TROCA 84
Trocadéro, Paris, printemps et été 1984
un regard sur les arts et les lettres
Trocadéro, Paris, printemps et été 1984
Beaucoup plus que de la télévision, je suis un enfant de la radio, d'abord parce que dans ma petite enfance la télévision existait si peu, elle n'était guère visible que dans les vitrine des magasins qui vendaient ces gros postes avec leur petit écran bombé aux coins arrondis perdu dans leur imposante boiserie cirée et qu'ensuite lorsque par extraordinaire on m'emmenait dans une maison qui possédait ce gros oeil glauque, je le voyais toujours éteint car l'unique chaine, en noir et blanc, bien sûr n'émettait qu'à peine six heure par jour essentiellement en soirée. La radio m'était beaucoup plus familière. C'était un peu la voix du foyer. Le poste, lui aussi habillé de bois blond était le centre du salon et se taisait rarement. Pendant de nombreuses année il était invariablement réglé sur Radio-Luxembourg. Alors que sur un écran en son centre on pouvait lire un très grand nombre de noms de villes sur lesquels on devait amener une aiguille pour espérer entendre un son venant de très loin. Mais je n'avais pas le droit de tourner le gros bouton qui manoeuvrait cette magique aiguille. La radio à cette époque c'était donc pour moi uniquement Radio-Luxembourg avec ses émissions que je n'aurais jamais voulu manquer même pour un gros gâteau. Il y avait des émissions quotidiennes qui s'appelaient "sur le banc" avec Raymond Souplex et Jane Sourza qui jouaient deux clochards avec cette phrase rituelle << qu'est-ce qu'on mange?>> cela devait durer pas plus de cinq minutes.
Cet intermède comique qui fut je crois remplacé ensuite par le savoureux billet de Pierre-Jean Vaillard dont je parle plus loin, était suivi par "ça va bouillir" un feuilleton haletant, thriller radiophonique dans lequel zappy Max combattait un grand méchant asmathique, Kurt von Straffenberg surnommé le tonneau... dont la voix profonde et voilée m'impressionnait beaucoup. Ce qui était à la fois amusant et décalé c'est que la réclame de l'annonceur, en l'occurrence la marque de lessive Sunil (moi j'aimais mieux que ma mère achète du Pax parce qu'il y avait une petite voiture dans chaque paquet) était intégrée, si l'on peut dire à l'intrigue. Je me souvient que le héros était amoureux d'une certaine Edith que le tonneau n'avait de cesse d'enlever. Edith était aussi convoité par un certain Patrice. Je dois dire que je ne me souviens guère des péripéties bondissantes de ces histoires.
Il y avait aussi des jeux qui me semblaient moins bêtes que la plupart de ceux qui passe à la télévision aujourd'hui. Quitte ou double présenté par Zappy Max, le principe de l'émission était simple. L'animateur posait les questions, il y en avait dix je crois à chaque émission, l'une après l'autre au candidat. Si ce dernier donnait une mauvaise réponse, il était éliminé. S'il avait bien répondu, il pouvait soit quitter le jeu et repartir avec ses gains, il répondait alors quitte à Zappy Max qui lui posait la fameuse question "quitte ou double", s'il répondait double, son pécule doublait à condition qu'il réponde juste à la question suivante, et ainsi de suite...
Il y avait aussi "le crochet" un concours de chant réservé aux amateurs dont certains sont devenu des vedettes comme par exemple Adamo...
Le soir vers 19h 30 heure il y avait la famille Duraton (comment réentendre une de ses émissions?) avec entre autre Jean Carmet et le bien oublié Ded Rysel. On écoutait chaque ce feuilleton religieusement en famille. Je crois me souvenir que cela durait une quinzaine de minutes. La famille Duraton restera toujours lièe au goût de la soupe de mon enfance qu'elle sonorisait.
Sur cette époque prestigieuse de Radio Luxembourg d'avant 1966, année qui a vu la création d'RTL , il faut écouter l'émission (pour cela il suffit de cliquer sur le nom de Roger Kreicher Mythologie de poche de la radio dans laquelle Roger Kreicher homme clé de Radio Luxembourg a été convié à s'exprimer.
