le point fort du film est son interprétation servi par un dialogue très juste. il nous offre deux découvertes inoubliables: Elodie Bouchez, lumineuse et Stéphane Rideau dont l’innocente et l’épidermique sensualité sont sans égales dans le cinéma français. Il faut remonter à Pierre Blaise, malheureusement aussitôt fauché par le destin, dans Lacombe Lucien pour retrouver une semblable fraicheur. Téchiné, toujours grand directeur d’acteur, n’a pas toujours la main heureuse avec ses castings. Il peut être un grand découvreur de talent comme c’est le cas ici ou dans Rendez-vousavec Juliette Binoche ou encore dans les soeurs Bronté avec Pascal Gregory, mais parfois nous infliger des acteurs médiocres dans des rôles importants, voir Manuel Blanc dans J’embrasse pas.

 

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<<Les roseaux sauvages est un concour de circonstances. C’est ce dont je rêve: une commande. Chantal Poupaud a eu l’heureuse idée de me demander si un film sur l’adolescence m’intéressait. Elle m’a donné son programme par décennies et j’ai choisi les années 60 parce qu’elles correspondaient à mon adolescence et aussi parce que je voulais depuis longtemps mettre en scène la période de la guerre d’Algérie...

Je pense que le manque reste toujours présent. Dans la scène où Henri étreint François, la synthèse est impossible. Il n’y a pas de prince charmant ou de prince idéal. Les personnages du film ont tous une âme de célibataire.>>

André Téchiné

 

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Henri (F.Gorny)


Maïté (Elodie Bouchez) & François (Gaël Morel) : confidences.

 

François face à lui-même : "je suis un pédé..."
 
Un impossible amour
 



 

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Le Goût de la Noix de Bétel un film de Hu Jia

27 Mars 2026, 07:38am

Le Goût de la Noix de Bétel 2017

 

Le Goût de la Noix de Bétel 2017
Bing Lang Xue (titre original)
1h 24m,  2017, Hong Kong

Réalisateur : Hu Jia ;
Acteurs : Bingrui Zhao, Yue Yue, Shen Shi Yu ;

 

Li Qi travaille pour un spectacle de dauphins, tandis que son ami Ren Yu anime un karaoké sur la plage près de chez eux. L'arrivée de la jeune Bai Ling fait naître une relation à trois. Ensemble, ils décident d'explorer les limites d'une société restrictive et leur propre sexualité. Mais un événement bouleversant les marquera à jamais.

 

Pour voir le film allez à l'adresse ci-dessous:

https://m.ok.ru/video/2631805438696

 

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El Baile de los 41 un film de David Pablos

26 Mars 2026, 07:31am

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David Pablos, cinéaste habitué des sujets sociaux, aborde avec « Le bal des 41 l’homosexualité dans son pays, le Mexique, par le biais du scandale sexuel le plus éclatant des XIX ème et XX ème  siècles en Amérique latine. Il fut le dénommé « Bal des quarante et un » ou « Bal des quarante et un maricones » (maricone étant l’insulte désignant les homosexuels). Il fait référence à une descente de police effectuée le 18 novembre 1901, sous la présidence de Porfirio Díaz. La descente, réalisée dans la rue de la Paix (aujourd'hui rue Ezequiel Montes), était dirigée contre un bal d'hommes qui se déroulait dans une habitation de particuliers, où 22 étaient habillés en hommes et 19 étaient habillés en femmes. Tous faisaient partis d’une sorte de "club", de congrégation secrète où, se retrouvant entre eux, ils pouvaient sans crainte vivre leur homosexualité cachée, entre parties de billard, dîners, beuveries et orgies. Le scandale fut retentissant parce que ces hommes, pour la plupart, appartenaient à la classe dirigeante, beaucoup proche du pouvoir, mariés, pères de famille et, pour certains, avaient des postes hauts placés (politiciens, banquiers, grands propriétaires foncier… 

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La presse mexicaine s'est repue de la nouvelle, malgré les efforts du gouvernement pour étouffer l'affaire, en raison de l'appartenance des hommes arrêtés aux classes élevées de la société porfirienne. La liste des noms des personnes arrêtées ne fut jamais révélée. Ce qui a laissé libre cour à toutes les supputations.

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La rumeur a immédiatement enflé, sans jamais être confirmée ou niée, selon laquelle en réalité les interpelés auraient été au nombre de 42, le quarante-deuxième étant le beau-fils de Porfirio Díaz, Ignacio de la Torre, à qui l'on aurait permis de fuir (ce qui est probable mais n’a jamais été prouvé). Bien que la descente n'ait pas eu de prétexte légal et ait été complètement arbitraire, les 41 prisonniers auraient été engagés de force dans l'armée. En fait ils  auraient été envoyés dans le Yucatan, du moins ceux qui n’auraient pas pu racheter leur liberté. Ils n’auraient donc pas été intégrés dans les bataillons de l'Armée qui opéraient dans la campagne contre les indigènes mayas, mais auraient été assignés à ce que l’on appellerait des travaux d’intérêt généraux… Mais les récits divergent et certains chercheurs affirment que seulement 19 d’entre eux ont finalement été punis, les autres, quasiment intouchables du fait de leur rôle en politique ou dans la société, ont pu reprendre le cours de leur vie. 

 

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Le nombre 41 ou 42 en est venu à faire partie de la culture populaire mexicaine pour faire référence aux homosexuels, et dans le cas de 42 aux homosexuels passifs. Les faits et les nombres furent amplifiés dans la presse, mais aussi à travers les gravures, les satires, les pièces de théâtre, la littérature, la peinture et même jusqu'aux jours de la télévision, comme le montre la telenovela historique El vuelo del águila diffusée par Televisa en 1994. En 1906, Eduardo A. Castrejón publia le livre Les quarante et un. Roman critico-social. Les célèbres gravures de José Guadalupe Posadaaccompagnèrent la publication de plusieurs poèmes ayant trait à ce scandale.

 

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David Pablos fait acte de salubrité publique en dénonçant par son film l’intolérance et la violences envers les homosexuels dans le Mexique d’hier, violence qui est loin d’être éradiqué dans le Mexique d’aujourd’hui qui cependant a rendu légal le mariage gay en... 2009 mais il est vrai que le Mexique est le pays le plus incohérent que je connaisse. 