Il me semble que par le biais de la radio, j'étais comme envouté par certaines voix qu'enfant je ne reliais à aucun visage, ni à aucun nom. Plus tard, surtout grâce à la télévision, la plupart, mais pas tous, des comédiens qui sévissaient à la radio, était aussi des habitués du petit écran. Ainsi dès le début des années soixante je pus mettre des visages et quelques années plus tards associer des noms à ces voix. Peut être qu'à partir de ce moment là, elles ont un peu perdu de leur magie.
Ces voix c'étaient celles de Topart, bien sûr, Brainville dont le timbre grâve m'impressionnait beaucoup, entendu pour la première fois dans "Ca va bouillir", je crois et que j'ai "reconnu" plus tard que les autres, je l'ai enfin découvert avec bonheur lorsque j'ai assisté à la représentation de "La ville dont le prince est un enfant au théâtre Michel durant la saison 68-69. Lors de cette soirée Brainville qui interprètait le supérieur a eu un gros trou de mémoire et Paul Guers, inoubliable abbé de Pradts, lui a sauvé la mise. A propos en consultant mon volume du théâtre de Montherlant, je m'aperçois que ce n'est pas Brainville qui est crédité comme le créateur du rôle mais c'est Jean Deschamps. Je crois que je ne l'avais pas remarqué lorsque j'ai édité en dvd la version de la pièce filmée par Malavoy; un comble!
Je peux encore entendre facilement, dans ma tête, quand je le veux, les voix de Jacques Monod, Jean Negroni, François Maistre, Roger Carel, j'ai eu la chance d'interviewer ces deux derniers. Si je voyais les acteurs précédemment cités régulièrement à la télévision, il n'en était pas de même pour le propriétaire d'une autre superbe voix, Georges Aminel dont je découvris le physique avantageux seulement à la fin des année 60 sur la scène de la Comédie Française lorsqu'il endossa le rôle de Malatesta. Il était très bien, mais tout de même un peu en dessous de l'interprétation qu'en avait donné Bernard Noel, autre grande admiration de mon adolescence, à la télévision (je cherche un enregistrement vidéo, ou même audio, de cette pièce). C'est Topart, extraordinaire en Porcellio qui lui donnait la réplique...
J'aimais beaucoup aussi une chronique, elle aussi quotidienne du chansonnier Pierre-Jean Vaillard qui avait beaucoup d'esprit et dont l'humour était fort éloigné de ceux de nos humoristes actuels qui ne me font pas rire...
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Pierre Jean Vaillard
Je ne résiste pas à exhumer ce beau texte, auquel j'adhère complètement, de ce talentueux qu'il ne faudrait pas oublier... Il est décédé en 1988. Ce sètois parlait très bien de sa ville, je me souviens encore après cinquante ans passé d'un de ses billet intitulé "Le bras de Vénus" dans lequel à travers ce gâteau dominical aux nom évocateur, il faisait revivre toute une époque de la province française...
L’Algérie de papa,
Eh bien oui! C’en est fait des formules anciennes,
Et l’Algérie devient Algérie Algérienne.
Assez de colonies, et nous ne voulons pas
Voir se perpétuer « l’Algérie de PAPA ».
La roue tourne morbleu ! La vie est la plus forte.
Puisque Papa est mort, son Algérie est morte.
Le progrès est en marche; emboîtons lui le pas!
Si on disait, quand même, un peu « merci » à Papa !
On dit qu’il n’a pas fait tout ce qu’il eût dû faire.
C’est possible; après tout, nul n’est parfait sur terre.
Et pourtant, si Papa n’était jamais venu;
Où serait l’Algérie; chers messieurs de l’O.N.U.
Car avant que Papa n’invente l’Algérie,
La contrée s’appelait vaguement « BARBARIE »…
Souviens-toi, Mohammed! On y crevait de faim!…
Il me semble, à présent, qu’on s’y porte assez bien.