 

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A une œuvre didactique David Pablos a préféré le romanesque. Le réalisateur a mis la fiction au coeur de cette tragédie, qui n’est pas exempt de moments burlesques, l’histoire d’amour entre deux hommes, Ignacio de la Torre, beau-fils du président (Fernando Becerill) et politicien ambitieux et Evaristo un attaché parlementaire. Ignacio est bientôt subjugué par Evaristo (Emiliano Zurita), qui va devenir le 42ème membre du Bal. Au fil des jours, Ignacio s’oublie dans cette passion au point d’être plus négligent sur le secret de sa double vie. Alors que son épouse qui ne supporte pas d’être délaissée se met à soupçonner son mari de la tromper. Elle fouille dans les papiers de son mari et découvre le poteau rose… Ce qui est fort dans le film c’est pour le spectateur l’évolution de son sentiment envers Ignacio. Au début il nous apparait comme un politicien cynique. Il épouse Amada (Mabel Cadena), la fille du président Porfiro Diaz (en passant, une sacrée salope) d’une part pour cacher son homosexualité et d’autre part pour mieux comploter contre son président de beau-père, car Ignacio veut être vizir à la place du vizir. Mais à nos yeux du statut d’arriviste, il passe progressivement à celui d’amoureux puis de victime. Mais aussi parce que son amour pour Evaristo l’a bonifié.

 

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Le film est centré sur les destins d’Ignacio, de son amant Evaristo et de sa femme Amada en laissant de côté les aspects politiques et historiques de l’époque, esquissés à peine, ce que l’on peut regretter. D’autant que ni le lieu ni la date auxquels se déroule les évènement ne sont cités. Le réalisateur aura pensé que c’était évident pour le public, le public hispanique peut être mais pas du tout pour le français. Il est néanmoins très documenté et la restitution de l’époque et de sa mentalité est brillante; ce qui n’a pas été facile pour David Pablos comme il s’en explique: << Il y a très peu d'informations. Nous nous sommes appuyés sur des journaux, des chroniques de cette époque, mais tout est très voilé, cette soirée des 41 a toujours été un mystère. Nous avons fait des recherches sur le monde gay au XIXème siècle, en Europe, aux États-Unis et au Mexique. Tout a été documenté mais nous avons fictionné les choses, emprunté et réinterprété certains éléments de la culture mexicaine elle-même pour reproduire ces soirées gays clandestines.>>. Le scénario est signé Monica Revilla, qui a déjà réalisé un documentaire sur cette époque: "Porfirio Diaz, 100 Anos sin Patria ».  

 

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Le film montre essentiellement le combat de deux hommes pour un amour qu’on leur interdit, et à travers eux l’impossibilité pour d’autres ne pouvoir être soi. On peut aussi déplorer que les 40 autres pourtant tous interprété par des comédiens remarquables soient trop laissé dans l’ombre. 

 

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Les scènes de sexe sont explicites et assez réussie. Les amoureux des belles moustaches et plus généralement de la pilosité ne doivent à aucun prix rater ce film qui a du ravir Renaud Camus. En parlant littérature, Alfonso Herrera, le comédiens qui interprète le rôle d’Ignacio ressemble étonnamment à feu Yves Navarre. Le casting est à 100% mexicain et composé d'acteurs essentiellement connus dans leur pays. 

 

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La réalisation qui se cantonne principalement dans des scènes d’intérieur est soignée, magnifiques costumes même si le cinéaste aurait pu se dispenser ces coquetteries que sont les flous et ralenties dans la scène du bal. La distribution est impeccable et les acteurs ne rechignent pas à montrer TOUT d’eux même!

 

Le film est visible sur Netflix

 

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Le bal des 41 s’inscrit dans la continuité d’un Visconti et est digne de son modèle tant par l’esprit que par la forme.

 

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The big space travel (Bolshoe kosmicheskoe puteshestvie) un film de Valentin Selivanov

23 Mars 2026, 07:30am

Le grand voyage spatial de 1975

 

URSS, 1974, 66 mn

 

Trois adolescents remportent le concours permettant d’accéder à la formation de cosmonaute et d’effectuer un vol spatial. Accompagnés par le commandant Kalinovskiy, ils prennent place à bord de l’Astra et font route vers les étoiles. Malade, et ne devant avoir aucun contact avec les enfants, le commandant est placé en quarantaine, ils vont devoir piloter eux-mêmes le vaisseau spatial et faire face aux avaries et aux menaces cosmiques...

Une curiosité soviétique de propagande destinée aux adolescents.

 

Réalisateur : Valentin Selivanov
Scénaristes : Sergey Mikhalkov (pièce « Pervaya trojka, ili God 2001 »), Valentin Selivanov
Stars : Ludmila Berlinskaya, Sergey Obrazov, Igor Sakharov
Pays d'origine : Union soviétique

 

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Critique

 

Au deux tiers du film il y a un twist inattendu. Ce film a le charme du rétro-futuriste renforcé par le fait qu'il ne vienne pas d'occident mais d'Union-Soviétique... Le film a été tourné sur une période d'environ deux ans. Le cosmonaute Alexei Leonov a servi de conseiller technique et de directeur de casting. Il a également eu un rôle de camée dans l'image. La bande originale du film du compositeur débutant Alexey Rybnikov s'est avérée très populaire - elle a été largement diffusée en Union soviétique. 

 

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David im wunderland un film de Moritz Seibert

20 Mars 2026, 07:33am

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Allemagne, 1997, 102mn

 

Réalisation: Moritz Seibert, scénario: Moritz Seibert, Directeur de la Photographie: Markus Hansen, montage: Sue Nichols, Musique: Andreas Koebner

 

Avec: David Winter, Scott Larcher, Katharina Schutz, Hannes Thannheiser

 

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Résumé

1996, en Allemagne, Michael (Scott Larcher), 15 ans, un ado blond, bien ancré dans son époque, walkman et jeux vidéos, est le rejeton d’une famille éclatée, mais aisée; père chef de pub à New York, terre promise pour le garçon, et mère médecin à l’hopital local, à proximité de Stuttgart. Michael déstabilisé par la séparation de ses parents est un élève médiocre, au bord de la petite délinquance. Un jour, au début des vacances scolaires d’été, le garçon “emprunte” la BMW de sa mère pour emmener copains et copines en virée. La voiture est bientôt prise en chasse par la police pour excès de vitesse. Elle est rattrapée à cause d’une charrette anachronique qui lui barre la route. Sur ce curieux véhicule est juché David (David Winter), un garçon brun de l’age de Michael, accoutré d’un bizarre costume constitué d’une chemise blanche et d’un pantalon noir. Il est pieds nus. Les regards des deux adolescents se croisent. C’est le coup de foudre.

 

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David fait parti d’une secte chrétienne: les jacobites, qui, comme les amiches, refusent toute modernité, électricité, machines... La communauté de David est une branche de la secte, qui venant du Canada, tente de s’implanter dans cette région d’Allemagne. Le garçon subit une discipline très stricte; tous contacts avec des personnes n’appartenant pas aux jacobites lui sont interdits, comme toutes visites à la ville proche; ainsi il ignore tout du monde moderne.

 

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Depuis l’apparition fortuite de ce curieux adolescent Michael n’a plus qu’une idée en tête, le revoir, par curiosité, par désir? Michael épie la communauté et découvre vite que David, en cachette des siens, a pour habitude d’aller nager dans le lac, près des fermes de la secte. C’est sa seule joie dans son austère vie. Michael parvient à apprivoiser le farouche David. Une tendre amitié nait entre les deux garçons qui se transforme bientôt en amour exclusif. Michael devient le mentor de son ami, de moins en moins jacobite, lui faisant découvrir le pays aux merveilles qu’est le monde extérieur à la secte pour David. Michael achète à son ami (avec la carte de crédit de sa mère!) une paire de Sneakers. David est éberlué de ce cadeau...  La mère de Michael doit partir une semaine pour des raisons professionnelles. La maison est au garçon qui aussitôt invite son ami à venir chez lui. David quitte son groupe peut être sans idée de retour...

 

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L’avis critique 

Rarement une passion amoureuse entre deux garçons aura été aussi bien décrite. Elle n’est pas sans rappeler celle qui unissait les deux adolescents dans Une histoire simple de Jacques Duron. Dans Au pays des merveilles, il est question d’amour, pas de sexe. Si les corps peu habillés de Michael et David sont souvent en contact, ce sont pour des chahuts, des baignades ou pour le tendre abandon d’une tête sur une épaule. Les gestes d’amour se limiteront à un baiser sur la commissure d’une lèvre et à un doigt caressant une joue; mais il passe plus d’amour dans ces gestes que dans bien des copulations. L’attirance physique des deux garçons l’un pour l’autre est palpable. Le sexe n’est pourtant pas nié par la réalisation. On assiste à la découverte par David, troublé, du corps nu de son ami, lui qui n’avait jamais vu que la nudité de son propre corps, à celle de la masturbation et à celle du corps des filles, devant lequel il a une curieuse réaction.

 

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Cette histoire est aussi celle de la confrontation de deux mondes, celui de l’aujourd’hui de Michael, que tout oppose à l’hier rêvé de David. Le suspense du film réside dans le fait de savoir si David choisira L’Allemagne d’aujourd’hui et son ami Michael, en sachant que tout retour dans sa communauté lui sera alors interdit, ou s’il ira retrouver sa famille au sein de cette prison hors du temps que sont les jacobites qui ont décidé de s’en retourner au Canada, n’ayant pu s’adapter à ce coin d’Allemagne, trop proche du “monde”.

 

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Ce film a la grâce, car chacun de ses défauts, et ils sont nombreux, ne font paradoxalement qu’augmenter son charme. Les maladresses sont à l’unisson de celles des deux garçons que l’on voit inventer des gestes d’amour, en rupture de modèle, sur leurs corps, souvent peu vêtus mais jamais exhibés.

 

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Les invraisemblances scénaristiques, comme cette communauté autarcique vivant près de ce lac des premiers âges, à quelques coups de pédale du centre de la grande ville ou comme l’univers familiale stéréotypé de Michael ne font que renforcer le miraculeux récit, isolant que mieux l’histoire d’amour des deux garçons sur fond de conventions sur laquelle elle ne fait que prendre plus de relief...

 

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Curieusement Moritz Seibert, dont Au pays des merveilles est le seul long métrage à ce jour, est beaucoup plus à l’aise pour camper la communauté jacobite, qui rappelle beaucoup celle des amiches de Witness, en quelques scènes il nous fait découvrir ces naufragés du temps, que pour peindre la banalité bourgeoise de l’Allemagne d’aujourd’hui. Si la réalisation ne brille pas par son invention, elle est remarquablement soutenu par une interprétation sans faille jusqu’à la moindre silhouette. Les deux adolescents sont remarquables.

Un film rare qui réussit à peindre l’amour entre deux garçons à l’age de tous les possibles. 

Une VHS en V.O. existe en Allemagne. Le film a été diffusé sur Arte en 2000.

 

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Hann un court-métrage de Runar Þór Sigurbjörnsson

19 Mars 2026, 07:34am


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Réalisateur  et scénariste: Runar Þór Sigurbjörnsson
avec : Ásgeir Sigurðsson, Bryndís Ásmundsdóttir, David Gudbrandsson

Résumé:

Comme tous les adolescents, Andri passe son temps à faire du sport, à être sur son ordinateur et à traîner avec ses amis. Mais les apparences sont trompeuses. Son sourire est forcé, son rire est crispé. Il joue un rôle, un rôle que la société lui a imposé. Plus Andri aspire à être qui il veut vraiment, plus la pression s'intensifie.

L'Avis critique :

Andri est face à un dilemme. Comment annoncer à son père, un dur à cuire amateur de bière et de football, qu'il est gay ? Papa veut connaître le nom de sa cavalière et maman s'en mêle. Papa a peut-être été surpris d'apprendre qu'Andri mangerait des sushis au lieu des boulettes de viande de maman.La solution d'Andri éviter la confrontation directe. Je ne vais pas dévoiler la réaction du père viril. Pendant ce temps, Andri est parti à son rendez-vous et va manger des sushis pour la toute première fois. C'est un film sans prétention, bien interprété et accompagné d'une bonne musique.