« Merci Papa « …Les gosses mouraient comme des mouches.
Or, Fatma, de nos jours, sait comment on accouche.
« Merci Papa »…Sans lui, cette population
N’aurait pas augmenté, je pense, par millions.
Te souvient-il des oueds où buvaient quatre chèvres
Et de ces grands marais où l’on crevait de fièvres ?
Regarde le jardin nommé « Mitidja »!
« Merci Papa! Merci Papa! Merci Papa! »
C’est lui qui vint bâtir ces villages, ces villes,
Et de l’école, aussi, t’apprit l’usage.
Il n’y a pas d’école partout!
Peut-être, mais avant, il n’y en avait pas du tout.
Au temps d’Abd-el-Kader les universitaires
N’existaient pas sur cette terre,
Et si Papa, toujours, n’avait pas mis du sien
Monsieur Ferhat Abbas serait-il pharmacien ?
Monsieur Ferhat Abbas, s’il n’était pas mort de fièvre
Irait pieds nus, sans doute, et garderait les chèvres
Je suis ravi qu’il soit habillé, comme moi.
Mais un peu de pudeur ! Un peu de bonne foi !
Etre civilisé comprend la politesse.
Savoir dire « Merci » n’est pas une bassesse.
Et si Papa n’est point toujours parfait,
Est-ce une raison pour oublier ce qu’il a fait ?
L’Algérie de Papa recule dans l’Histoire.
Admettons; mais Papa ne s’en va pas sans gloire…
Et si toi, Mohammed, quand il est arrivé;
Tu ne te nourrissais que des fruits du palmier;
Les temps ayant changé, maintenant que tu manges
De la viande et du pain, sans compter les oranges.
Et puisqu’il est question de partager tout çà
Avec les héritiers de ce bon vieux Papa.
Crois-tu que ce serait bien délicat
DE NE LEUR LAISSER QUE… DES DATTES?
Ah! j'oubliais sur le poste il y avait un cadre antiparasite avec mon portrait avec de belles anglaises sur mes épaules agée de deux ans... Si dans les années 1950 les parasites étaient encore supportables dans le zones non industrialisées, le développement des industries et surtout des appareils ménagers allait rendre ces appareils inutilisables sans un système antiparasite.
J'ai fini par tourner le gros bouton et je suis tombé sur une radio qui à la fois me captivait et dont je ne comprenais bien peu le discours, une radio sans réclame et sans chanson, c'était Radio-Sorbonne qui m'a donné, je m'en rend compte maintenant, le goût de France-Culture qui ne m'a jamais quitté.

Jean Lebrun
En écoutant une émission d'une série passionnante diffusée sur France-Culture, Mythologie de poche de la radio, dont l'invité est Jean Lebrun, un prince de la radio, je m'aperçois que j'ai les mêmes souvenir d'enfance que ce brillant producteur et animateur de radio que j'ai eu la chance de rencontrer lorsque j'ai acheté les droits d' une émission qu'il avait produite pour qu'elle figure en bonus d'un dvd que j'éditais, Lan yu de Stanley Kwan... A cette occasion j'ai découvert la tête d'une voix qui m'était si familière.
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Les années passaient et à onze ans j'eus mon premier transistor. C'était les débuts d'Europe n° 1, mais c'est seulement quelques années plus tard que je fus un fidèle de cette station dont l'émission Campus accompagnait mes soirées studieuses d'étudiant. C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai réentendu pour la première fois depuis des années, la voix de Michel Lancelot dans l'émission que la série de France-Culture consacre à Campus.
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Michel Brillié, le réalisateur de Campus dit que Michel Lancelot n'était pas de gauche, alors qu'en regard des artistes avec lesquels il s'entretenait, Brassens, Léo Ferrè, Brel, on aurait pu penser le contraire, mais une telle liberté de ton ne pouvait venir de gauche trop caporalisé par le marxisme dans ses multiples variantes...