Pour voir le film allez à l'adresse ci-dessous

https://www.youtube.com/watch?v=saPvavEHTKo

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El diputado un film d'Eloy de la Iglesia

12 Février 2026, 07:41am

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Espagne, 1978, 108 mn 

 

Réalisation: Eloy de la Iglesia, scénario: Eloy de la Iglesia et Gonzalo Goicoechea, Directeur de la photographie: Antonio Cuevas, Montage : Julio Peña 

 

Avec: Jose Sacristan, María Luisa San José — Carmen Maria Luisa San José , Ángel Pardo, José Luis Alonso, Agustín González, Enrique Vivó , Queta Claver, Ángel Pardo, Juan Antonio Bardem, Antonio Gonzalo, Fernando Marín, Aldo Grilo, Ramón Reparaz, Fabián Conde, Alejo Loren, Ramón Centenero

 

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Résumé: 

En Espagne dans les derniers temps du franquisme, Roberto Orbéa est un membre actif d'un parti de gauche. Il est mis en prison où il fait la connaissance de Nes, et cède à ses penchants homosexuel. La mort du dictateur le fait sortir de prison. Son parti accède au pouvoir, et il devient un homme politique très reconnu. L'homosexualité étant très taboue à l'époque, il tente de reprendre une vie « normale » avec sa femme. Mais Nes lui présente un jeune homme dont il tombe éperdument amoureux. Sa femme finit par le découvrir, et lui propose de vivre leur histoire à trois. Roberto connaît unñe courte période de bonheur, mais l'extrême droite, qui a appris son homosexualité, intrigue pour le faire chuter. Il prend conscience, en tombant amoureux d’un jeune prostitué issu du lumpenprolétariat, qu’il doit absolument faire son coming out s’il veut être en accord avec ses principes politiques... 

 

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L’avis du critique:

 

Inspiré par des événements vrais, l'EL Diputado est le premier film ouvertement gay espagnol. Tourné dans la période de l’immédiat post-franquisme. Alors que la plupart des français qui ne sont pas féru de films d’horreur, il est l’auteur de Cannibal man, n’ont jamais entendu parler d'Eloy de la Iglesia il a pourtant gagné quelque chose comme une réputation de cinéaste culte dans le monde entier pour être l’un des premiers cinéastes à traiter d’une manière explicite l'homosexualité. De la Iglesia a par le passé appartenu au parti communiste espagnol. El Diputado rassemble ses prédilections politiques et sexuelles dans un mélange passionné et passionnant. Curieusement le film a connu un certain succès commercial aux États-Unis et en Amérique du sud. C’est aussi le film techniquement le plus ambitieux de sa filmographie. Le film est constitué par de nombreux retours en arrière. Roberto Orbea (Jose Sacristan) , le héros, se souvient de ses dernières années. En dépit de nombreuses d'années à dissimuler ses convictions politique, il est socialiste. Pour cela Roberto Orbea est emprisonné. Dans la promiscuité de la prison il réalise qu’il est homosexuel en dépit des efforts qu’il fait pour réprimer ses pulsion. En tant qu’ avocat et ancien militant clandestin il émerge, dès la fin de l'ère Franquiste, en tant qu’un des principaux dirigeant du parti socialiste espagnol. Il cache son homosexualité à son parti, et à sa femme (Maria Luisa San Jose) qui partage son engagement politique. Mais Roberto ne résistent pas à un beau jeunes garçons, un joli adolescent appelé Juanito (Jose Alonso). Ce dernier est manipulé par des membres d’un parti de droite qui s’oppose au socialiste et pensent déconsidérer leur adversaire en faisant éclater un scandale de moeurs impliquant une personnalité socialiste de premier plan. De Iglesia fait le parallèle entre la clandestinité politique de Roberto à l’époque du franquisme avec celle qu’il vit sur le plan sexuel alors qu’il est un des leaders politiques du nouveau régime démocratique espagnol. L'appartement qui a servi jadis passé pour héberger des camarades recherchés par la police franquiste devient un endroit pour les rendez-vous amoureux de Roberto et de Juanito. Sur des affiches, Marx et Lénine regardent sévèrement les ébats sexuels des deux hommes... 

 

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A ce propos, El deputado est une bonne occasion d'observer les contradictions entre l'esprit libertaire du film et le "dogmatisme" avec une touche d'hypocrisie du parti communiste sur le sujet de l’homosexualité... Eloy de la Igclesia est tout à fait brillant à nous faire ressentir l'appel de la chair que ressent Roberto, homme entre deux âge, pour ce jeunes garçons. De même qu’est finement évoqué, en quelques scènes, le rapport entre Roberto et sa belle épouse Carmen. Leur rapport est ancré dans l'amour véritable l'un pour l'autre. Carmen est déterminé pour explorer n'importe quelle voie qui permettra à leur mariage de survivre. Sous la tutelle de Roberto et de Carmen, Juanito se transforme de gigolo enun garçon assidu des librairies, un admirateur d'art moderne et un mélomane averti... Tout cela est fortement improbable et relève plus du fantasme de micheton que de la réalité et c’est la seule vraie faiblesse du scénario quant à sa crédibilité. En même temps sa conscience politique augmente. pour initialiser. Il se rend compte qu'il a été manipulé et que son amour pour Robert est devenu sincère. Il rejette ses anciennes opinions. La scène paroxystique du film voit Roberto, Juanito et Carmen dans un baiser à trois symbolisant leur libération et leur réconciliation. Le film a soulevé un tollé de protestation lors de sa sortie en salle en raison surtout de sa description explicite des actes homosexuels et aussi pour opinions politiques pro-Marxiste. Le film a également gagné en notoriété parce qu'il semble raconter l'histoire de plusieurs figures bien connues dans la société politique espagnole. Nombre de spectateurs l’on alors vu comme un film à clés et se sont perdus en moult supputations. Au début des années 70, Eloy de la Iglesia était un membre du parti communiste espagnol ; ses films de cette période reflétaient ses opinions politique et ont souvent porté sur les formes violentes de protestation sociale. Dans El deputado on le voit s’éloigner du PCE pour rallier le socialisme. Le film est un formidable tableau de l’ effervescence politique qu’il régnait alors dans un pays où la démocratie pouvait encore paraître fragile. 

 

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El diputado a également pris note de l'introduction des nouvelles théories soutenues par les socialistes sur le rôle du terrorisme dans le nouveau contexte européen. Ce n'est pas pour rien qu’ Orbea est présenté comme un avocat qui a défendu l'ETA durant le fameux procès de Burgos. Toutefois, après l'avènement de la démocratie, les motivations de l'ETA ont été disqualifiés. L’organisation devient ”suspects gauchistes" et leurs actes de violence sont dénoncés comme "crimes contre la vie" en conformité avec le rejet de l’Europe entière de ces pratiques après l'assassinat d'Aldo Moro en Italie.

 

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Eloy de la Iglesia est un cinéaste , en marge des principaux courants et des tendances esthétiques dominantes, il a pu mener à bien une œuvre personnelle et prolifique, à cheval entre cinéma d’auteur et cinéma populaire, intégrée dans l’industrie cinématographique mais traitant toujours de sujets tabous ou polémiques. Il est titulaire d’un Master of Arts de l'Université Complutense de Madrid, et il a également étudié à l'Institut des Hautes Etudes Cinématographiques de Paris. Il a fait ses premiers pas comme scénariste pour des émissions pour enfants pour la télévision. C’est cet environnement qui lui a permis de faire son premier film à 22 ans, en 1966 avec Fantasía 3, adaptation d’ un roman de L. Frank Baum. Mais le réalisateur connaît une plus grande liberté d'expression lors de la transition démocratique espagnole qui va de 1975, l’année de la mort de Franco, à 1982, date de la victoire du PSOE aux élections législatives. Cette période faisait évidemment grand as de la sexualité, ouvrant les écrans, en passant, à une représentation de corps , quoiqu’essentiellement féminins, inédite dans ce pays. Bien des films mettant en scène soit des homosexuels, soit des bisexuels, soit des transsexuels, soit des travestis, eurent du succès dans l’Espagne de la Transition, même si tous n’étaient pas des parangons de modernité. Alors que “El diputado”, qui eut un succès considérable, propose, lui, un regard politique sur le corps masculin, mais un regard non exempt de désir. On peut considérer Eloy de la Iglesia comme le cinéaste emblématique de cette période pendant laquelle il réalise pas moins de dix films dont plusieurs traitent principalement de l'homosexualité, comme “Los placeres occultos” (1976) ou “El diputado” (1978). Les sujets préférées du cinéaste ont été ceux touchant les relations de classe et l'oppression sociale par l'état. Mais il semble que petit à petit une sorte d’obsession sexuelle à éclipsé les opinions politiques du cinéaste A partir du miÉlieu des années 70 les films de la Iglesia se sont de plus en plus concentrés sur l'homosexualité et les problèmes sociaux tels que la délinquance juvénile et la toxicomanie. La marginalité sous toutes ses formes est une thématique au cœur de sa réflexion sur les rapports entre l’individu et une société répressive. Cette interrogation sur l’identité de l’homme au sein de la société le conduit également à réfléchir sur la place de l’individu au sein de groupes sociaux plus restreints, comme le couple et la famille. Dans tous les films d’Eloy de la Iglesia, on trouve des personnages qui transgressent les règles sociales ou morales imposées ou communément admises par la majorité. S’écarter de la norme, la remettre en cause, est une façon de proclamer sa liberté individuelle. Il obtient un succès en 1983 avec, El Pico qui traite de la drogue. À 57 ans Eloy de la Iglesia adapte Caligula d¶’Albert Camus qu'il compare à son personnage majeur de son film Navajeros (1980). On lui doit aussi De la Iglesia a fait face à la toxicomanie lui-même dans les années 80 et a même cessé de faire des films pendant un certain temps. Mais son accoutumance au cinéma devait être plus forte que celle pour les drogues, puisque par la suite il s’est sevré des drogues et a repris sa carrière. En 2003, après 16 ans d'absence, au cinéma il revient avec “L'Amant bulgare”, adapté de l'oeuvre romanesque d'Eduardo Mendicutti. Ce sera le dernier film d'Eloy de la Iglesia qui meut en 2006. Sa filmographie est riche de 22 longs métrages. Le Festival du Film de San Sebastian lui a consacré un hommage et une rétrospective en 1996 ce qui a été très important pour sa reconnaissance. En 2003, à Paris, le festival de l’étrange a consacré, en sa présence, également une rétrospective à ce cinéaste qui ne peut être comparé qu’à Fassbinder...

 

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Les équilibristes un film de Nico Papatakis

9 Février 2026, 07:55am

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France, 1h 45, 1991

 

Réalisation: Nico Papatakis, scénario: Nico Papatakis, image : William Lubtchansky, Musique : Bruno Coulais, Montage : Delphine Desfons, Décors : Gisèle Cavali, Sylvie Deldon, Nicos Meletopoulos, Son : Laurent Lafran, production: Humbert Balsan

 

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avec: Lilah Dadi, Michel Piccoli, Polly Walker, Doris kunstmann , Patrick Mille, Jacky Nercessian, Juliette Degenne, Laurent Hennequin, Olivier Pajot, Bernard Farcy, Guy Louret, Emiliano Suarez, Michel Palmer, Michel Novak, Nathalie Sevilla, Jacques Labarriere, Luc kienzel, Jourand-Briquet, Mathias Jung, Jean-Gilles Barbier, Yannick Becquelin, Pascal Ricuor, Philippe Cal,

 

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Résumé 

 

Paris, au début des années soixante, pendant la guerre d'Algérie, l'écrivain Marcel Spadice (Michel Piccoli), homme de lettres célèbre et homosexuel notoire a été déstabilisé par une biographie qui a révélé ses cotés les plus sombres. Il est fasciné par le jeune et beau valet de piste du cirque parisien Imira, Fanz-Ali (Dadi Lilah). Sa mère est allemande et alcoolique, son père, un arabe, est mort pendant la seconde guerre mondiale. Spadice provoque une rencontre par l'intermédiaire d’Hélène Lagache à la fois son égérie et son entremetteuse sexuelle. Le grand homme tombe immédiatement amoureux de Franz-Ali en qui il voit le plus bel équilibriste du monde. Il promet au jeune homme, qu’il le fétichise sous la forme d’un phallus géant, de l'aider à réaliser son rêve : devenir un talentueux funambule. L'écrivain décide de se charger de son entraînement. Le garçon se soumet aux exigences du maître, au péril de sa vie. Malheureusement le jeune funambule tombe de son fil et se blesse grièvement. Il ne sera jamais le plus grand équilibriste. Dès ce moment, Spadice, pygmalion déçu, abandonne le garçon pour jeter son dévolu sur un nouveau jeune homme, Fredy, un passionné de course automobile. Franz-Ali désormais ne vivant que pour se survivre, trop blessé physiquement et moralement, se suicide.