J'écoutais aussi sur France-inter mais la station ne devait pas s'appeler ainsi à l'époque "Les maîtres du mystère" une émission de Pierre Billard. Chaque semaine, on pouvait écouter une dramatique policière qui était soit l'adaptation d'un roman, soit une histoire originale qui pouvait être signée de Pierre Boileau, Thomas Narcejac, Jean Cosmos ou encore François Billetdoux.
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Michel Lancelot
Dans l'émission sur Jean Chouquet, que vous pouvez écouter en cliquant sur son intitulé, José Artur évoque le temps où la radio nationale avait une véritable troupe de comédiens, il en était de même pour la télévision et c'était souvent les mêmes mais contrairement à ce que l'on pourrait penser aujourd'hui, les distributions à la radio étaient plus prestigieuse que celles de la télévision... Les voix de Jean Topart, Jean Négroni, Georges Aminel ... sont pour moi de véritable Madeleine. Dans cette émission on peut entendre une désopilante pochade jouée par Roger Carel, Jean Rochefort et Parédes.
Certaines émissions, lorsque je ne les écoute pas grâce au podcast, sont indissociables d'une journée, puisqu'elles sont généralement hebdomadaires, et surtout d'un moment et d'une activité qui s'y rapporte, car ce qu'il y a de merveilleux avec la radio c'est que l'on peut l'écouter tout en faisant autre chose; ainsi je me rase soit en écoutant Finkielkraut soit en écoutant "Concordance des temps" de Jean-Noel Jeanneney qui confronte avec un historien invité passé et présent.
Ce sont peut être les émissions de Bertrand Jérôme, l'inventeur des "Papous dans la tête, qui m'ont apporté le plus de joie et c'est grâce à celles-ci que j'ai découvert Pérec, Roussel... et retrouvé Pierre Gripari.
De toutes ces émissions passées, celle qui me manque le plus, qui a été le moins remplacée et qui pourrait réapparaitre demain sur France-Culture sans qu'elle paraisse avoir vieilli c'est le très regretté rendez vous du midi qu'était pour moi le panorama. Le 21 février 1998, Michel Bydlowski, producteur du Panorama de France Culture se donnait la mort en sautant depuis son bureau du 6ème étage de Radio France, peu de temps après avoir animé une dernière émission. Plus de dix ans plus tard, je me souviens comme j'avais été horrifié en apprenant cette nouvelle. Je n'ai pas oublié ni son talent, ni la qualité de l'émission. Cette émission était suivi des Décraqué de Bertrand Jérôme l'ancêtre des papous. Je me souviens de certains intervenant que depuis j'ai un peu perdu de vue comme Roger Dadoune qui m'éblouissait de sa culture et me faisait souvent rire. Il y avait aussi Jacques Duchateau, Pascale Casanova, Nadine Vasseur, Antoine Spire qui lui m'agaçait beaucoup à cause de son sectarisme et qui est pourtant un de ceux qui me manque le plus paradoxalement car il avait dans ses émissions, je pense à "Staccato", des angles de vue que l'on a plus retrouvé à la radio.
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Pierre Descargues
Je me souviens du temps où Pierre Descargues organisait sur France Culture les échanges entre auditeurs des cassettes des émissions qu'ils avaient enregistrées. Et si Radio-France comme l'INA créait un site (mais beaucoup plus convivial que celui de l'INA, ce qui ne devrait pas être difficile...) où l'on pourrait écouter, si possible gratuitement ou pour quelques euros, des anciennes émissions, celles de Pierre Descargues par exemple, lui qui a visité les ateliers de presque tous les peintres qui ont compté dans la seconde moitié du XX ème siècle...
Nota
1/ un site indispensable pour tous les amoureux de la radio: http://radiofanch.blogspot.com/. Il est bien sur dans mes liens à visiter.
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Naxos, juillet 2020, photo B.A
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Paris, juillet 2025, photo B.A.