 

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L’avis du critique

 

Les équilibristes qui s'inspire d'un épisode amoureux de la vie de Jean Genet, est la peinture de la violence de la domination totale exercée par le maître sur sa créature. Néanmoins le film ne relève jamais d’une reconstitution de la vie de l’écrivain. Peu de création sont autant en inéquation avec son auteur. En effet Papatakos hétérosexuel flamboyant et grand ami de Jean Genet parait bien mal placé pour raconter cette histoire sordide où le grand écrivain, mu par un désir sexuel pour un jeune homme paumé, se met dans la tête d’en faire une vedette du cirque. Mais lorsque le mentor s’aperçoit que l’objet de son fantasme n’atteindra pas les sommet il le jette, pauvre pantin brisé, maintenant indigne de distraire le maître. Ce tragique épisode de la vie de Genet est “certifié” par son biographe, Edmund White: <<Il poussa son amant Abdallah, funambule de profession, à tenter des numéros toujours plus périlleux, jusqu’à ce qu’il chute, non pas une, mais deux fois; estropié il finit par se suicider, avec le Nembutal de Genet.>>. Des rapports et leur triste conclusion qui rappellent ceux qu’entretenait Bacon avec George Dyer, sujet de Love is the devil , film de John Maybury plus réussi que celui-ci. Cette variation étrange sur le mythe de Pygmalion, tragédie d’une relations fondées sur la hantise de la mort et le désir d’éternité, n’a pas la force que son scénario était en mesure de lui insufflé car se privant du nom de Genet Papatakis prive son film de tout le hors champs que celui-ci lui aurait apporté. Toutes conssiérations relevant du droit mis à part, qui sont très importantes dans ce genre de projet, changer le nom d’un protagoniste historique, que le spectateur pourtant ne peu que reconnaître, est presque toujours un aveu de faiblesse artistique. C’est une facilité qui par exemple évite le souci de ressemblance physique entre l’acteur et son personnage. Le film est d’autant plus dérangeant pour les mânes de Genet qu’il nous amène à penser que son souci de la cause arabe est surtout dictée par le cul; ce qui tout de même il serait temps de dire simplement d’un homme dont la conscience politique n’a pas été toujours exacerbée. Il exulta lorsque les troupe allemandes entrèrent dans Paris... 

 

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Ceci dit il n’est pas le premier et sera encore moins le dernier a avoir été sensibilisé à une cause par l’intermédiaire du sexe, ce qui n’est peut être pas la plus mauvaise manière d’accéder à la conscience politique. Les chemins d’un Gide ou d’un Montherlant vers l’anticolonialisme passent par cette même voie. Il est d’autant plus incompréhensible que Papatakis ait évacué la relation intime entre les deux amants. Il ne montre pas le désir physique entre Spadice et Franz-Ali, alors qu’il est le centre de toute l’histoire. Ne doit on pas voir en parti dans Les équilibristes le règlement de compte envers Genet d’un ami dépité, Papatakis même si le portrait qu’il dessine de l’écrivain n’est pas en contradiction avec les témoignage littéraires que l’on connaît par exemple dans le Journal (éditions Gallimard) de Jean Cocteau ou dans les Nouvelles minutes d’un libertin (éditions Le promeneur) de François Sentein, ni avec la biographie quelque peu laudative d’Edmund White; mais il aurait pu aussi bien pu choisir d’autres épisode de la vie du graqnd écrivain, qui su aussi, se montrer généreux et fidèle en amitié avec d’autres de ses anciens amant. Mais peut être faut il voir dans le film un hommage à l’autre vrais protagoniste de cette tragédie, Abdallah, le cinéaste en 1964 a assisté à son enterrement et n’a jamais oublié...

 

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Les équilibristes n’est pas seulement l’histoire que Genet eut avec Abdallah c’est plus une compilation de plusieurs aventures amoureuses vécues par l’écrivain qui, à la fin de sa vie, fut amoureux d’un autre artiste de cirque, Alexandre Bouglione qui n’était pas cette fois fil de feriste, mais dompteur de lions . Quelques années auparavant il avait été l’amant d’un jeune coureur automobile comme Freddy (Patrick Mille) par ailleurs ce garçon était le beau-fils de l’acteur d’ Un champ d’amour. Genet en fera son exécuteur testamentaire. La réalisation est fade. Chaque plan est attendu. Sauf ädans la scène de funanbulisme où le kitch assumé concourt à l’émotion. Alors qu’il aurait fallu érotiser les corps masculins le réalisateur n’y parvient jamais, pourtant il y avait de quoi faire avec celui magnifique de Lilah Dadi. Ses essais dans ce domaine sont assez pitoyables notamment au début la rêverie érotique de Spadice lors de la parade du cirque. L’image majoritairement dans les bruns et les rouges est assez laide et manque de précision. Les scènes de cirque ont été réalisées dans celui d’Amiens où furent déjà tourné Les Clowns de Fellini et Roselyne et les lions de Beinex. Le suicide du jeune homme lors d’une cérémonie funèbre rappelle Les enfants terribles de Cocteau. On peut aussi repérer dans le déroulement du film d’autres éléments issus de la vie et de l’oeuvre et de Genet. Le livre qui dissèque les comportement de l’écrivain est dans la réalité Saint Genet, comédien et martyÌr de Sartre. Michel Piccoli est remarquable comme à son habitude dans ce personnage d’intellectuel démiurge pervers et calculateur, tenant toujours le spectateur à distance. On peut le voir également dans des rôles d’homosexuel dans Le bal des casse pieds d’Yves Robert et dans La confusion des sentiments d’Etienne Perier d’après Stefan Zweig et aussi dans Rien sur Robert de Pascal Bonitzer. Quant à Lilah Dadi qui ne démérite en rien face à Piccoli, on peut le voir épisodiquement sur le petit écran. Il fut notamment Mourad Béckaoui, personnage récurrent de la série P.J. La reconstitution habile et soignée de l’atmosphère du Paris des années 60 s’accomode bien au jeu daté et distancié des seconds rôles souvent caricaturaux. Pourtant du tout émane un envoûtement dans des scènes qui pourraient être signées Fassbinder. La vie de Nico Papatakis ferait un film formidable que l’on en juge un peu: Né en 1918 à Addis Abeba en Éthiopie, le jeune Papatakis s'oppose au régime de Mussolini lors de l’invasion de l’Ethiopie par ce dernier qu’il combat en se ralliant à l'empereur Hailé Sélassié Ier. Mais il est contraint de s'exiler et se réfugie d'abord au Liban puis en Grèce. En 1939, il part pour la France et s'installe à Paris. Papatakis fréquente l'intelligentsia parisienne de l'époque dont Jean-Paul Sartre, André Breton, Jacques Prévert, Robert Desnos, Jean Vilar. C’est alors qu’ Il se lie d'amitié avec Jean Genet. En 1947, il créé le cabaret de La Rose Rouge qu’il va diriger, jusqu'au milieu des années 1950, cette scène qui va être un formidable tremplin pour de nombreux artistes parmi lesquels Les Frères Jacques et Juliette Gréco (il est à l’origine de la fameuse robe noire de la chanteuse). Entre temps, Papatakis a épousé l'actrice Anouk Aimée dont il a eu une fille Manuela en 1951. En 1950, il produit et finance le film de son ami Jean Genet, Un chant d'amour. Mais l'unique oeuvre cinématographique du sulfureux écrivain est censurée et ne sortira qu'en 1975. En 1957, pour des raisons politiques, il qúuitte la France pour les États-Unis et se fixe à New York. Il se lie avec le mannequin allemand Christa Päffgen. Elle lui emprunte son vrai prénom et devient ainsi la légendaire Nico, égérie d'Andy Warhol et du Velvet Underground. En 1959, Papatakis rencontre le réalisateur John Cassavetes qui a des difficultés financières pour terminer son premier long métrage Shadows. Il lui trouve les fonds nécessaires et devient coproducteur du film. Papatakis revient à Paris au début des années soixante. En 1962, il réalise son premier film, Les Abysses, d'après la pièce de Genet, Les Bonnes, inspirée elle-même de l'histoire vraie des sœurs Papin. Le film est présenté au festival de Cannes de la même année. Sa violence et son exaltation forcenées font que certains critiques verront cette oeuvre comme un plagiat provocateur et déclencheront un irrépressible scandale malgré le soutien du fidèle cénacle intellectuel (Sartre, „Beauvoir, Genet). En 1967, il tourne son second long métrage dans la clandestinité car Les Pâtres du désordre dénoncent le régime des colonels grecs. Mais le film sort au moment des événements de Mai 1968 et c'est un échec. Papatakis, alors époux de l'actrice grecque Olga Karlatos, se tourne vers la politique en s'opposant à la dictature des colonels en Grèce. En 1975, il écrit et réalise Gloria Mundi avec son épouse en vedette. Son film est sélectionné pour l'ouverture du premier Festival du Film de Paris mais, à cause de son évocation de la torture en Algérie, il ne sortira qu'en 2005. Il faudra attendre plus de dix ans avant que Papatakis revienne au cinéma. C'est donc en 1986 qu'il écrit et tourne La Photo qui est sélectionné dans La Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 1987. En 1991, il écrit et réalise Les Équilibristes. On peut noter que l’on retrouve dans Les équilibristes des thèmes que le cinéaste a déjà exploré, le conflit maître - esclave dans Les abysses, les rapports de force dans Les pâtres du désordre, la révolte de l’humilié dans La photo. Il a écrit en 2003 son autobiographie, Tous les désespoirs sont permis, parue aux éditions Fayard. L’image est signée William Lubtchansky un des chefs opérateurs du cinéma d’auteur français et surtout partenaire habituel de Rivette. On lui doit la photo du trop méconnu Secret défense. Bruno coulais l’auteur de la musique du film a été rendu célèbre par celle des Choristes qu’il a également signée. Une version théâtrale de ce drame existe. Il a été représenté il y a quelques années à Paris au théâtre du vingtième; c’est Jean Menaud (Vie et mort de Pier Paolo Pasolini) qui jouait Jean Genet. La pièce se résumait à un long monologue le jeune arabe n’étant qu’une présence muette. Les équilibristes est un beau mélodrame fassbinderien à qui il manque un peu de sensualité pour complètement convaincre. Le film est aussi intéressant pour l’histoire de la littérature que pour celle du cinéma. Cette évocation de Genet est a mettre à coté de celle plus franche de Jean Sénac, cet autre grand amoureux des jeunes arabes, dans Le soleil assassiné.

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Love is strange, un film d'Ira Sachs

30 Janvier 2026, 11:00am

Love is strange, un film d'Ira Sachs
 
 

On découvre Ben (John Lithgow), 71 ans et George (Alfred Molina), une dizaine d'années de moins, le jour de leur mariage. Ils ont du attendre 40 ans de vie commune pour que l'état de New-York autorise deux hommes à se marier. Après la cérémonie les deux jeunes mariés réunissent famille et amis pour une petite fête dans leur chaleureux appartement de Manhattan. Mais le bonheur sans nuage est de courte durée. George, professeur de musique dans un lycée catholique chic, est licencié. Sa hiérarchie s'offusquant de son mariage alors qu'elle savait depuis plus de dix ans qu'il était dans l'établissement qu'il vivait avec un autre homme. Cette brusque perte de revenu contraint le couple à vendre leur appartement tant aimé. Ils doivent déménager car il ne peuvent plus payer le prêt pour leur nid. En attendant d'en trouver un autre plus dans leurs moyens, ce qui n'est pas facile à Manhattan, ils sont hébergés séparément chez des proches. 

 

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George trouve refuge chez leur anciens voisins du dessous, deux flics gays et latinosRoberto et Ted, fans de « Game of Thrones » et qui aiment la fête et les nuits courtes; ce qui n'est pas vraiment le rythme du professeur de musique.

Ben quant à lui est contraint de vivre chez son neveu Elliot (Darren Burrows) qu'il a en parti élevé. Elliott est devenu un cinéaste très occupé. Il est marié à Kate (Marisa Tomei), une romancière à succès. Joey (Charlie Tahan), leur fils de 15 ans apprécie peu de partager sa chambre avec son grand oncle. Si Georges se trouve gêné par les habitudes de ses hôtes, la famille de Ben qui le reçoit semble être mal à l’aise de sa présence. 

 

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Ce que j'aime beaucoup dans ce film, et ce qui est rare dans le cinéma, le français en particulier, c'est que les personnages ont des problèmes d'argent, de santé, relationnels, de travail et que tout cela est concomitant; qu'ils ont une poisse noire ou de la chance, que le malheur ou la veine arrive sans crier gare, qu'ils voudraient être plus jeune, plus vieux, être ailleurs tout en aimant être là, qu'ils s'aperçoivent du bonheur quand celui-ci est parti. Tout cela est montré avec beaucoup de tact et de légèreté.

Ils sont plutôt tous sympathiques les protagonistes de cette histoire. Oh ce ne sont pas des saints, sauf peut être George qui lui à coup sûr méritera bien sa place au paradis auquel il croit. Les autres, et bien ils se débattent avec les soucis ordinaires ou extraordinaires de la vie. Ils font ce qu'ils peuvent. Ils sont généreux mais aussi un peu égoïstes et surtout égocentriques. L'autre, l'amour, c'est étrange. C'est compliqué. Aucun amour n'est simple, celui entre des parents et leur fils, entre deux garçons qui découvrent leur sexualité, entre un mari et sa femme, entre deux hommes... Mais comment vivre sans amour?