Paris, mai et juin 1985
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Hier soir (11 avril 2012), j'étais chez Pivot, comme disaient les écrivains, il y a presque vingt cinq ans, enfin seulement spectateur parmi les cent cinquante qui étaient au Théâtre du Rond-point. Le véritable maitre des lieux, espérons encore pour longtemps tant sa programmation est libre, Jean-Pierre Ribes en préambule a dit tout le plaisir et l'honneur qu'il avait accueillir dans ses murs celui qui durant vingt ans fut le grand prescripteur des lectures des français. Tout timide il s'est avancé sur la scène que meublait un décor imitant celui de la toujours regrettée émission « Apostrophe », costume gris, impeccablement coupé sur chemise blanche, plus mince qu'en mon souvenir, la chevelure neigeuse et une jambe légèrement trainante. Je le voyais en vrai, celui dont j'essayais de ne jamais manquer ses rendez-vous du vendredi soir (d'autant qu'au début c'était avant le magnétoscope!). Durant une heure et quart Bernard Pivot, d'une voix plus fluette qu'à la télévision, va nous enchanter en lisant un choix d'extraits de ses livres, il s'est excusé d'en avoir écrit si peu. Il lit tantôt devant un pupitre, tantôt assis dans un des fauteuils dans lequel il s'asseyait sur le plateau d' »Apostrophe ». On avait l'impression d'être au coin d'un feu et d'avoir demandé à un ami écrivain de nous lire les morceaux les plus succulents de ses livres (il fait une seule infidélité à ses écrits en lisant une page succulente d'Antoine Blondin). Et puis sans doute de crainte de lasser son auditoire, il alterne ses subtiles et néanmoins légères considérations sur les mots avec ses souvenirs de jeunesses dans lesquels Bernard Pivot nous parle avec une sensuelle pudeur de son amour des femmes et ses admirations pour les grands écrivains comme Marguerite Yourcenar, Nabokov, Soljenitsyne... que longtemps il a côtoyé professionnellement. J'ai découvert derrière le généreux passeur de nos lettres un écrivain entre Claude Hagège, pour la passion des mots et Alexandre Vialatte pour la malice et la justesse de la chose vue et vécue. Quand la lumière est revenue après les applaudissements sous le charme, les spectateurs, comme Bernard Pivot ne savaient pas comment partir.
Pivot a une humilité que n'a jamais eu Chancel qui comme la plupart des gens de média n'écoute pas vraiment la réponse à leurs questions et d'autre part il y a un amour de la littérature chez Pivot que ne possède pas Chancel. Quant à Daney que j'apprécie beaucoup s'il fut en effet un grand passeur, il avait néanmoins une sécheresse intellectuelle qui souvent me gène, due sans doute à un mal vivre que semble ignorer Bernard Pivot.
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Labourage d'automne, 1980
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1969
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Salomé 1974
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Paysage d'Auvergne 1975
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Ferme et renard dans la neige
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double paysage du sud Maisons sur lac, 1962
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"SORTILÈGE HIVERNAL", 1985
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Paysage du Morvan avec une fouine
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Le territoire du renard, 1963.
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Rencontre avec un tapir
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L'étang
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Lors d'une promenade sur la toile, j'ai découvert cette photo, prise lors d'un vernissage de Bernard Faucon, au centre de l'image avec des cornets de surprise qu'il coince d'un bras contre sa poitrine. A ses coté le garçon est Cyril que l'on peut voir dans la série des chambres d'amour et qui me servit également de modèle. A l'extrême gauche et au second plan on reconnait Hervé Guibert, juste devant lui et le masquant un peu, un verre à la main, la galeriste Agathe Gaillard. Je n'identifie pas les autres personne que l'on voit sur cette photographie...
Je ne parviens pas à retrouver la date exacte mais sur la photo l'âge de Cyril correspond à celui qu'il avait dans les chambres d'amour, je dirais donc aux alentours de 1984.
Bisous partout.
C'est un film si émouvant et si juste qu'on ne peut pas l'oublier
Quelqu'un saurait-il ce qu'est devenu François Christophe ?
Si vous voulez je peux vous envoyer une copie contactez moi par mail à bernar.a@wanadoo.fr