 

Love is strange, un film d'Ira Sachs
 
 

Le film laisse beaucoup de place à l'imagination des spectateurs. On saura somme toute assez peu de choses de bien de ces personnages dont on a partagé la vie durant un peu plus d'une heure trente. Ben est à la retraite mais que faisait-il? On se doute que la vente de sa peinture n'était pas suffisante pour faire bouillir la marmite. Il était peut être prof de dessin? Alors il aurait connu Bob dans l'école où tous deux travaillaient?.. On n'aura pas de détails sur le film qu'est en train de tourner Elliot? Pas plus sur ce que raconte le roman que Kate est en train d'écrire? On ne saura pas vraiment ce qu'il y a entre Joey et son ami Vlad (Eric Tabach). Les deux adolescents sont très mignons tous les deux, chacun dans des genres différents; On n'aura pas l'explication pourquoi Joey et Vlad ont volé des livres français... Ces ellipses ne font que renforcer l'empathie que le spectateur éprouve pour les protagonistes car longtemps après le mot fin, il s'interrogera encore sur ben, George, Vlad ou Joey...

 

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De même que l'on n'apercevra que fugitivement les tableaux qu'a peint Ben, qui ne semble pas mal du tout d'ailleurs; quand à Manhattan cher à Ben et à George on le verra assez peu également, la plupart des scènes étant des scènes d'intérieur. On ne sait pas où sont situés les deux appartements où on trouvé respectivement refuge Ben et George sinon qu'ils sont éloignés l'un de l'autre. Je dirais que l'ancien appartement du couple est situé à Soho alors que le logis d'Elliot pourrait se situer vers le Cloister.

Une des grandes forces du film est de faire passer avec légèreté dans cette histoire très intimes des sujets graves et universels comme la transmission des valeurs, ce qui définit une famille quand on n’a pas d’enfants mais des partenaires et des amis que l’on côtoie depuis plusieurs décennies, la tolérance... A ce propos, il est amusant de voir que même chez un couple d'intellectuels libéraux new-yorkais, le fait que leur fils puisse être gay ne les transporte pas de joie...

 

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La photographie est très belles dommage toutefois que le montage fasse durer les plans un peu trop longtemps.

Le cinéaste, Ira Sachs n'est pas un inconnu pour qui s'intéresse au cinéma gay. Il est est né à Memphis dans le Tennessee en 1965, il étudie la littérature à Yale (ce qui l'a sans doute aidé pour co-écrire, avec Mauricio Zacharias, le scénario de ce film), passe trois mois à Paris puis s’installe à New York où il devient lecteur de scripts pour Martin Scorsese. lors de la sortie française de « Forty Shades » of Blue, le long métrage qui lui avait valu quelques mois auparavant le grand prix du jury à Sundance il déclarait: «Je suis né gay dans une ville de l’Amérique profonde. La question qui me hante, c’est : quel chemin doit-on prendre pour se découvrir soi-même ?» En 2012, dans « Keep the Lights » On, le cinéaste décrivait sur dix ans la relation entre un documentariste danois et un avocat drogué. Il s’agissait alors de donner sa version comme en contrechamp au récit autobiographique de son ex-compagnon, un agent littéraire new-yorkais toxico, Bill Clegg, dans le livre « Portrait d’un fumeur de crack en jeune homme »...

 

Love is strange, un film d'Ira Sachs
 
 

Dans Love is strange les comédiens sont tous épatants. Cette qualité du casting et des dialogues rendent leur quotidien incroyablement plus vivant que dans bien des films romantiques, comédies ou non. Le couple que forme Ben et George crève l'écran dès la scène d'ouverture. Longtemps après que la lumière se soit rallumée dans la salle, on pensera à eux, à leur belle histoire. Un des film gay les plus émouvant et optimiste en fin de compte depuis... très longtemps. 

 

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Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)

25 Janvier 2026, 08:31am

Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)

J'espère que vous avez vu tous les films des studios Aardmann ou du moins le dernier "Shaun le mouton" qui est encore visible sur nos écrans sinon il faut y courir, 90 minutes de bonheur assuré. Pour les plus anciens, ils sont facilement visibles en dvd. Petite incise si vous le pouvez, il faut vous les procurer en blue-ray. Ce standard est idéal pour les dessins animés. Or donc l'excellent lieu qu' est Art ludique expose en long et en large les productions du studio Aardman qui ont donné si vous l'ignorez les hilarantes aventures de Wallace et Gromit, des pirates bon à rien et de "Chicken run". L'exposition présente les dessins préparatoires à ces films et surtout les décors minutieux qui ont servi aux tournages sans oublier des story-board, les recherches sur les personnages. On y découvre le tout premier dessin animé créé par Peter Lord et Sproxton les deux fondateurs du studio.  

Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
clin d'oeil aux Beatles dans le récent Shaun le mouton

clin d'oeil aux Beatles dans le récent Shaun le mouton

Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
un joli visiteur

un joli visiteur

dessin préparatoire pour la série Shaun le mouton

dessin préparatoire pour la série Shaun le mouton

dessin préparatoire pour une scène du film Shaun le mouton

dessin préparatoire pour une scène du film Shaun le mouton

croquis d'étude pour Wallace et Gromit

croquis d'étude pour Wallace et Gromit

esquisse pour une scène de Wallace et Gromit

esquisse pour une scène de Wallace et Gromit

ah les gentils lapin

ah les gentils lapin 

le personnage de Lady Tottington dans Wallace et Gromit et le lapin garou

le personnage de Lady Tottington dans Wallace et Gromit et le lapin garou

études de lapins pour Wallace et Gromit et le lapin Garou

études de lapins pour Wallace et Gromit et le lapin Garou

les pirates bon à rien

les pirates bon à rien

le dodo objet de toutes les convoitises dans "Les pirates bon à rien"

le dodo objet de toutes les convoitises dans "Les pirates bon à rien"

Le trésor des pirates bon à rien (avec une version méconnue de la Joconde)

Le trésor des pirates bon à rien (avec une version méconnue de la Joconde)

une armure pour chat?

une armure pour chat?

story-board d'un Wallace et Gromit

story-board d'un Wallace et Gromit

Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
Aardman, l'art qui prend forme à Art Ludique (2)
étude pour le personnage de Gromit

étude pour le personnage de Gromit

La fusée inventée par Wallace pour aller dans la lune, hommage à Jules Verne et Hergé

La fusée inventée par Wallace pour aller dans la lune, hommage à Jules Verne et Hergé

première version des personnages de Wallace et Gromit

première version des personnages de Wallace et Gromit

scène de Shaun le mouton

scène de Shaun le mouton

le lapin garou

le lapin garou

l'intérieur de lady Tottington

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Paris, avril 2015

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